mardi 28 février 2017

Bilan de février (Ariane)

 Par Ariane

Voici déjà venir le moment du bilan mensuel. Je lis toujours peu, mon bébé étant très demandeur. Mais ce n'est pas grave, les livres seront toujours là, mais mon petit garçon n'aura plus jamais 4 mois. Alors je pouponne, je câline et je profite. 
J'ai toutefois fait de très belles lectures ce mois-ci et retrouvé quelques-uns de mes auteurs favoris, qui encore une fois m'ont enchantée.
Coup de cœur pour le troisième tome de la saga d'Elena Ferrante, Celle qui fuit et celle qui reste.
Avec Des cornflakes dans le porridge, j'ai fait un petit tour de l'Angleterre. Comme toujours avec Bryson j'ai beaucoup rit et appris pas mal de choses.
Et le dernier roman de Cécile Coulon, Trois saisons d'orage, m'a totalement conquise. 
J'ai été moins séduite en revanche par La vie rêvée de Virginia Fly, d'Angela Huth et par Sukkwan island de David Vann. 




En ce moment je suis plongé dans un classique : La recluse de Wildfell hall d'Anne Brontë.


Et voici mes prévisions de lecture pour mars :
 

Et vous qu'avez-vous lu ce mois-ci ?

lundi 27 février 2017

L'Inde en héritage - Abha Dawesar

Par Daphné

















Auteur :Abha Dawesar
Titre : L'Inde en héritage
Genre : roman
Langue d'origine : anglais (Inde)
Traductrice : Laurence Videloup
Editeur : Héloïse d'Ormesson

Résumé de l'éditeur :

De sa chambre, coincée entre les cabinets de ses parents médecins, avec les microbes et les bactéries pour compagnons de jeux, un petit garçon ausculte son entourage. Observateur discret, il capte l'imposture ambiante, perçoit la violence qui vérole le système. Ses oncles et tantes cupides qui complotent pour détourner l'héritage du grand-père constituent ses sujets d'étude. Puis la télévision lui offre le spectacle de l'avidité des puissants. Ici, on vole un rein, là on occulte un virus. Quand on assassine Miss Shampoing, pin-up qui affole les populations, le gamin noircit encore le diagnostic. Ainsi, par cercles concentriques, Abha Dawesar expose une société gangrenée. A travers les mésaventures d'une famille, son roman nous conduit au cœur d'un pays écartelé entre démocratie et barbarie.

Mon avis :


En Inde, un petit garçon, souvent malade, du cabinet de médecine de ses parents, observe la vie. Captant ici et là des bribes de conversation des adultes de sa famille et des patients de ses parents, il se fait sa propre idée sur le monde et sur une société où la corruption semble souvent primer sur tout le reste. 

Je m'attendais à un excellent moment de lecture en ouvrant ce livre : j'aime généralement beaucoup la littérature indienne et je trouvais intéressant d'observer l'Inde à travers les yeux d'un enfant. Il semblerait de plus que ce roman ait été reçu avec un grand succès... mais... pour ma part, je n'ai absolument pas accroché avec ce roman. J'ai bien compris le message que voulait faire passer l'auteur à travers les yeux de son petit protagoniste mais cela n'a pas réussi à m'entraîner dans ce roman dans lequel j'ai eu beaucoup de mal à entrer ... d'ailleurs, je crains fort ne pas y être entrée du tout. Je n'ai pourtant nulle critique négative à émettre sur ce livre : il est plutôt bien écrit et semble bien refléter le pays tout en contrastes qu'est l'Inde. Cependant, il n'y arien eu à faire : impossible pour moi de m'immiscer dans cette histoire...Peut-être est ce dû au fait que je l'ai lu juste après un livre qui m'a beaucoup plu et qu'un roman de ce même auteur m'attendant par la suite, je n'avais pas trop la tête à ce genre de lecture. il semblerait en tout cas que je sois complètement passée à côté de ce roman.



Extrait : 

"L’enfant sait déjà que l’on ne peut faire confiance à personne, même pas à la famille. "

samedi 25 février 2017

Bohemian Flats - Mary Rellindes Ellis

Par Ariane



Auteur : Mary Rellindes Ellis

Titre : Bohemian Flats

Genre : roman

Langue d’origine : anglais (américain)

Traducteur : Marc Auligny

Editeur : Belfond

Nombre de pages : 470p

Date de parution : janvier 2014

Présentation de l’éditeur :

Après le succès de Wisconsin, le nouveau roman de Mary Relindes Ellis. Au tournant du xxe siècle, d'une petite ville bavaroise engoncée dans son obscurantisme aux opportunités du grand Midwest américain, la passionnante aventure de trois jeunes gens en quête de liberté ; une magnifique réflexion sur le déracinement, la transmission de la mémoire familiale et la cohabitation des cultures.
Au pied de Minneapolis, sur la rive du Mississippi, se dressent de petites baraques de bois connues sous le nom de Bohemian Flats. C'est là, dans un joyeux chaos, que des migrants venus des quatre coins d'Europe, Tchèques, Irlandais, Finlandais ou encore Russes, échangent leurs histoires, partagent leurs coutumes, et s'épaulent sur le chemin laborieux du grand rêve américain.

Parmi eux, Albert et Raimund Kaufmann et leur amie d'enfance, Magdalena Richter, aspirent à un avenir plus libre, loin d'une Allemagne moyenâgeuse et intolérante.
Mais la Première Guerre mondiale éclate, et avec elle s'envole la belle harmonie qui régnait dans les Flats. Rattrapés par leur identité allemande, Albert, Raimund, Magdalena et leurs enfants vont être confrontés au passé douloureux de la famille, et à des secrets qu'ils croyaient enterrés pour toujours.



Mon avis :

Le précédent roman de Mary Rellindes Ellis a été l’un des premiers présenté sur ce blog. J’en gardais un assez bon souvenir et j’avais envie depuis longtemps de découvrir ce second roman, qui ne m’a, malheureusement, pas autant plu que le premier.

Des années 1880 à 1968, cette saga familiale met en scène Raimund Kaufmann, son frère Albert et leur amie Magdalena, leur enfance en Allemagne, leur immigration aux Etats-Unis et leur vie dans ce nouveau pays.

J’ai assez peu de choses à dire sur ce roman, qui est une saga familiale classique, qui bien que sympathique et agréable à lire, ne brille pas par son originalité. Je n’ai pas retrouvé ici ce qui m’avait plu dans Wisconsin. Les personnages de Bohemian Flats sont sympathiques mais pas vraiment attachants, ils manquent de substance. C’est un peu ennuyeux et plat, avec des événements et des personnages déjà vus ailleurs. Bref, c’est assez banal en fait, mais ça se lit bien.



Extrait :

« Il ne lui faut pas plus d'un mois pour découvrir que les Flats inspirent à ceux de la ville autant de crainte que de superstition, toutes fondées sur quelques vérités, mais surtout teintées de la fange de préjugés immémoriaux. Peu importe que vous soyez suédois, irlandais, italien, allemand ou norvégien ; Une fois que l'on habite les Flats, on est mis dans le même sac que les slovaques ou les Tchèques : on devient Bohémien »


vendredi 24 février 2017

A l'ombre du jasmin - Ahmed Kalouaz

Par Daphné














Auteur :Ahmed Kalouaz
Titre : A l'ombre du jasmin
Genre : roman
Langue d'origine : français
Editeur : rouergues

Résumé de l'éditeur :

Un jour d'automne, Ahmed Kalouaz rend visite à sa mère, cette étoile aux cheveux noirs dont il a magistralement dressé le portrait dans son précédent récit. Lors d'une conversation, elle ouvre leur livret de famille et, pour la première fois, l'écrivain voit inscrit sur ces feuillets jaunis le nom d'une sœur disparue avant sa propre naissance. Elle s'appelait Mimouna. D'elle, la mémoire familiale n'a rien conservé. Aucune photo. On ne sait pas même de quoi elle est brutalement morte, à l'âge de quatre ans, dans ce village-carton misérable où la famille vivait dans les années 1950, en Algérie.
Remontant le temps perdu, Ahmed Kalouaz va redonner vie à cette sœur oubliée. Elle était belle comme un diamant, se souvient sa mère, et sa disparition la brisa de chagrin.
Avec la force et l'émotion de son écriture, Ahmed Kalouaz explore le mystère le liant à Mimouna. Car c'est sans doute à son absence qu'il doit d'être devenu écrivain, en dépit du désert de mots dans lequel il a grandi. Venu au monde au cœur d'un drame, il s'est saisi du langage pour embellir l'existence, redonner vie aux morts et célébrer les vivants.


Mon avis :

Après avoir rendu de vibrants hommages à ses parents avec Une étoile aux cheveux noirs et Avec tes mains , c'est maintenant à sa sœur qu'Ahmed Kalouaz s'adresse à travers ce livre. Petite grande sœur décédée juste avant sa naissance et dont il ignorait l’existence, petite Mimouna dont jamais personne ne parle, dont on il n'existe même pas une photo. Seule sa mère, désormais, est là pour se souvenir de Mimouna. Ahmed Kalouaz décide alors de redonner vie à cette petite fille qui fut sa sœur sans qu'il ne le sache, de mettre des mots sur son existence de manière à ce qu'enfin, on puisse se souvenir d'elle. 

Si j'avais beaucoup aimé Une étoile aux cheveux noirs et avec tes mains, ce livre là est désormais mon préféré  parmi les livre qu'a écrit cet auteur  sur la mémoire familiale. Qu'elle est belle cette tentative de rendre à sa sœur la vie qu'elle n'a pas eu! La plume poétique de l'auteur m'a beaucoup touché ainsi que l'histoire de cette petite fille dont presque plus personne n'est là pour se souvenir. C'est avec une grande douceur qu'Ahmed Kalouaz lui prête les mots qui auraient pu être les siens si elle avait vécu et s'interroge sur les conséquences que ce décès a eu sur sa vie, lui qui est né si peu de temps après et qui, in utero ,a sans doute ressenti l'immense douleur de sa mère. 

Une fois encore, c'est avec beaucoup d'émotions que j'ai refermé ce livre, touchée par les mots d'un auteur désormais incontournable pour moi.



Extrait :

"J'ai enduré ta mort avant de commencer ma vie. Il était dit que l'inquiétude deviendrait mon lot.
La mort d'un enfant paraît toujours improbable et injuste. Même si elle avait déjà vécu un tel événement, emprunté la route des larmes et du gâchis, notre mère ne se remet pas de ta disparition. Elle passe ses nuits dans des sommeils cent fois interrompus par les petits cris, les plaintes, les oreilles qui bourdonnent et la douleur qui ne veut pas lâcher prise."













mardi 21 février 2017

La vie rêvée de Virginia Fly - Angela Huth

Par Ariane





Auteur : Angela Huth

Titre : La vie rêvée de Virginia Fly

Genre : roman

Langue d’origine : anglais

Traducteur : Anouk Neuhoff

Editeur : La table ronde

Nombre de pages : 224p

Date de parution : février 2017

Présentation de l’éditeur :

Souvent, debout face à ses élèves ou allongée sur son lit, Virginia Fly a la vision merveilleuse d’une main d’homme caressant son corps, déclenchant un frisson le long de son épine dorsale. Que ferait-elle si un inconnu apparaissait à la fenêtre, pénétrait dans la pièce et la séduisait? Car à trente et un ans, Virginia, toujours vierge, vit sagement chez ses parents, dans la banlieue de Londres. Il y a bien son ami Hans, un professeur mélomane, mais ce n’est pas lui qui assouvira ses fantasmes. Non, celui qu’elle attend, c’est Charlie, son correspondant américain, dont la visite s’annonce enfin après douze années d’échanges épistolaires. Seulement cette arrivée coïncide aussi avec la diffusion d’un reportage télévisé sur Virginia, qui se prend à rêver que, parmi les opportunités tout à coup florissantes, il en est une – peut-être le charmant Ulick Brand? – qui saura combler ses attentes.



Mon avis :

De l’auteur, j’ai lu lors du dernier mois anglais Quand rentrent les marins qui m’avait laissé un sentiment ambivalent. Et celui-ci m’a laisse la même impression.

A 30 ans, Virginia Fly est bien partie pour rester vieille fille. Enseignante solitaire, elle vit toujours chez ses parents, mène une vie monotone et est toujours vierge. Pourtant les rêveries de Virginia sont loin d’être monotones, et la pauvre attend désespérément l’homme qui la séduira. Elle fonde tous ses espoirs sur Charlie, son correspondant américain, qui va enfin lui rendre visite. Mais dans la vie rien ne se passe jamais comme dans les rêves et la vie bien sage de Virginia se trouve tout à coup bien mouvementée.

Il faut bien l’avouer le résumé ne me séduisait pas particulièrement, on dirait une bluette digne de Danielle Steel : la pauvre fille solitaire qui voit d’un coup les prétendants se multiplier. Et au début du roman je me suis carrément ennuyée. Virginia est un personnage assez ennuyeux. Une enseignante terne, chignon sage et cardigan gris, sans amis sans amours, dont la vie sociale se limite à un correspondant jamais rencontré et à des sorties mensuelles avec un vieux musicien. Mais justement, Virginia est moins ennuyeuse qu’il n’y paraît et grâce au talent d’Angela Huth, on se prend d’amitié pour la pauvre fille.

La vie rêvée de Virginia est riche, emplie d’amour, de passion charnelle et de désir. Sa vie réelle n’est qu’une succession de déceptions. Pourtant Virginia s’accroche mais sans jamais voir ses attentes comblées. C’est pathétique et triste. La vie n’est finalement qu’un compromis, une soumission, un renoncement. Cynique n’est-ce pas ?

J’ai été émue par la solitude de Virginia et de ses proches. Car finalement, tous sont aussi solitaires et malheureux. Virginia et ses parents vivent sous le même toit, mais ils ne vivent pas vraiment ensemble, plutôt côte à côte, sans jamais vraiment prêter attention les uns aux autres. Les parents de Virginia, Mme Thomson, le professeur… Des planètes solitaires qui ne se rencontrent jamais vraiment.

On est loin de la bluette que le résumé laissait présager, c’est finalement une fable pessimiste et triste, aux personnages touchants et particulièrement bien écrite que nous offre Angela Huth. 
Je remercie Babelio et les éditions de la Table ronde pour m'avoir fait parvenir ce livre. 



Extrait :

"J'ai renoncé à espérer, reprit-elle. C'est beaucoup mieux. On peut s'épanouir, vous savez, à se réjouir à l'avance des petites choses dont on est sûr qu'elles se produiront. C'est beaucoup moins sinistre que d'espérer de plus grandes choses qui risquent de ne jamais survenir."
http://ennalit.canalblog.com/archives/2016/12/01/34551554.html