Affichage des articles dont le libellé est histoire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est histoire. Afficher tous les articles

mardi 14 avril 2020

Une histoire du monde sans sortir de chez moi - Bill Bryson

Par Ariane


Auteur : Bill Bryson
Titre : Une histoire du monde sans sortir de chez moi
Genre : histoire
Langue d’origine : anglais
Traducteur : Hélène Hinfray
Editeur : Payot Rivages
Nombre de pages : 640p
Date de parution : juin 2015

Présentation de l’éditeur :
Si l'Américain Bill Bryson nous a régalés de désopilantes chroniques sur ses compatriotes, c'est dans un vieux presbytère anglais qu'il a élu domicile. Là il découvre que beaucoup d'événements qui se sont produits un peu partout depuis au moins deux siècles se retrouvent sous forme d'objets et de rituels dans notre intérieur. Déjà auteur d'Une histoire de tout, ou presque, il entreprend alors un Grand Tour à l'échelle d'une maison pour raconter de pièce en pièce l'aventure du génie humain. Au fil de cette histoire de l'envers du décor, vous croiserez des personnages tels que Virginia Woolf (qui n'aimait pas sa bonne) et Karl Marx (qui couchait avec la sienne), vous saurez tout sur l'invention de la tapette à souris et vous comprendrez que sans les "water-closets à chasse d'eau" il n'y aurait pas eu de révolution industrielle.

Mon avis :
 Pour préparer le petit jeu de confinement littéraire auquel je me suis prêtée il y a quelques jours, j’ai fait le tour de mes étagères. J’avais complètement oublié ce livre de Bill Bryson, mais avec ce titre de circonstance je n’ai pas pu attendre !
Bill Bryson est un auteur que j’aime beaucoup. Je l’ai lu pour la première fois quand j’étais étudiante avec American Rigolos, je l’ai relu plusieurs fois ensuite et je regrette qu’un certain nombre de ses ouvrages n’aient pas été traduits en français, mon niveau d’anglais ne me permettant pas vraiment de profiter d’une lecture dans le texte. A travers ses écrits, on devine un homme plein d‘humour et de fantaisie, prompt à l’autodérision, atteint d’une curiosité intellectuelle aussi grande que sa maladresse et un cœur tendre. Comment ne pas aimer un tel homme !
Ainsi donc, à travers une promenade intérieure dans la maison, Bill Bryson évoque les fonctions dévolues à chaque pièce et leur évolution au fil du temps, les objets que l’on y trouve, la vie quotidienne, l’architecture,… C’est un vrai plaisir que de suivre Bill Bryson dans cette ballade intérieure, de jeter un œil neuf sur ce qui nous entoure. Comme à son habitude, il fait preuve d’une ironie mordante et d’une touchante naïveté, et se livre à de nombreuses digressions. Impossible avec lui de prévoir où il va nous emmener !
Au final, une véritable mine d’informations et d’anecdotes en tout genre qui nous fait jeter un œil neuf sur ce qui nous entoure. Décidément quel plaisir de retrouver le plus britannique des américains !

mardi 29 janvier 2019

Le loup, une histoire culturelle - Michel Pastoureau

Par Ariane


Auteur : Michel Pastoureau
Titre : Le loup, une histoire culturelle
Genre : histoire
Langue d’origine : français
Editeur : Seuil
Nombre de pages : 160p
Date de parution : novembre 2018

Présentation de l’éditeur :
Dans l’imaginaire européen, quelques animaux jouent un rôle plus important que les autres et forment une sorte de «bestiaire central». Le loup en fait partie et en est même une des vedettes.
Il occupe déjà cette place dans les mythologies antiques, à l’exemple de la louve romaine, qui a nourri Romulus et Rémus, du loup Fenrir, destructeur du panthéon nordique, et des nombreuses histoires de dévorations, de métamorphoses et de loups-garous. Ces derniers sont encore bien présents au Moyen Âge, même si la crainte du loup est alors en recul. Les bestiaires dressent du fauve un portrait négatif et le Roman de Renart en fait une bête ridicule, bernée par les autres animaux et sans cesse poursuivie par les chasseurs et les paysans.
La peur du loup revient à l’époque moderne. Les documents d’archives, les chroniques, le folklore en portent témoignage: désormais les loups ne s’attaquent plus seulement au bétail, ils dévorent les femmes et les enfants. L’étrange affaire de la Bête du Gévaudan (1765-1767) constitue le paroxysme de cette peur qui dans les campagnes ne disparaît que lentement. Au xxe siècle, la littérature, les dessins animés, les livres pour enfants finissent par transformer le grand méchant loup en un animal qui ne fait plus peur et devient même attachant. Seuls la toponymie, les proverbes et quelques légendes conservent le souvenir du fauve vorace et cruel, si longtemps redouté.

Mon avis :
Je ne lis que rarement de livres d’histoire. Étonnant, alors que j’ai fait des études d’histoire et que ce domaine m’intéresse toujours autant. Il faut dire que les romans m’accaparent ! Mais je n’ai pas seulement fait des études d’histoire, j’ai suivi un double cursus histoire et ethnologie. Alors forcément, l’histoire culturelle me passionne bien plus que l’histoire des faits. Et pour cela, Michel Pastoureau est l’auteur idéal.
Érudit passionné et passionnant, il sait transmettre son savoir avec simplicité. Ici, il s’intéresse à l’histoire du loup dans les représentations culturelles en Europe de l’Antiquité à nos jours. Vaste projet ! Partant des mythologies nordiques pour arriver au loup des livres pour enfants, en passant par la légende, la religion et les fables, sans oublier les faits divers, il nous livre quantité d’informations. C’est un essai érudit autant que pédagogique, s’appuyant en outre sur une iconographie fournie et bien choisie. J’ai toutefois regretté que les chapitres soient si courts, j’aurai aimé un texte plus approfondi (non que les recherches de Michel Pastoureau ne le soient pas, bien au contraire, mais j’ai eu le sentiment que l’on passait trop rapidement d’une chose à l’autre, comme s’il s’agissait plus d’un résumé que du réel travail effectué).
J’ai trouvé beaucoup d’intérêt à ce court ouvrage qui se lit très facilement et beaucoup de plaisir à en admirer les illustrations. D'ailleurs, je me ferai bien une série de lectures de Michel Pastoureau cette année.

Extrait :
« Certes, dans la nature les loups n’ont jamais un pelage noir mais gris, brun, roux, fauve ou rayé. Peu importe : pour l’imaginaire des contes – et pour l »histoire culturelle en général – le loup est noir. Il l’est donc réellement puisque l’imaginaire n’est pas le contraire de la réalité, mais une réalité d’un autre type, dont il serait vain (et stupide) de nier l’existence. »


 Ligne générale, catégorie animal

jeudi 6 juillet 2017

La chère et l'esprit - Massimo Montanari

Par Daphné














Titre : La chère et l'esprit
Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : Alma
Date de parution : 2017
Nombre de pages : 237


Résumé de l'éditeur :

Au commencement, le Christ des Évangiles est tributaire des normes alimentaires juives. Mais dans une page des Actes des Apôtres, un songe de Pierre libère la communauté chrétienne naissante de ces interdits. Les hommes cependant ont besoin de règles, raison pour laquelle le christianisme au cours des siècles élabore une série infinie de modèles alimentaires hérités de la tradition juive, de la philosophie grecque et de la science de l’alimentation : rôle du pain et du vin dans l’Eucharistie, rapport à la viande, au sang et au gras, valeur de rachat du jeûne, modes culinaires, y compris monastiques, règles d’abstinence.
Dans cet essai paru en 2015, en Italie, Massimo Montanari parle de questions complexes avec une grande simplicité. Son autorité scientifique l’exonère des démonstrations pesantes et lui permet d’aborder les sujets avec une grande intelligence.
Un sujet d’actualité ; entre l'attirance pour le véganisme ou le végétarisme et les banquets de boudin, hier marqueurs d’anticléricalisme en période de carême, aujourd’hui destinés à discriminer d’autres religions, on voit que l’alimentation n’est pas qu’une affaire de goût.


Mon avis :

Tout d'abord, merci à Babelio pour ce livre! Or...j'ai dû faire une petite erreur en le cochant lors de la dernière masse critique car ce n'est pas du tout le genre de livre qui me tente au premier abord. J'avoue donc avoir eu un peu de mal à me lancer dans cette lecture.

Pour peu que l'on s’intéresse au sujet (ce qui n'était, je l'avoue, pas tellement le cas pour moi), cette lecture peut se révéler particulièrement instructive. J'ai ainsi appris beaucoup de choses mais de nombreuses choses m'ont cependant échappé. N'ayant en effet pas une grande culture religieuse, il me manquait un certain nombre de références pour réussir à tout suivre.

Une lecture instructive mais dans mon cas trop éloignée de mes centres d’intérêt pour véritablement me plaire.

Extrait :


"Il n'existe pas de modèle alimentaire chrétien. On rencontre des chrétiens omnivores et des chrétiens végétariens; des chrétiens obsédés par le péché de gourmandise et des chrétiens qui vivent sereinement leur rapport à la nourriture; des chrétiens indifférents à ce qu'ils mangent et des chrétiens qui considèrent la table comme le lieu central de la vie : autant d'attitudes et de choix déclinés dans toutes les directions possibles et dont aucun, en réalité, ne peut vraiment se déclarer "chrétien" parce que la tradition chrétienne, a priori, ne prévoit pas de contraintes dans ce domaine."


mardi 15 septembre 2015

L'épopée des bébés - Béatrice Fontanel et Claire d'Harcourt

Par Daphné
















Auteurs et photographes : Béatrice Fontanel et Claire d'Harcourt
Titre : Bébés du monde
 Genre : photographie 
Langue d’origine : français
Editeur : La Martinière

Résumé de l'éditeur:


 Dans quelle civilisation antique soignait-on les bébés avec des souris cuites et des crottes de guêpes ? Comment les hommes du Moyen Âge imaginaient-ils les fœtus ? Comment, avec une gousse d’ail, les femmes de la Renaissance diagnostiquaient-elles leur grossesse ? Pourquoi les bébés des villes étaient-ils exilés par charrettes entières chez des nourrices à la campagne ? Jusqu’à quelle époque les cornes de vaches ont-elles servi de biberon ? Comment transportait-on les bébés avant l’invention des landaus et des poussettes au XXe siècle ? Quand fut inventée la première couche jetable ? Quand la première crèche a-t-elle été créée ?Lorsque, à la fin du XXe siècle, un père ou une mère tend à son bébé une cuillerée de bouillie, babillant avec lui dans une langue particulière, imagine-t-il les gestes et les caresses des parents à leur nourrisson au Moyen Age ou au XVIIIe siècle ? Aimaient-ils leurs enfants comme nous ? Il est délicat de retracer l’histoire du sentiment maternel… Il faut plutôt suivre l’évolution des soins donnés aux tout-petits dans cette « Epopée des bébés » premier grand album d’images de la vie quotidienne des petits d’hommes au fil des siècles.




Mon avis:



Après avoir eu un gros coup de cœur pour Bébés du monde, des mêmes auteurs, je me suis quasiment jetée sur ce livre là lors de ma dernière visite à la bibliothèque. 


Saviez vous à quoi ressemblaient les -dangereux!- biberons d'autrefois? Pourquoi tant d'enfants étaient ils donc confiés à une nourrice et comment était choisie celle-ci? Comment diagnostiquait on les grossesses? Comment transportait on les bébés? Quelles recommandations étaient données aux femmes enceintes?

Autant de questions qui trouvent réponses ici.  Plusieurs thèmes sont abordés : la grossesse, la naissance, la toilette, le sommeil, la manière de nourrir, de porter, de bercer... On constate, au fil des ans, les progrès de la médecine et de la psychologie. Ce livre est une véritable mine d'informations, fourmillant d'anecdotes et de citations en tous genres à propos de la manière dont les bébés ont traversé les siècles depuis l'antiquité jusqu'à nos jours.

Tableaux, gravures et photographies anciennes agrémentent le tout. 

Un beau livre, particulièrement intéressant, qui m'aura beaucoup appris. Et les bébés de demain, comment vivront ils?