mercredi 17 novembre 2021

Mercredi, c'est le jour des petits - Les aventuriers de l'autre monde - Luca di Fulvio

 Par Daphné








Résumé de  l'éditeur :

Lily, Red et Max sont amis. Mieux : ce sont des pirates. Ensemble, ils ont formé un club, et explorent le port où ils ont grandi. En quête d'aventure, ils tombent un jour sur une vieille femme, qui attend son mari sur la jetée. Elle leur raconte l'histoire de la baie, leur baie, maudite depuis qu'un seigneur local a décidé d'enfermer dans son château une jeune fille qui refusait ses avances. La baie permettrait d'accéder à l'Autre Monde, un monde où tout ressemble au nôtre mais où tout fonctionne à l'envers. Il n'en faut pas plus pour que nos trois complices décident de partir en exploration. Mais le conte de fées de la vieille dame tourne au cauchemar : pris au piège d'un violent tourbillon et menacés par des monstres marins, les amis se retrouvent dans les griffes d'Egon Dragon, le seigneur de l'Autre Monde. Revenir en arrière semble impossible et le temps presse. Pour se sauver et sauver la plage, ils devront faire face à leurs plus grandes peurs, trouver en eux des ressources enfouies et découvrir les vertus de l'amitié, la vraie.

Mon avis :

J'ai été surprise en découvrant ce livre sur les étagères de la bibliothèque, ignorant jusque là que Luca Di Fulvio, auteur que j'affectionne beaucoup, avait aussi écrit des livres jeunesse. J'étais assez curieuse de voir ce que cela donnait. Et bien cela donne un roman très agréable où suspense, amitié et imaginaire sont au rendez-vous.

On s'attache très vite à Lili, Red et Max, trois enfants dont les traits de caractère bien distincts n'empêchent pas une solide amitié. Partis en exploration sur le port, les voilà qui se retrouvent plongés en pleine aventure, se retrouvant dans un monde étrange où, tel un miroir, tout fonctionne à l'envers du nôtre. Mais cette aventure aux allures de conte de fées ne sera pas sans danger!

Si l'on connaît déjà les livres pour adultes de Di Fulvio, on retrouve ici les thèmes qui lui sont chers : l'amitié, la force de croire en ses rêves. On retrouve aussi les gentils très gentils et les méchants très méchants. Le côté magie est en revanche inédit! J'ai passé un très bon moment à découvrir ce livre jeunesse et ma fille de dix ans a aussi beaucoup aimé même si elle aurait aimé que les trois enfants se retrouvent dans le monde à l'envers un peu plus tôt dans l'histoire et que Max disait décidemment bien trop de gros mots!





lundi 15 novembre 2021

Le chant des sorcières - Mireille Calmel

 Par Daphné








Autrice : Mireille Calmel

Titre : Le chant des sorcières

Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : XO éditions

Résumé de l'éditeur :

1483, dans les hauteurs du Vercors.
Non loin du château de Sassenage, la toute jeune Algonde, fille de l'intendante, se débat en vain pour échapper au torrent dans lequel elle est tombée. Malgré ses efforts, elle est emportée sous la montagne qu'on dit hantée par la fée Mélusine.
Tous la croient perdue et pourtant, le torrent la rejette. On la retrouve sur une berge, blanche et glacée mais vivante.
Comment a-t-elle survécu, nul ne le sait.
Sous le choc, Algonde avoue qu'elle aurait... vu Mélusine, puis elle refuse d'en dire plus. Mais elle semble désormais ailleurs. Que se passe-t-il autour de cette jeune fille dont la beauté éclate un peu plus chaque jour ? Quel serment a-t-elle prêté à la fée en échange de sa vie ?
Contrainte au silence pour protéger l'homme qu'elle aime, Algonde va tenter de déjouer le piège mis en place bien avant sa naissance. Son amour pour Mathieu, son amitié complice avec la jeune baronne, Hélène de Sassenage, lui donnent l'envie de vivre et de vaincre.
Saura-t-elle affronter, seule ou presque, les puissances maléfiques qui ont imaginé pour elle un destin qu'elle rejette de toutes ses forces ?

Mon avis :

Après avoir lu (et bien aimé!) La fille des templiers, je poursuis ma découverte des livres de Mireille Calmel avec une nouvelle saga. J'avais très envie de le lire, à la fois pour le contexte historique mais aussi -et surtout!- pour le parallèle avec la légende de Mélusine (J'ai un gros faible pour les légendes, le monde Arthurien et les fées). 

J'ai cependant eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire. Celle-ci est un peu longue à vraiment démarrer  et j'avoue m'être ennuyée pendant la première partie de l'histoire. L'écriture m'a aussi un peu déçue: j'ai compris l'intention de vouloir utiliser des mots médiévaux pour "coller" à l'époque mais était-il vraiment utile d'écrire le mot "jouvencelle" toutes les dix lignes ? 

Et puis, au bout d'une centaine de pages, ça y est, l'histoire se met enfin en place, on entre vraiment dans la légende et je me suis réellement prise d'intérêt pour ce roman. J'ai particulièrement apprécié la partie légendaire où l'on découvre que tout ce qui paraissait révéler seulement de la superstition a sa part de réalité. J'aime généralement beaucoup les livres où le réel chevauche avec le merveilleux et j'ai donc vraiment aimé ce moment. Je suis par contre restée assez perplexe sur le personnage du prince Djems qui arrive d'un coup en plein milieu de l'histoire sans que l'on sache exactement ce qu'il vient faire là. Mais il y a trois tomes en tout alors sans doute trouvera-t-il sa place par la suite.

Malgré un début un peu laborieux, j'ai donc finalement bien aimé ce livre dont j'ai maintenant hâte de connaître la suite.

Extrait :

"Cette galerie, c'est Mélusine elle-même qui me l'a réclamée, lâcha-t-elle dans un souffle.
- Mélusine ?
- Mélusine, répéta Sidonie.
- La fée que mon aïeul Raymondin épousa et qu'il surprit changée en femme-serpent dans son bain ?
- Je n'en connais pas d'autres."


lundi 8 novembre 2021

Les ronces - Cécile Coulon

 Par Daphné









Résumé de l'éditeur :

Les ronces convoquent le souvenir de mollets griffés, de vêtements déchirés, mais aussi des mûres, qu'on cueille avec ses parents dans la lumière d'une fin de journée d'été, alors que la rentrée scolaire, littéraire, approche.
Entre les caresses et les crocs, Les ronces de Cécile Coulon nous tendent la main pour nous emmener balader du côté de chez Raymond Carver. Sur ces chemins, elle croise des vendeurs de pantoufles, des chiens longilignes, un inconnu qui offre une portion de frites parce qu'il reconnaît une romancière...
La poésie de Cécile Coulon est une poésie de l'enfance, du quotidien, de celles qui rappelle les failles et les lumières de chacun.

Mon avis :

De Cécile Coulon, je n'avais lu que ses romans, romans qu'à chaque fois j'avais beaucoup aimé, admirative de cette plume si âpre, si sincère, cette plume qui me plonge à chaque fois en plein cœur de ses histoires qu'il me semble ressentir plus que je ne les lis.  

J'ai un peu hésité à ouvrir ce livre là, craignant d'être un peu déçue et de ne pas apprécier les vers de Cécile Coulon autant que j'ai aimé ses romans. Je n'avais cependant pas lu plus de deux poèmes que je savais déjà combien j'allais aimer cette lecture.

A l'image des ronces dont sont composées  le titre, voilà une poésie qui parfois nous égratigne le  cœur, une poésie franche, intime, sensible. C'est authentique, parfois doux, parfois rugueux. Poésie qui nous parle du quotidien, de l'amour, de l'Auvergne et de ses volcans, d'un village aimé, de nostalgie et tant d'autres choses. 

C'est une poésie au style bien particulier, une poésie qui ressemble à ses romans, et c'est beau, tout simplement.

Extrait :

"Dedans ma poitrine
j'ai le même cratère abîmé
d'un volcan endormi dans vingt-six ans
de cendres renversées."

"Comme toujours, il faut rentrer. Quitter les montagnes
pour d'autres montagnes. Quitter les ancêtres
pour d'autres ancêtres. Le même sang. La même pierre.
Les lacets de goudron entre les forêts
aussi profondes que les ravins qui les bordent.
Comme toujours, il faut rentrer."

vendredi 5 novembre 2021

Espèces d'espaces - Georges Perec

  Par Daphné








Auteur : Georges Perec
Titre : Espèces d'espaces
Genre : essais

Langue d’origine : français
Editeur : Galilée
Date de parution : 2000

Nombre de pages : 185

Résumé de l'éditeur:

Espèces d'espace, réflexions de l'auteur sur les lieux - la chambre, l'appartement, les escaliers, le mur, l'immeuble, la rue, le quartier, la ville, la campagne, le monde - sert de fil conducteur à ce portrait de Georges Perec.

Mon avis :

Un livre très original tant dans son contenu que dans son écriture. Un livre qui nous parle d'espaces. Les espaces qui nous paraissent si quotidiens, si banals qu'on y prête à peine attention. Et pourtant, à travers ce petit livre, ils prennent une toute autre dimension, ces espaces là. On y réfléchit, on se questionne, on observe ce que l'on n'avait jamais pensé à observer auparavant. 

Combien y a t-il de pièces chez nous et combien passons nous de temps dans ces pièces ? Qu'est ce qu'on y fait ? Dans combien de chambres avons nous dormi au cours de notre vie ? Et si chaque pièce n'était pas utilisée pour son contenu mais par rapport aux jours de la semaine ?Que représente notre immeuble, notre rue, notre quartier ? Qui les a construit ? En quelle année ? Les apprécie t-on à leur juste valeur ? Et si on notait tout ce que l'on voit dans une rue à différents moments de la vie ? Et ces rues, justement, de quelle manière sont elles numérotées ? 

Tant de questions et mille et une autre auxquelles on ne pense généralement pas et sur lesquelles on se questionne ensuite une fois ce livre refermé. On n'a pas tellement envie de le refermer d'ailleurs, mais plutôt de s'y replonger, de noter chaque question (et d'y répondre en ce qui nus concerne!), de relever le plus de citations possibles et, pourquoi pas, de découvrir un autre livre de Georges Perec !


Extraits :

Pour tout dire, j'avais bien envie de noter chaque extrait de ce livre mais je vais me contenter de trois et vous laisser la surprise de découvrir le reste!

"Quitter un appartement. Vider les lieux. Décamper. Faire place nette. Débarrasser le plancher.
Inventorier ranger classer trier
Éliminer jeter fourguer
Casser
Brûler
Descendre desceller déclouer décoller dévisser décrocher
Débrancher détacher couper tirer démonter plier couper
Rouler
Empaqueter emballer sangler nouer empiler rassembler entasser ficeler envelopper protéger recouvrir entourer serrer.
Enlever porter soulever
Balayer
Fermer
Partir"

"Bref, les espaces se sont multipliés, morcelés et diversifiés. Il y en a aujourd'hui de toutes tailles et de toutes sortes, pour tous les usages et pour toutes les fonctions. Vivre, c'est passer d'un espace à un autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner."

"Je mets un tableau sur un mur. Ensuite j'oublie qu'il y a un mur. Je ne sais plus ce qu'il y a derrière ce mur, je ne sais plus qu'il y a un mur, je ne sais plus que ce mur est un mur, je ne sais plus ce que c'est qu'un mur. Je ne sais plus que dans mon appartement, il y a des murs, et que s'il n'y avait pas de murs, il n'y aurait pas d'appartement. le mur n'est plus ce qui délimite et définit le lieu où je vis, ce qui le sépare des autres lieux où les autres vivent, il n'est plus qu'un support pour le tableau. Mais j'oublie aussi le tableau, je ne le regarde plus, je ne sais plus le regarder. J'ai mis le tableau sur le mur pour oublier qu'il y avait un mur, mais en oubliant le mur, j'oublie aussi le tableau. Il y a des tableaux parce qu'il y a des murs. Il faut pouvoir oublier qu'il y a des murs et l'on n'a rien trouvé de mieux pour ça que les tableaux. Les tableaux effacent les murs. Mais les murs tuent les tableaux. Ou alors il faudrait changer continuellement, soit de mur, soit de tableau, mettre sans cesse d'autres tableaux sur les murs, ou tout le temps changer le tableau de mur."

mardi 2 novembre 2021

Ultramarins - Mariette Navarro

Par Ariane


Auteur : Mariette Navarro

Titre : Ultramarins

Genre : roman

Langue d’origine : français

Editeur : Quidam éditeur

Nombre de pages : 156p

Date de parution : août 2021

 

Mon avis :

Je serais probablement passée à côté de ce petit roman, s’il n’avait été recommandé par l’une des libraires de la librairie Mots et Images lors de la présentation de la rentrée littéraire.

Un cargo en pleine mer. Un équipage d’hommes menés par une femme. Des marins et une commandante. Un quotidien bien réglé, des gestes sûrs, aucune place pour l’imprévu. Et cette demande insolite. Couper les moteurs pour aller nager. D’accord, dit-elle. Seule, elle reste sur le grand navire pendant que les hommes plongent.

Ce ne pourrait être que ça et ce serait déjà beau. Ces hommes qui vivent de la mer mais séparés d’elle par l’immensité du cargo, le métal, le travail, les machines entre eux et elle, plongeant enfin, retrouvant la sensation de l’eau salée sur leurs peaux nues, seuls et petits au milieu de l’immensité. Ce serait déjà beau ces retrouvailles.

Mais il y a autre chose… Les marins remontent à bord, les machines redémarrent et le bateau reprend sa route. Le temps devrait reprendre son cours normal. Il devrait…  

Comme les marins qui s’octroient une parenthèse hors du temps et en reviennent changés, le lecteur fait également un pas de côté et referme le livre avec un sentiment d’étrangeté.  

Hypnotique et surprenant, ce premier roman est une réussite !

 

Extrait :

« Il y a les vivants, les morts, et les marins.
On peut respirer encore et être déjà mort. On peut être discret, terriblement vivant. On peut porter la mer en soi, en n’ayant jamais senti l’odeur du sel, en n’ayant même jamais quitté la campagne ou la ville. »

« - Vous êtes marin vous aussi ? Vous savez ce que je veux dire par marin. Je ne parle pas de profession ni de carrière. Mais cette autre chose. Je crois que vous l’êtes. Marin. Rejeté par la terre. »

lundi 1 novembre 2021

Bilan d'octobre (Daphné)

 Par Daphné

Un peu de lecture jeunesse ce mois-ci avec Les enfants des saules (sous les conseils de ma fille) et Les aventuriers de l'autre monde (parce que j'étais curieuse de lire un livre jeunesse de Luca Di Fulvio). Deux bonnes découvertes avec Mon traître et Espèces d'espace, et, pour finir, une nouvelle plongée historique dans les livres de Mireille Calmel avec les deux premiers tomes de Le chant des sorcières. Un peu plus de lectures que les mois précédents donc : je m'y remet doucement! Et vous, quelles ont été vos dernières lectures ?

 

 





dimanche 31 octobre 2021

Bilan d'octobre (Ariane)

Par Ariane


J'ai à peine vu passer le mois d'octobre... Entre quelques travaux dans la maison, beaucoup de rendez-vous et les vacances, j'ai été bien occupée et je n'ai pas eu beaucoup de temps pour lire. Malgré cela, j'ai poursuivi mes lectures de la rentrée littéraire et plongé avec délices dans un classique.

Ma première lecture du mois a donc été un classique, Le tour d'écrou de Henry James. J'aurais d'ailleurs dû le garder pour la période d'Halloween !

Ultramarins de Mariette Navarro est un premier roman aussi séduisant que déconcertant.

Plusieurs personnes m'avaient recommandé Les fruits tombent des arbres de Florent Oiseau et je n'ai pas été déçue.

J'avais eu un coup de cœur pour le premier roman de Laurent Petitmangin, alors forcément je ne pouvais passer à coté de Ainsi, Berlin son nouveau roman. 

 



En ce moment je lis


Quelques livres m'attendent déjà pour novembre. Vu mon rythme de lecture actuel, je ne suis pas sûre de tout lire !         

 




Et vous, qu'avez-vous lu en octobre ?