mardi 23 février 2016

Someone - Alice McDermott

Par Ariane

Auteur : Alice McDermott
Titre : Someone
Genre : roman
Langue d’origine : anglais (Etats-Unis)
Traducteur : Cécile Artaud
Editeur : Table ronde
Nombre de pages : 272p
Date de parution : août 2015

Présentation de l'éditeur :
Brooklyn, années 30, quartier irlandais. Marie vit avec ses parents, immigrés avant sa naissance, et son grand frère Gabe dans un minuscule appartement bien astiqué. Son père boit trop mais il aime sa fille tendrement. Sa mère a la rudesse des femmes qui tiennent le foyer. Tandis que Gabe se destine dès le plus jeune âge à la prêtrise, Marie traîne sur les trottoirs de New York avec ses copines, colportant les cancans du bloc d'immeubles, assistant aux bonheurs et aux tragédies d'une quartier populaire. Viendront le temps des premiers émois, puis du premier emploi, chez le croque-mort du quartier, le débonnaire M. Fagin. Un jour, elle rencontre Tommie, GI détruit par la guerre qui vient de s'achever, employé d'une brasserie de bière et ancien paroissien de Gabe. Tommie est ce qu'on appelle «un gars bien». Ensemble, ils vont élever quatre enfants qui connaîtront l'ascension sociale américaine.

Mon avis :

J'aime les personnages comme Marie l'héroïne de ce roman. Marie est une femme ordinaire au destin lui aussi ordinaire. Mais l'ordinaire recèle toujours une partie d'extraordinaire. Et c'est à travers ses souvenirs que nous découvrons sa vie.

Dans les années , Marie grandit dans le quartier de Brooklyn entourée d'un père aimant mais qui boit trop, d'une mère occupée par les tâches ménagères et d' un grand frère qui se destine très tôt à la prêtrise. J'ai particulièrement apprécié cette partie du roman, la description de la famille de Marie mais plus encore de la vie quotidienne de ce quartier habité en majorité par des immigrants irlandais.

Nous suivons toujours les pas de Marie, l'adolescence, le premier amour, l'entrée dans la vie professionnelle, le mariage, la maternité, la vieillesse... Nous l'accompagnons dans toutes les étapes de sa vie au fur et à mesure qu'elle nous en raconte les moments marquants.

Marie est un personnage attachant. Le genre de personnage auquel on peut facilement s'identifier, le genre de personnage réaliste qu'on s'attend presque à croiser au coin de la rue.

Alice McDermott nous offre la fresque d'une vie ordinaire avec en toile de fond le quartier qui se transforme, le monde qui change. J'ai beaucoup apprécié l'écrite subtile de l'auteur.


Extrait :

« Debout, à une extrémité de a table, mon frère s'était lancé dans un grand discours, pendant que ma mère remplissait les assiettes. Nous étions assises toutes les deux, la tête levée vers lui. C'était là le langage des hommes timides, me dis-je, des hommes trop seuls avec leurs lectures et leurs idées - sur la politique, la guerre, les pays lointains, les tyrans. Des hommes qui préféraient enfouir la tête là-dedans plutôt que de voir le simple chagrin d'amour d'une femme. »

L'avis de Clara, Mimi,

lundi 22 février 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? (8)

Le lundi on retrouve le rendez-vous hebdomadaire organisé par Galleane. Il suffit de répondre à 3 questions :

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ? 

Ariane 

Qu'ai-je lu la semaine dernière ?


J'ai lu Le chant de la Tamassee de Ron Rash et Le nouveau nom d'Elena Ferrante.


Que lis-je en ce moment 

Je lis Corrosion de Jon Bassoff.


Que lirai-je ensuite ?


Je lirai Les plus belles mains de Delhi de Mikael Bergstrand.


Daphné

Qu'ai-je lu la semaine dernière




J'ai lu L'étrange mémoire de Rosa Masur de Vladimir Vertlib

Que lis-je en ce moment ?




Je lis en ce moment Les dames du Graal de Jean Markale


Que lirai-je ensuite ?






Je lirai ensuite la situation du handicap au Congo Brazzaville de Joseph Mbenza

Et vous que lirez-vous cette semaine ?

samedi 20 février 2016

Bilan du challenge amoureux

Par Ariane

Il y a quelques jours, le challenge amoureux organisé par Cultur'elle a pris fin. Je m'étais inscrite à ce challenge il y a un an avec pour objectif de lire un livre pour chacune des 6 catégories que j'avais choisie.
Je n'ai malheureusement pas rempli ce challenge puisque je n'ai pas rempli une catégorie. Voici mon bilan :
- amour classique: Orgueil et préjugés - Jane Austen
- amour passion : Tours et détours de la vilaine fille - Mario Vargas Llosa
- maux d'amour :
- amour familial : Le petit prince cannibale - Françoise Lefevre
- amour célèbre : Alabama Song - Gilles Leroy
- amour adultère/impossible/inavouable : Amours - Léonor de Récondo


vendredi 19 février 2016

Le nageur - Roma Tearne

Par Ariane



Auteur : Roma Tearne

Titre : Le nageur

Genre : roman

Langue d’origine : anglais (Sri Lanka)

Editeur : Albin Michel

Nombre de pages : 384p

Date de parution : février 2015

Présentation de l’éditeur :

Depuis que son compagnon l’a quittée, Ria vit seule à Eel House, sa maison d’enfance du Suffolk, sur la côte sauvage du nord-est de l’Angleterre. Cette poétesse de quarante-trois ans s’est accommodée d’une vie d’ermite troublée par quelques rares voisins, méfiants de cette « étrangère » qui a longtemps vécu à Londres.

Une nuit, Ria aperçoit un homme nageant dans la rivière qui borde son jardin. Ben, vingt ans, a fui la guerre civile du Sri Lanka et travaille dans une ferme voisine en attendant d’obtenir l’asile politique. Malgré leur différence d’âge et de culture, les deux inconnus se prennent inexplicablement d’affection l’un pour l’autre. C’est le début d’une liaison passionnée qui va se heurter, dans un climat de tension, à la suspicion de la population locale à l’encontre des nombreux migrants de passage, au moment où une série de crimes sème la terreur...

Avec la sensibilité dont elle avait fait preuve dans le magnifique Retour à Brixton Beach, la romancière anglaise d’origine sri lankaise Roma Tearne réussit un roman incandescent qui parle d’amour et de deuil, de rapport aux origines et de liberté.



Mon avis :

C’est à Kathel que je dois cette belle découverte. C’est en effet sur son blog que j’ai découvert ce roman dont je n’avais absolument pas entendu parler par ailleurs. Et il aurait été dommage de passer à côté.

Le point de départ de ce roman est la rencontre improbable entre Ria, poétesse solitaire âgée d’une quarantaine d’années, et de Ben, jeune médecin venu clandestinement du Sri Lanka. Entre ces deux personnages que tout oppose, va naître une belle histoire d’amour, toute en délicatesse et tendresse. Mais un drame va faire basculer l’histoire

Ce roman est découpé en trois grandes parties, chacune consacrée à une narratrice féminine. Ces témoignages n’apportent pas un éclairage différent sur les faits car ils ne coïncident pas dans le temps, mais se suivent. La force de ce roman ce sont ses personnages. Ben, Ria, Eric, Anula sont extrêmement attachants.

Mais j’ai en premier lieu été conquise par l’écriture de l’auteur. Une écriture délicate, pleine de subtilité, laissant en mémoire un sentiment de grâce.

Un roman très touchant et très beau. Merci Kathel !



Extrait :

« La vieillesse n’affaiblit pas les émotions. Ceux qui croient cela n’ont jamais vieilli ! » 


Lu dans le cadre du challenge Tour du monde (Sri Lanka)

L'avis de Kathel,  

jeudi 18 février 2016

Comme une envie de voir la mer - Anne Loyer

Par Roxane

Auteur : Anne Loyer
Titre : Comme une envie de voir la mer
Langue d'origine : français
Editeur : Alice
Nombre de pages : 109p

Présentation de l'éditeur :
À seize ans, Ludivine vient d'avoir son bac. C'est une fierté pour ses parents. Pour elle, c'est surtout le moment tant attendu de prendre son envol et de se défaire des attentes qu'ils ont fait peser toutes ces années sur ses jeunes épaules. Entourée de tous ses amis, Ludivine fête l'événement comme il se doit. Rien ne pourrait gâcher cette journée. Sauf un message laissé sur son répondeur... Le message d'une inconnue qui va bouleverser sa vie. Du jour au lendemain, exit Ludivine, bonjour Ludie ! La jeune fille impose à tous, et surtout à ses parents, ce nouveau prénom. Mais ça amuse plus que ça n'interpelle. Alors, sans prévenir qui que ce soit, Ludie fugue vers la mer avec, en guise de bagage, son grand frère handicapé et l'espoir de trouver une réponse au mensonge qui a régi toute son existence jusqu'ici

Mon avis :
Je dois avouer que je ne saurais pas vraiment dire si j'ai aimé ou pas ce livre.

L’héroïne n'a pas l'air de comprendre qu'elle n'est pas le centre du monde et que ses parents ne sont pas dans sa tête ! Quand il y a un sujet qu'on veut aborder avec ses parents, il faut leur dire, ouvrir le débat, c'est pas forcément à eux d'y penser. Même si ce n'est pas toujours facile, je le sais. Je n’adhère vraiment pas aux décisions de cette fille, et comme le livre repose sur ses choix, ça ne collait pas vraiment avec moi.

Son frère est un personnage qui permet de réfléchir sur le handicap mental et l'acceptation de ces personnes différentes. J'ai trouvé ce personnage, et tout ce qu'il nous fait ressentir et réfléchir, absolument génial et très instructif.

L'écriture est fluide, et n'en fait ni trop ni pas assez, elle est très efficace.

Malgré mon ressenti général j'ai lu ce livre d'une traite dans le train. J'attendaits plus de ce petit livre, qui avait de très bonnes critiques mais ça ne l'a pas vraiment fait avec moi. Je ne conseillerais pas forcément ce livre mais je ne le déconseillerais pas non plus. Bref, avis mitigé.



Citation :

« Rien d'autre n'avait d'importance à part prendre de l'avance, de l'élan pour doubler les autres, les dépasser, être meilleur qu'eux, briller. »

http://ennalit.canalblog.com/archives/2016/01/01/33098969.html

mercredi 17 février 2016

Mercredi, c'est le jour des petits - Y a t-il des ours en Afrique? - Satomi Ichikawa

Par Daphné


















Auteur : Satomi Ichikawa
Titre :  Y a t-il des ours en Afrique?
Éditeur : Ecole des loisirs


Résumé:


Meto habite avec sa famille dans un petit village de la savane. Un jour, une jeep amène des touristes. Parmi eux, une petite fille tient dans ses bras un ours en peluche. C'est un animal que Meto n'a jamais vu. Mais quand il s'aperçoit qu'il a été oublié par la petite fille, il court à travers la savane pour le restituer à sa propriétaire. Arrivera-t-il à temps?

Mon avis:


voici un joli livre qui permet de découvrir l' Afrique et les différences de culture. L'enfant suit ici Meto, parti à la recherche d'une petite fille qui a perdu son ours en peluche. A travers la course de Meto pour rattraper la petite fille, l'enfant découvre différents animaux de la savane africaine ainsi que quelques mots en swahili. 

Les illustrations sont jolies et l'histoire emplie de générosité, de découvertes et d'amitié. 

Mais au fait...y a t-il des ours en Afrique?



                                                            Lu dans le cadre du Petit bac 2016, 
                                                                                                                                  catégorie "ponctuation"  


mardi 16 février 2016

Les lumières de septembre - Carlos Ruiz Zafon

Par Daphné














Auteur : Carlos Ruiz Zafon
Titre : Les lumières de septembre
Genre : roman
Langue d’origine : espagnol
Traducteur : François Maspero
Éditeur : Pocket
Nombre de pages  : 260
Date de parution : 1995

Résumé de l'éditeur:


1937. Quand Simone Sauvelle, sa fille Irène, quinze ans, et Dorian, son jeune fils, arrivent en Normandie après avoir quitté Paris, ils tombent immédiatement sous le charme de Lazare Yann, fabricant de jouets mondialement réputé, et de son étonnante demeure, Cravenmoore. Composée d'innombrables pièces et corridors qui se perdent dans une obscurité insondable, Cravenmoore est peuplée de marionnettes qui semblent mener une existence indépendante. Mais très vite une ombre, désespérée, brûlante de haine, cherche à tuer la famille Sauvelle. Pourquoi s'en prend-elle ainsi à ces nouveaux arrivants ? Quels secrets ont-ils menacés ?

La réponse se trouve dans le journal intime d'une jeune femme disparue des années auparavant. Et auprès d'une femme oubliée du monde depuis vingt ans, dans une chambre gardée par de terrifiants pantins.


Mon avis:


C'est toujours avec plaisir que je retrouve l'univers et l'écriture de Carlos Ruiz Zafon lors de mes lectures! Les lumières de Septembre est le troisième tome du" cycle de la brume", suite du Prince de la brume et du Palais de minuit. Comme dans les deux tomes précédents, le lecteur se retrouve plongé dans un univers bien particulier, à mi-chemin entre le réel et l'imaginaire. Ici encore, les personnages principaux sont des adolescents dont l'aventure semble être une sorte de quête initiatique. Ici, cependant, l'intrigue arrive plus vite, le fantastique prenant place assez tôt dans le roman. Des ombres, de terrifiants automates, un manoir labyrinthique, une présence maléfique...pas de doute, nous voilà bien plongés dans  un livre de Carlos Ruiz Zafon!

L'écriture de cet auteur est toujours aussi imagée et il parvient une fois de plus à nous immerger dans l'ambiance angoissante de son histoire. C'est avec précision que le lecteur ressent l'oppression et le mystère qui entoure la demeure de Cravenmoore.

Ce livre est le troisième tome d'un cycle et pourtant...je n'ai pas saisi le lien entre ces trois livres! Ne l'ayant pas non plus compris lors de la lecture du deuxième livre, je pensais que ce lien nous serait révélé dans le troisième...mais ça n'a pas été le cas. Dans "le cycle du cimetière des livres oubliés" (qui reste ma lecture favorite de cet auteur!), le lien entre les différents tomes est évident même si chacun d'entre eux peut se lire indépendamment. Ici, cependant, je suis restée perplexe, cherchant un bon moment ce qui réunissait les trois livres du "cycle de la brume" . Certes, les personnages sont tous des adolescents, découvrant l'amour ou l'amitié, à qui il arrive des incroyables aventures. L'ambiance est également très proche, les histoires suivent plus ou moins la même trame. Mais de là à en faire les tomes d'un même cycle? Le seul véritable lien qui m'a semblé transparaître entre ces livres est -peut-être!- la montée du nazisme sous forme de la métaphore des présences maléfiques. Mais je n'en suis pas certaine, peut être y a t-il quelque chose qui m'a échappé!

Les lumières de septembre n'est pas le livre que j'ai préféré de cet auteur mais je l'ai tout de même bien apprécié. Je ne me lasse décidément pas de cette écriture!


Extrait:

"Comme lui avait dit une fois son défunt mari, ça ne valait pas la peine de perdre son temps à essayer de changer le monde; il suffisait d'éviter que le monde vous change"