lundi 20 février 2017

Avec tes mains - Ahmed Kalouaz

Par Daphné
















Résumé de l'éditeur :

« J’aurais voulu que tu me montres, un jour de connivence, une photo longtemps dissimulée, en me disant que là, quelques jours dans ta vie, tu ne fus ni miséreux, ni soldat, ni travailleur de force, mais simplement un homme avec de la douceur au bout des doigts. »

Il s’appelait Abd el-Kader, né autour de 1917 dans un douar algérien. De ce père aujourd’hui disparu, Ahmed Kalouaz a voulu reconstruire le destin. Ces lambeaux de vie, sauvés du silence, tissent le portrait d’un homme dur à la tâche comme en affection, dont le parcours singulier a été commun à des centaines de milliers d’immigrés maghrébins.
Sans enjoliver ni noircir, Avec tes mains dit l’absence de mots communs entre les deux générations, les regrets et les rendez-vous manqués. C’est un chant d’amour bouleversant, adressé à un père dont la dernière volonté fut d’être enterré au pays, loin des siens.

Né en 1952 en Algérie, Ahmed Kalouaz vit dans le Gard. Il a publié une vingtaine de livres, nouvelles, romans, théâtre. La brune a publié de lui, en 1999, un récit, Absentes. Il intervient dans des lectures publiques, en atelier d’écriture ou de parole, notamment en prison.


Mon avis :

Voici un auteur dont j'apprécie beaucoup la plume. Ici, Ahmed Kalouaz rend hommage à son père. Il retrace ici son histoire,  sa vie en Algérie, son arrivée en France, la difficulté d'être pris entre deux cultures, la réalité sur les conditions de vie dans un pays rêvé, pays qui pourtant se montre si dur avec ceux qui l'ont idéalisés. 

En s'adressant directement à son père à travers ce livre, Ahmed Kalouaz lui livre ses regrets, les regrets d'une relation père/fils à la communication difficile, au véritable fossé creusé entre deux générations.

Avec des mots justes, tendres et pudiques, l'auteur nous raconte son père, ce père dont il sait finalement si peu mais auquel il essaie de redonner vie à partir de photos et de souvenirs. 

Voici le portrait d'un homme, le portrait d'un père, dressé avec une grande sensibilité et une grande finesse. Un très beau livre!

Extrait :

"Parler de toi, mon père, c'est remonter un fleuve en pirogue. A l'heure de ces premières lignes lancées sur le papier, je cherche le lieu où tu pourrais être en 1932. Ce sera le début. Il en faut un, puisque ces pages à venir, maintes fois repoussées, timidement viennent enfin à moi."


Aucun commentaire:

Publier un commentaire