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samedi 19 septembre 2020

Sublime royaume - Yaa Gyasi

Par Ariane


Auteur : Yaa Gyasi

Titre : Sublime royaume

Genre : roman

Langue d’origine : anglais (Etats-Unis)

Editeur : Calmann Levy

Nombre de pages : 374p

Date de parution : août 2020

Présentation de l’éditeur :

Gifty, américaine d’origine ghanéenne, est une jeune chercheuse en neurologie qui consacre sa vie à ses souris de laboratoire. Mais du jour au lendemain, elle doit accueillir chez elle sa mère, très croyante, qui n’est plus que l’ombre d’elle-même et reste enfermée dans sa chambre. Au fil de souvenirs d’enfance émouvants, Gifty s’interroge sur sa passion pour la science si opposée aux croyances de sa mère et de ses ancêtres. Sublime Royaume raconte les difficultés d’avoir une peau noire en Amérique, et le choc des générations au sein d’une famille issue de l’immigration.



Mon avis :

J’avais envie depuis longtemps de lire No home, le premier roman de Yaa Gyasi, mais c’est finalement avec ce petit dernier que j’ai découvre l’autrice américaine d’origine ghanéenne. A lire le résumé, j’étais certaine que j’allais beaucoup aimer cette lecture. Ce ne fut pas le cas…

Gifty, la narratrice, une jeune scientifique solitaire, se voit obligée d’accueillir sa mère qui s’enfonce dans un état dépressif. Cette femme très pieuse et travailleuse n’est plus que l’ombre d’elle-même et tout en essayant de la ramener à la vie, Gifty se remémore leur vie passée.

Dans ce roman qui aborde des thèmes forts et douloureux : l’exil, les séparations, le deuil, la dépression,… et  aborde des questionnements importants : l’identité, le racisme, les croyances religieuses,… on pourrait s’attendre à trouver de l’émotion, à se sentir en empathie avec les personnages. Mais rien ! Alors que je suis plutôt du genre émotive, je n’ai absolument rien ressenti à cette lecture, je ne me suis absolument pas attachée aux personnages et alors que cela ne fait que quelques jours que j’ai terminé le livre, il ne m’en reste déjà pas grand-chose. Je suis très surprise car je ne m’attendais pas à ça.

Dommage… 



samedi 12 septembre 2020

Monstres fabuleux - Alberto Manguel

Par Ariane


Auteur : Alberto Manguel

Titre : Monstres fabuleux

Genre : essai

Editeur : Actes Sud

Nombre de pages : 288p

Date de parution : février 2020

Mon avis :

Lectrices et lecteurs le savent bien, certains personnages nous marquent à vie et peuplent un petit coin de notre esprit. Qu’on les ai aimés ou détestés, ces personnages vivent en nous, ils nous ont forgés, accompagnés, guidés et instruits.

Alberto Manguel, que l’on pourrait qualifier de lecteur professionnel, consacre ce livre à ceux qu’il nomme ses amis littéraires. Personnages de contes ou de la pop culture, héros bibliques ou légendaires, figures littéraires de premier plan ou moins connues, Alberto Manguel dresse de chacun d’eux un portrait érudit, entre histoire de la littérature et autobiographie, mêlant réflexions philosophiques et littéraires.

Si certains de ces personnages sont très connus des lecteurs et du grand public (Dracula, Spiderman, Alice,…), d’autres le sont nettement moins (Qeeqeg, Casaubon, Wakefield). Il faut avoir une solide culture littéraire pour le suivre dans chacun de ces portraits et je reconnais humblement que ce n’est pas mon cas !

Et vous, qui sont vos amis littéraires ? 

Extrait :
"La biologie nous dit que nous descendons de créatures de chair et de sang mais nous avons la conscience intime d'être les fils et les filles de fantômes d'encre et de papier."

"L'expérience du monde - l'amour, la mort, l'amitié, la perte, la gratitude, la confusion, l'angoisse, la peur -, toutes ces choses et ayssi ma propre identité changeante, je les ai apprises des personnages imaginaires rencontrés au fil de mes lectures, bien plus que de mon visage indistinct dans le miroir ou de mon reflet dans les yeux d'autrui."

"Peut-être pourrait-on définir les pays grâce aux personnages les plus aimés de leurs livres d’enfant. On verrait l'Angleterre comme Alice, sans cesse confrontée à des règles sociales et à des préjugés absurdes, l'Italie comme un Pinocchio rebelle et joyeux, qui veut devenir un "vrai garçon", la Suisse comme Heidi la petite fille bien sage, le Canada comme Anne, la survivaliste intelligente et concernée des Pignons verts. Peut-être les Etats-Unis se verraient-ils reflétés par Dorothée, une héroïne qui finira par découvrir que la cité d'Emeraude doit sa merveilleuse couleur aux lunettes teintées de vert que ses citoyens sont obligés de porter, et que la magicien qui la gouverne n'est qu'un imposteur dont le succès réside dans le fait qu'il donne aux gens se qu'ils croient vouloir sous le coup de brèves crises émotionnelles."

mardi 25 août 2020

Rendez-vous à Positano - Goliarda Sapienza

Par Ariane


Autrice : Goliarda Sapienza

Titre : Rendez-vous à Positano

Genre : roman

Langue d’origine : italien

Traductrice : Nathalie Castagné

Editeur : Le Tripode

Nombre de pages : 255p

Date de parution : mars 2017

Mon avis :

Positano, petit village à flanc de falaise de la côte amalfitaine. A la fin des années 50, Goliarda y accompagne une équipe de cinéma pour des repérages. Le village ne convient pas, trop beau pour leur histoire, mais Goliarda est sous le charme du village et d’une femme élégante et mystérieuse. Entre Erica et Goliarda c’est le début d’une amitié de vingt ans.

Ah l’écriture de Goliarda Sapienze ! Quelle merveille ! Lumineuse, élégante, sublime ! Je me suis littéralement coulée dans la beauté de cette écriture aussi belle que le village de Positano, aussi absolue que l’amitié de ces deux femmes.

Pourtant ce roman ne me marquera pas autant que L’art de la joie qui fut un énorme coup de cœur et une lecture particulièrement marquante.



Extrait :

« La voix de Giacomino, je ne pourrais jamais la décrire : un fil sinueux de fumée mélangée à la blancheur de ses jasmins et au parfum de la fleur d’oranger au crépuscule ? Un son jamais entendu auparavant, incorporel mais précis ; peut-être n’est-ce que le timbre que devaient avoir les angles avant l’avènement de l’ère chrétienne, au temps d’Ulysse et peut-être même encore avant. »

« La vie est toujours un roman non écrit s elle reste ensevelie en nous, et je crois dans la littérature. »

« Les enfants, leurs rêves infinis. Le fascinant, l’immense espace que sont leurs journées. Leur magnifique qualité de « croire » qu’ils sont les premiers et les derniers protagonistes de la création et qu’ils sont immortels. Dommage qu’à un certain moment on soit obligé de séparer, ou plus précisément de réduire pour eux – première atroce oppression – le temps en heures, semaines, mois, années, horaires, histoire et carte d’identité »