lundi 22 mai 2017

Contre courant - Florence Cadier

Par Daphné

















Auteur : Florence Cadier
 Titre : Contre courant
 Genre :  nouvelles
 Langue d’origine : Français
 Editeur : le Muscadier
 Nombre de pages : 99
 Date de parution : 2015


Résumé de l'éditeur :

Tolérer l’injustice ? Jamais.
Voilà ce que pensent les personnages de ce livre, des gens ordinaires qui vont devenir des héros, par idéal, ou par simple souci d’humanité.
Neuf récits de désobéissance civile de femmes et d’hommes qui ont su marcher à contre-courant.


Mon avis :

J'ai été assez surprise en ouvrant ce recueil de nouvelles de me retrouver dans un livre de littérature jeunesse car je m'attendais à un livre destiné aux adultes. Ce livre est clairement destiné aux enfants ou adolescents, l'écriture étant simple et parfois enfantine. 
Néanmoins, cela n'a en rien gêné ma lecture. 

Ces nouvelles sont très courtes mais particulièrement efficaces dans le message qu'elles délivrent. Pousser un cri contre l'injustice en désobéissant aux lois, tel est le thème de ce livre. Les personnages sont tous des gens ordinaires qui, le temps de quelques heures se révolteront, accomplissant un acte de bravoure face à l'injustice.  Si certains le font en toute conscience, d'autres agissent impulsivement, presque sous le coup du hasard. Nous croisons ainsi brièvement le chemin d'un jeune homme sauvant des enfants de la rafle du Vel'd'hiv, d'une caissière faisant crédit à ses clients dans le besoin ou d'un homme palestinien et d'une jeune femme juive coincés ensemble au poste de police. 

Ces neuf nouvelles abordent des thèmes très différents tels que le droit à l'avortement, l'homophobie, l'aide apportée aux personnes réfugiés ou sans-abris, le racisme... Différentes histoires, différents protagonistes, différentes époques mais une seul et même message : un cri unanime contre l'injustice, une révolte défiant les lois. 

Ce livre faisant partie de la littérature jeunesse, à la fin de certaines nouvelles, un petit encadré explique le contexte. il est précis à la fin du livre que le but de la collection, Place du marché, est d'apprendre à l'enfant à comprendre les problèmes sociaux, éthiques et économiques de notre monde et à y réfléchir. Le jeune lecteur est invité à penser autrement que ce que la société lui enseigne et à développer son sens critique. Contre courant trouve donc parfaitement sa place dans cette collection. Si mes filles sont encore trop petites pour ce genre de livres, je retiens le nom de cette collection afin de leur en proposer les lectures dans quelques années!

Extrait :

"Mais qu'est ce qui m'a pris? qu'est ce que je fous avec ce môme dans ma voiture? Mon but, c'était de faire un reportage sur leur vie, un papier qui ouvre les yeux des lecteurs. Mais pas de me retrouver avec un gamin sur les bras! Si les flics me trouvent, je suis bon pour la garde à vue [...] D'accord, je n'ai pas réfléchi en l’entraînant avec moi mais que pouvais je faire d'autre? Le laisser se faire emmener au poste ou dans un centre de détention pour être renvoyé chez lui? "

samedi 20 mai 2017

Prendre les loups pour des chiens - Hervé Le Corre

Par Ariane



Auteur : Hervé Le Corre

Titre : Prendre les loups pour des chiens

Genre : thriller

Langue d’origine : français

Editeur : Rivages

Nombre de pages : 320p

Date de parution : Janvier 2017

Présentation de l’éditeur :

Franck, environ 25 ans, sort de prison après un braquage commis en compagnie de son frère aîné. Il est accueilli par une famille toxique : le père, fourbe, retape des voitures volées pour des collectionneurs, la mère, hostile et pleine d’amertume, la fille Jessica, violente, névrosée, animée de pulsions sexuelles dévorantes et sa fille, la petite Rachel, mutique, solitaire et mystérieuse, qui se livre à ses jeux d’enfant. Nous sommes dans le sud de la Gironde, dans un pays de forêts sombres et denses, avec des milliers de pins qui s’étendent à perte de vue, seulement ponctués par des palombières. Dans la moiteur, la méfiance et le silence, un drame va se jouer entre ces êtres désaxés.
Dans le prolongement stylistique des Cœurs déchiquetés, ce nouveau roman d’Hervé Le Corre saisit par son atmosphère et la force de ses personnages, ancrés dans un paysage angoissant, propice à l’épanouissement de passions vénéneuses. Entre le « country noir » des Américains et le roman noir du terroir à la française, Le Corre fait entendre sa voix inimitable.



Mon avis :

J’avais déjà entendu parler des romans d’Hervé Le Corre et j’avais bien envie de découvrir son univers. Et il y a quelques semaines, Jérôme m'a donné envie de ce roman qu'il a adoré.

Le résumé de l’éditeur étant excellent, en disant juste assez pour harponner le lecteur, sans trop en dévoiler, je ne vais pas en faire un moi-même.

La première force de ce roman,  ce sont ses personnages. Des personnages si réalistes qu’ils semblent faits de chair et d’os. Des personnages que l’on s’attend à pouvoir voir, entendre et toucher. Quoique je préfèrerais ne pas les rencontrer. Manipulateurs, voleurs, menteurs, assassins, cruels et hostiles, ils ne sont pas vraiment ce que l’humanité a de plus reluisant. Hervé Le Corre sait parfaitement rendre ses personnages déplaisants au lecteur. Franck, lui, suscite des sentiments ambigus. Parfois une pitié légèrement méprisante, parfois de la sympathie, et parfois aussi du dégoût. Même la fillette laisse une impression étrange.  

Dès la sortie de prison et la rencontre avec Jessica, on comprend que rien de bon n’attend Frank. Et ça se confirme à l’arrivée à la maison, ça sent le malheur à plein nez. Tout ce qui est beau et bon habituellement semble corrompu ici. Une maison en lisière de forêt, une famille, une belle jeune femme, une enfant, un chien, la chaleur de l'été. Ce pourrait être un paradis. Mais c'est un enfer. Il n'y a nulle beauté, nulle tendresse. L'atmosphère malsaine des lieux colle à la peau et oppresse Franck autant que le lecteur.

Un roman très noir, très sombre, aussi sombre que la forêt de pins en lisière de la maison. Mais comme dans la forêt quelques touches de lumière existent tout de même : l’innocence de Rachel, l’amour et l’envie de protection que Franck éprouve d’emblée pour cette enfant, des retrouvailles… Quelque chose est peut-être possible après tout. L’écriture précise et sèche d’Hervé le Corre est une claque.

Une découverte assez marquante.



Extraits :

« Il essayait de réfléchir aux semaines qu’il avait vécues depuis sa sortie de prison, à sa situation présente, et se faisait l’effet d’une bête prisonnière dans une fosse après que le sol s’était effondré sous elle, attendant qu’on vienne la sortir de là pour l’enfermer vraiment. Il lui semblait que la captivité serait moins pénible que le trou dans lequel il tournait en rond en s’épuisant à tâcher d’en gravir les parois abruptes et friables. »


« Il y avait en taule tous ces abrutis qui invoquaient leur dieu comme on jure quand on se prend les doigts dans une porte, mais c’étaient juste des salauds qui cherchaient une bonne raison de l’être plus encore après s’être absous mutuellement à coup de formules magiques. »


vendredi 19 mai 2017

Un paquebot dans les arbres - Valentine Goby

Par Daphné





















Auteur : Valentine Goby
Titre : Un paquebot dans les arbres
Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : Actes sud
Nombre de pages : 272
Date de parution : 2016

Présentation de l’éditeur :

Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le cœur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.
Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats, l’entraînant dans la spirale de la dépossession. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.
À l’âge où les reflets changeants du fleuve, la conquête des bois et l’insatiable désir d’être aimée par son père auraient pu être ses seules obsessions, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse, et préserver la dignité de ses parents, retirés dans ce sanatorium – modèle architectural des années 1930 –, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres.


Mon avis :

Depuis la lecture  - très dure mais tellement prenante - de Kinderzimmer, j'avais envie de lire un autre livre de Valentine Goby. 

Dans les années 50, Mathilde vit avec son frère, sa sœur et ses parents. Admirant et aimant son père malgré le fait que celui ci affiche une préférence pour sa sœur, elle n'a de cesse d'essayer à tout prix de conquérir le cœur de ce père adoré. Alors que son enfance et la vie de la famille se déroule dans les rires et les danses, tout s'écroule le jour où le père de Mathilde tombe malade. Nous sommes dans les années 50, la tuberculose se soigne de mieux en mieux mais les gens continuent d'en avoir peur et elle continue de tuer les gens qui ne bénéficient pas de la sécurité sociale et n'ont pas les moyens de se soigner. A la malade s'ajoute alors l'exclusion et la pauvreté. Mathilde, en grandissant, cherchera à tout prix à venir en aide à sa famille. 

S’inspirant d'un véritable histoire, Valentine Goby dresse avec finesse et respect l’histoire d'une famille où la survie ne tient qu'à un fil et qui enchaîne tour à tour les événements malheureux dus à la maladie. Elle nous fait passer de l’insouciance et du bonheur familial à la déchéance avec une écriture franche et directe qui correspond tout à fait à la personnalité de Mathilde, le personnage principal. Mathilde qui va se battre avec un amour indéfectible pour ses parents et son petit frère, Mathilde à la fois si forte et si fragile qui pousse un cri de révolte contre  l'injustice et l'exclusion. 

Avec beaucoup d'émotion et de détails précis qui montrent à quel point elle s'est documentée sur le sujet, Valentine Goby nous offre là une histoire triste mais belle, belle par son amour, belle par son émotion, par l'hommage rendu à tous les exclus de la société quelle que soit l'époque et le contexte. Un texte profond qui rend leur vie et leur histoire à ceux dont on parle si peu.



Extrait :

"Ça lui fera monter les larmes, Mathilde, à l'automne prochain, l'automne de ses dix-huit ans, quand elle recevra sa première fiche de paie avec ces mots inscrits à la plume, Sécurité sociale, tandis que son père crachera ses bacilles, ruiné. Elle bénéficiaire dès le premier salaire et son père jamais depuis trente-trois ans qu'il trime et depuis quinze ans que la Sécurité sociale existe, commerçant, puis pleurétique, puis vendeur de frites à cause de la maladie qui l'empêche de faire cafetier, la maladie cause la ruine qui prive de soins, aggravant la maladie ; ni pour lui, la Sécurité sociale, ni pour Odile, commerçante, épicière, vendeuse ambulante, éleveuse de souris, professions indépendantes ils disent, débrouille-toi comme tu peux, le rêve c'est pour les salariés. À l'automne prochain, Mathilde lira le montant inscrit dans la petite case sur sa fiche de paie, le chiffre qui aurait changé leur vie, la grande conquête du Conseil national de la Résistance comme elle l'apprendra un jour. Elle apprendra aussi à dater le miracle des Trente glorieuses et la révolution antibiotique, découvrant qu'ils étaient en plein dedans les Blanc, à Limay, à La Roche, en pleine gloire sans le savoir."


mercredi 17 mai 2017

Mercredi, c'est le jour des petits : La perruche et la sirène - Véronique Massenot et Vanessa Hié

Par Ariane



Texte : Véronique Massenot
Illustrations : Vanessa Hié
Titre : La perruche et la sirène
Editeur : L'élan vert

Présentation de l'éditeur :
Dans un océan, très beau, très grand, vivait une sirène aux écailles d’argent. Un jour,
une tempête poussa les vagues jusqu’à terre. L’océan déborda : la plage, la forêt… tout fut recouvert. La sirène ne trouva pas d’abri
et les vagues la perchèrent sur une branche.
Le calme revint et l’eau se retira… Mais pauvre sirène ! Sans jambes, comment ferait-elle pour descendre ?


Mon avis : 
Un petit poisson, un petit oiseau s'aimaient d'amour tendre... C'est cette chanson autant que l’œuvre de Matisse qui a inspiré Véronique Massenot pour l'histoire de cette sirène qui,  à la suite d'une tempête, se trouve coincée sur une branche et fait la rencontre du prince des perruches. 
L’année dernière j'avais parlé ici de Voyage sur un nuage inspiré de l’œuvre de Chagall qui avait été un coup de cœur. Cette collection permet de découvrir plusieurs artistes, ici Matisse. A partir de l’œuvre de Matisse, Véronique Massenot tisse un joli conte romantique. J'ai également beaucoup aimé les illustrations de Vanessa Hié, dans la lignée du travail de l'artiste.
C'est une collection qui me plaît beaucoup et qui intéresse mes filles. Nous avons bien envie de découvrir d'autres titres de la collection.

mardi 16 mai 2017

La tristesse des anges - Jon Kalman Stefansson

Par Ariane




Auteur : Jon Kalman Stefansson

Titre : La tristesse des anges

Genre : roman

Langue d’origine : islandais

Traducteur : Eric Boury

Editeur : Gallimard

Nombre de pages : 384p

Date de parution : juin 2011

Présentation de l’éditeur :

Lorsque Jens le Postier arrive au village, gelé, il est accueilli par Helga et le gamin qui le détachent de sa monture avec laquelle il ne forme plus qu’un énorme glaçon. Sa prochaine tournée doit le mener vers les dangereux fjords du nord qu’il ne pourra affronter sans l’assistance d’un habitué des sorties en mer.
De son côté, le gamin poursuit sa découverte de la poésie et prend peu à peu conscience de son corps, des femmes, et de ses désirs. C’est lui qu’on envoie dans cet enfer blanc, «là où l’Islande prend fin pour laisser place à l’éternel hiver», y accompagner Jens dans son périple. Malgré leur différence d’âge, leurs caractères opposés, ils n’ont d’autre choix que de s’accrocher l’un à l’autre, s’accrocher à leurs amours éloignées, pour ne pas céder à l’impitoyable nature.
Avec une délicatesse poétique singulière, Jón Kalman Stefánsson nous plonge dans un nouveau parcours à travers les tempêtes islandaises. Au milieu de la neige et de la tentation de la mort, il parvient à faire naître une stupéfiante chaleur érotique, marie la douceur et l’extrême pour nous projeter, désarmés et éblouis, dans cette intense lumière qui «nous nourrit autant qu’elle nous torture».



Mon avis :

J’ai terminé la lecture de ce roman depuis quelques jours et je suis bien en peine pour rédiger mon billet. Je me souvenais de mes très belles rencontres précédentes avec Jon Kalman Stefansson et je m’attendais à être sous le charme de ce roman qui est la suite du roman Entre ciel et terre. Mais je suis plus que charmée, je suis totalement conquise, subjuguée, hypnotisée par la beauté de cette histoire et la poésie des mots de Stefansson.

Dans le précédent roman, le gamin été venu au village après la mort de son ami Bardur pour rapporter un livre emprunté par celui-ci. Nous le retrouvons installé au café où il rend de menus services et se repaît de littérature et de poésie. Jens le postier va de villages en villages pour distribuer le courrier et le gamin va l’accompagner dans sa tournée. Ensemble, ils vont affronter la neige et la faim, et faire de magnifiques rencontres.

C’est froid. Terriblement froid. Le voyage du gamin et de Jens est un combat de tous les instants contre la tempête. La neige ne s'arrête jamais, le vent les harcèle, la faim et la soif les tenaillent. Et la mort guette. Au cœur de la tourmente, ils font halte dans des fermes isolées, où les familles vivent recluses le long hiver. Ce sont des foyers pauvres mais dont les habitants partagent sans hésiter le peu qu'ils ont. Jens, le gamin, ceux qu'ils rencontrent en chemin et ceux du village, autant de magnifiques personnages.
C’est beau. Terriblement beau. Tellement beau que j’ai relu de nombreuses phrases, m’imprégnant de leur poésie, de leur rythme, les savourant. Et pour reprendre l’expression d’une autre blogueuse, je me suis retrouvée avec un livre hérisson. D'où l'impossibilité pour moi de faire un choix et de ne sélectionner qu'un seul extrait !

Je vous encourage fortement à lire ce roman et à découvrir Jon Kalman Stefansson si vous ne le connaissez pas encore. Quant à moi, j’espère bien lire rapidement la suite de cette trilogie.



Extraits :

« (…) des gens ont disparu en ces lieux, ils se sont transformés en flocons et nul ne les a jamais revus, l’été venu, ils ont fondu avec tout ce blanc et sont unis à la terre, sans doute ne peut –on imaginer plus belle mort, même s’il n’est jamais beau de mourir »


« La vie est un tel foisonnement que c’en est presque ridicule, incongru, au-delà du langage ; il est plus raisonnable de siffloter un air quelconque que de tenter de la cerner par les mots. »


« Il n’est en ce monde que peu de choses qui soient dignes de confiance, les dieux ont l’habitude de nous trahir parfois, quant aux hommes, ils en font profession, mais la terre, elle, ne vous trahit pas, vous pouvez sans hésiter fermer les yeux et avancer d’un pas, elle vous reçoit, vous accueille, je vais vous protéger, dit-elle, et c’est d’ailleurs pour cela que nous l’appelons mère. »


« (…) le lourd balancier de la grosse pendule oscille et Jens vieillit un peu à chacun de ses mouvements. »


« (…) puissance et richesse ne sont jamais allées de pair avec la poésie, peut-être est-ce pour cela qu’elle demeure si pure, et qu’elle est parfois la seule résistance digne de ce nom. »


« Les étoiles comme la lune disparaissent et bientôt ma clarté, l’eau bleutée du ciel, vient tout inonder, cette délicieuse lumière qui nous aide à nous orienter à travers le monde. Pourtant, elle ne porte pas si loin, cette clarté, elle part de la surface de la terre et n’éclaire que quelques dizaines de kilomètres dans l’air où les ténèbres de l’univers prennent ensuite le relais. Sans doute en va-t-il de même pour la vie, ce lac bleuté à l’arrière duquel l’océan de la mort nous attend. »


« Partir dans les montagnes par une nuit calme et sombre comme l’enfer pour y chercher la folie ou la félicité, c’est peut-être cela, vivre pour quelque chose. »

L'avis de Daphné
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