vendredi 25 novembre 2016

Harry Potter et l'enfant maudit - J.K.Rowling, Jack thorne et John Tiffany

Par Daphné















Auteur : J.K.Rowling
Titre : Harry Potter et l'enfant maudit
Genre : théâtre
Langue d’origine : anglais
Traducteur : Jean-François Ménard
Editeur : Gallimard
Nombre de pages : 340
Date de parution :  2016

Résumé de l'éditeur :

Être Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il est un employé surmené du Ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus, doit lutter avec le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus. 

Mon avis :

Je fais parti des grandes fans de Harry Potter. J'ai attendu la sortie de chaque tome avec impatience, les ai tous lu plusieurs fois, ai pleuré et ri en lisant les aventures du célèbre sorcier et eu une grosse pointe de nostalgie à la fin de la saga. Bref, j'aime Harry Potter! Je ne me suis pourtant pas jeté sur ce dernier opus de la série. Je craignais même un peu de le lire. Une suite à Harry Potter? qu'est ce que cela pouvait il bien donner? Était ce juste un coup de marketing? Je ne savais donc pas trop à quoi m'attendre en ouvrant ce livre. 

Tout d'abord, il faut savoir que nous n'avons pas là un roman mais une pièce de théâtre. au début de cette pièce, nous retrouvons Harry là où nous l'avions laissé à la fin du tome 7 : sur le quai de la gare, le jour de la rentrée à Poudlard de son deuxième fils. C'est autour de ce dernier, Albus, que va se dérouler toute l'intrigue. Albus ne ressemble guère à son père et porte le nom de celui ci comme un fardeau. Père et fils ont donc des relations bien compliquées. Un jour, ayant décidé de changer le passé, Albus et son meilleur ami Scorpius (le fils de Drago Malefoy!) se retrouvent piégés dans les affres du temps!

Cette pièce n'a pas été du tout désagréable à lire. J'ai retrouvé avec plaisir notre trio de sorciers et d'autres personnages bien connus, regrettant cependant que d'autres ne soient pas davantage mis à l'honneur (j'aurais aimé avoir de plus amples nouvelles de Neville et Luna par exemple!). J'ai aimé plonger à nouveau dans ce monde si particulier et si envoûtant qu'est celui de la sorcellerie vue par J.K.Rowling. Malgré quelques incohérences (lesquelles sont d'ailleurs assez étonnantes quand on sait que l'auteur, jusqu'à présent n'a rien laissé au hasard!), l'histoire a su me convaincre. 

Cependant, je ne garderai pas de ce livre le souvenir émerveillé que je garde des sept autres tomes. Pour moi, une grande partie du succès d'Harry Potter tient aux descriptions, si approfondies, des lieux et des personnages. Avec une pièce de théâtre, ces descriptions, bien entendu, n'apparaissent pas. C'est également le cas pour l'écriture de J.K.Rowling, écriture qui, bien que simple, m'a toujours envoûtée. J'aurais également aimé en savoir davantage sur le monde de la magie, domaine dans lequel on pourrait, n’est ce pas, toujours apprendre de nouveaux éléments! 

J'aimerais beaucoup voir la pièce de théâtre mais je sais qu'un livre sous forme de roman m'aurait davantage attirée. D'un autre côté, peut être vaut il mieux que ce ne soit pas le cas. En effet, avec un livre écrit de la même manière que les autres, j'aurais sans doute été déçue. Une pièce de théâtre a l'avantage de réellement se différencier des romans. Sans doute ce livre ne doit il pas être considéré comme une suite de la sage d'Harry Potter mais davantage comme une extension de son monde, une manière d'en savoir un peu plus sans pour autant être vu comme un huitième tome, un peu comme les livres sur le quiddich ou les créature fantastiques. 

Si, à mes yeux, rien ne vaut les heures passées à dévorer encore et encore les sept tomes de Harry Potter, j'ai cependant pris plaisir à découvrir cette pièce de théâtre et à me laisser emporter par l'histoire. Je ne pense pas me lasser un jour de découvrir de nouveaux détails sur l'univers de mon sorcier préféré!


Extrait :

"Harry, il n'existe pas de réponse parfaite dans ce monde d'émotions et de désordre. La perfection est hors de portée de l'espèce humaine, hors de portée de la magie. Dans chaque instant rayonnant de bonheur, il y a cette goutte de poison: la conscience que la douleur reviendra. Pour un humain, souffrir, c'est comme respirer."

Lu dans le cadre du Petit bac 2016 : 
catégorie gros mot



mercredi 23 novembre 2016

Mercredi, c'est le jour des petits - Petits trésors - Jacqueline K.Ogburn et Chris Raschka

Par Daphné
















Auteur : Jacqueline K.Ogburn
Illustrateur : Chris Raschka
Titre : Petits trésors
Editeur : Circonflexes

Résumé de l'éditeur :

Partout dans le monde, les gens expriment l'amour qu'ils portent à leurs enfants par de petits noms doux, comme "mon trésor" ou "mon cœur".
En France, nous disons "ma puce" ou "mon lapin".
Mais comment le dit-on aux Etats-Unis, en Allemagne, en Chine ou dans le pays arabes?
Petits trésors offre une multitude de mots d'amour en quatorze langues, que vous pourrez partager avec vos chers petits choux et petites poupées.



Mon avis :


Voici un très bel album qui nous parle d'amour : l'amour dont sont entourés les enfants du monde entier. Amour qui se manifeste dans ces petits noms tendres que les parents donnent aux enfants. Ce livre est un tour du monde des petits surnoms. L'auteur nous propose ici la traduction française de ces petits noms, leur véritable écriture et la manière dont ils se prononcent. 

Saviez-vous qu'en Finlande, on appelle souvent les enfants "Pépite d'or", qu'on les surnomme "Citrouille" aux Etats-Unis et "Côtelette d'agneau" en Australie? Saviez-vous que "morceau de ma vie" en arabe se dit "dhanaya" et que les Brésiliens nomment leurs enfants "docinho de coco", c'est à dire  "douceur à la noix de coco" ?

De "petit pois coquin" à "mon univers", de l'Inde à la Pologne, le petit lecteur part ici pour un tour du monde empli d'amour et de douceur. 

Ma fille aînée et moi avons craqué sur ce petit livre! Ma fille de deux ans et demi, en revanche, ne l'apprécie pas du tout! Elle n'aime pas les surnoms et proteste chaque fois qu'on lui en donne un, revendiquant haut et fort son véritable prénom : "je ne m'appelle pas ma puce, je m'appelle petite E.!" Un livre qui n'est donc pas fait pour elle mais que sa grande sœur  et moi apprécions beaucoup!






mardi 22 novembre 2016

L'administrateur provisoire - Alexandre Seurat

Par Ariane


Auteur : Alexandre Seurat

Titre : L’administrateur provisoire

Genre : roman

Langue d’origine : français

Editeur : Rouergue

Nombre de pages : 182p

Date de parution : août 2016

Présentation de l’éditeur :

Découvrant au début du récit que la mort de son jeune frère résonne avec un secret de famille, le narrateur interroge ses proches, puis, devant leur silence, mène sa recherche dans les Archives nationales. Il découvre alors que son arrière-grand-père a participé à la confiscation des biens juifs durant l’Occupation. Le récit tente d'éclairer des aspects historiques souvent négligés jusqu'à récemment, l’aryanisation économique de la France de Vichy, crime longtemps refoulé par la mémoire collective. Une enquête à la fois familiale et historique bouleversante, s’appuyant sur des documents réels.



Mon avis :

J’avais été marquée l’année dernière par ma lecture de La maladroite, premier roman d’Alexandre Seurat, où il traitait avec pudeur un sujet extrêmement difficile. J’étais donc impatiente de le retrouver avec un second roman. Malheureusement c’est une déception.

Après l’enterrement de son frère, le narrateur apprend au cours d’une discussion familiale que son arrière-grand-père, Raoul H.,  aurait joué un rôle peu glorieux pendant l’Occupation. Il décide d’en savoir plus et mène son enquête auprès des différents membres de sa famille puis aux Archives. Il découvre alors que celui-ci a occupé la fonction d’administrateur provisoire, chargé de gérer les entreprises, commerces ou biens mobiliers et immobiliers confisqués aux Juifs.

Le thème du secret de famille est très souvent exploité en littérature et Alexandre Seurat a encore une fois choisi un sujet difficile. Un sujet peu traité et prometteur. Malheureusement, je n’ai pas du tout adhéré à la construction du récit. Pour être franche, je me suis souvent sentie complètement perdue, entre les digressions sur son frère qui semble hanté par la Seconde Guerre Mondiale sans rien savoir pourtant de cet arrière-grand-père, la relation d’un étrange procès, les relations tendues du narrateur avec ses parents, l’alternance impromptue de passé et de présent, l’enquête, le récit du destin de familles spoliées par Raoul H., documents d’archives,… Bref impossible de m'y retrouver.

Dommage, car j’étais très intéressée tant par le sujet de la spoliation des biens des Juifs que par le poids de la culpabilité ressentie par les générations suivantes. 

Les avis de Mimi, Eva,

lundi 21 novembre 2016

Le secret de la manufacture des chaussettes inusables - Annie Barrows

Par Daphné














Auteur : Annie Barrows
Titre : Le secret de la manufacture des chaussettes inusables
Genre : roman
Langue d’origine : aanglais
Traducteur : Claire Allain et Dominique Hass
Editeur : 10/18
Nombre de pages : 663
Date de parution :  2015

Résumé de l'éditeur :

Eté 1938. Layla Beck, jeune citadine fortunée, refuse le riche parti que son père lui a choisi et se voit contrainte, pour la première fois de sa vie, de travailler. Recrutée au sein d'une agence gouvernementale, elle se rend à Macedonia pour y écrire un livre de commande sur cette petite ville.
L'été s'annonce mortellement ennuyeux. Mais elle va tomber sous le charme des excentriques désargentés chez lesquels elle prend pension. Dans la famille Romeyn, il y a... La fille, Willa, douze ans, qui a décidé de tourner le dos à l'enfance... La tante, Jottie, qui ne peut oublier la tragédie qui a coûté la vie à celui qu'elle aimait... Et le père, le troublant Félix, dont les activités semblent peu orthodoxes. Autrefois propriétaire de la manufacture, cette famille a une histoire intimement liée à celle de la ville.
De soupçons en révélations, Layla va changer à jamais l'existence des membres de cette communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.



Mon avis :

Ayant beaucoup aimé Le cercle littéraire des amateurs éplucheurs de patates, j'avais hâte de lire le nouveau roman de cette auteur.

Nous nous retrouvons ici dans un petit conté de Virginie au cœur de la grande dépression. Lorsque Layla refuse d'épouser un homme fortuné l'ayant demandée en mariage, son père lui coupe les vivres et elle se voit obligée de travailler, ce qu'elle n'a jamais fait auparavant. C'est ainsi qu'elle se retrouve à étudier l'histoire du conté de Macédonia et fait la connaissance de la famille Romeyn.

J'ai d'abord eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, ne sachant trop où l'auteur voulait en venir. Je me suis cependant, au fil des pages, laissée prendre par l'histoire d'une famille un peu particulière et d'une manufacture au lourd passé. 

Deux points de vue s'entremêlent dans ce récit : celui de Layla et celui de Willa, douze ans, fillette curieuse et attachante qui décide de mener sa propre enquête afin de percer à jour les secrets qui l'entourent. 

Autour de Layla et Willa gravitent plusieurs personnages : Jottie, la tante de Willa dont la mort de son amour de jeunesse est au centre de l'intrigue, Minerva et Mae, les deux autres tantes, jumelles inséparables, l’oncle Emmett, la petite sœur, Bird, et enfin, Félix le père de Willa, personnage énigmatique que sa fille tente de percer à jour. Tous forment une famille pour le moins spéciale. Les relations entre eux sont relativement bien dessinées. J'ai notamment apprécié la relation ambiguë mais puissante liant Jottie et son frère Félix. Les sentiments de la petite Willa envers son père mais également envers sa tante sont également dépeints avec finesse. L'amour se mêle aux sentiments de trahison et la déception à l'attachement. Les sentiments dans la relation à l'autre se heurtent, blessant les protagonistes mais leur permettant aussi de respirer enfin face à une vérité trop longtemps dissimulée. 

L'atmosphère générale du livre, à l'image de la canicule régnant sur la petite ville de Macédonia est à la fois lente et étouffante mais également ensoleillé par un certain humour. J'ai trouvé à ce livre une certaine similitude avec Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur d'Harper Lee ce qui n'a pas été sans me plaire.

Un bon roman qui m'a un peu dérouté au début mais dont j'ai particulièrement apprécié l'épaisseur donné à la description des personnages. 


Extrait :

"On ne parvient jamais à se faire une idée de la vérité d'autrui. On s'applique à se forger une idée définitive et on finit par s'étrangler avec le nœud qu'on a tissé soi-même."





samedi 19 novembre 2016

La perle - John Steinbeck

Par Ariane



Auteur : John Steinbeck

Titre : La perle

Genre : roman

Langue d’origine : anglais (américain)

Traducteur : Renée Vavasseur et Marcel Duhamel

Editeur : Gallimard

Nombre de pages : 128p

Date de parution : 1ère parution 1947

Présentation de l’éditeur :

«Dans la ville, on raconte l'histoire d'une grosse perle - comment elle fut trouvée, puis perdue à nouveau ; l'histoire de Kino, le pêcheur, de sa femme Juana et de leur bébé Coyotito. Et comme l'histoire a été si souvent racontée, elle est enracinée dans la mémoire de tous. Mais, tels les vieux contes qui demeurent dans le cœur des hommes, on n'y trouve plus que le bon et le mauvais, le noir et le blanc, la grâce et le maléfice - sans aucune nuance intermédiaire.»



Mon avis :

Aux débuts du blog, Daphné et moi avions instauré une rubrique intitulée « les livres de ma vie », pour parler de lectures antérieures à la création du blog mais qui nous avaient particulièrement marquées. J’avais inauguré cette rubrique en parlant du roman de Steinbeck Des souris et des hommes, le roman qui a marqué le début de ma passion pour la littérature. Après cela, je me suis régulièrement tournée vers l’œuvre de Steinbeck, un auteur que j’ai toujours eu plaisir à lire. Et ce plaisir n’a pas disparu avec les années. Heureusement que l’auteur était prolifique car il me reste encore certains titres à découvrir.

Kino est un pauvre pêcheur. Il vit avec sa femme Juana et son fils Coyotito une vie humble mais heureuse. Un jour Kino trouve une perle exceptionnelle par sa taille et sa beauté. Une perle qui pourrait changer leur destin et leur permettre de réaliser leurs rêves les plus fous (se marier à l’église, acheter des chaussures, envoyer leur fils à l’école). Mais la perle attire les convoitises et la famille de Kino ne connaît plus que le malheur.

L’histoire de la perle de Kino est une allégorie de l’argent, de son pouvoir destructeur. La perle, précieux cadeau de la mer, rare et magnifique semble s’enlaidir au fur et à mesure qu’elle reste en contact avec les hommes. Symbole de beauté et de pureté, elle suscite la convoitise et déclenche les plus bas instincts des hommes, la nacre se ternit et devient porteuse de mort et de violence.

Encore une fois, John Steinbeck m’a conquise, par ses personnages, par l’histoire qu’il construit, par son écriture.



Extrait :

« Les ancêtres de Kino avaient chanté tout ce qui existe et tout ce qui arrivera jamais. Ils avaient tout mis en chansons. Ils avaient fait des chants pour les poissons, pour la mer en furie et pour la mer paisible, pour le jour et pour la nuit, pour le soleil et la lune – et tous ces chants demeuraient dans le cœur de Kino et des siens – tous les chants qui furent jamais inventés, et même ceux depuis longtemps oubliés. »


http://ennalit.canalblog.com/archives/2016/01/01/33098969.htmlhttp://profplatypus.fr/challenge-classique-2016/