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vendredi 26 décembre 2014

Le cas Eduard Einstein - Laurent Seksik

Par Ariane

Prix du meilleur roman français 2013 du Parisien
Auteur : Laurent Seksik
Titre : Le cas Eduard Einstein
Genre : roman
Langue d’origine : français
Traducteur :
Editeur : Flammarion
Nombre de pages : 304p
Date de parution : août 2013

Présentation de l’éditeur : 
Une mère laisse son fils de 19 ans à la clinique psychiatrique de Zurich. Il s'agit d'Eduard Einstein, le fils d'Albert, qu'elle a élevé seule après le départ de son mari. Albert, lui, s'exile aux États-Unis en ces temps troubles des années 1930. Eduard se raconte, entre crises de schizophrénie, séjours à l'asile et traitements de choc, avec une intelligence rare et une étonnante lucidité. C'est sa vie méconnue que parcourt ce roman, où résonnent et s'entremêlent les faiblesses d'un génie, le drame d'une mère, le journal d'un dément. Eduard Einstein, a fini parmi les « fous », seul, délaissé de tous, jardinier de l'hôpital de Burghölzli. Une question hante ce texte: Eduard a-t-il été abandonné par son père à son terrible sort ? Laurent Seksik prête sa voix au fils oublié, et dévoile ce drame de l'intime avec beaucoup de justesse, sur fond de tragédie du siècle et d'épopée d'un géant. 

Mon avis : 
« Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution » écrivait Albert Einstein.
Si l’œuvre scientifique ainsi que les combats politiques et idéologiques d’Albert Einstein sont relativement connus, sa vie privée l’est beaucoup moins. Et c’est cet aspect de la vie du grand homme (expression qui revient souvent dans le roman) qu'explore Laurent Seksik. 
Le roman tourne autour de trois personnages principaux : Mileva Maric, la première épouse d’Albert Einstein et mère de ses enfants, Albert lui-même et enfin Eduard le plus jeune fils qui passera la plus grande partie de sa vie d’adulte dans un hôpital psychiatrique.
Si l’on alterne chapitre après chapitre entre chaque personnage, j’ai apprécié le fait que l’auteur prenne le parti de faire parler Eduard, de rendre la parole à cet homme oublié, de nous faire entrer dans ses pensées et sa folie. C’est un personnage très attachant dans sa fragilité, un homme pour qui j’ai ressenti beaucoup d’empathie.
Mileva m’a également inspiré beaucoup de sympathie. Tout juste âgée de 20 ans, cette jeune fille d’origine serbe, brillante et prometteuse entre à l’école polytechnique de Zurich où elle fait la connaissance d’Albert. Amoureuse la jeune fille renoncera à sa carrière pour dévouer sa vie entière au grand homme et ensuite à leurs enfants.
Quant à Albert… Que dire ? Que penser ? Du scientifique dont les découvertes ont révolutionné la science ? De l'homme qui a pris fait et cause pour les afro-américains ? Du père absent et lointain ? Albert Einstein n'a su faire face à la maladie de son fils, il est resté impuissant devant ce mystère qu'est la folie. 
J'ai été très intriguée par le mystère autour du premier enfant de Mileva et Albert. Cette fille nommée Liserl dont l'existence ne fut découverte que dans les années 1980 dans des lettres. 
Ce roman fut un moment agréable et je me suis souvent demandé ce qui relevait du roman et ce qui était réel.

Extrait : 
« Alors, ma mère s’est subitement transformée. Elle a pris l’apparence d’un loup. Son corps s’est recouvert de poils, des griffes ont poussé au bout de ses longs doigts, et soudain, oui, vous pouvez me croire, ma mère a dévoré mon père. Vous me croyez, n’est-ce pas ? »

L'avis de Jostein, Micmélo,

2 commentaires:

  1. C'est toujours le problème avec ce genre de roman, impossible de démêler le vrai du faux. Je préfère les vrais biographies.

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    Réponses
    1. Il ne faut vraiment pas le prendre comme une biographie mais vraiment comme un roman. Mais je pense lire une biographie d'Einstein pour, peut-être, trouver des réponses aux questions que cette lecture a soulevé.
      Ariane

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