mercredi 29 mars 2017

Mercredi, c'est le jour des petits - Ce que papa m'a dit - Astrid Desbordes et Pauline Martin

Par Daphné














Auteur : Astrid Desbordes
Illustrateur : Pauline Martin
Titre : Ce que papa m'a dit
Editeur : Albin Michel Jeunesse
Résumé :

Archibald et son papa regardent les hirondelles partir de l'autre côté de la terre : « Moi aussi je pourrai aller aussi loin, quand je serai grand ? demande Archibald. Encore plus loin que ça, répond son papa. » 
« Mais si le vent se lève ? demande Archibald. Si le vent se lève, le vent passera, répond son papa. »
Les questions d'Archibald se succèdent, dévoilant une à une les craintes de l'enfant à l'idée de ce grand voyage qui, on le devine, est celui de la vie. En réponse, papa apaise, transmet, encourage, libère et, par-dessus tout assure Archibald de son amour indéfectible …


Mon avis :

Voici un très joli livre dans lequel un papa répond avec simplicité et amour aux questions de son enfant. 

Archibald aimerait bien partir, comme les hirondelles, de l'autre côté de la terre. Mais un si grand voyage soulève bien des questions dans la tête d'un petit garçon : et s'il se perd? S'il se retrouve tout seul ou, au contraire, trop entouré? Et s'il a peur? Et s'il tombe? Et si la nuit tombe?

A chacune des questions d'Archibald, son papa répond avec beaucoup de justesse,rassurant son fils et lui permettant ainsi de continuer à rêver et à se projeter. Chacune de ses réponses permet à Archibald de prendre confiance en lui et d'avancer sur le chemin de l'autonomie tout en sachant que son papa sera toujours là pour lui. Toutes les craintes de l'enfant trouvent ainsi une solution encourageante. C'est avec attention et bienveillance que le papa guide Archibald sur les chemins de la vie.

A l'image du texte, les illustrations sont emplies de tendresse.

Un bel album où la relation père/enfant est joliment explorée!




lundi 27 mars 2017

cocos de mer - Monique Agenor

Par Daphné














Titre : Cocos-de-mer
Auteur : Monique Agenor
Genre : nouvelles
Editions : Le serpent à plumes
Date de parution : 2000
Nombre de pages : 151


Résumé de l'éditeur :

Les mythes et les rituels sont si vigoureusement ancrés dans l'imaginaire de certains peuples, qu'ils y puisent leur force et leur résistance pour lutter secrètement ou symboliquement contre une certaine forme de civilisation imposée. Maurice, la Réunion, Rodrigues, les Seychelles, Madagascar, Comores chacun des récits de Monique Agénor a pour décor l'une de ces îles de l'océan Indien. Un Mauricien d'origine indienne, Saïd Amâne, est possédé par Kâli, la déesse noire ; Kim la petite Afro-Chinoise communique en rêve avec des âmes errantes, celle d'un moine fou et celle d'une chamanesse ; un Malgache, par la voix de ses ancêtres, attend la transmigration naturelle de l'âme de son fils nouveau-né dans celle d'un serpenteau sacré... Tous les personnages de ce recueil font état de leur double ou triple identité et des déchirements intérieurs que connaissent les Indo-Océaniques. Dans une langue savoureuse, intégrant les idiomes de chaque île, Monique Agénor nous emmène dans un voyage unique entre Équateur et Tropique du Capricorne.

Mon avis :

Voici une série de nouvelles qui nous entraîne d'île en île. Nous visitons ainsi aussi bien les Seychelles que Madagascar ou l'île Maurice et découvrons des personnages hauts en couleur vivant au gré des légendes qui les entourent. Leurs vies, bien que différentes les unes des autres, demeurent marquées par ces mythes. Nous croisons ainsi un père sacrifiant son unique fils, tant attendu, à cause d'une prophétie ou une enfant communiquant avec les âmes. 

En parcourant les îles de l'océan indien, nous suivons des tranches de vies, rythmées par les mythes et par la recherche d'identité des habitants des insulaires. Identités marquées par la colonisation à laquelle se superposent les traditions ancestrales. La difficulté à concilier les deux est ici soulevée avec une grande finesse.

Une série de nouvelles dépaysantes à la plume joliment aiguisée!

Extrait :


"Durant des siècles, nous avons cherché à prendre appui sur notre mémoire, qui est restée fabuleuse mais pas au point de nous rappeler notre naissance. fut elle éclose par la fécondation du ciel et de la terre ou celle de la mer et du feu? Par celle des volcans et des cyclones? "

dimanche 26 mars 2017

Il était une librairie...

Par Daphné

Il était une librairie dans une ville autrefois bien vivante.
Il était une librairie, nid de la plupart de mes livres avant qu'ils viennent atterrir sur mes étagères.
Une librairie, dans laquelle, adolescente, j'ai aimé flâner dans les rayons et y découvrir de nouvelles pépites, une librairie où les employés savaient donner conseil, organiser de belles animations et des rencontres avec des auteurs. Une libraire indépendante...

Il était une librairie dans une ville qui peu à peu se meurt.
Il était une librairie happée par les grandes enseignes. Une librairie désertée peu à peu, au chiffre d'affaire en dégringolade...

Où sont passés les amoureux des livres ? Dans les grandes chaînes de distribution ou les enseignes spécialisées? Penchés sur une tablette ou sur un ordinateur à commander des livres en ligne ou à les lire via un écran? Est-ce à cause du coût ou d'un mode de consommation du livre en pleine mutation que se meurent les librairies indépendantes ?

C'est triste une librairie qui ferme ses portes. Triste pour ses employés qui perdent et voient s'effondrer leur métier. Triste pour ses fondateurs qui longtemps ont tenté de la sauver. Triste pour ses clients les plus fidèles, ceux qui avec soin ont choisi tant de livres, aimé flâner dans les rayons. Triste pour une ville qui perd un lieu de culture. Triste pour tous ces livres, livres délogés de leur étagère pour aller où? Rejoindre la grande distribution?

Souvenirs de ces moments,en attendant que ma maman finisse son travail, où je me baladais dans les rayons de cette librairie. Pages qui crissent entre mes doigts, œil attiré par un titre ou la décoration d'une couverture. Main dansant au dessus des livres avant, déterminée, de saisir l'un d'entre eux. Moments volés au temps, debout dans une allée, livre entre les mains, pensées plongées dans une histoire qui déjà, en quelques lignes, m'emportait. Vague espoir de travailler un jour, moi aussi, dans un endroit empli de livres. Ambition - oubliée quelques années mais revenant au fil du temps - de voir un jour exposé sur ces mêmes étagères un livre portant mon nom...
Regrets de n'avoir pas pu ces dernières années assister aux animations organisées avec soin dans le but de faire vivre cette librairie et de partager un grand amour des livres...

Il était une librairie fermée depuis déjà un mois.  Une librairie qui s'est longtemps battue pour survivre. Une librairie qui lors de ces derniers jours a vu plus de monde envahir ses murs qu'elle n'en avait vu depuis longtemps : clients fidèles venus apporter leur soutien et témoigner de leur émotion mais aussi clients rapaces venus profiter d'une bonne affaire...

Il était une libraire qui laisse un grand vide dans une ville qui voit, un par un,  fermer ses magasins. Il était une librairie que nombre de gens ont aimé. Une librairie fermée...

Une librairie qui s’éteint, c'est un peu comme un livre que l'on referme mais sans doute reste t-il de nombreuses pages à découvrir et de nombreuses librairies à sauver...

Alors, que vivent les librairies indépendantes !

vendredi 24 mars 2017

Le soleil à mes pieds - Delphine Bertholon

Par Daphné















Auteur : Delphine Bertholon
Titre : Le soleil à mes pieds
Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : JC Lattès

Résumé de l'éditeur :

Il y a la petite, 22 ans, fragile et ravissante, qui se protège du monde dans le cocon de sa chambre de bonne. La grande, 24 ans, s'agite dans la ville. Nymphomane, tyrannique et machiavélique, elle tient sa cadette sous emprise et se nourrit de la dépendance affective qu’elle lui impose. Liées par un terrible passé, les deux sœurs se démènent pour tenter d'exister, chacune à sa façon. Si le sort semblait avoir scellé leur destin, les rencontres parfois peuvent rebattre les cartes... Le Soleil à mes pieds est avant tout l'histoire d'une résurrection.

Mon avis :

Elles sont deux, la grande et la petite, la discrète et la machiavélique. Deux sœurs, aux caractères diamétralement opposé et pourtant liés par un passé qui les hante et une relation étouffante. 

J'aime généralement beaucoup les livres de Delphine Bertholon. J’accroche toujours avec ses histoires, ses personnages et son écriture. J'ai notamment un gros faible pour Twist .

Or, j'ai eu un peu de mal avec ce livre là. L'écriture fluide, tout à fait en accord avec l'état d'esprit de la petite à travers laquelle on découvre l'histoire, m'a suffisamment conquise pour que je lise ce livre d'une seule traite. Or, si j'ai apprécié, comme toujours, la plume de l'auteur, l'histoire en elle même m'a un peu moins convaincue. L'auteur parvient tout à fait à retranscrire la relation ambiguë et étouffante qui unit les deux sœurs et l'atmosphère malsaine dans laquelle elles évoluent. On ressent, à travers le point de vue de la petite, son désir d'exister, d'avoir sa propre identité, identité sans cesse mise à mal par la grande. sans doute est ce cette terrible asphyxie dont l'auteur a voulu nous parler au fil des pages et elle y est plutôt bien parvenue. La lutte constante entre les deux sœurs est bien retranscrite.

Cependant, les personnages en eux mêmes ne m'ont pas convaincue. Ils m'ont paru trop opposés, trop stéréotypés pour être crédibles. La grande est, à mon goût, bien trop diabolisée et son personnage aurait mérité d'être davantage approfondi.  Pourtant, tous les ingrédients étaient réunis pour que ce roman me paraisse excellent mais la description des personnages m'a tant paru tirée par les cheveux que cela a quelque peu gâché mon impression. Un peu déçue par cette lecture donc, même j'apprécie toujours autant l’écriture de Delphine Bertholon et sa manière de nous entraîner dans ses histoires.

Extrait :

"La petite lovée sur les genoux, la grande se balançait, installée dans le rocking-chair au milieu de la cuisine. Leur mère, pieds nus en robe azur, rangeait les cubes de bois dans la boite des cubes de bois. Le soleil de mai, par la vitre trop juste, détaillait ses rayons au compte-gouttes."


mercredi 22 mars 2017

Mercredi, c'est le jour des petits : Recherche super princesse - Orianne Lallemand

Par Ariane
Auteur : Orianne Lallemand
Illustrateur : Stéphane Nicolet
Titre : Recherche super princesse
Editeur : Nathan

Présentation de l'éditeur :
Consternation ! Le prince, unique héritier du royaume, a été transformé en crapaud par une horrible sorcière. Le grand chancelier du Roi a une mission : trouver la princesse qui le retransformera !
Seras-tu l’heureuse élue ?


Mon avis :
Nous lisons régulièrement les livres d'Orianne Lallemand, mais toujours jusqu'à présent avec son personnage le plus connu, Loup. La semaine dernière, ma librairie préférée (Mots et images à Guingamp) organisait une lecture avec elle. C'était un moment très sympa, mes filles ont adoré, alors on dit merci à Céline, Laetitia et Dewi !
 Ma grande toute intimidée et ma petite qui fait le clown !

Ça a aussi été l'occasion de découvrir ses autres livres. Ma fille aîné a choisi celui-ci, forcément une couverture rose bonbon avec le mot princesse, elle succombe !
Le royaume est donc à la recherche d'une nouvelle princesse : chant, bonnes manières, goûts culinaires,... es candidates doivent se montrer à la hauteur. L'heureuse élue aura la chance d'embrasser un crapaud qui n'est autre que le prince charmant (ou pas) victime d'un sortilège.
C'est un album interactif, qui s'adresse directement à la jeune lectrice, il y a de nombreux onglets à soulever et comble du bonheur pour mes filles : une armoire contenant une princesse à habiller avec différentes robes. 


Il y a un côté très girly, mais c'est très drôle et les codes du conte de fée sont exploités et détournés. 
Une excellente découverte qui démontre le talent d'Orianne Lallemand à imaginer des histoires amusantes et attachantes.






mardi 21 mars 2017

Et toi, tu as eu une famille ? - Bill Clegg

Par Ariane



Auteur : Bill Clegg

Titre : Et toi, tu as eu une famille ?

Genre : roman

Langue d’origine : anglais (américain)

Traducteur : Sylvie Schneiter

Editeur : Gallimard

Nombre de pages : 288p

Date de parution : août 2016

Présentation de l’éditeur :

Il en faut peu pour détruire une vie. Un mensonge, une maladie, un accident…
En une nuit, un incendie a tout enlevé à June : sa fille Lolly, qui allait se marier le lendemain ; Will, son futur gendre ; Luke, son petit ami, et Adam, son ex-mari. Unique survivante et réduite à l'errance, elle traverse le pays en voiture, abandonnant la petite ville du Connecticut où a eu lieu la catastrophe, à la recherche de ce qui la lie encore à Lolly, avec qui ses relations étaient difficiles.
La voix des habitants, touchés eux aussi par le drame, émerge peu à peu. Il y a Lydia, la mère de Luke, mise au ban de la société en raison d’un scandale passé, il y a Silas, un adolescent qui aime tirer sur son bang de temps en temps, et ce d’autant plus qu’il est le détenteur d’un secret qu’il aimerait oublier. Il y a aussi les commères de la ville, qui voient en Luke un coupable idéal, car ce jeune Noir, de vingt ans le cadet de June, a déjà été incriminé pour une affaire de drogue. Autant de voix, de délicates interférences, qui témoignent de cette tragédie et en explicitent peu à peu les causes.



Mon avis :

Quatre personnes ont été tuées dans un incendie. June est la seule rescapée, incapable de faire face au deuil et à la culpabilité elle quitte la ville. Lydia a perdu son fils Luke, le petit-ami de June, dans la tragédie et doit faire face aux commérages rendant celui-ci responsable. Silas, un adolescent employé par Luke, ne parvient pas à oublier cette nuit. Autour de ces trois personnages il y a les voix multiples de personnes touchées de près ou de loin par l’incendie, leurs commentaires et leurs souvenirs, qui peu à peu éclairent les événements.

J’aime beaucoup la construction chorale de ce roman, c’est un exercice pas toujours évident mais l’auteur s’en sort remarquablement bien. Chaque voix apporte un détail, un point de vue, un élément  nouveau sur les personnages ou la situation. Le fil se déroule au fur et à mesure et les liens que l’on ne comprend pas toujours au départ se dévoilent.

Ce qui m’a étonnée c’est le choix de Bill Clegg d’apporter un point de vue externe pour certains personnages (Lydia, Silas et June, les témoins directs du drame), externe pour les autres. C’est assez déroutant au départ mais au final plutôt approprié aux événements.

Ce roman aborde les thèmes du deuil, de la culpabilité et de la résilience. Ce sont des thèmes intéressants en littérature, qui touchent à des sentiments profonds et complexes. Les personnages sont en proie à un terrible sentiment de culpabilité et à une solitude qui les ronge tout autant que leur deuil.

Mais plus que cela, l’auteur s’intéresse à la famille. C’est d’ailleurs sur cela que le titre met en avant. Avoir une famille, être une famille, qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce qu’une famille ? Et qui est-on quand on n’a pas de famille. Un passage consacré à June exprime parfaitement cette perte d’identité qu’elle vit en même temps que la perte de sa famille (le passage cité plus bas)

J’aurai pu vraiment apprécier ce roman mais il m’a manqué quelque chose. Un élan, une profondeur que je n’ai pas trouvée.



Extrait :

« Elle est perdue, seule, ce qui n'a pas d'importance. Rien n'en a, se répète-t-elle pour la énième fois. Encore et encore, l'idée lui trotte dans la tête : son choix, quel qu'il soit, n'aura pas d'impact sur elle ou qui que ce soit. Auparavant, l'idée d'exister sans obligations, sans que ses actes aient de conséquence, l'aurait exaltée, sauf que l'expérience ne correspond en rien à ce qu'elle avait imaginé. C'est une moitié de vie, un purgatoire clivé où son corps et son esprit coexistent mais n'évoluent pas dans les mêmes sphères de la réalité. »

http://ennalit.canalblog.com/archives/2016/01/01/33098969.html

lundi 20 mars 2017

Santé, mensonges et propagande - Thierry Souccar et Isabelle Rabard

Par Daphné















Auteur : Thierry Souccar et Isabelle Robard
Titre :  santé, mensonge et propagande
Genre : santé, nutrition
Langue d’origine : français
Editeur  : Thierry Souccar Editions

Résumé de l'éditeur :

Trois ans d'enquête pour ce livre accusateur !
Les auteurs dénoncent les pratiques des multinationales de l'agroalimentaire, relayées par les instances gouvernementales. Ils s'attaquent à ces conseils nutritionnels devenus vérités premières : " les laitages renforcent la solidité des os ", " pour maigrir, il faut diminuer les graisses ", " les vitamines sont dangereuses "... Ils mettent en lumière les intérêts privés, le poids des lobbies, le rôle de la publicité, le retard réglementaire français. Ils proposent une alternative nutritionnelle mais aussi un cadre susceptible de garantir, dans l'avenir, l'indépendance de l'information médicale.

Mon avis :

Après avoir été interpellée par Lait, mensonges et propagande , j'ai poursuivi cette lecture avec cet autre livre de Thierry Souccar. voici donc encore un livre qui a fait polémique en dénonçant la manipulation créée par les médias et certaines recommandations bien connues en ce qui concerne la nutrition. 

Ce livre n'est pas un guide nutritionnel mais plutôt une manière d'alerter les gens sur ces "fausses recommandations". Nous trouvons ici les raisons de cette manipulation qui, sans surprise, sont fortement liés à des enjeux financiers. Ainsi, on découvre, entre autres, que de nombreuses études ayant menées à des recommandations nutritionnelles sont en réalité sponsorisées par les grandes marques.

S'appuyant sur des études scientifiques et des comparaisons avec d'autres pays (dont les recommandations alimentaires sont très différentes!), les auteurs tordent ici le cou à de nombreuses idées reçues sur l'alimentation.

Un livre ô combien effrayant mais particulièrement intéressant!

Extrait :

"Nous avons fait un mauvais rêve.
 L'industrie agroalimentaire sponsorisait les scientifiques chargés par le gouvernement de nous dire ce qu'il fallait manger.
Nos enfants étaient encouragés par la classe politique à consommer des aliments pour en écouler les surplus.
Des recommandations alimentaires qui auraient pu sauver des milliers de vies étaient étouffées pour satisfaire aux intérêts économiques de quelques multinationales.
Des agences gouvernementales de sécurité sanitaire interdisaient à des malades du sida l'accès à des produits nécessaires à leur survie.
Le gouvernement menaçait de prison des médecins et des commerçants pour avoir vendu des vitamines pourtant indispensables à la santé. 

 Des Antillais se voyaient interdire l'usage de plantes médicinales qui poussent sur leur île."