Pages

samedi 27 janvier 2018

Le bâtard de Palerme - Luigi Natoli

Par Ariane



Auteur : Luigi Natoli

Titre : Le bâtard de Palerme

Genre : roman

Langue d’origine : italien

Traducteur : Serge Quadruppani

Editeur : Métaillé

Nombre de pages : 1055p

Date de parution : avril 2016 (1ère publication 1909)

Présentation de l’éditeur :

Septembre 1713. Juché sur une étique rossinante, la rapière au côté, Blasco de Castiglione, cœur tendre, joyeux drille et tête brûlée, entre dans Palerme. En quête du secret de sa naissance, il va rencontrer Don Raimondo de la Motta, qui a commis tous les crimes pour ceindre la couronne ducale, l’éblouissante et tumultueuse Donna Gabriella, qui sait ce qu’aimer à mort veut dire, le sbire Matteo Lo Vecchio, maître ès scélératesses, Violante, belle comme un rêve de pureté, le séduisant et mystérieux Coriolano de la Floresta, et tout un petit peuple pittoresque et rebelle. Il rencontre aussi une ville de palais arabes, d’églises espagnoles, de châteaux forts normands, avec ses quartiers misérables et ses catacombes où se réunit la secte des Beati Paoli dont l’idéal de justice sera défiguré par la mafia… Cavalcades, duels, courses en mers, fêtes grandioses, intrigues de cour, enlèvement au couvent, chocs des armées et des ambitions, sublimes amours et combinaisons ténébreuses, toutes les séductions du roman historique sont là, réunies dans la lumière sicilienne qui rend les emportements plus violents et le bonheur plus mélancolique.



Mon avis :

J’ai entamé cette lecture avec une certaine crainte, à cause de la taille de ce sacré pavé et de son sujet, mais celle-ci s’est rapidement dissipée et je me suis complètement passionnée pour les aventures de Blasco.

L’histoire commence en 1698, lorsque est annoncé le soudain décès du duc de la Motta. Sa jeune épouse s’apprête à mettre au monde leur premier enfant. Si c’est un fils, il héritera du titre et des biens de son père, si c’est une fille tout reviendra à don Raimondo, frère cadet du duc. Au grand désappointement de celui-ci, la duchesse met au monde un fils. Mais don Raimondo, avide et ambitieux, n’a pas l’intention de renoncer à la fortune qu’il considère comme sienne. Echappant de peu à la mort, la duchesse parvient à laisser son enfant en sécurité avant de mourir. En 1713, un jeune chevalier arrive en ville. Blasco de Castiglione souhaite retrouver le moine qui l’a élevé et lever le mystère sur ses origines. A la même époque, don Raimondo, devenu duc depuis que la duchesse et son fils ont été déclarés morts, reçoit des menaces des Beati Paoli.

Dans ce roman de cape et d’épée, classique de la littérature italienne, on retrouve tous les codes du genre : un gentil très gentil, des méchants très méchants, de belles dames en détresse, des complots, des assassinats,… Tout y est ! Je ne me suis pas ennuyée une seconde dans cette histoire romanesque, au rythme soutenu, aux multiples rebondissements. Je me suis passionnée pour la confrontation entre les Beati Paoli, secte secrète et justicière, et don Raimondo, toujours aussi cruel, assisté du sbire Matteo Lo Vecchio, fourbe et retours à souhait ! J’ai trouvé les personnages secondaires nettement plus intéressants que le héros du roman, un peu trop parfait pour être vraiment attachant. Mais Gabriella, Matteo Lo Vecchio, Coriolano, voilà des personnages intéressants et difficiles à cerner !

J’ai toutefois deux bémols. Tout d’abord l’histoire d’amour entre Blasco et Violante, la fille de don Raimondo. Outre le fait que la jeune amoureuse manque cruellement de personnalité, j’ai trouvé leur histoire bien fade.Sans oublier que la belle n'a que 12 ans... Il est vrai qu'à l'époque il était fréquent que les jeunes filles de familles nobles se marient très tôt, mais c'est tout de même un poil dérangeant.

Et je n’ai pas du tout apprécié le changement de personnalité d’un personnage du roman. Je ne souhaite pas trop en dévoiler si vous décidez de lire ce roman, mais ce personnage gentil bien que sans grand intérêt au départ, devient une brute effroyable et cruelle. Ce naturel était-il auparavant caché son un joli masque ? Est-ce son parcours qui l’a transformé ? Je ne sais ce que voulais suggérer l’auteur, mais j’ai été décontenancée par la tournure prise par l’histoire à partir du milieu de la troisième partie. De ce fait, je n’ai pas autant apprécié la dernière partie, dans lequel ce personnage, devenu l’antagoniste de Blasco, tient un rôle essentiel.

Mais en dehors de l’histoire de tous ces personnages, Luigi Natoli laisse la part belle à la Sicile et à Palerme, dont il nous raconte l’histoire politique, artistique et culturelle. Il s’étend longuement sur la vie quotidienne des habitants, riches et pauvres, de la cité.

Un roman foisonnant avec lequel j’ai passé un excellent moment (long moment, 1055 pages tout de même !). Il s’agit d’ailleurs du premier tome d’une trilogie, j’espère me plaire autant avec les suivants. 



Extrait :

« - Avez-vous jamais été amoureux, Coriolano ?

-          Jamais, assura le chevalier, un fin sourire errant sur ses lèvres. J’ai toujours pensé qu’il y avait mieux à faire de par le monde.

-          Et qu’avez-vous donc fait de mieux ?

-          Rien. »

 l L'avis de Nicole


10 commentaires:

  1. Je vois qu'il y a tout de même 1055 pages. Est-ce que cela passe vite à lire ?

    RépondreSupprimer
  2. Je l'avais repéré pour un futur séjour en Sicile, mais sa taille me fait renoncer, ainsi que les quelques défauts que tu lui trouves...

    RépondreSupprimer
  3. J'aime bien l'idée du roman historique de cape et d'épées, et la longueur ne me fait pas peur, mais avec deux bémols, je me dis que je tenterais un autre pavé ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si tu aimes les romans de cape et d'épée et si les pavés ne te rebutent pas, je te le conseille vraiment !

      Supprimer
  4. J'ai du mal avec les romans historiques et le nombre de pages me fait fuir ;-)

    RépondreSupprimer
  5. Un roman de cape et d'épée de plus de 1000 pages, c'est un Everest insurmontable pour moi !

    RépondreSupprimer