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samedi 22 décembre 2018

La petite lumière - Antonio Moresco

Par Ariane


Auteur : Antonio Moresco

Titre : La petite lumière

Genre : roman

Langue d’origine : italien

Traducteur : Laurent Lombard

Editeur : Verdier

Nombre de pages : 128p

Date de parution : septembre 2014

Présentation de l’éditeur :

« Je suis venu ici pour disparaître, dans ce hameau abandonné et désert dont je suis le seul habitant » : ainsi commence La Petite Lumière. C’est le récit d’un isolement, d’un dégagement mais aussi d’une immersion. Le lecteur, pris dans l’imminence d’une tempête annoncée mais qui tarde à venir, reste suspendu comme par enchantement parmi les éléments déchaînés du paysage qui s’offrent comme le symptôme des maux les plus déchirants de notre monde au moment de sa disparition possible.

L’espace fait signe par cette petite lumière que le narrateur perçoit tous les soirs et dont il décide d’aller chercher la source. Il part en quête de cette lueur et trouve, au terme d’un voyage dans une forêt animée, une petite maison où vit un enfant. Il parvient à établir un dialogue avec lui et une relation s’ébauche dans la correspondance parfaite des deux personnages. Cette correspondance offre au narrateur l’occasion d’un finale inattendu.

La petite lumière sera comme une luciole pour les lecteurs qui croient encore que la littérature est une entreprise dont la portée se mesure dans ses effets sur l’existence.



Mon avis :

Seul dans un hameau perdu, le narrateur contemple chaque soir la forêt qui s’étend devant lui et se demande d’où vient la petite lumière qu’il aperçoit en face. Cette lumière inattendue, là où il ne devrait y avoir que l’obscurité, l’intrigue tant qu’il décide de partir à sa recherche.

C’est un très joli petit livre, court mais pourtant riche, où l’ordinaire côtoie l’extraordinaire, sans que le narrateur semble s’en étonner. Par de nombreux aspects, ce roman m’a rappelé les contes de mon enfance : la forêt à la fois mystérieuse et inquiétante peuplée de bêtes sauvages que l’on devine plus qu’on ne les voit, la maison perdue au fond des bois abritant un être surnaturel.

L’écriture est particulièrement séduisante, à la fois saisissante et poétique.

Je crois que c’est un de ces romans que l’on peut relire plusieurs fois et trouver à chaque lecture des éléments nouveaux. Difficile d’oublier la petite lumière !



Extrait :

« On est restés assis devant la cheminée je ne sais combien de temps, l'un à côté de l'autre, parce que le feu peut se regarder des heures durant sans jamais se lasser. Il n'est jamais immobile. Les petites branches crépitent, se cassent, on voit l'espace d'un instant leur petit squelette incandescent tandis que la flamme s'élève, commence à mordre les zones internes des morceaux de bois plus gros, avec ce bruit qui semble un soupir, elle change sans cesse de couleur, devient bleue, verte même, elle se ressoude en un tortillon plus grand aux autres petites flammes qui se lèvent, çà et là, de la pile, partant de dessous, sifflant, et lançant d'un coup ces nuées d'étincelles projetées loin comme par une explosion. »

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