mardi 25 août 2015

Un été à Bluepoint - Stuart Nadler

Par Ariane



Auteur : Stuart Nadler

Titre : Un été à Bluepoint

Genre : roman

Langue d’origine : anglais (américain)

Traducteur : Bernard Cohen

Editeur : Albin Michel

Nombre de pages : 432p

Date de parution : janvier 2015

Présentation de l’éditeur :

Arthur Wise est devenu en peu de temps l’un des plus puissants avocats des États-Unis. Fort de cette ascension fulgurante, il s’offre une maison à Bluepoint, non loin de Cape Cod, à proximité de celle de son associé, Robert Ashley.

C’est là, durant l’été 1952, que Hilton, son fils de dix-sept ans, se lie d’amitié avec Lem Dawson, le « boy de couleur » chargé de l’entretien des lieux et du courrier. Bien que sensible à la discrimination – les Wise sont juifs –, son père voit d’un mauvais œil cette complicité. Mais ce même été, lorsque l’adolescent tombe amoureux de Savannah, la nièce de Lem, il ne sait pas encore que l’innocente idylle va tourner au drame, lui révélant la face cachée de son père et signant pour ainsi dire l’arrêt de mort de Lem.

Des années plus tard, hanté par le souvenir de la jeune fille qu’il n’a jamais oubliée, Hilly part à sa recherche. Mais la culpabilité et les bonnes intentions peuvent-elles racheter le passé ?

Après un recueil de nouvelles très remarqué, Le livre de la vie, Stuart Nadler retrace un demi-siècle d’Histoire américaine dans ce premier roman qui n’est pas sans rappeler l’atmosphère Gatsby le magnifique et sa promesse du rêve américain.



Mon avis :

Voici un roman très américain !

Hilton Wise, dit Hilly, revient sur sa vie ou plutôt sur trois périodes de sa vie en lien avec Savannah une jeune fille afro-américaine rencontrée lorsqu’il avait 17 ans et qui ne quittera jamais les pensées du narrateur. 


Stuart Nadler explore de nombreux thèmes : la ségrégation et le racisme, l’argent, la culpabilité… Ces différents thèmes sont plutôt bien traités mais la relation père/fils est au cœur de tout. D’ailleurs le titre d’origine, Wise Men, semble suggérer que l’auteur lui-même souhaitait mettre cet aspect du roman en avant. D’autant plus, qu’ainsi que le répète Hilly à plusieurs reprises, l’expression wise men peut avoir plusieurs significations. 


Arthur Wise, le père incarne le rêve américain. Fils d’un immigré pauvre, vétéran de la 2nde guerre mondiale, homme charismatique, tenace et arriviste, ce petit avocaillon se verra confier par hasard le recours en justice contre une compagnie aérienne à la suite d’un crash. Il en fera dès lors sa spécialité et l’argent commencera à affluer. L’argent coule désormais à flot et toute la vie de la famille en sera bouleversée. La maman des souvenirs d’enfance de Hilly n’est plus qu’une « épouse emperlousée » et son père ne pense plus qu’à l’argent. Hilly en n’adhérant pas du tout à ce système de valeur acquiert une certaine indépendance mais les liens familiaux ne se défont pas si aisément. 


Autre relation au cœur du récit, l’obsession que nourrit Hilly pour Savannah, la nièce de l’homme à tout faire de la maison de Bluepoint. A 17 ans, Hilly est touché par la beauté de la jeune fille, mais aussi par sa pauvreté et par le racisme qu’il découvre à ses côtés. Vingt ans plus tard,  Hilly retrouve celle qu’il n’a cessé de chercher. Ils se retrouveront une nouvelle fois, trente-cinq ans après. Trois époques, trois parties qui constituent le roman. Et à chaque fois, la vie de l’un et l’autre est bouleversée. Chaque rencontre avec Savannah amène Hilly à mieux se connaître et à mieux connaître son père. 


Beaucoup de choses intéressantes dans ce roman. Pourtant il y a aussi des défauts qui m’ont empêchée de m’investir totalement dans cette lecture. Il y a tout d’abord des longueurs qui m’ont parfois ennuyée. Et paradoxalement d’autres passages sont survolés.

Ce roman avait tout pour me plaire. Mais pourtant il m’a manqué quelque chose, la petite étincelle qui fait que l’on prend plaisir à retrouver les personnages, que l’on se plonge dans l’histoire ou que l’on savoure les mots de l’auteur était absente. J’ai trouvé ça plutôt convenu, très classique. Bien fait certes, mais déjà vu. Je suis restée à la lisière de cette histoire et ‘c’est bien dommage.



Extrait :

"J'ignorais tout en revanche de Savannah -avait-elle même gardé son nom ?-, mais elle restait gravée dans ma mémoire. Elle et elle seule."


Lu dans le cadre du challenge Un pavé par mois

L'avis de mimi

8 commentaires:

  1. Je l'ai lu en tout début d'année et je l'avais beaucoup aimé :-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il a de nombreuses qualités, je comprends qu'il plaise bien.
      Ariane

      Supprimer
  2. Ce roman me fait vraiment envie. D'ailleurs je l'avais emprunté à la bibliothèque et j'ai du le ramener sans l'avoir lu car un tas de lectures non prévues m'étaient tombé dessus ! Je ne te dis pas la frustration !

    Je ne désespère pas... je le lirai un jour ! J'espère qu'il me plaira.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne suis pas la seule à qui il arrive de ramener des livres à la bibliothèque sans avoir eu le temps de les lire, tu me rassure !
      Ariane

      Supprimer
  3. Vu tes réserves, je ne le note pas, il y en a trop qui me tentent en ce moment.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si ta liste d'envies ressemble à la mienne...
      Ariane

      Supprimer
  4. Je comprends le manque de petite étincelle qui gâche quelque peu le plaisir. J'en resterai donc à Gatsby, inégalable de toute façon !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. j'ai honte mais je n'ai pas encore lu Gatsby !
      Ariane

      Supprimer