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mardi 16 octobre 2018

L'habitude des bêtes - Lise Tremblay

Par Ariane


Auteur : Lise Tremblay
Titre : L’habitude des bêtes
Genre : roman
Langue d’origine : français (Québec)
Editeur : Delcourt
Nombre de pages : 128p
Date de parution : août 2018

Présentation de l’éditeur :
« J’avais été heureux, comblé et odieux. Je le savais. En vieillissant, je m’en suis rendu compte, mais il était trop tard. Je n’avais pas su être bon. La bonté m’est venue après, je ne peux pas dire quand exactement. »
C’est le jour sans doute où un vieil Indien lui a confié Dan, un chiot. Lorsque Benoît Lévesque est rentré à Montréal ce jour-là, il a fermé pour la vie son cabinet dentaire et les volets de son grand appartement. Ce n’est pas un endroit pour Dan, alors Benoît décide de s’installer pour de bon dans son chalet du Saguenay, au cœur du parc national.
Il y mène une vie solitaire et tranquille, ponctuée par les visites de Rémi, un enfant du pays qui lui rend de menus services, et par la conversation de Mina, une vieille dame sage. Mais quand vient un nouvel automne, le fragile équilibre est rompu. Parce que Dan se fait vieux et qu’il est malade. Et parce qu’on a aperçu des loups sur le territoire des chasseurs, dans le parc. Leur présence menaçante réveille de vieilles querelles entre les clans, et la tension monte au village…
Au-delà des rivalités, c’est à la nature, aux cycles de la vie et de la mort, et à leur propre destinée que devront faire face les personnages tellement humains de ce court roman au décor majestueux.

Mon avis :
Dan a changé la vie de Benoît. Avant celui-ci était dentiste, il gagnait bien sa vie, et passait son temps libre à bord de son hydravion quand il n’était pas partie à la chasse. Mais il s’est détourné de cette vie du jour au lendemain lorsque Dan, un chiot est arrivé dans sa vie. Désormais, il vit dans un chalet au bord du lac. Isolé, mais pas tant que ça au fond grâce à Rémi, Mina et Odette.
J’ai bien aimé l’histoire de Benoît, son amour pour son chien, sa prise de conscience tardive de la vacuité de sa vie et sa décision de chercher le bonheur ailleurs. Benoît ne se cherche pas d’excuses, il le reconnaît, il a été un mari et un père lamentable. Il a rendu sa femme malheureuse et n’a pas prêté attention à sa fille.
J’ai aussi beaucoup aimé la description de la montagne, de la vie au bord du lac, la monotonie du temps qui passe et la beauté de la nature.
A travers la confrontation entre les chasseurs et les garde-chasse au sujet des loups, Lise Tremblay aborde le sujet de l’environnement et la difficulté de faire évoluer les mentalités. Le débat entre anti et pro loups n’en finit pas. Tandis que certains parlent de cycle de la nature d’autres ne pensent qu’au proies (ou bétail) qu’ils risquent de perdre.
En revanche je n’ai pas du tout saisi l’intérêt de l’histoire de Carole, la fille de Benoît. C’est une jeune femme instable qui souffre de nombreux troubles psychologiques. Elle souhaite n’être rien, ni homme ni femme, ne pas avoir de sexe apparent et est prête pour cela à subir une ablation des seins. Alors mis à part aborder les lacunes de Benoît en tant que père qui n’avait pas remarqué que sa fille allait mal et qui n’y a pas vraiment prêté attention quand il l’a enfin compris, je ne trouve pas que son histoire apporte quoi que ce soit à celle de son père.
En choisissant ce livre, je n’avais pas fait attention au fait que l’auteur est québécoise. Mais à la lecture je l’ai très vite remarqué ! Les expressions, les tournures de phrases, le vocabulaire, ne laissent pas place au doute. C’est parfois un peu déstabilisant quand on est habitué au français français, mais on s’habitue à ce français québécois et c’est finalement assez sympathique, dépaysant en tout cas !
C’était donc une petite lecture sympathique mais certainement pas inoubliable.

2 commentaires:

  1. Une lecture sympathique mais pas inoubliable, tu as raison.

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  2. Je l'ai acheté au festival America (l'auteure est très sympathique). Je le lirai en Novembre pour le challenge de Karine.

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