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lundi 13 décembre 2021

Le chant des sorcières, tome 3 - Mireille Calmel

 Par Daphné








Autrice : Mireille Calmel

Titre : Le chant des sorcières

Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : XO éditions

Résumé de l'éditeur :

Dans la veine du Lit d Aliénor et du Bal des Louves, la fin du magnifique Chant des sorcières, une aventure historique et féerique, foisonnante et sensuelle.
1484. A la cour de Philippine de Sassenage, le danger est désormais partout. Autour du Prince Djem et de leur amour secret. Autour de Jeanne de Commiers. L'heure est proche où la prophétie annoncée en Avalon doit se réaliser et Marthe redouble autant de vigilance que d'acharnement maléfique. Pourtant, la résistance s organise. Le baron Jacques et Algonde se sont alliés. Par les pouvoirs magiques qu elle a déjà manifestés, Elora, l'enfançonne de Mathieu et d'Algonde incarne l'espoir. Pendant ce temps, de l'autre côté de la Méditerranée, la belle Égyptienne Mounia, emportée par sa passion pour le chevalier Enguerrand, tente à la fois d échapper aux assassins lancés sur ses traces... et de retrouver la carte qui rouvrira les portes des Hautes Terres.
Auront-ils, tous, le courage d aller jusqu au bout d eux-mêmes ? L'amour sera-t-il assez puissant pour déjouer cette partie qui semble gagnée d avance dans l'esprit démoniaque de Marthe et de Mélusine ? C'est ici et maintenant que le destin d Algonde se joue. Aura-t-elle le cran nécessaire à son accomplissement ? Pour une ultime fois, sauver les siens ?

Mon avis :

Me voilà arrivée au bout de la trilogie du Chant des sorcières. J'aimerais pouvoir en faire l'éloge car malgré une mise en route un peu longue, l'histoire me semblait bien partie et j'avais bien aimé le fait qu'elle se base sur la légende de la fée Mélusine, qu'elle y mêle habilement fées, harpies et un fond Arthurien qui n'était pas pour me déplaire.... Oui, mais voilà : j'ai bien aimé le tome 1, le tome 2 m'a laissée un peu dubitative et quand à ce dernier tome... et bien, si je n'avais pas absolument voulu connaître le fin mot de l'histoire, je ne l'aurais pas terminé car il m'a semblé très long. 

Le côté historique mêlé au côté féérique m'avait attirée mais je me suis totalement perdue dans ce livre. Je n'ai toujours pas trouvé l'intérêt des scènes et des -nombreux- personnages qui m'avaient paru inutile dans les tome précédents. Au final, la même histoire aurait pu être écrite avec beaucoup moins de pages, ce qui n'aurait sans doute pas été un mal. Je suis péniblement parvenue à la fin qui a enfin suscité mon intérêt (mais juste dans les dernières pages malheureusement). 

Il semblerait qu'il y ait une suite à cette trilogie. Ma curiosité me pousserait à la lire car j'avais quand même bien aimé l'idée de départ et on sent bien en lisant les dernières pages que ce n'est pas une véritable fin et que de nombreuses questions restent en suspens. Et puis, sait-on jamais, je vais peut-être enfin comprendre en la lisant le pourquoi du comment de ces longs passages qui me semblaient hors propos tout au long de cette trilogie. Mais je vais tout de même m'octroyer une bonne pause avant d'attaquer la saga qui suit celle-ci. Envie de connaître le fin mot de l'histoire ou non, ce livre  a suscité en moi trop peu d'enthousiasme pour que j'en lise directement la suite...




lundi 6 décembre 2021

Le chant des sorcières, tome 2 - Mireille Calmel,

 Par Daphné








Autrice : Mireille Calmel

Titre : Le chant des sorcières

Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : XO éditions

Résumé de l'éditeur :

Jour après jour, nuit après nuit, la prophétie s’accomplit. Si Mélusine a pu tromper la jeune et pure Algonde, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Chambrière à la cour, auprès de Philippine de Sassenage, l’ancienne paysanne ne s’en laisse plus conter. Elle a l’oreille de sa maîtresse et fait grande impression devant les courtisans. Certes, l’ignoble Marthe persiste à comploter à sa perte et ses yeux sont partout : Algonde n’en a cure qui puise, au plus profond de son ventre, le courage et la certitude de vaincre. Son enfant – c’est écrit – aura raison des forces maléfiques qui convoitent les Hautes Terres. Ainsi les fées en ont-elles décidé. Privée de Mathieu, son malheureux amour, Algonde souffre, pourtant. Il lui faudra plus d’habileté, plus de magie que jamais, pour triompher des ombres et étouffer le chant des sorcières…

Mon avis :

Si j'avais eu un peu de mal à entrer dans le premier tome de cette histoire, j'avais finalement bien accrochée, notamment grâce au côté féérique qui mettait en scène la Fée Mélusine. Malheureusement, on perd totalement de vue Mélusine dans ce tome là pour embarquer dans une histoire un peu brouillonne et trop "à l'eau de rose" pour moi. De nombreux passages m'ont paru inutiles mais j'avais quand même bon espoir qu'ils prennent sens dans le troisième tome. Alors que j'avais apprécié dans le premier tome le côté magique, il semble ici totalement secondaire ce que j'ai trouvé un peu dommage pour un livre qui a pour fond une légende aussi connue que celle de Mélusine. 

J'ai tout de même bien aimé voir l'intrigue se développer. On sent le piège se refermer autour d'Algonde, personnage avec lequel j'ai bien accrochée (et heureusement puisque c'est le personnage principal du livre... et cela contraste et donne un certain équilibre avec le personnage de Philippine que j'ai trouvé horripilante).

Au final, ce livre m'a paru un peu inégal avec des passages qui m'ont semblé longs et ennuyeux et d'autres qui ont su éveiller mon intérêt. Il va maintenant me falloir lire le dernier tome pour me faire une idée véritable de cette histoire.

Extrait :

Pas d'extrait ici : j'ai rendu le livre à la bibliothèque en oubliant d'en noter un...

lundi 15 novembre 2021

Le chant des sorcières - Mireille Calmel

 Par Daphné








Autrice : Mireille Calmel

Titre : Le chant des sorcières

Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : XO éditions

Résumé de l'éditeur :

1483, dans les hauteurs du Vercors.
Non loin du château de Sassenage, la toute jeune Algonde, fille de l'intendante, se débat en vain pour échapper au torrent dans lequel elle est tombée. Malgré ses efforts, elle est emportée sous la montagne qu'on dit hantée par la fée Mélusine.
Tous la croient perdue et pourtant, le torrent la rejette. On la retrouve sur une berge, blanche et glacée mais vivante.
Comment a-t-elle survécu, nul ne le sait.
Sous le choc, Algonde avoue qu'elle aurait... vu Mélusine, puis elle refuse d'en dire plus. Mais elle semble désormais ailleurs. Que se passe-t-il autour de cette jeune fille dont la beauté éclate un peu plus chaque jour ? Quel serment a-t-elle prêté à la fée en échange de sa vie ?
Contrainte au silence pour protéger l'homme qu'elle aime, Algonde va tenter de déjouer le piège mis en place bien avant sa naissance. Son amour pour Mathieu, son amitié complice avec la jeune baronne, Hélène de Sassenage, lui donnent l'envie de vivre et de vaincre.
Saura-t-elle affronter, seule ou presque, les puissances maléfiques qui ont imaginé pour elle un destin qu'elle rejette de toutes ses forces ?

Mon avis :

Après avoir lu (et bien aimé!) La fille des templiers, je poursuis ma découverte des livres de Mireille Calmel avec une nouvelle saga. J'avais très envie de le lire, à la fois pour le contexte historique mais aussi -et surtout!- pour le parallèle avec la légende de Mélusine (J'ai un gros faible pour les légendes, le monde Arthurien et les fées). 

J'ai cependant eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire. Celle-ci est un peu longue à vraiment démarrer  et j'avoue m'être ennuyée pendant la première partie de l'histoire. L'écriture m'a aussi un peu déçue: j'ai compris l'intention de vouloir utiliser des mots médiévaux pour "coller" à l'époque mais était-il vraiment utile d'écrire le mot "jouvencelle" toutes les dix lignes ? 

Et puis, au bout d'une centaine de pages, ça y est, l'histoire se met enfin en place, on entre vraiment dans la légende et je me suis réellement prise d'intérêt pour ce roman. J'ai particulièrement apprécié la partie légendaire où l'on découvre que tout ce qui paraissait révéler seulement de la superstition a sa part de réalité. J'aime généralement beaucoup les livres où le réel chevauche avec le merveilleux et j'ai donc vraiment aimé ce moment. Je suis par contre restée assez perplexe sur le personnage du prince Djems qui arrive d'un coup en plein milieu de l'histoire sans que l'on sache exactement ce qu'il vient faire là. Mais il y a trois tomes en tout alors sans doute trouvera-t-il sa place par la suite.

Malgré un début un peu laborieux, j'ai donc finalement bien aimé ce livre dont j'ai maintenant hâte de connaître la suite.

Extrait :

"Cette galerie, c'est Mélusine elle-même qui me l'a réclamée, lâcha-t-elle dans un souffle.
- Mélusine ?
- Mélusine, répéta Sidonie.
- La fée que mon aïeul Raymondin épousa et qu'il surprit changée en femme-serpent dans son bain ?
- Je n'en connais pas d'autres."


samedi 16 octobre 2021

La maison hantée - Shirley Jackson

Par Ariane

Auteur : Shirley Jackson

Titre : La maison hantée

Genre : roman

Langue d’origine : anglais (Etats-Unis)

Editeur : Rivages noir

Nombre de pages : 250p

Date de parution : novembre 2016

 

Mon avis :

Cet été, j’ai eu des envies d’histoires de fantômes. Ça me prend régulièrement, j’adore l’ambiance de ces histoires, les thématiques exploitées au-delà de l’intrigue mystérieuse. J’ai tellement dévoré de romans et films d’horreur quand j’étais ado ! Stephen King, Graham Masterson, Richard Matheson…Mais pour une fois, je ne me suis pas tournée vers un roman, mais vers une série. J’ai regardé The haunting of Hill House, l’excellente série réalisée par Mike Flanagan. Après avoir vu la série, j’ai eu envie de relire le roman de Shirley Jackson, dont elle est en partie inspirée. J’avais lu ce roman il y a très longtemps, je ne m’en souvenais pas mais je m’en suis progressivement rappelé au fil de ma lecture.

Le Docteur Montague, spécialiste du paranormal, espère prouver l’existence des fantômes en s’installant dans une maison réputée hantée. Son choix se porte sur Hill house, résidence construite au 19ème siècle par Hugh Crain, un riche homme d’affaires, dans laquelle se sont succédé d’étranges événements. Pour l’assister dans son enquête, il décide de faire venir auprès de lui plusieurs personnes ayant eu des expériences surnaturelles. Seules deux jeunes femmes acceptent de le rejoindre : Eleanor et Theodora. Luke, héritier de la demeure, se joint au groupe sous la pression de sa famille. L’ambiance est insouciante au départ, mais les événements étranges se multiplient.

Dans ce roman d’ambiance, il ne faut pas s’attendre à des scènes terrifiantes toutes les trois pages. Tout est dans la montée du suspense, de la tension entre les personnages et leur personnalité de plus en plus intrigante. La plupart des récits du genre mettent en scène des fantômes aux histoires terrifiantes, mais l’originalité de cette histoire est que c’est la maison elle-même qui semble vivante et malveillante.

J’avais apprécié ma lecture de ce roman lors de ma première lecture, complètement prise dans cette ambiance inquiétante. Je me suis un peu moins laissée prendre lors de ma deuxième lecture, mais j’ai apprécié la montée en tension de l’intrigue, les relations étranges qui se nouent entre les personnages et le sentiment d’étrangeté qui perdure à la fin de la lecture, tant les événements peuvent être interprétés de diverses manières.

La série de Mike Flanagan est très différente du roman, à tel point qu’il est difficile de parler d’adaptation et donc de faire la comparaison entre les deux. Excellente réalisation, excellente intrigue, excellents acteurs, j’ai vraiment beaucoup aimé The haunting of Hill house, tout comme la deuxième saison de la série, inspirée cette fois du Tour d’écrou de Henry James.

 

Extrait :

« Aucun organisme vivant ne peut demeurer sain dans un état de réalité absolue. Même les alouettes et les sauterelles rêvent, semble-t-il. Mais Hill House, seule et maladive, se dressait depuis quatre-vingts ans à flanc de colline, abritant en son sein des ténèbres éternelles. Les murs de brique et les planchers restaient droits à tout jamais, un profond silence régnait entre les portes soigneusement closes. Ce qui déambulait ici, scellé dans le bois et la pierre, errait en solitaire. »

« - Je crois que nous n’avons peur que de nous-mêmes, dit le docteur avec lenteur.
- Non, dit Luke. De nous voir en toute clarté, sans masque.
- De savoir ce que nous voulons réellement. »

« Ils étaient tous silencieux, fatigués par leurs voyages respectifs, perdus dans la contemplation du feu. Je suis la quatrième personne, dans cette pièce, songeait Éléonore. Je suis l'une d'entre eux. Je ne suis pas exclue. »

 

 

vendredi 17 juillet 2020

La passe miroir, La mémoire de Babel, Christelle Dabos

Par Daphné













Auteur : christelle Dabos
Titre : La passe miroir, La mémoire de Babel
Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : Gallimard jeunesse

Résumé de l'éditeur :

Deux ans et sept mois qu’Ophélie se morfond sur son arche d’Anima. Aujourd’hui il lui faut agir, exploiter ce qu’elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d’informations divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d’adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ?

Mon avis :

Le tome 3 de La passe-miroir n'a rien à envier aux tomes précédents! On y retrouve Ophélie, sans nouvelle de Thorn depuis bientôt trois ans, détentrice d'un secret dangereux, toujours aussi maladroite et attachante. Elle se retrouve à enquêter sur l'arche de Babel, à la recherche de son mari. Une arche bien différente du Pôle ou d'Anima, une arche où l'ordre apparent dissimule un régime bel et bien totalitaire. 

Ce qui est formidable avec cette saga, c'est l’imagination de son auteure, la manière dont elle parvient à créer de toute pièce non un seul monde, mais plusieurs, représentés sous la forme d'arches et de personnages tous plus différents les uns que les autres. L'arche de Babel est bien différentes de celles que l'on connaissait déjà et pourtant tout aussi intéressante à explorer (mais détestable il faut le reconnaître!). Je trouve cela admirable de pouvoir ainsi créer de nouveaux mondes dans ceux qui sont déjà écrits. Cela me donne un peu l'impression d'ouvrir une poupée russe et de se demander combien d'autres on va en trouver à l'intérieur !

On en découvre un peu plus sur cet univers étrange, ce "nouveau monde" éclaté, mais pas trop toutefois, juste assez pour éveiller davantage notre curiosité. Les personnages sont toujours aussi bien travaillés et il est difficile d'identifier au premier abord quels sont les véritables amis ou ennemis d'Ophélie. 

L'intrigue est bien ficelée et, une fois de plus, je me suis laissée prendre au jeu, dévorant les pages avec une curiosité grandissante! Me voilà maintenant bien ennuyée de ne pas avoir le quatrième tome entre les mains!

Extrait :

"Ophélie ne savait pas quelle perspective était la plus effrayante. Un monde gouverné par Dieu ou un monde gouverné par des hommes se prenant pour Dieu."

mardi 5 novembre 2019

L'étreinte de glace - Jacques Finné

Par Ariane


Auteur : Anthologie

Titre : L’étreinte de glace

Genre : nouvelles

Langue d’origine : anglais

Traductrice : Françoise Adelstain

Editeur : éditions Corti

Nombre de pages : 296p

Date de parution : janvier 2019

Présentation de l’éditeur :
La période dite victorienne correspond à l’apogée de la Ghost story au Royaume-Uni, comme aux États-Unis. Jacques Finné dans le prolongement du choix opéré dans Les Fantômes des Victoriennes, que nous rééditons simultanément, a retenu huit récits qui montreront, une fois encore, que durant le règne de Victoria les femmes écrivains n’avaient rien à envier à leurs homologues masculins.
Les auteures retenues ont été plus ou moins célèbres, Gertrude Atherton, La femme et la Mort, (56 livres publiés), Gertrude Bacon, La grotte, (première en de nombreux domaines), Mrs. Alfred (Louisa) Baldwin, Sérénade muette, (dont les « aurait pu » jalonnent la vie), Mary Elizabeth Braddon, L’étreinte de glace, (romancière à succès, auteure de 90 romans et 150 nouvelles), Amelia B. Edwards, Une nuit dans la Forêt noire, (touche à tout de génie), Edith Nesbit, Le pavillon, (pionnière de la littérature pour enfants, où on la cantonne toujours), Margaret Oliphant, Le portrait, (pilier du Blackwood magazine et romancière reconnue), Mrs. Henry (Ellen) Wood, Dormir… peut-être rêver… (l’une des auteures les plus vendues et traduites de sa génération : cinq millions d’exemplaires).
Si un bon nombre d’entre elles ont été très célèbres ou populaires, saluées par leurs confrères (Wilkie Collins, Henry James et bien d’autres) toutes mériteraient d’être tirées de l’oubli où elles sont tombées, et tout particulièrement Margaret Oliphant qui dans Le portrait retrouve la grâce dont La fenêtre de la bibliothèque témoignait déjà.



Mon avis :

Il y a quelques mois, je lisais La maison des oubliés de Peter James, une histoire de fantômes sans aucun intérêt. Il y a tellement de bonnes histoires de fantômes en littérature, me disais-je, quel dommage d’avoir perdu du temps avec celle-là ! Ce recueil en rassemble quelques unes.

Jacques Finné réunit ici sept textes, écrits par des femmes écrivains entre 1860 et 1915. Sept femmes, autrices à succès à leur époque, mais désormais pour la plupart tombées dans un relatif oubli. Classées par ordre chronologiques, certaines très courtes (moins de 10 pages), d’autres plus longues, ces nouvelles sont aussi très diverses de par leur façon de traiter le sujet du surnaturel, tantôt classiques, tantôt originales.

Dans L’étreinte de glace, un jeune peintre est hanté par la fiancée qu’il a abandonnée ou peut-être par sa propre culpabilité ? Dormir… peut-être rêver… nous raconte l’histoire d’une chambre dans laquelle personne ne trouve le sommeil. Le portrait est celui d’une femme décédée en couches, que son fils devenu adulte découvre. La quatrième nouvelle du recueil nous raconte une singulière Nuit dans la forêt noire. Au chevet de son mari agonisant, une femme attend la mort dans La femme et la mort. Dans Sérénade muette, une jeune médecin est envoyé au chevet d’un lord  en fin de vie et s’y trouve confronté d’une manière inattendue à la mort. Un marin raconte dans La grotte sa rencontre avec Méduse. Dernière nouvelle du recueil, Le pavillon est une histoire de rivalité amoureuse qui bascule dans l’irrationnel.

J’ai beaucoup apprécié la lecture de ces textes, tous savamment construits, distillant une ambiance étrange mas sans jamais apporter de réponse claire sur les événements étranges qu’ils relatent. S’agit-il de fantômes ou d’autres entités surnaturelles ? Ou bien l’explication est-elle plus prosaïque (folie, crime, culpabilité…) ? Le doute est là et ajoute au sentiment trouble né de la lecture. Brillant.

Jacques Finné a semble-t-il consacré deux autres anthologies à ce thème, il va falloir en suggérer l’achat à la bibliothèque. En attendant, Peter James a encore du chemin avant d’en arriver à ce niveau !