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jeudi 12 janvier 2017

On est tous faits de molécules - Susin Nielsen

Par Roxane
  

Titre : On est tous faits de molécules
Auteur : Susin Nielsen
Langue publication : anglais canada
(traducteur : Valérie Le Plouhinec )
Éditeur : Hélum
Nombre de pages : 216p



Présentation de l'éditeur :
Stewart, carrément « geek », a perdu sa mère il y a deux ans.Son père ayant entrepris de refaire sa vie, voilà qu’ils emménagent chez Caroline et sa fille. Véritable star de son collège, jolie et franchement snob, Ashley ne voit pas la cohabitation avec ces deux ringards d’un bon œil et prend tout de suite son nouveau « frère » en grippe. Pour ne rien arranger, lorsqu’elle découvre que son père est devenu homosexuel, c’est le pompon ! Comment elle, qui avait tout pour plaire, pourra-t-elle désormais affronter le regard des autres ? Stewart, le gringalet je-sais-tout, pourra-t-il l’aider à voir les choses autrement ? Le texte construit à deux voix alterne entre le récit écorché vif et cérébral de Stewart, et celui, plus superficiel mais hilarant, d’Ashley.

Mon avis :
Ma troisième lecture pour le prix des incos, ne fut malheureusement pas à la hauteur. J'ai franchement bien aimé la partie de Steward, le surdoué, et détesté la partie d'Ashley, la fille populaire.
L'écriture fait très jeunesse, je n'ai pas vraiment apprécié ce style simpliste. Ce livre est rempli de clichés en tous genre et le coté moralisateur de l'histoire m'a agacée.
Ashley, Ashley , Ashley… Ce personnage m'a gavé durant ma lecture. La fille superficielle qui en fait se cache sous cette carapace. On l'a pas vu et revu ? A vrai dire j'ai trouvé que tout ce qui la concernait manquait d'originalité. Je ne me suis clairement pas attachée à ce personnage, qui m'a profondément ennuyé.
Par contre Steward lui était vraiment intéressant à suivre et je me suis un peu attachée à lui. Même si je suis très différente de lui, j'ai quand même aimé le suivre et j’avais envie que tout se finisse bien pour lui.
Pour ce qui est des autres personnages, ça ce corse aussi. Pour la plupart ils étaient tous sortis du catalogue de personnages types dans ce genre d’histoire, mais l'auteur a su leur donner une petite étincelle.
L'intrigue est fidèle à ce genre de livre. Pas de grand bouleversements, rien de très original. Même si on y aborde des sujets complexes on le fait de manière superficielle. Que ce soit la mort, l’amitié, l'homosexualité ou les familles recomposées. Mais ce défaut je crois tient surtout au style trop jeunesse. Je n'étais clairement pas le public visé et je n'y ai pas trouvé ce que j'attendais.
Je ne voterais clairement pas pour ce livre et je ne vous le conseille pas non plus.

Citation :
« [...] je suis monté à côté d'elle, dans le lit étroit et je l'ai entourée de mes bras. Elle m'a fait l'effet d'être minuscule, comme un petit oiseau. Ses os étaient juste là, sous sa peau. Je suis resté allongé et j'ai inhalé le plus possible de ses molécules, pour qu'une partie d'elle puisse continuer de vivre en moi. »

jeudi 8 décembre 2016

Quelqu'un qu'on aime - Séverine Vidal

Par Roxane




Titre : Quelqu'un qu'on aime
Auteur : Séverine Vidal
Langue publication : Français
Éditeur : roman sabacane
Nombre de pages : 202
date publication : 26 aout 2015

Présentation de l'éditeur :
Matt a un projet fou : refaire avec son grand-père Gary la tournée d’un crooner mythique des années 50, Pat Boone. Un road-trip pour rattraper au vol les souvenirs qui s’échappent…
Mais rien ne se passera comme prévu ! Peu avant le départ, Matt apprend qu’il est le père d’une petite Amber de 18 mois – et qu’il doit s’en occuper pour quelques semaines. À l’aéroport, une tornade s’annonce : les avions ne décollent plus. Matt, Gary et le bébé grimpent à bord d’un van de location… et, ultime surprise, deux personnes les rejoignent : Luke, ado en fugue, et Antonia, trentenaire prête à changer de vie.   Tous ensemble, ils font cap vers l’Ouest du pays. Arizona, Californie, Nevada, sur la piste du passé, des souvenirs et autres histoires bien vivantes. On les suit, d’étape en étape, tandis qu’ils commencent à former une tribu bancale, une petite famille folle et joyeuse, réunie autour de Gary.
Mon avis : 
J'ai reçu ce livre l'année dernière à Noël et il m'aura fallu attendre tout ce temps avant de le sortir de ma PAL. J'attendais le bon moment, et ce fut un long trajet en train pour aller en Bretagne.
Je ne regrette pas d'avoir attendu car je l'ai lu dans les meilleures conditions. Ce livre c'est ma définition du feelgood. Il est léger, drôle et gentillet voir un peu niais.
Certes le sujet principal est la maladie d’Alzheimer, une maladie grave et handicapante, mais traité de façon relativement légère. Alors que l'on nous donne une profusion de détails techniques, des symptômes aux conséquences, en passant par le traitement. J'ai appris beaucoup de choses sur cette maladie, on sent que l'auteur a fait un énorme travail de recherche. Pourtant j'avais l’impression d'être à Disney-land où « tout le monde il est beau et tout le monde il est gentil ».
Les personnages ont beau être très attachants, ils sont surtout des clichés ambulants. Heureusement qu'il n'y a pas d'histoire d'amour entre les protagonistes, ça aurait était le pompon !
Je ne sais vraiment pas quoi dire de plus sur ce livre. Il n'y a pas beaucoup de matière. J'ai quand même adoré ma lecture. Je trouve que ce livre fait pile la bonne taille car que s'il y avait ey 100 pages de plus j'aurais une overdose de guimauve, et autres bons sentiments.
Citation :
« Des falaises fragiles, en sursis, voilà ce qu'on est. »

jeudi 10 novembre 2016

Amelia - Kimberly McCreigh

Par Roxane

Titre : Amélia

Auteur : Kimberly McCreigh

Langue publication : anglais américain (traducteur : élodie leplat)
Éditeur : cherche midi

Nombre de pages : 523p


présentation de l'éditeur :

Connaissez-vous vraiment vos enfants ?

À New York, Kate élève seule sa fille de 15 ans, Amelia. En dépit d’un rythme professionnel soutenu, elle parvient à être à l’écoute de cette adolescente intelligente et responsable, ouverte et bien dans sa peau. Très proches, elles n’ont pas de secrets l’une pour l’autre. C’est en tout cas ce que croit Kate, jusqu’à ce matin d’octobre où elle reçoit un appel de l’école. On lui demande de venir de toute urgence. Lorsqu’elle arrive, Kate se retrouve face à une cohorte d’ambulances et de voitures de police. Elle ne reverra plus jamais sa fille. Amelia a sauté du toit de l’établissement.
Désespoir et incompréhension. Pourquoi une jeune fille en apparence si épanouie a-t-elle décidé de mettre fin à ses jours ? Rongée par le chagrin et la culpabilité, Kate tente d’accepter l’inacceptable… Mais un jour, elle reçoit un SMS anonyme qui remet tout en question : « Amelia n'a pas sauté. »
Obsédée par cette révélation, Kate s’immisce alors dans la vie privée de sa fille et réalise bientôt qu’elle ne la connaissait pas si bien qu’elle le pensait. À travers les SMS, les mails d’Amelia, les réseaux sociaux, elle va tenter de reconstruire la vie de son enfant afin de comprendre qui elle était vraiment et ce qui l’a poussée à monter sur le toit ce jour-là. La réalité qui l’attend sera beaucoup plus sombre que tout ce qu’elle avait pu imaginer.
 



Mon avis :

Ce livre m'a été offert par Ariane il y a quelque temps déjà, mais j'ai mis du temps à le sortir de ma PAL. J'ai lu La religieuse pour le lycée, une lecture qui ne m'a pas vraiment captivée et qui m'a plongée dans une panne de lecture dont j'ai pu me sortir grâce à ce livre.

Ce livre m'a happée complètement, une fois dedans impossible d'en ressortir, je n'avais plus qu'une idée en tête, le finir. Durant ma lecture j'étais euphorique juste à l'idée de me dire que j'avançais vers le dénouement. J'ai noté beaucoup de citations (dur, dur de n'en sélectionner qu'une seule pour l'article !). Puis vient le dernier chapitre, la dernière phrase, le dernier mot, puis c'est fini. Sur le moment je me suis dit :  « Waouh coup de cœur direct ! ». Mais plus j'y repensais plus je remettais en cause certains aspects du livre et en remarquais tous les défauts.

Il y a deux point de vue dans ce livre, Amélia et sa mère, Kate. J'ai adoré Kate, qui je pense figurera au panthéon de mes personnages préférés. Par contre Amélia me laisse un sentiment plus mitigé. Je me suis retrouvée dans certains aspects de sa personnalité, je comprenais ses choix, mais je n’adhérais pas à sa manière de faire et de penser. Je ne me suis ni attachée ni intéressée à elle.

On retrouve toute une flopée de personnages, chacun a son histoire et ses secrets, et j'ai vraiment eu envie de les découvrir. Toutes ces personnalités différentes forcément ça finit par péter dans tous les coins et c'est juste kiffant ! Je me suis accrochée à chacun, espérant le meilleur pour certains et le pire pour d'autres.

L'intrigue principale de ce livre est de savoir ce qui s'est passé sur ce toit. Les indices et les twists se multiplient, certaines révélations sont étonnantes, voir carrément inattendues. Mais d'autres étaient au contraire assez prévisibles.

Le traitement des réseaux sociaux et des adolescents est plutôt que négatif. Si par moments, l'auteur a des réflexions intéressantes et justes, à d'autres c'est plutôt une collection de clichés. C'est frustrant. En réfléchissant posément sur le livre je me suis rendu compte qu'aucun personnage adolescent n'était équilibré, bien dans ses baskets, comme si ce n'était pas possible. J'ai aussi eu l'impression que l’auteur justifiait toutes les erreurs des adolescents par leurs problèmes comme s'ils ne pouvaient faire la part des choses, et ça je n'ai pas apprécié.

Amélia est sans conteste un bon livre. Un excellent ? J'en doute. Par contre je ne peux nier que sa lecture est super agréable et je le conseille. 
 

Citation : 
« Parfois on n'arrive à évaluer la vitesse d'un courant que lorsqu'on est sur le point de basculer dans une chute d'eau »

jeudi 20 octobre 2016

Les petites filles rêvent de chevaux - Cécile-Marie Hadrien

Par Roxane

Titre :Les petites filles rêvent de chevaux
Auteur : Cécile-Marie Hadrien
Langue publication : Français
Éditeur : Paul&Mike
Nombre de pages : 143p
date publication : octobre 2016

Présentation de l'éditeur :
Chronique autobiographique en trompe-l’œil d’une rupture sentimentale, « Les petites filles rêvent de chevaux » dresse le portrait d’une femme moderne dans tous ses paradoxes et ses rêveries. Cécile-Marie Hadrien nous entraîne avec délicatesse et humour dans ce récit qui remonte le cours de l’existence, depuis l’adolescence et ses premiers émois amoureux jusqu’à l’âge adulte, à l’ombre de cette sœur adulée et encombrante. 

Mon avis :
Tout d'abord, je remercie les éditions Paul&Mike et Babelio de me l'avoir envoyé grâce à l'opération masse critique. Je n'avais pas du tout entendu parler de ce livre, et encore moins de son auteur. Je ne savais pas du tout où ce livre allait me mener, j'y suis rentrée sans rien connaître. Et ça fait du bien de n'avoir aucun a priori en tête.
Ce roman m'a fait penser à une série de photomatons de Léti au milieu de ses cartons qui repense à son passé. C'est un petit livre doudou, d'une tendresse et d'une sincérité rares. Ses souvenirs, ses réflexions, son humour, ses faiblesses, sa force touchent le lecteur, l'ensemble est très intéressant et intelligent.
J'ai adoré l'écriture de l’auteur qui est juste sublime, elle retransmet une infinité d'émotions. Elle n'en fait pas des tonnes, elle est simple et c'est ce qui lui permet d'être aussi agréable.
La famille de l’héroïne est... comment dire ? Atypique. Un père anti-conformiste et artiste qui fait des poupée en légo. Une mère coincée, organisée qui prône le retour aux traditions. Une sœur encombrante qui c'est construit une vie « parfaite » grande maison à crédit, enfants turbulents, boulot prenant, mari négligé. Forcément quand tout ce beau monde est réunit ça fait des étincelles. Il est difficile de se faire une place entre eux.

C'est pourtant ce que Léti est obligée de faire. Il faut dire qu'elle aussi est particulière, elle est graphiste, déteste les engagements qui lui donnent le sentiment d'être prisonnière, elle est phobique des taches administratives. Mais surtout elle est très attachante, et je me suis beaucoup identifiée à certains traits de son caractère.
Ce livre parle d'art, d'émancipation, de construction et déconstruction de soi. Mais aussi d'amour. Par contre ici on ne va pas parler d’amour gnangnan, culcul la praline. L’héroïne nous raconte ses principales histoires de cœur, donc pour chaque histoire on a un point de vue plus mature pour juger et analyser les événements. Parmi tous ces amoureux, l'un d'eux se détache, c'est Soli, l'océanographe, l'homme de la mer. Le dernier petit ami de Léti. Celui à qui l'on doit la situation dans laquelle se trouve Léti, c'est à dire dans son petit studio au milieu des cartons avec une bouteille de vin blanc.
Pour résumer, je vous conseille ce livre que j'ai vraiment aimé. J'espère vous avoir donné envie de le découvrir et qu'il vous plaira autant qu'à moi.

Citation :
« Et il me manque autre chose… Ah oui : de l'air, de l'espace, de l'amour. Seul l'air est gratuit. L'espace se paye cash. Pour l'amour, on reçoit l'addition quand c'est fini. Après le festin. La douloureuse. »

jeudi 29 septembre 2016

Ma mère, le crabe et moi - Anne Percin

Par Roxane


Titre : Ma mère, le crabe et moi
Auteur : Anne Percin
Langue publication : français
Éditeur : rouergue
Nombre de pages : 127
date publication : 16 septembre 2015

Présentation de l'éditeur :
La mère de Tania est atteinte d'un cancer du sein. Pendant les six mois du traitement, mère et fille vont partager le pire, mais aussi avoir bientôt un attitude positive de combattantes. Face à ce sujet « difficile », Anne Percin apporte une nouvelle fois la preuve de son humour ravageur et nous fait rire... jusqu'aux larmes. Par l'auteur de la trilogie à succès Comment (bien) rater ses vacances.

Mon avis :
Mon deuxième livre des incos. J'avoue que j'étais un peu sceptique avant de commencer ce livre. D'un coté une amie l'avait beaucoup aimé et de l'autre ce livre parlait du cancer. Et les livres sur la maladie et moi en général ça ne colle pas. Surtout Nos étoiles contraires, que j'ai détesté et qui faisait partie d'une ancienne sélection de ce prix.
Heureusement ce livre ne ressemble pas du tout à Nos étoiles contraires car de premièrement il n'est pas larmoyant, dégoulinant de niaiserie et de guimauve, ensuite il est drôle et se lit vite et enfin il est bien.
Ici nous allons donc suivre Tania qui doit gérer de front les problèmes de sa mère et ses problèmes d'ado. Le personnage de Tania fait tout dans ce roman. C'est vraiment elle que l'on va suivre, et non sa mère ou ses amis. Elle drôle, termine sa phase vampire/loup-garou (j'ai connu ça aussi, on s'en remet bien) et est une collégienne ordinaire.
Pourquoi j'insiste sur le fait que ce soit une collégienne ordinaire? Parce que c'est bien trop rare que les auteurs arrivent retranscrire si justement ce qui se passe et comment les élèves le vivent.
La blogosphère est aussi passée au crible dans ce livre. Comment peut-on trafiquer la vérité pour que nos vies aient l'air parfaites, les interactions dans les commentaires, comment cela est-il perçu par l'entourage. La mère tient un blog où elle parle confitures et livres et la fille traitant des loup-garou. C'est par le regard de Tania que l'on suit le parcours de sa mère.
Je crois qu'il est temps d'aborder le thème principal du livre : le cancer. Alors les choses sont très bien expliquées, j'ai appris beaucoup de choses. La maladie n'est pas idéalisée, la mère vomit tripes et boyaux et n'a pas juste un peu mal au ventre. On se rend bien compte que ça prend beaucoup de temps. Après on ne reste pas non plus focalisés sur cela, on suit aussi pleins de sous-intrigues.
C'est du Anne Percin, ça se sent, et tant mieux car j'adore. C'est drôle, émouvant, sans prise de tête, on aborde plein de choses, c'est la vraie vie.
Après ce livre reste un roman court, donc un roman qui reste assez général, bien qu'il traite correctement ces sujets. Qui se lit vite, trop même car on n'a pas vraiment le temps de vivre le truc.
En résumé j'ai bien aimé. Je pense que Tania peut toucher un large panel de lecteur. Mais ce n'est pas non plus le livre de l'année et il n'en a pas non plus la prétention. 
 

Citation :
« Mais rien à faire, elle persiste à croire que la Vie va lui apporter son Prince Charmant devant sa porte un beau matin ! À mon avis, le seul Prince qu'elle peut trouver devant sa porte, c'est un gâteau rond fourré au chocolat qui serait malencontreusement tombé de ma poche. »

http://ennalit.canalblog.com/archives/2016/01/01/33098969.html

jeudi 15 septembre 2016

Le silence de Mélodie - Sharon M. Draper

Par Roxane
Auteur : Sharon M. Draper
Titre : Le silence de mélodie

Langue d'origine : anglais américain
Traducteur : Maud Desurvire
Éditeur : France loisir
Nombre de pages : 285p
date publication : 22/01/2015

Présentation de l'éditeur :
Mélodie, à cause de sa maladie, ne peut ni parler ni marcher. Pourtant, dans sa tête fourmillent idées, images et émotions. En butte à l'incompréhension, elle reste animée d'une énergie sans faille pour sortir de l'enfermement imposé par son corps.
Un roman au ton léger, plein d’humour… et d’espoir.

Mon avis :

J'ai beaucoup aimé ce livre, qui m'a appris des choses mais qui n'est pas un coup de cœur.

Mélodie est une fille super attachante, intelligente et dont j'ai aimé la façon de penser. Bien évidement elle aimerait être normale, et elle est souvent frustrée à cause de plein de choses. Mais elle reste une fille drôle, avec des rêves, des envies et des secrets.

Le handicap est le point central du livre. Et il est vraiment super bien traité, surtout quand on sait que ce livre est destiné a des enfants/jeunes ados. Ce livre réussit à ne pas catégoriser les enfants handicapés. Ce sont juste des enfants, des enfants avec des besoins particuliers certes, mais des enfants avant tout. Ils n'inspirent pas la pitié, même si leur situation attriste le lecteur. La plupart du temps dans les livres jeunesse et Young adulte en général le personnage malade/handicapé est là pour vous faire pitié. On ne peut pas prôner la tolérance et le respect en définissant quelqu'un pour son physique et non sur sa personnalité. Dans le cas de Mélodie on s'attache à sa personnalité et on s’intéresse à son histoire pour elle et non par pitié.

Ce que j'ai particulièrement apprécié c'est qu'on ne nous parle pas que des difficultés que lui impose son handicap mais surtout des difficulté qu’entraîne le regard des gens. On aborde notamment la surprotection, la méfiance, la sous-estimation, la catégorisation…

Mais le point faible du livre c'est l'intrigue globale. Durant ma lecture je n’arrêtais pas de me dire : « Mais ça vas me mener où? Quel est le rapport ? C'est pas grave du moment qu'on est avec Mélodie ». Et c'est très révélateur du problème. On continue de lire pour les personnages et non pour l'intrigue car c'est presque un prétexte.

La fin est comment dire… inattendue. Car l'intrigue s'oriente vers la fin sur un schéma narratif connue (concours de quiz) où dès l'instant où il s'enclenche on sait comment ça se termine. Puis vient le twist final qui vous laisse sur les fesses et avec un beau sentiment de frustration.

Je conseille ce livre à tous. Certes l'écriture est simple, mais Méodie a des réflexions très matures. Mais surtout ce livre sensibilise au handicap, ce qui est une excellente chose. On change de regard sur ces personnes.

Citation : 
« La musique, c'est comme entendre le son des couleurs et sentir le parfum des images. »
http://ennalit.canalblog.com/archives/2016/01/01/33098969.html
 

jeudi 1 septembre 2016

La mer infinie - Rick Yancey

Par Roxane

Titre : La Mer Infinie (La 5ème vague, tome 2)
Auteur : Rick Yancey
Langue publication : american

Éditeur : France loisir
Nombre de pages : 412
date publication : 2014

Présentation de l'éditeur :
Cassie la jeune survivante a réussi à trouver d'autres rescapés de la 5e vague. Réfugiés dans un campement de fortune, ils attendent avec appréhension l'hiver à venir, d'autant plus que le piège tendu par l'ennemi invisible se resserre. Cet ennemi dont la cruauté semble sans fin...

Mon avis :

J'ai attendu de recevoir le troisième tome avant d'entamer celui-là car le suspens est tel dans cette série, qu'il aurait été vraiment difficile de patienter jusqu'au prochain. Je trouvais rassurant de l'avoir dans ma PAL. J'ai vraiment beaucoup aimé ce second tome malgré un défaut.

Je vais commencer par le positif. Ce livre est vraiment dans la lignée du premier. Il vous happe complètement. Vous lisez le premier chapitre puis vous ne pouvez plus vous arrêter. Ce livre fait passer votre cerveau en mode survie. Vous êtes comme transporté dans cette univers. Vous voulez anticiper ce que va écrire l'auteur comme les personnages essayent d'anticiper les Autres. Vous avez peur pour les personnages, tout comme eux on peur pour leur survie. Vous comprenez comme eux que vous faites partie de quelque chose de plus grand que vous : l'humanité.

J'aime ces auteurs légèrement psychopathes, impossibles à cerner, qui aiment faire souffrir leurs lecteurs et leurs personnages afin de faire passer un message. Cette écriture est incisive comme une lame de rasoir. Elle est courte mais percutante. Elle est touchante.

L'intrigue de la saga avance pas mal dans ce livre. On dirait un cauchemars qui ne s’arrête jamais, dés que vous vous dites qu'il ne peut rien arriver de pire une nouvelle catastrophe se produit.

Les personnages évoluent bien dans l'ensemble et on apprend à mieux les connaître.

Le défaut de ce livre c'est Ringer. Cette fille casse totalement le rythme du livre et son esprit. Je n'arrive pas du tout à m'attacher à elle et à vouloir savoir ce qui lui arrive. En plus elle saoule tout le monde avec ses échecs ! Il y a tout un long passage avec son point de vue et c'est un véritable calvaire. Et là s'engage un énorme casse-tête chez le lecteur. Continuer la lecture en la supportant, sauter ses passages quitte à louper des révélations importantes ou lire en diagonale. J'ai opté pour la première option et ce fut un long moment à passer. Mais cela valait le coup, car après cette partie on a le droit à un cliffhanger de folie.

Bien sûr je vais lire la suite et le plus tôt sera le mieux car je ne vais pas patienter longtemps !


Citation : 
« Donnez à quelqu'un le pouvoir des dieux et il deviendra aussi indifférent que les dieux. »

jeudi 25 août 2016

Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers -Benjamin Alire Saenz

Par Roxane


Auteur : Benjamin Alire Saenz
Titre : Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers
Langue de publication : anglais (américain)
Traducteur : Hélène Zylberait
Editeur : PKJ
Nombre de pages : 359p
Date de publication : juillet 2015

Présentation de l'éditeur :
Une histoire d’amour, d’une profondeur et d’une justesse bouleversantes !
Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n’ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais… C’est donc l’un avec l’autre, et l’un pour l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l’univers.

Mon avis :
Cette année, je rempile pour le prix des Incorruptibles ! Ce livre de la sélection étant dans ma PAL depuis un moment, j'ai décidé dE prendre un peu d'avance. Je souhaite que le reste de la sélection soit aussi bien car j'ai vraiment beaucoup aimé ce livre.

Je vais commencER par les personnages. C'est l'un des gros points forts de ce livre car ils sont très bien traités. Ils sont crédible, et c'est malheureusement si rare pour du Young adulte. On a de vrais ados, de vrais parents, de vrais amis, de vrais personnages quoi ! C'est cette authenticité qui les rends si attachants.

J'ai aimé suivre une histoire du point de vue d'un garçon. Surtout, parce qu'étant une fille j'ai trouvé intéressant de savoir ce qui peut se passer dans la tête d'un garçon ! C'est un garçon attachant, qui a une bonne réflexion et un humour ravageur. L'auteur arrive bien à comprendre le mal être d'Aristote qui est renfermé, différent de l'image des adolescents. Mais il le présente aussi comme un gars lambda.


L'écriture est simpliste, sans prétention. Peu être un peu trop minimaliste sans doute pour faciliter la lecture aux lecteurs novices. Les chapitres sont courts et laissent bien souvent un goût de trop peu, ce qui est dommage.

Le cadre est lui aussi génial. Certes on est en Amérique, comme souvent., mais cette fois on parle des mexicains, une nouveauté pour moi ! Ainsi, l'auteur en profite pour véhiculer un message. Un message sur l'appartenance ou non à une culture, sur le fait de ne pas correspondre à l'image qu'on se fait de prime abord, et sur l'importance des racines culturelles ou non.

L'un des autres messages porte sur l'importance de la famille, des amis et des secrets. Du fait d'être soi, de ne pas se cacher, même si on ne s'en rend pas forcément compte.

L'amour est bien traité dans ce livre, bien que prévisible. La découverte de la sexualité se faits sans scène hot mais par d'intenses réflexions. Sans doute une volonté de l'auteur de préserver ses jeunes lecteurs.

J'ai bien aimé ce livre. En plus la fin, est magnifique ! Par contre je ne sais pas à qui le conseiller car je l'ai trouvé un peu trop jeunesse pour moi, mais je ne le donnerais pas à lire à un cinquième. Maintenant j'ai hâte de lire le reste de la sélection.

Citation :
« L'un des secrets de l'univers est que parfois notre instinct est plus fort que notre esprit »