Par Daphné
Autrices : Barbara Ehrenreich et Deirdre English
Date de parution : 2015
Résumé de l'éditeur :
Mon avis :
Pourquoi et de quelle manière les femmes ont elles été évincées du corps médical au fil des ans alors qu'autrefois, c'étaient à elles que l'on faisait appel pour les soins ou les accouchements ? Comment en est on arrivé à les traiter de sorcières et à les condamner, elles qui autrefois sauvaient des vies, pour les remplacer par des hommes imbus de pouvoir dont les pratiques médicales se sont révélées si dangereuses? Et pourquoi, une fois l'époque de la chasse aux sorcières passée, les femmes n'ont elles pu retrouver leur place au sein du corps médical?
Ce livre est une véritable mine d'or en matière d'informations. En 120 pages à peine nous sont retracées les grandes lignes de l'Histoire des femmes au sein du corps médical du Moyen-Age aux années 1970. Dans la présente réédition, la préface nous apprend qu'il y a quelques erreurs historiques, ce qui s'explique aisément par le fait que cela ne fait pas si longtemps que cela que fleurissent les recherches et les ouvrages sur les chasses aux sorcières.
Mais ce livre, plus qu'une recherche historique est avant tout un livre féministe. Féministe et un peu vengeur, on le sent, d'ailleurs dans la préface de la nouvelle édition, les autrices prennent un peu plus de recul sur la situation. Un livre féministe donc, qui rend justice à toutes ces femmes que l'on traita d'abord de sorcières, puis à qui on interdit de faire des études médicales, que l'on méprisa ensuite face aux médecins de sexe masculin.
Il est court, ce livre, très court et pourtant, tellement intéressant. Une lecture à approfondir, je vais maintenant chercher d'autres livres sur le sujet.
Extrait :
"Les chasses aux sorcières n'éliminèrent pas totalement les femmes guérisseuses des classes populaires, mais elle les étiquetèrent à jamais comme superstitieuses et malveillantes. Elles furent si profondément discréditées parmi la classe moyenne émergente qu'aux XVIIe et XVIIIe siècles, les praticiens masculins purent effectuer de sérieuses incursions dans le dernier domaine réservé de la médecine féminine, l'obstétrique."





