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mardi 4 août 2020

La proie - Deon Meyer

Par Ariane


Auteur : Deon Meyer

Titre : La proie

Genre : roman policier

Langue d’origine : anglais (Afrique du Sud)

Traducteur : Georges Lory

Editeur : Gallimard

Nombre de pages : 568p

Date de parution : août 2020

Présentation de l’éditeur :

Au Cap, les Hawks - groupe Criminalité violente de la police sud- africaine - sont confrontés à un crime déconcertant. Le corps d'un ancien membre de leurs services, devenu consultant en protection personnelle, a été découvert près d'une voie ferrée. Que faisait donc cet homme à bord du Rovos, le train le plus luxueux du monde ? Le dossier est pourri, rien ne colle et pourtant, en haut lieu, on fait pression sur eux pour qu'ils laissent tomber l'enquête. À Bordeaux, Daniel Darret, ancien combattant de la branche militaire de l'ANC, mène une vie modeste sous une fausse identité, hanté par la crainte que son passé ne le rattrape. Voeu pieux : par une belle journée d'août, son vieux camarade Lonnie surgit dans sa rue et lui demande de reprendre du service. L'état déplorable du pays justifie un attentat. D'abord réticent, Darrett cède et se retrouve embarqué, via Paris et Amsterdam, dans la mission la plus dangereuse et délicate qu'il ait jamais connue. Traqué par les Russes autant que par les services secrets sud-africains, il ne lâchera pourtant pas sa proie...



Mon avis :

Première lecture de Deon Meyer, auteur de polars à succès dont j’ai souvent croisé le nom en tête de gondole des librairies, parfois sur les blogs. Déjà peu  amatrice de romans policiers (ou plutôt non, amatrice mais très exigeante et rarement satisfaite), cet auteur ne me tente pas vraiment et le résumé de La proie avait tout pour m’effrayer : complots politiques et très peu pour moi.

C’est donc avec pas mal de réticences que j’ai entamé ma lecture et l’avantage quand on commence une lecture dans cet état d’esprit c’est qu’au pire on sera conforté dans ses a priori et au mieux la surprise sera bonne ! Pour le coup, je me situe entre les deux. Je ne me suis pas du tout ennuyée, au contraire je me suis prise au jeu, il faut dire que l’auteur maîtrise parfaitement le rythme de son intrigue, distillant ce qu’il faut de suspense, d’indices et de dangers pour maintenir le lecteur en haleine. Apparemment, ce roman est le dernier en date d’une série mettant en scène Benny Griessel l’enquêteur des Hawks. Cela n’a pas du tout nuit à la compréhension de l’histoire et le roman peut tout à fait se lire indépendamment des autres.

Malgré ces points positifs, je ne me suis pas non plus passionnée pour cette enquête, pas plus que je ne me suis attachée aux personnages. Car si le roman et la narration sont efficaces, le tout manque cruellement, à mes yeux, de personnalité et de profondeur.

Une lecture pour les passionnés de polars, les fans de Meyer et ceux qui cherchent une lecture simple et efficace. 

vendredi 29 janvier 2016

Des vies sans couleur - Zoë Wicomb

Par Daphné













Auteur : Zoë wicomb
Titre : Des vies sans couleur
Genre : roman
Langue d'origine : anglais
Traducteur : Catherien Lauga Du Plessis
Editeur : Phébus
Nombre de pages : 282
Date de parution : 2006

Résumé:
Marion Campbell dirige une agence de voyages prospère au Cap et mène une vie solitaire et sans histoire. Mais tout n'est qu'apparence. La nuit, son sommeil est agité, et le jour, elle est hantée par les souvenirs confus qu'à fait resurgir en elle la photographie d'une femme en première page du journal. Une chose est sûre : Marion est liée à elle d'une manière ou d'une autre. Or son vieux père refuse catégoriquement de s'associer à sa nouvelle quête. Seule la tenace et vive Brenda l'aidera à replonger, non sans douleur, au cœur des sentiers sinueux de son passé... Un drame subtil et déchirant sur le destin méconnu des métis, ces « ni noirs, ni blancs » durant l'apartheid et dont la puissance romanesque a été saluée par Toni Morrison et J.M. Coetzee, prix Nobel de littérature.


Mon avis:


Au vu du résumé, j'étais quasiment sûre que ce livre me plairait ... et bien cela n'a pas été le cas! L'histoire aurait pourtant pu me séduire: mêlant deux époques en Afrique du Sud, l’apartheid et les années qui ont suivies, elle aurait pu particulièrement intéresser. J'ai commencé ce livre pleine d'enthousiasme mais ai rapidement déchanté. en 282 pages, il ne se passe quasiment rien. 

Je ne suis parvenue à rentrer dans l'histoire que durant la deuxième partie durant laquelle Marion découvre la vérité sur sa famille. tout n'était pas perdu, je me suis alors dit que l'histoire avait seulement été un peu longue à démarrer...sauf que l'histoire m'a semblé très vite retomber dans la monotonie. Hormis le passage où l'auteur nous livre l'histoire des parents de Marion, aucun autre élément n'a réussi à attirer mon attention: l'histoire traîne en longueur et l'héroïne n'est pas très sympathique, de même que ses parents. La période post-apartheid n'est pas assez approfondie à mon goût, j'aurais aimé en apprendre davantage sur cette époque, sur ce pays.
De plus, l'écriture ne m'a pas convaincu. Je l'ai trouvé trop narrative et pas assez profonde à mon goût.
Historiquement parlant, j'ai cependant appris des choses: si je connaissais l'apartheid à travers l'histoire des blancs et des noirs d'Afrique du Sud, j'ignorais complètement  l'histoire des métis.

Un livre qui m'a donc plutôt déçue malgré son résumé prometteur!



Extrait: 
"Il est peut-être vrai qu'être blanc, métis ou noir ne veut rien dire, mais il est vrai aussi que les choses ne sont plus les mêmes; il doit bien y avoir une différence entre ce que les choses sont et ce qu'elles signifient. Ces catégories se sont peut-être estompées, elles ne sont plus portées sur les cartes d'identité, mais il fut un temps ou elles étaient lourdes de sens. La différence, c'est quoi ?"











Lu dans le cadre du Petit bac 2016
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