mardi 24 novembre 2015

L'amie prodigieuse - Elena Ferrante

Par Ariane




Auteur : Elena Ferrante

Titre : L’amie prodigieuse

Genre : roman

Langue d’origine : italien

Traducteur : Elsa Damien

Editeur : Gallimard

Nombre de pages : 400p

Date de parution : octobre 2014

Présentation de l’éditeur :

Naples, fin des années cinquante. Deux amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier défavorisé de la ville, leurs familles sont pauvres et, bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Lila, la surdouée, abandonne rapidement l'école pour travailler avec son père et son frère dans leur échoppe de cordonnier. En revanche, Elena est soutenue par son institutrice, qui pousse ses parents à l'envoyer au collège puis, plus tard, au lycée, comme les enfants des Carracci et des Sarratore, des familles plus aisées qui peuvent se le permettre. Durant cette période, les deux jeunes filles se transforment physiquement et psychologiquement, s'entraident ou s'en prennent l'une à l'autre. Leurs chemins parfois se croisent et d'autres fois s'écartent, avec pour toile de fond une Naples sombre mais en ébullition, violente et dure. Des chemins qui les conduiront, après le passage par l'adolescence, à l'aube de l'âge adulte, non sans ruptures ni souffrances.
Formidable voyage dans Naples et dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse trace le portrait de deux héroïnes inoubliables, qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse jusqu'au plus profond de leur âme.



Mon avis :

Qu’est-ce qu’un bon roman ? Voilà une question difficile et à laquelle chacun peut apporter une réponse différente. Pour moi ce qui fait un vrai bon roman tient en trois ingrédients essentiels : L’histoire, les personnages et l’écriture. On trouve parfois une très bonne histoire mais mal écrite ou avec des personnages mal construits. Inversement, une histoire banale mais servie par une belle écriture et habitée par des personnages attachants. Et n’oublions pas un autre ingrédient encore plus difficile à définir et encore plus subjectif : le charme.

Et dans ce roman d’Elena Ferrante tout est là. La beauté de l’histoire, la beauté des personnages et la beauté de l’écriture, et bien sûr un charme indéfinissable.  

Un matin, Elena reçoit un appel de Rino, le fils de son amie Lila, qui lui apprend que celle-ci a disparu. Totalement disparu du jour au lendemain, elle n’a laissé aucune trace derrière elle récupérant jusqu’à la poindre épingle à cheveux et découpant son visage de toutes les photos. Alors, Elena décide de prendre la plume et de raconter son amie et sa vie.

Ce roman, sous-titré « enfance, adolescence » est le premier d’une série de quatre volumes. Elena y revient sur leur enfance commune dans les années 50 dans un quartier populaire de Naples, loin de l’image d’une Italie romantique. C’est un univers clos, pauvre, une société patriarcale où les affaires d’honneur se règlent à coup de poings, où tout le monde considère normal que le mari frappe sa femme, le père ses enfants et le frère sa sœur. Une violence latente mais une grande solidarité entre voisins.

L’amitié de Lila et Elena est faite à la fois de complicité et de rivalité. Rivalité sur le plan intellectuel notamment. Elena est une élève studieuse et intelligente, mais elle est à la traîne derrière la brillante Lila. Malgré tout, ce sera Elena qui aura l’opportunité de faire des études et de découvrir un autre monde en dehors du quartier. A l’adolescence, la beauté de Lila lui ouvrira de nouvelles opportunités. Et toujours Elena est fascinée par cette amie si intelligente et forte, si différente des personnes qui l'entourent. J’ai aimé suivre ces deux fillettes, de leurs jeux de gamines jusqu’aux premiers émois amoureux.

Autour de ces deux personnages, gravitent nombre de personnages plus ou moins proches : familles, amis, voisins, commerçants. Des personnages denses et hauts en couleurs. Et ils sont nombreux ces personnages, on peut s’y perdre au début mais l’index des personnages permet de bien situer les relations familiales et les personnages.

Dès les premières lignes, les premières pages, la magie opère. Je me suis totalement plongée dans ce quartier napolitain, dans l’histoire de ces deux fillettes et de tous les autres habitants du quartier. Un vrai bonheur ! 
La suite est à paraître pendant la rentrée d'hiver et je m'impatiente déjà ! Et je compte bien suivre l'exemple d'Eva en dévorant les autres romans de cet auteur mystérieux. Car voilà un autre charme à ce roman : Elena Ferrante est un pseudonyme et pour l'instant (depuis longtemps même puisque le premier roman d'Elena Ferrante date de 1992) on ne sait pas vraiment qui se cache derrière. 

Encore une belle découverte que je dois aux blogueuses ! 
Lire les avis de Kathel, Eva, Laure , Joyeux drille, Clara , Jostein,


 

Extrait :

« Lila apparut dans ma vie en première année de primaire, et elle me fit tout de suite impression parce qu’elle était très méchante. »

Lu dans le cadre du challenge Voisins, voisines


lundi 23 novembre 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? (46)

Le lundi on retrouve le rendez-vous hebdomadaire organisé par Galleane. Il suffit de répondre à 3 questions :

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ? 

Ariane 

Qu'ai-je lu la semaine dernière ?



J'ai lu L'amie prodigieuse de Elena Ferrante, j'espérais partager le coup de coeur d'Eva pour ce roman et ce fut le cas ! Ensuite j'ai commencé et abandonné Carthage de Joyce Carol Oates. Je crois que c'était ma 4ème lecture de cette auteure. Bilan : j'ai abandonné deux livres et je n'ai pas aimé les deux autres. Cette fois, j'abandonne ! C'est dommage car souvent les thèmes de ses romans me plaisent mais rien à faire je ne parviens jamais à entrer dans ses histoires. Après cet abandon, j'ai lu La fille du train de Paula Hawkins.
  
Que lis-je en ce moment 




Je lis Neverhome de Laird Hunt.
 
Que lirai-je ensuite ?


Ensuite je pense lire Hérétiques de Leonardo Padura.


Daphné

Qu'ai-je lu la semaine dernière






J'ai lu Les cerfs volants de Kaboul de Khaled Hosseini


Que lis-je en ce moment ?





Je lis Le miroir brisé de Simone Korff-Sausse





Que lirai-je ensuite ?





Je pense lire ensuite Melville street de Xavier Deville





Et vous que lirez-vous cette semaine ?

vendredi 20 novembre 2015

En cuisine ! - bouillon aux lentilles

Par Daphné

Je me débrouille souvent pour glisser des lentilles sous diverses formes dans mes repas. Voici une recette que j'aime beaucoup!

- 6 tomates
- 3 oignons
- 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
- 1 cuillère à soupe de sucre roux
- sel
- poivre
- 250 g de lentilles
- 2 gousses d'ail
- diverses herbes

Préchauffez le four à 180 degrés. Fendez les tomates en deux et découpez les oignons en quartier. Disposez les dans un plat et enduisez les d'huile d'olive, de sucre roux, de sel et de poivre. Laissez chauffer 30 minutes.

Pendant ce temps, versez les lentilles dans une casserole et recouvrez les avec un litre d'eau froide. Ajoutez les herbes et les gousses d'ail en chemise. Portez à ébullition puis couvrez, baissez le feu et comptez 30 minutes de cuisson. Répartissez les légumes dans des assiettes creuses et ajoutez- y les lentilles et leur bouillon.

Variante: je rajoute parfois à cette recette des pommes de terre ou du chorizo.




Tous les démons sont ici - Craig Johnson

Par Ariane



Auteur : Craig Johnson

Titre : Tous les démons sont ici

Genre : thriller

Langue d’origine : anglais (américain)

Editeur : Gallmeister

Nombre de pages : 320p

Date de parution : janvier 2015

Présentation de l’éditeur :

Indien Crow d’adoption, Raynaud Shade est considéré comme le plus dangereux sociopathe des États-Unis et représente le cauchemar de tout policier. Finalement interpellé, il avoue avoir enterré un cadavre au beau milieu des Bighorn Mountains, dans le Wyoming, et c’est à Walt Longmire que revient la tâche d’escorter Shade, en plein blizzard, jusqu’au corps. Mais le shérif sous-estime peut-être les dangers d’une telle expédition. Car pour tenter de rétablir la justice, il va devoir braver l’enfer glacial des montagnes et tromper la mort avec, pour seul soutien, un vieil exemplaire de La Divine Comédie de Dante.

Dans ce nouveau volet des aventures de Walt Longmire, Craig Johnson transforme le lumineux décor des Hautes Plaines en un inquiétant théâtre des ombres, dans un polar sous très haute tension



Mon avis :

Quel plaisir de retrouver Walt Longmire ! Et encore une fois, Craig Johnson nous offre un roman magnifique et inattendu.

Le shérif Longmire, en compagnie de son adjoint Sancho, est chargé de convoyer trois prisonniers dangereux jusqu’aux limites de son comté et de les remettre aux fédéraux. Mais les prisonniers, menés par Shade, le plus dangereux d’entre eux s’enfuient en semant sur leurs traces de nombreux cadavres. Le shérif décide sans hésitation de se lancer dans une chasse à l’homme dangereuse, seul, dans les montagnes, en plein blizzard.

Au cours de cette épopée au sein d’une nature hostile et grandiose, plusieurs personnages apparaissent guidant le shérif dans sa quête. Mais progressivement, le récit se rapproche du surnaturel ou plutôt de la spiritualité indienne.

Guidé par Virgile White Buffalo, un géant indien rencontré quelques mois plus tôt, le shérif Longmire traverse ces terres gelées et dangereuses jusqu’aux sommets des Bighorn Mountains, comme Dante fut guidé par Virgile au cœur de l’Enfer dans La Divine comédie. Un exemplaire de L’Enfer accompagne le shérif tout au long de son périple et les parallèles entre le voyage de Dante en enfer et celui du shérif dans les montagnes sont nombreux.

C’est finalement, un récit très différent des précédents. C’est une aventure solitaire, mais aussi une réflexion profonde sur la nature humaine, une quête spirituelle. On est très loin du thriller ! Mais qu’importe. Une fois de plus c’est magnifique. L’écriture épurée de l’auteur, empreinte d’humour et d’intelligence est un régal. Et encore et toujours ces descriptions de la nature du Wyoming dont Craig Johnson se fait le chantre. Décidément, je crois que je ne m’en lasserai jamais.

Une pure merveille !

Le dernier tome de la série vient juste de paraître, patience jusqu’à son arrivée à la bibliothèque !



Extrait :

« A priori, on était au printemps, mais chaque année, quelqu'un oubliait de le dire aux montagnes. »

Lu dans le cadre du challenge Petit bac (gros mot)

jeudi 19 novembre 2015

Belle époque - Elizabeth Ross

Par Roxane



Auteur : Elizabeth Ross
Titre : Belle époque
Editeur : Robert Laffont
Nombre de pages : 434p
couverture : Magnifique ! 

Présentation de l'éditeur :

1889. Afin d’échapper à un mariage qu’elle ne souhaite pas, Maude Pichon monte à Paris avec ses maigres économies. Alors qu’elle recherche un emploi, elle tombe sur l’annonce suivante : « On demande des jeunes filles laides pour faire un ouvrage facile ». Maude postule. 
 

Mon avis :

Cette annonce mystérieuse en guise de résume m'attirait énormément, tout comme la magnifique couverture ! J'ai adoré ce livre juste grandiose ! J'étais si triste de le rendre aux CDI, j'aurais aimé le garder dans ma bibliothèque ! Ce n'est que le deuxième livre que je lis dans le cadre du prix des incos et même s'il est encore trop tôt pour le dire, il y a des chances que je vote pour celui-ci qui m'a tellement plu.

Cette fabuleuse histoire se passe à Paris pendant la construction de la tour Eiffel. On imagine très bien les deux Paris qui cohabitent, celui des aristocrates et celui des artistes ruinés. Cette chère Maude et toutes ces filles qui travaillent dans cette agence ne peuvent que nous toucher. Ce métier de faire valoir est si aberrant et injuste ! Qui peut dire quelle fille est moche ou belle ? Qui peut vouloir engager des faire valoir ? Qui est le plus à plaindre, Maude ou Isabelle? Et qui est vraiment belle au final ? Mais qu'est ce que la beauté ? Où même la chance ?

J'ai franchement adoré cet univers, ce cadre et l'Histoire se mêlant à l’histoire. Je dois avouer que je n'étais quand même pas sur d'aimer ce roman car j'avais peur que ce soit trop « belle robe, argent et amour à gogo », bref que ce ne soit pas assez profond, trop conte de fées où tout est bien qui finit bien. Mais pas du tout !

Ce livre se lit vite, il est très dur à lâcher ! On a qu'une envie savoir la suite ! Il y a un tel tourbillon de fastes, qui changent les gens, au final on en ressort blessé, humilié, déboussolé, on ne sait plus qui on est ni qui l'on doit croire. L'auteur sait nous faire ressentir toutes ces émotions où l'on se perd soi-même et on ne sait plus qui écouter. Au final on se rends compte que la plus grande beauté est celle de l’intérieur, celle de l'extérieur n'est que qu'accessoire. Maude au final est plus belle que certaines clientes !

J'ai également adoré le monde artistique dépeint dans ce livre, les tableaux du Louvre, la chanson, la photographie et la tour Eiffel !

La plume de l'auteur est claire, elle se lit facilement.

Ce roman qui nous parle d'une époque ancienne trouve pourtant écho avec ce qui se passe aujourd'hui, ce que l'on vit à la période de l'adolescence quand son corps change et que l'on trouve toujours les autres plus beaux que nous. Aujourd'hui où la mise en avant de soi par l'intermédiaire des photos postées sur les réseaux sociaux rend la vie ultra superficielle, on pourrais très bien imaginer certaines ou certains utiliser des faire valoir qui ne le savent pas forcément.

Ce roman facile à lire est à mettre entre les mains de tous les ados.



Citation :

« Peut-être que si les gens sont laids, c'est qu'ils n'ont pas besoin d’être beaux, en quelque sorte. »


Ainsi résonne l'écho infini des montagnes - Khaled Hosseini

Par Daphné










Auteur : Khaled Hosseini
Titre : Ainsi résonne l'écho infini des montagnes
Genre : roman
Langue d’origine : anglais (américain)
Traducteur : Valérie Bourgeois
Editeur : Belfond
Nombre de pages : 485
Date de parution : 2013

Résumé de l'éditeur:


Dans le village de Shadbagh, Abdullah, dix ans, veille sur sa petite sœur Pari, trois ans. Entre les deux enfants, le lien est indéfectible, un amour si fort qu'il leur permet de supporter la disparition de leur mère, les absences de leur père en quête désespérée d'un travail et ces jours où la faim les tenaille.

Mais un événement va venir distendre ce lien, un choix terrible qui modifiera à jamais le destin des deux jeunes vies, et de bien d'autres encore ...

Des années cinquante à nos jours, d'une petite cahute dans la campagne afghane aux demeures cossues de Kaboul, en passant par le Paris bohème des seventies et le San Francisco clinquant des années quatre-vingt, Hosseini le conteur nous emmène dans un voyage bouleversant, une flamboyante épopée à travers les grands drames de l'Histoire.

Mon avis:

Voici le deuxième livre que je lis de cet Khaled Hosseini...et c'est un deuxième coup de cœur! Que de beauté, que d'accomplissement parmi les mots de cet auteur! Un grand livre!

Le lien, si fort, qui unit Abdullah et sa petite sœur Pari, et leur douloureuse séparation est le point de départ de ce livre. Leur enfance bascule lors de cet horrible moment. De chapitre en chapitre, on suit la vie d'Abdullah et de Pari mais aussi celle de multiples autres personnages. Chaque chapitre est consacré à un personnage différent mais tous sont liés d'une manière ou d'une autre. De personnage en personnage, d'histoire en histoire, l'auteur nous entraîne en Afghanistan, aux Etats Unis, en Grèce, en France...Ce livre est un immense puzzle qui mêle habilement les différents pays, cultures,  générations et personnages. 

Le récit est construit de manière très habile et cohérente malgré le nombre de personnages. Les liens entre eux sont très bien construits. A aucun moment on ne se perd ou ne s'ennuie. On vibre avec chacun de ces personnages, chacune de ces histoires. Ces histoires qui se croisent, s'éloignent et se rejoignent font écho les une aux autres dans un magnifique roman chorale.

J'ai au début regretté de ne pouvoir connaitre mieux les personnages et de ne pas passer plus de temps avec les personnages d'Abdullah et de Pari (je pensais au départ que le roman entier serait consacré à leur histoire). Finalement, ce regret s'est vite estompé tant j'ai aimé suivre les histoires de chacun des personnages et comprendre les ponts qui les unissait aux deux protagonistes de départ. En fait, on en sait juste assez sur chaque personnage. On ne sait pas tout, certes, mais cela laisse place à l'imagination et on en sait suffisamment pour comprendre et apprécier leur histoire. L'auteur fait ainsi preuve d'une grande maîtrise dans les découpage de ses chapitres, mêlant les époques, les protagonistes et les endroits avec brio.

De nombreux thèmes sont abordés ici tels que l'histoire et le contexte géopolitique de l’Afghanistan mais également la quête identitaire, le choc des cultures,  l'exil, la pauvreté, les liens fraternels, la jalousie, l'abandon, le handicap, l'homosexualité, la culpabilité, la lâcheté, les missions humanitaires...

Le handicap et la maladie tiennent une grande place dans l'histoire, atteignant plusieurs personnages d'une manière ou d'une autre. Les différentes réactions de l'entourage face à ces maladies ou handicaps sont abordées avec beaucoup de délicatesse et de réalisme. 

Les relations humaines sont particulièrement bien explorées. La quête de soi même et de l'autre,  l'importance de connaitre ses origines et la sensation de vide provoquée par les souvenirs enfouis sont traités avec une grande délicatesse : "
Mais c'est important de connaître tes racines et l'endroit où tu as commencé à exister en tant qu'être humain. Sinon, ta vie paraît irréelle. Pareille à un puzzle. Tu comprends ? Comme si, après avoir raté le début d'une histoire, tu te retrouvais soudain au milieu, à essayer de tout démêler"

Un livre magnifique, donc, tant par l'écriture que par son histoire. après cette belle lecture, je me suis littéralement jetée, à la bibliothèque, sur Les cerfs volants de Kaboul que j'espère apprécier autant que les deux autres livres de cet auteur. 


Extrait:

"J'ai appris que le monde ne voit pas ce qu'il y a en vous, qu'il se moque complètement des espoirs, des rêves, des chagrins qui reposent cachés sous votre peau et vos os. C'est aussi simple, aussi absurde et aussi cruel que ça."