mardi 21 février 2017

La vie rêvée de Virginia Fly - Angela Huth

Par Ariane





Auteur : Angela Huth

Titre : La vie rêvée de Virginia Fly

Genre : roman

Langue d’origine : anglais

Traducteur : Anouk Neuhoff

Editeur : La table ronde

Nombre de pages : 224p

Date de parution : février 2017

Présentation de l’éditeur :

Souvent, debout face à ses élèves ou allongée sur son lit, Virginia Fly a la vision merveilleuse d’une main d’homme caressant son corps, déclenchant un frisson le long de son épine dorsale. Que ferait-elle si un inconnu apparaissait à la fenêtre, pénétrait dans la pièce et la séduisait? Car à trente et un ans, Virginia, toujours vierge, vit sagement chez ses parents, dans la banlieue de Londres. Il y a bien son ami Hans, un professeur mélomane, mais ce n’est pas lui qui assouvira ses fantasmes. Non, celui qu’elle attend, c’est Charlie, son correspondant américain, dont la visite s’annonce enfin après douze années d’échanges épistolaires. Seulement cette arrivée coïncide aussi avec la diffusion d’un reportage télévisé sur Virginia, qui se prend à rêver que, parmi les opportunités tout à coup florissantes, il en est une – peut-être le charmant Ulick Brand? – qui saura combler ses attentes.



Mon avis :

De l’auteur, j’ai lu lors du dernier mois anglais Quand rentrent les marins qui m’avait laissé un sentiment ambivalent. Et celui-ci m’a laisse la même impression.

A 30 ans, Virginia Fly est bien partie pour rester vieille fille. Enseignante solitaire, elle vit toujours chez ses parents, mène une vie monotone et est toujours vierge. Pourtant les rêveries de Virginia sont loin d’être monotones, et la pauvre attend désespérément l’homme qui la séduira. Elle fonde tous ses espoirs sur Charlie, son correspondant américain, qui va enfin lui rendre visite. Mais dans la vie rien ne se passe jamais comme dans les rêves et la vie bien sage de Virginia se trouve tout à coup bien mouvementée.

Il faut bien l’avouer le résumé ne me séduisait pas particulièrement, on dirait une bluette digne de Danielle Steel : la pauvre fille solitaire qui voit d’un coup les prétendants se multiplier. Et au début du roman je me suis carrément ennuyée. Virginia est un personnage assez ennuyeux. Une enseignante terne, chignon sage et cardigan gris, sans amis sans amours, dont la vie sociale se limite à un correspondant jamais rencontré et à des sorties mensuelles avec un vieux musicien. Mais justement, Virginia est moins ennuyeuse qu’il n’y paraît et grâce au talent d’Angela Huth, on se prend d’amitié pour la pauvre fille.

La vie rêvée de Virginia est riche, emplie d’amour, de passion charnelle et de désir. Sa vie réelle n’est qu’une succession de déceptions. Pourtant Virginia s’accroche mais sans jamais voir ses attentes comblées. C’est pathétique et triste. La vie n’est finalement qu’un compromis, une soumission, un renoncement. Cynique n’est-ce pas ?

J’ai été émue par la solitude de Virginia et de ses proches. Car finalement, tous sont aussi solitaires et malheureux. Virginia et ses parents vivent sous le même toit, mais ils ne vivent pas vraiment ensemble, plutôt côte à côte, sans jamais vraiment prêter attention les uns aux autres. Les parents de Virginia, Mme Thomson, le professeur… Des planètes solitaires qui ne se rencontrent jamais vraiment.

On est loin de la bluette que le résumé laissait présager, c’est finalement une fable pessimiste et triste, aux personnages touchants et particulièrement bien écrite que nous offre Angela Huth. 
Je remercie Babelio et les éditions de la Table ronde pour m'avoir fait parvenir ce livre. 



Extrait :

"J'ai renoncé à espérer, reprit-elle. C'est beaucoup mieux. On peut s'épanouir, vous savez, à se réjouir à l'avance des petites choses dont on est sûr qu'elles se produiront. C'est beaucoup moins sinistre que d'espérer de plus grandes choses qui risquent de ne jamais survenir."
http://ennalit.canalblog.com/archives/2016/12/01/34551554.html

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