Pages

dimanche 12 avril 2015

L'homme du verger - Amanda Coplin

Par Ariane


Auteur : Amanda Coplin
Titre : L’Homme du verger
Genre : roman
Langue d’origine : anglais (américain)
Traducteur : Laurence Kiefé
Editeur : Christian Bourgois
Nombre de pages : 546p
Date de parution : 2014

Présentation de l’éditeur :
À l'aube du XXe siècle, dans une région reculée le long de la côte pacifique des États-Unis, Talmadge prend soin de ses arbres fruitiers. Depuis près d'un demi-siècle, cet homme mène une existence apaisée, rythmée par les saisons des fruits. Jusqu'au jour où deux jeunes filles farouches et abandonnées font irruption dans son domaine... Leur arrivée bouleversera définitivement la vie de ces personnages, les rappelant à leurs douloureux passés. Retraçant l'histoire des êtres liés à ce verger, Amanda Coplin bâtit un récit d'une étonnante maturité littéraire, où l'épique se mêle à l'intime.

Mon avis : 
Quand Ron Rash qualifie ce livre de « premier roman époustouflant », j’ai forcément envie de le découvrir. Epoustouflant, c’est le mot. 
Dans son verger isolé, Talmadge vit une vie d’ermite. Sa solitude n’est rompue que par ses excursions hebdomadaires au marché et les visites régulières d’un groupe d’Indiens et leurs chevaux. Mais loin d’être un solitaire bourru, Talmadge est un homme sociable quoique taiseux, bienveillant et généreux. C’est un magnifique personnage, extrêmement attachant.
Tous les autres personnages du roman sont aussi attachants : Jane et Della, les gamines farouches prêtes à tout pour échapper à leur passé sordide dont l’arrivée bouleverse la vie de Talmadge, Clee l’Indien mutique et ami fidèle, Caroline Middey amie d’une inébranlable loyauté et Angelene, l’innocente, l’avenir, l’espoir.  
Le rythme du récit est lent, en parfaite adéquation avec la vie au verger qui s’écoule au rythme des saisons. C’est presque un éloge de la lenteur, un hymne à la nature, à ce lien perdu avec la terre. Un magnifique travail d’écriture servi par un excellent travail de traduction. Une écriture tout en nuances.  
Une magnifique lecture découverte grâce à Clara dont vous pouvez lire l’avis ici.

Extrait :

« Puis, en tendant la main vers une noix encore sur sa tige, elle s’enfonça dans le silence qui englobait tous les silences et crut percevoir le déchaînement des insectes dans l’herbe ; elle pénétra tout droit dans l’intimité de leurs chuchotements. Le soleil sur la berge poreuse, près de l’endroit où elle se tenait, était incandescent de lumière, les minéraux scintillaient et la triste boue était spéciale, particulière même dans sa tristesse. Chaque pore, chaque strie, chaque détail était lavé et engendré comme la lumière révèle un visage. »



Lu dans le cadre des challenge un pavé par mois, 50 états,50 billets pour l’état de Washington et Petit bac dans la catégorie lieu


D'autres avis chez Brize, Clara, Hélène, Papillon,

12 commentaires:

  1. Je n'avais jamais entendu parler de ce roman époustouflant mais ton avis me donne envie de le découvrir.

    RépondreSupprimer
  2. Je n'en avais jamais entendu parler non plus mais voilà qui me donne envie également!
    Daphné

    RépondreSupprimer
  3. Je l'ai noté depuis un bon moment, chez Clara justement. Il ne faut pas que je le perde de vue.

    RépondreSupprimer
  4. Contente que ton pavé d'avril soit un coup de coeur ! Les lenteurs c'est pas pour moi par contre...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est pourtant parfois magnifique de poésie et de beauté.
      Ariane

      Supprimer
  5. Je viens de refermer ce livre; cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un tel chef-d'oeuvre; Oui, j'ose ce mot, rien de moins.

    RépondreSupprimer