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mardi 29 août 2017

Je suis une légende - Richard Matheson

Par Ariane




Auteur : Richard Matheson

Titre : Je suis une légende

Genre : roman science-fiction

Langue d’origine : anglais (américain)

Traducteur : Nathalie Serval      

Editeur : Folio

Nombre de pages : 240p

Date de parution : 1ère parution 1954

Présentation de l’éditeur :

Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil...
Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu'aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme.
Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l'ultime survivant d'une espèce désormais légendaire.



Mon avis :

Lorsque débute le roman, Robert Neville survit tant bien que mal dans une cité désolée, hantée la nuit par des créatures assoiffées de sang. Il s’est organisé un quotidien rythmé par les tâches quotidiennes nécessaires à sa survie, se cloîtrant chez lui chaque nuit en attendant le lever du jour, pendant que dans les rues rodent les habitants de la ville désormais métamorphosés. Cet ouvrier, ancien soldat, décide d’en savoir plus sur la maladie qui a transformé ses voisins et sa femme, et mène ses propres expériences.

Je suis assez partagée par cette lecture. Certains éléments m’ont beaucoup intéressée tandis que d’autres m’ont profondément ennuyée. Ainsi, la solitude de cet homme, son combat intérieur contre ses souvenirs, son ingéniosité et sa détermination à comprendre autant qu’à survivre, ne peuvent que toucher le lecteur. Mais surtout, ce qui fait l’originalité de ce livre est l’explication de son titre. C’est alors toute une réflexion sur la normalité, sur l’humanité et son devenir, que nous propose Richard Matheson.

En revanche, j’ai moins adhéré aux recherches menées par Neville pour comprendre la nature du mal qui a décimé la population. J’ai trouvé ces éléments trop factuels et peu crédibles.

Ayant vu l’adaptation avec Will Smith dans le rôle de Robert Neville, je craignais de peu apprécier ma lecture. Car si l’on est souvent déçu en voyant l’adaptation d’un roman, l’inverse peut également être vrai. Mais ma lecture n’a en rien été parasitée par mes souvenirs du film, car les deux sont très différents.

Pour autant je n’ai pas vraiment accroché avec cette lecture. Peut-être est-ce le style de l’auteur qui ne m’a pas convaincue, plus que l’histoire elle-même.



Extrait :

« À la vue de cette multitude de visages blêmes tournés vers lui, Neville s'avisa tout à coup qu'à leurs yeux, c'était lui le monstre. C'est la majorité qui définit la norme, non les individus isolés. »

L'avis de Laure avec qui j'ai partagé cette lecture


jeudi 22 juin 2017

La foire aux vanités - William Makepeace Thackeray

Par Ariane


Auteur : William Makepeace Thackeray
Titre : La foire aux vanités

Genre : roman

Langue d’origine : anglais

Traducteur : Georges Guiffrey

Editeur : folio classique

Nombre de pages : 1080p

Date de parution : septembre 1994

Présentation de l’éditeur :

Il s'agit de l'un des plus grands classiques du roman anglais. Le XIXe siècle britannique est divisé entre Dickens et Thackeray comme le nôtre entre Balzac et Stendhal. Thackeray (1811-1863) est l'égal de Stendhal et La Foire aux Vanités (1848), son chef-d'œuvre. Il y utilise un style humoristique ou ironiquement épique pour donner l'un des plus grands romans de satire sociale en langue anglaise. La thèse fondamentale du livre est que, dans la société occidentale, le seul moyen d'arriver, si l'on est sans naissance ni fortune, est de violer tous les principes moraux que la société fait semblant de respecter. La question qu'il pose donc est : qui faut-il blâmer, ces aventuriers, ou le système qui les rend nécessaires ? Le personnage principal est une femme hypocrite, ambitieuse et sans scrupules : on assiste à son ascension au sommet de la société et à sa chute. Autour d'elle s'agite, dans une immense fresque, la «Foire aux Vanités».


Mon avis :

La littérature anglaise du 19ème siècle réserve souvent de belles lectures et le mois anglais est l’occasion idéale pour ces découvertes. Ce roman de Thackeray est un grand classique mais je dois avouer, à ma grande honte, que je n’en avais jamais entendu parler.

Amelia et Rebecca quittent ensemble le pensionnat de Chiswick dans lequel elles ont passé plusieurs années. Les deux amies sont aussi différentes qu’il est possible de l’être. La brune Amelia, est une jolie jeune fille, douce et généreuse, cadette d’une famille bourgeoise. La blonde Rebecca, orpheline née d’un peintre et d’une danseuse, est aussi ambitieuse et calculatrice qu’elle est belle. L’avenir semble tout tracé pour l’une comme pour l’autre, mais tandis que la première subira les coups du sort, la seconde cherchera par tous les moyens à échapper à son destin.

On pourrait croire que ce roman n’est q'une énième histoire de jeunes filles à marier, mais loin de là. C'est une satire acerbe de la société victorienne. Chacun en prend pour son grade sous la plume de Thackeray. Riches ou pauvres, banquiers ou marchands, aristocrates ou nouveaux riches, l’auteur n’épargne personne.

Rebecca est un de ces personnages que l’on adore détester. Égoïste au plus haut degré, arriviste, manipulatrice, menteuse, sans scrupules, intéressée, superficielle, sans cœur et j’en passe. Pourtant on ne peut s’empêcher d’éprouver une certaine admiration pour cette femme qui a su échapper à son destin et parvenir à ses fins, quels qu’aient pu être les moyens employés.

Au contraire, la douce Amelia suscite peu d’empathie. Certes la demoiselle a un grand cœur, mais la cervelle n’est pas à la hauteur. Sa naïveté confine à la sottise, sa résignation semble plutôt de la passivité, et son admiration sans bornes pour un époux qui n’en mérite pas tant, achève de la rendre pitoyable.  
Thackeray le dit lui-même et s'en étonne, le lecteur n'éprouve que peu d'intérêt pour les personnages comme Amelia et préfère les personnalités comme Rebecca.

Autour de ces deux personnages centraux, figure toute une galerie de personnages, dont peu échappent à la critique acerbe de Thackeray. L’auteur gratte le vernis de la respectabilité pour dévoiler leurs vanités. Et aucun ne semble trouver grâce à ses yeux. Et quel plaisir que cette plume sarcastique ! que ce ton cinglant ! Il s’adresse directement à son lecteur, qu’il interpelle régulièrement. Le lecteur ainsi pris à partie, ne se contente pas de s’immerger dans l’histoire, mais devient observateur et se pose presque d’égal à égal avec Thackeray.

C’est donc une lecture passionnante que je recommande chaudement.



Extrait :

« Et maintenant, disons-le bien haut: Vanitas vanitatum! qui de nous est heureux en ce monde? qui de nous arrive enfin au terme de ses désirs, ou, quand il y parvient, se trouve satisfait? »

http://profplatypus.fr/challenge-classique-2017-la-page/
https://deslivresdeslivres.wordpress.com/2014/06/05/challenge-1-pave-par-mois/comment-page-1/http://ennalit.canalblog.com/archives/2016/12/01/34551554.html

samedi 17 juin 2017

Raison et sentiments - Jane Austen

Par Ariane




Auteur : Jane Austen

Titre : Raison et sentiments

Genre : roman

Langue d’origine : anglais

Traducteur : Jean Privat

Editeur : 10 : 18

Nombre de pages : 336p

Date de parution : janvier 1996 (1ère publication 1811)

Présentation de l’éditeur :

En amour, comme en tout, rien n’a changé depuis le 19eme siècle de Lady Jane. Si la fougueuse Marianne s’abandonne à une passion qui menace de lui brûler les ailes, la sage Elinor prend le risque de perdre l’amour à force de tempérance. Raison et sentiments : impossible équation ? Les deux jeunes femmes devront apprendre de leurs vacillements. Pour le meilleur et pour le pire.



Mon avis :

Comme les années précédentes, je profite du mois anglais pour découvrir l’œuvre de Jane Austen. Il s’agit de son premier roman, dans lequel on retrouve ses thèmes de prédilection.

A sa mort, Mr. Dashwood demande à son fils de prendre soin de ses jeunes sœurs nées de son second mariage et de leur mère. Le fils promet, mais n’ayant rien promis de concret à son père, limite ses bons soins au strict minimum. Les jeunes filles et leur mère quittent donc la propriété familiale pour s’installer dans un modeste cottage sur les terres d’un cousin éloigné. Les deux aînées, Elinor et Marianne, sont en âge de chercher un époux.

On retrouve donc dans ce roman le schéma traditionnel de Jane Austen. Peut-être trop traditionnel finalement. Car si la plume d’Austen est un vrai plaisir, les différents personnages bien campés et qu’elle décortique avec brio la bonne société victorienne, j’ai un peu l’impression de lire toujours la même histoire.

C’était néanmoins une lecture plutôt agréable, mais il s’agissait plus d’une tranquille promenade dans un lieu bien connu que d’une grande aventure en terre inconnue.



Extrait :

« Quelques heures de conversation suffisent à deux créatures raisonnables pour épuiser tous les sujets qu'elles peuvent avoir en commun, mais il en est différemment entre amoureux. Entre eux, nul sujet n'est jamais épuisé, aucune chose n'est jamais dite, si elle ne l'a répété au moins vingt fois. »

http://profplatypus.fr/challenge-classique-2017-la-page/