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samedi 10 juin 2017

La dame à la licorne - Tracy Chevalier

Par Ariane


Auteur : Tracy Chevalier

Titre : La dame à la licorne

Genre : roman

Langue d’origine : anglais

Traducteur : Marie-Odile Fortier-Masek

Editeur : Gallimard

Nombre de pages : 304p

Date de parution : novembre 2003

Présentation de l’éditeur :
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Le commanditaire est riche, il rêve de grandes scènes de chasse et de batailles. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte après avoir entrevu la fille de Jean La Noble dont il s'éprend. Elle deviendra l'inspiratrice et le modèle des tapisseries.
Cette passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes.
À Bruxelles, le lissier Georges de La Chapelle est confronté au plus grand défi de sa carrière. Jamais il n'a accepté un travail aussi ambitieux dans des délais aussi brefs. Mais les commandes sont rares et le marchand est puissant. Toute la vie de son atelier et de sa famille en sera bouleversée.
En élucidant le mystère d'un chef-d'œuvre…

Mon avis :
Avec Tracy Chevalier j’ai déjà découvert Deflt et Vermeer, la découverte de fossiles à la fin du 19ème siècle, le quilt et le chemin de fer clandestin. Cette fois-ci, elle s’est intéressée à la tapisserie La dame à la licorne, œuvre du 15ème siècle exposée au musée de Cluny. Comme dans La jeune fille à la perle, son roman le plus célèbre inspiré de l’œuvre de Vermeer, elle a imaginé le contexte de création de l’œuvre à partir des quelques éléments connus, même si certains font débat, comme l'identité du commanditaire des tapisseries. 
Certains éléments de l’histoire imaginée par Tracy Chevalier ne m’ont pas intéressée. Notamment l’histoire d’amour impossible entre le miniaturiste Nicolas des Innocents et Claude le Viste. Il faut dire que ces deux personnages ne sont pas vraiment sympathiques. Dommage que leur condition réciproque les empêche d’être ensemble, car ils étaient faits l’un pour l’autre. Aussi égoïstes l’un que l’autre. Heureusement que les autres personnages du roman sont plus sympathiques.
Si l’histoire n’est pas passionnante, d’autres éléments du récit sont très intéressants. Tout d’abord les tapisseries en elles-mêmes. Alors certes, les éléments entourant sa conception ont été inventés par Tracy Chevalier, mais j’ai aimé découvrir le travail des lissiers ainsi que les possibles interprétations de ces œuvres.
La condition féminine est également un thème central de ce roman, comme c’est d’ailleurs souvent le cas avec les romans de Tracy Chevalier. Il y a dans ce roman six personnages féminins. Geneviève et sa fille Claude, de haut lignage ; Christine et Aliénor femme et fille de lissier ; Marie-Céleste et Madeleine, servantes. Mais toutes en commun d’être privées de choix, prisonnières qu’elles sont de leur féminité, de leur condition, de la maternité ou du handicap. Leur vie ne leur appartient pas, elles dépendent des hommes malgré leurs talents ou leurs désirs.
Un roman assez agréable à lire, mais qui ne laissera pas vraiment de souvenir marquant.

Extrait :
« La tapisserie est un art très différent de la peinture, repris-je. Les artistes qui n'ont jamais travaillé à des tapisseries ne sauraient le comprendre. Ils s'imaginent que tout peut être agrandi et tissé tel qu'ils l'ont peint. Mais le regard que l'on porte sur une tapisserie est différent de celui que l'on porte sur un tableau. Un tableau est, en général, de plus petite dimension de sorte que vous voyez l'ensemble du premier coup d'œil. Vous ne vous tenez pas tout près, mais à deux ou trois pas, comme si vous conversiez avec un prêtre ou un confesseur. En revanche, vous pouvez être aussi proche d'une tapisserie que vous le seriez d'un ami. Vous n'en voyez qu'une partie et pas nécessairement la plus importante. Par conséquent, aucun motif ne doit prédominer, mais plutôt se fondre dans un ensemble agréable à regarder. »

6 commentaires:

  1. Ce n'est pas celui qui m'aura le plus marquée de l'auteur, effectivement.

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  2. Ta conclusion ne m'incite pas à le noter.

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    1. Pas la peine non, mais dommage le sujet était vraiment intéressant.

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  3. comme toi : je l'avais trouvé pas mal, sans plus... mais quand même bien mieux que "la jeune fille à la perle "qui m'avait profondément ennuyée...

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    1. L'auteur est très inégale, il y a du très bon et du moins bon.

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