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vendredi 12 février 2016

Patte de velours, oeil de lynx - Maria Ernestam

Par Ariane



Auteur : Maria Ernestam

Titre : Patte de velours, œil de lynx

Genre : roman

Langue d’origine : suédois

Traducteur : Esther Sermage

Editeur : Gaïa

Nombre de pages : 120p

Date de parution : octobre 2015

Présentation de l’éditeur :

Êtes-vous sûr de bien connaître vos voisins ?

Sara et Björn quittent la vie citadine pour s’installer à la campagne dans la maison qu’ils viennent de rénover. Un paradis d’espace et de liberté pour eux comme pour leur chat. Le couple d’en face, uniques voisins, leur réserve un accueil des plus cordial, Thermos de café et brioches maison. Ils n’ont qu’un seul défaut, leur propre chat, un animal belliqueux qui défend son territoire toutes griffes dehors. Tel chat, tel maître ? Les cicatrices du passé et la fragilité des êtres révèlent parfois de bien sombres desseins. Au fond du jardin ou derrière les rideaux tirés, une guerre des nerfs s’engage. Délicieusement cruel.

Un conseil : Ne sortez jamais sans votre sécateur.



Mon avis :

« L’enfer, c’est les autres » disait Sartre. Sara et Björn, les personnages de ce court toman, approuveraient sans doute. Ils viennent de quitter la ville et d’acheter la maison de leurs rêves à la campagne. Une jolie maison dans un cadre charmant, des voisins sympathiques. Tout semble idyllique. Si ce n’était le chat desdits voisins qui terrorise la chatte du jeune couple. De l’animosité entre les deux animaux, naîtra une hostilité entre les deux couples, ou plutôt entre les deux femmes. Et le rêve de virer au cauchemar.

Malheureusement, je n’ai pas vraiment accroché avec le traitement de la situation. Il s’agit d’un roman très court (moins de cent pages de texte) et les évènements s’enchaînent trop rapidement pour que l’on y croie ou pour que l’on s’attache aux personnages. Les relations entre les deux couples passent trop rapidement de la cordialité à la haine, la montée en tension n’est pas crédible. Je n’ai pas non plus apprécié la révélation du passé de la voisine (quel intérêt ?) pas plus que la fin, ces éléments me rappelant les téléfilms de l’après-midi devant lesquels somnolait ma grand-mère.

C’est dommage car j’aimais bien l’idée de départ. J’ai également aimé le ton de l’auteur, mordant et vif, très agréable à lire.

Dommage, la rencontre fut manquée.



Extrait :

« Il n'était pas plus grand que ses adversaires, non, mais il avait le combat dans le sang. Ses gènes portaient les traces de générations de chats sauvages qui, ayant échappé au fléau du dorlotage, s'étaient battus pour leur survie et leur nourriture. Il n'éprouvait que du mépris envers ses congénères qui recherchaient la chaleur du foyer et les caresses de leur maître dès qu'ils sentaient poindre l'orage. Ces poltrons méritaient d'être refoulés à coups de griffe à l'intérieur de leurs maisons douillettes et de passer le restant de leur vie à pleurnicher devant une fenêtre close. »





Lu dans le cadre du challenge Petit bac (catégorie animal) et Tour du monde (Suède)

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