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samedi 24 octobre 2015

rue des voleurs - Mathias Enard

Par Daphné













Auteur : Mathias Enard
Titre : Rue des voleurs
Genre : roman
editeur : Actes sud
Nombre de pages : 252
Date de parution :  2012


Présentation de l’éditeur :

C’est un jeune Marocain de Tanger, un garçon sans histoire, un musulman passable, juste trop avide de liberté et d’épanouissement, dans une société peu libertaire. Au lycée, il a appris quelques bribes d’espagnol, assez de français pour se gaver de Série Noire. Il attend l’âge adulte en lorgnant les seins de sa cousine Meryem. C’est avec elle qu’il va “fauter”, une fois et une seule. On les surprend : les coups pleuvent, le voici à la rue, sans foi ni loi. 
Commence alors une dérive qui l’amènera à servir les textes – et les morts – de manières inattendues, à confronter ses cauchemars au réel, à tutoyer l’amour et les projets d’exil.
Dans Rue des Voleurs, roman à vif et sur le vif, l’auteur de Zone retrouve son territoire hypersensible à l’heure du Printemps arabe et des révoltes indignées. Tandis que la Méditerranée s’embrase, l’Europe vacille. Il faut toute la jeunesse, toute la naïveté, toute l’énergie du jeune Tangérois pour traverser sans rebrousser chemin le champ de bataille. Parcours d’un combattant sans cause, Rue des Voleurs est porté par le rêve d’improbables apaisements, dans un avenir d’avance confisqué, qu’éclairent pourtant la compagnie des livres, l’amour de l’écrit et l’affirmation d’un humanisme arabe.

Mon avis:

Voici un lecture à fleur de peau dont on ne ressort pas indifférent.

Lakhdar est un jeune garçon, grand lecteur de séries noires,  qui rêve de liberté et aime regarder les jolies filles avec son meilleur ami. rien de très extraordinaire dans sa vie, donc, jusqu'au jour, où son père le met à la porte pour l'avoir surpris dans les bras de sa cousine Meryem. Commence alors une longue errance qui le conduira à devenir libraire pour un "groupe pour la diffusion de la pensée coranique". Arrive alors le Printemps Arabe et Lakhdar découvre le double visage de ce groupe...ainsi que celui de Bassam, son meilleur ami.

D'errance en errance, nous suivons, à travers le personnage de Lakhdar, le printemps arabe, l'attentat de Marrakech, les révoltes égyptienne et syrienne,  la crise économique en Europe, le mouvement des Indignés en Espagne...

Roman d'une grande richesse, "Rue des voleurs" passe de la violence à la désillusion, de la désillusion à la violence. Cette histoire n'est autre que la propre actualité de notre monde. L’auteur signe ici un roman sombre et dur qui incite le lecteur à la réflexion.

Tout le livre laisse présager le chapitre final et pourtant...je ne m'attendais absolument pas à cette fin qui m'a particulièrement surprise.

Extrait:

"On ne se souvient jamais tout à fait, jamais vraiment ; on reconstruit, avec le temps, les souvenirs dans la mémoire et je suis si loin, à présent, de celui que j'étais à l'époque qu'il m'est impossible de retrouver exactement la force des sensations, la violence des émotions ; aujourd'hui, il me semble que je ne résisterais pas à des coups pareils, que je me briserais en mille morceaux. Qu'on ne devrai pas survivre à des chocs de cette puissance."


Lu dans le cadre du Petit Bac 2015, catégorie "gros mot"


4 commentaires:

  1. Un auteur que je n'ai toujours pas lu, j'aimerais y arriver un jour. Je ne sais pas trop avec quel titre.

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  2. Un auteur épatant et un très bon roman (comme "Parle-leur de rois, de batailles...")!!!

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    1. Je n'ai pas encore lu "Parle-leur de rois, de batailles..." mais je pense que ça ne saurait tarder!
      Daphné

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