samedi 19 août 2017

Première personne du singulier - Patrice Franceschi

Par Ariane
Prix Goncourt de la nouvelle 2015


Auteur : Patrice Franceschi

Titre : Première personne du singulier

Genre : nouvelles

Langue d’origine : français

Editeur : Points

Nombre de pages : 210p

Date de parution : janvier 2015

Présentation de l’éditeur :

Toute existence peut s’achever sur un choix impossible et tragique, si terrifiant qu’on donnerait tout pour l’éviter. Dans les nouvelles réunies ici ? Un fanal arrière qui s’éteint ? Carrefour 54 ? Le Naufrage du lieutenant Wells ? Le Train de six heures quinze ?, Flaherty le vieux marin, le sous-lieutenant Vernaud, Wells l’idéaliste égaré, les résistants Madeleine et Pierre-Joseph, vivent les plus radicaux de ces choix ultimes. Ils les affrontent seuls, à la première personne du singulier. Avec ce sens du tragique qui permet de surmonter toutes les épreuves.



Mon avis :

Le choix. Tel est le sujet des quatre nouvelles de ce recueil, dans lesquelles chaque personnage se trouve face à un choix cornélien.

Difficile de résumer ces histoires dans risquer de trop en dire. Deux d’entre elles se déroulent pendant la Seconde Guerre Mondiale, les deux autres racontent des naufrages. J’ai beaucoup aimé les deux premières nouvelles du recueil avec une nette préférence pour la première. Le personnage de ce capitaine, son amour pour sa femme et son fils, la vie du navire… puis le choix. C’est beau et terrible. Et le jeune lieutenant de la nouvelle Carrefour 54, arrivé au front bien décidé à devenir un héros mais qui n’a pas eu le temps de faire ses preuves avant la capitulation de la France. Il semble bien fat au début ce jeune homme, mais l'héroïsme se cache parfois là où on ne l'attend pas.

Les deux autres nouvelles m’ont moins convaincue. La dernière notamment Le train de six heures quinze, qui à mes yeux tirait trop sur la corde sensible.

J’ai été conquise autant pas les histoires que par leurs personnages et l’écriture de l’auteur. C’est une très belle découverte qui mérite bien le prix Goncourt de la nouvelle obtenu en 2015.



Extrait :

« Être instituteurs, ça laissait des traces : Virgile, Voltaire, Aristote, Racine, Marc Aurèle, Ronsard, Balzac, Maupassant, tant d'autres...Il n'en manquait aucun et tous habitaient sa vieille maison familiale; on les avait accueillis année après année comme des visiteurs de marque ou des amis de longue date; on les avait logés au mieux, sur d'innombrables étagères qui allaient du sol au plafond et de la salle à manger aux chambres à coucher, et ils vivaient ainsi côte à côte comme des gens de la même famille, du même clan, de la même connivence. Enfant, il imaginait que tous ces morts se parlaient la nuit, une fois les hommes endormis. Et que d'une bibliothèque à l'autre, d'un siècle par-dessus l'autre, ils se disaient de ces choses incroyables qui font une civilisation. »

L'avis de Laure

8 commentaires:

  1. Forcément dans ma liste depuis longtemps!

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    1. J'imagine que, comme la mienne, elle est trop longue !

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  2. C'était une très belle découverte pour moi !

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  3. Sur ma liste aussi, je ne sais pas si j'y arriverai un jour.

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  4. Oh oui ! L'un des meilleurs recueils de nouvelles qu'il m'ait été donné de lire ! Chacun de ces textes est un petit bijou.

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    1. Je n'irai pas aussi loin que ça, mais j'ai beaucoup aimé ces nouvelles.

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