Auteur :
Richard Matheson
Titre :
Je suis une légende
Genre :
roman science-fiction
Langue
d’origine : anglais (américain)
Traducteur :
Nathalie Serval
Editeur :
Folio
Nombre de
pages : 240p
Date de
parution : 1ère parution 1954
Présentation de l’éditeur :
Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans
une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus
incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir
les rayons du soleil...
Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu'aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme.
Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l'ultime survivant d'une espèce désormais légendaire.
Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu'aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme.
Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l'ultime survivant d'une espèce désormais légendaire.
Mon avis :
Lorsque débute le roman, Robert Neville survit tant bien que
mal dans une cité désolée, hantée la nuit par des créatures assoiffées de sang.
Il s’est organisé un quotidien rythmé par les tâches quotidiennes nécessaires à
sa survie, se cloîtrant chez lui chaque nuit en attendant le lever du jour,
pendant que dans les rues rodent les habitants de la ville désormais
métamorphosés. Cet ouvrier, ancien soldat, décide d’en savoir plus sur la
maladie qui a transformé ses voisins et sa femme, et mène ses propres
expériences.
Je suis assez partagée par cette lecture. Certains éléments
m’ont beaucoup intéressée tandis que d’autres m’ont profondément ennuyée. Ainsi,
la solitude de cet homme, son combat intérieur contre ses souvenirs, son
ingéniosité et sa détermination à comprendre autant qu’à survivre, ne peuvent
que toucher le lecteur. Mais surtout, ce qui fait l’originalité de ce livre est
l’explication de son titre. C’est alors toute une réflexion sur la normalité,
sur l’humanité et son devenir, que nous propose Richard Matheson.
En revanche, j’ai moins adhéré aux recherches menées par
Neville pour comprendre la nature du mal qui a décimé la population. J’ai
trouvé ces éléments trop factuels et peu crédibles.
Ayant vu l’adaptation avec Will Smith dans le rôle de Robert
Neville, je craignais de peu apprécier ma lecture. Car si l’on est souvent déçu
en voyant l’adaptation d’un roman, l’inverse peut également être vrai. Mais ma
lecture n’a en rien été parasitée par mes souvenirs du film, car les deux sont
très différents.
Pour autant je n’ai pas vraiment accroché avec cette
lecture. Peut-être est-ce le style de l’auteur qui ne m’a pas convaincue, plus
que l’histoire elle-même.
Extrait :
« À la vue de cette multitude de visages blêmes tournés
vers lui, Neville s'avisa tout à coup qu'à leurs yeux, c'était lui le monstre.
C'est la majorité qui définit la norme, non les individus isolés. »
L'avis de Laure avec qui j'ai partagé cette lecture