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mardi 25 avril 2017

Silo - Hugh Howey

Par Ariane




Auteur : Hugh Howey

Titre : Silo

Genre : science-fiction

Langue d’origine : anglais (américain)

Traducteurs : Yoann Gentric et Laure Manceau

Editeur : Babel

Nombre de pages : 640p

Date de parution : novembre 2014

Présentation de l’éditeur :

Dans un futur indéterminé, des survivants vivent depuis plusieurs générations dans un immense silo creusé dans la terre, à l’abri d’une atmosphère devenue toxique. Seul un écran relayant les images filmées par des caméras les relie au monde extérieur. Lorsque cette société bannit l’un des siens, il est envoyé dehors, vers une mort certaine, et pourtant, tous sans exception vont, avant de mourir, nettoyer les capteurs des caméras. Pourquoi ? Une grande bouffée d’air (frais) dans la SF.



Mon avis :

Cette année, je découvre en compagnie de Laure, la littérature post-apocalyptique. Chaque mois, nous présenterons un roman de ce genre. La plupart du temps il s'agira de lectures communes, mais parfois nous présenterons des romans différents. Silo est le premier que nous présentons. 
La science-fiction ça n’a jamais été mon truc. Mais dans le cadre de ma thématique post-apocalyptique, j’explore de nouveaux horizons. Et avec Silo on est vraiment dans la science-fiction et la dystopie. Et ce n’est pas ce roman qui m’aura convertie à ce genre.

Un silo donc. Un silo souterrain de 144 étages où naissent, vivent et meurent des milliers de personnes. L’air extérieur est irrespirable, des toxines mortelles empêchant l’humanité de vivre à la surface. Alors la vie souterraine s’est organisée. Du haut en bas du silo, chaque étage a sa spécialité, et plus on descend dans les profondeurs du silo, plus on descend dans la hiérarchie sociale. Le statut de chaque habitant est déterminé par son métier. C’est une société rigide, très hiérarchisée et réglementée. Et les contrevenants se voient bannis du silo, envoyés à l’extérieur nettoyer les capteurs permettant aux habitants du silo de voir le paysage mort qui les entoure, avant de succomber, asphyxiés par l’air empoisonné.  

Au début de ma lecture, je me suis prise au jeu. J’ai apprécié les personnages du shérif Holston, du shérif adjoint Marnes et de la maire Jahns. Las, ces trois personnages disparaissent très rapidement. Ensuite nous suivons Juliette, une jeune femme des Machines propulsée shérif suite au décès d’Holston, mais aussi Lukas un ingénieur et des ouvriers des Machines.

L’histoire manque d’originalité, on retrouve ici les grosses ficelles du genre. Tout est déjà vu, déjà lu et attendu. Les rebondissements eux-mêmes ne m’ont pas du tout surprise.

Les personnages sont certes sympathiques, mais complètement caricaturaux : le chef des ouvriers bourru mais qui a bon cœur dans le fond, le vieux savant loufoque mais perspicace, la jeune femme forte et rebelle, le chef de la sécurité brutal et sans cervelle, le chef de la police à la botte du méchant. Tellement caricaturaux qu’ils en sont ennuyeux et qu’il est difficile, voire impossible, de s’attacher à eux. Heureusement que certains d'entre eux nous réservent quelques surprises.

Et puis surtout ça manque de réalisme. Bon je sais que c’est de la science-fiction et même s’il y a science il y a aussi fiction. Mais… Le silo fait 144 étages, et lors de leur descente deux personnages mettent deux jours à atteindre le fond en partant du 1er étage. Il fait quelle taille ce silo ??? Quelle distance entre chaque étage ? Certainement pas la taille d'un étage normal, sinon ils ne mettraient pas si longtemps à monter ou descendre. Et quelle surface pour chaque étage ? Les fermes sont censées produire de la nourriture pour plus d'un millier de personnes : poulet, porc, lapin, œufs, blé, maïs, légumes,… Il faut une très grande surface pour produire tout ça ! Bref, je suis sans doute trop terre à terre, mais ces détails m’ont dérangée et empêchée d’entrer dans l’histoire.

L’écriture manquait de relief et de dynamisme, heureusement que l’alternance des personnages venait ajouter un peu de rythme à cette histoire cousue de fil blanc.

Une lecture longue et ardue pour moi, autant que l’ascension des 144 étages du silo.



Extrait :

« Penser allait encore; on enterrerait vos pensées avec vous. Mais pas de collaborations, pas de groupes coordonnés, pas d'échanges d'idées. »

J'ai partagé cette lecture avec Laure
https://deslivresdeslivres.wordpress.com/2014/06/05/challenge-1-pave-par-mois/comment-page-17/#comment-33156

4 commentaires:

  1. Je l'ai lu quasiment d'un trait, tellement j'étais prise dans l'histoire. Comme je n'en lis pas beaucoup, et que je découvre en fait que j'aime ce style d'histoires, je n'ai pas vu les grosses ficelles du genre, et j'ai trouvé au contraire (sauf vers la fin), que c'était assez réaliste. Bon, je comprends que je lis la suite sans toi ;-)

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  2. Je l'avais noté, mais comme j'en ai lu plusieurs dans le même genre, je crains qu'il ne m'apporte pas grand chose.

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