Par Ariane et Daphné
Nous vous souhaitons à tous un très joyeux Noël, plein de joie et de rires !
lundi 25 décembre 2017
samedi 23 décembre 2017
Femme à la mobylette - Jean-Luc Seigle
Par Ariane
Auteur :
Jean-François Seigle
Titre :
Femme à la mobylette
Genre :
roman
Langue
d’origine : français
Editeur :
Flammarion
Nombre de
pages : 240p
Date de
parution : août 2017
Présentation de l’éditeur :
Abandonnée par tous avec ses trois enfants, Reine n’arrive
plus à faire face. Sa vie finit par ressembler à son jardin qui n’est plus
qu’une décharge. Son horizon paraît se boucher chaque jour davantage, alors
qu’elle porte en elle tant de richesses. Seul un miracle pourrait la sauver...
Et il se présente sous la forme d’une mobylette bleue. Cet
engin des années 1960 lui apportera-t-il le bonheur qu’elle cherche dans tous
les recoins de ce monde et, surtout, à quel prix ?
Jean-Luc Seigle dresse le portrait saisissant d’une femme
ordinaire au bord du gouffre. Ce faisant, c’est une partie de la France
d’aujourd’hui qu’il dépeint, celle des laissés-pour-compte que la société en
crise martyrise et oublie.
Mon avis :
Si je devais établir une liste de mes plus belles lectures
des dernières années, le roman de Jean-Luc Seigle, En vieillissant les hommes
pleurent, figurerait en bonne place. Son roman suivant, Je vous écris dans le
noir m’avait beaucoup plu également. Dès que j’ai vu son nom sur la liste des
publications à venir de cette dernière rentrée littéraire, je frémissais d’envie.
Il m’aura fallu être patiente avant de le voir arriver à la bibliothèque et
surtout que le lecteur précédent le rapporte (près de deux mois de retard, je
piaffais !). Mais ma patience a été récompensée par une très belle
lecture.
Reine est l’une de ces femmes que l’on ne voit pas. Sa pauvreté,
sa détresse et sa solitude l’ont rendue insignifiante, invisible. Sans emploi,
sans ressources, elle peine à élever ses enfants depuis que son mari l’a
quittée et s’est installé à l’autre bout du pays avec une petite bourgeoise.
Mais dans son petit coin perdu, comment trouver du travail sans moyen de
transport ? Et sans travail comment subvenir aux besoins de ses enfants ?
Et soudain, la mobylette. La mobylette qui lui redonne une dignité, un avenir,
une liberté. Et qui va lui permettre de rencontrer l’amour, de découvrir la
féminité qu’elle avait toujours ignorée, le désir.
C’est un roman qui résonne, qui bouscule, qui bouleverse.
Les premières pages, terrifiantes, angoissantes, quand du fond de son
désespoir, Reine doute seule dans sa cuisine face à un couteau posé sur la
table, a-t-elle tué ses enfants ?
Quel personnage inoubliable ! Elle porte bien son
prénom, cette femme riche d’amour, de bonté et de générosité. Issue d’une
lignée de femmes fortes, elle porte en elle ses mortes, elle vit avec elles comme
elle vit avec les vivants, elle n’est que sensibilité Reine.
Une fois de plus, je suis touchée par l’empathie de Jean-Luc
Seigle, par le beauté de ses mots, par ses personnages si humains, si
touchants, si fragiles.
Extrait :
« Elle n'a aucun regret, surtout quand elle finit par
se dire: Que c'est beau, mon Dieu que c'est beau ! Et ça, toute cette beauté,
elle le doit à la lenteur de sa mobylette. »
vendredi 22 décembre 2017
Les aventures de Ruben Jablonsky - Edgar Hilsenrath
Par Daphné
Auteur : Edgar Hilsenrath
Editeur : Le Tripode
Nombre de pages : 267
Date de parution : 2017
Résumé de l'éditeur :
Arraché à l’insouciance et l’espièglerie de l’enfance par la terreur nazie, le jeune Ruben Jablonski se retrouve à la sortie de la Seconde Guerre mondiale dans une situation désespérée. Libéré d’un ghetto, séparé de sa famille et à la recherche d’un nouveau destin, il s’engage dans un périple épique qui le conduit de la Roumanie aux États-Unis, en passant par l’Ukraine, la Turquie, la Palestine et la France…
Les réminiscences enfantines, l’humanité qui survit à l’horreur et l’amour de la littérature pour unique boussole confèrent aux Aventures de Ruben Jablonski une force et un humour rares. Edgar Hilsenrath a écrit ce roman en 1997 – bien après les autres livres qui lui avaient déjà apporté une renommée internationale – et il fait la bouleversante synthèse des quinze années qui ont vu sa vie basculer.
Mon avis :
Roman en grande partie autobiographique, l'auteur s'inspirant de sa propre histoire pour décrire celle du jeune Ruben, ce livre a un ton décalé assez étrange. Ruben, tout comme son auteur a connu l'enfer du ghetto et de la persécution pendant la seconde guerre mondiale, l'exil et la séparation avec ceux qu'il aime, la recherche d'une nouvelle vie avec son arrivée en Palestine.
La partie historique nous est racontée dans toute son horreur et pourtant sur un ton cynique et décalé qui fait toute l'originalité de ce livre. Comme il est étrange d'aborder cette partie de l'Histoire avec la légèreté et l'humour (humour grinçant mais humour tout de même!) de la plume d'Edgar Hilsenrath ! Le contraste entre le ton employé et le sujet est absolument saisissant et sans doute est ce la raison pour laquelle cet auteur a été controversé à plusieurs reprises.
Ce livre m'a paru assez déroutant. Je ne suis pas sûre de pouvoir affirmer qu'il m'ait plu tout comme je ne peux pas dire non plus qu'il m'ait déplu, mais une chose est sûre : il a su m'intriguer. Je lirais bien d'autres écrits de cet auteur afin de m'en faire une idée plus précise.
Extrait :
Auteur : Edgar Hilsenrath
Titre : Les aventures de Ruben Jablonsky
Genre : roman
Langue d’origine : allemand
Traducteur : Chantal PhilippeEditeur : Le Tripode
Nombre de pages : 267
Date de parution : 2017
Résumé de l'éditeur :
Arraché à l’insouciance et l’espièglerie de l’enfance par la terreur nazie, le jeune Ruben Jablonski se retrouve à la sortie de la Seconde Guerre mondiale dans une situation désespérée. Libéré d’un ghetto, séparé de sa famille et à la recherche d’un nouveau destin, il s’engage dans un périple épique qui le conduit de la Roumanie aux États-Unis, en passant par l’Ukraine, la Turquie, la Palestine et la France…
Les réminiscences enfantines, l’humanité qui survit à l’horreur et l’amour de la littérature pour unique boussole confèrent aux Aventures de Ruben Jablonski une force et un humour rares. Edgar Hilsenrath a écrit ce roman en 1997 – bien après les autres livres qui lui avaient déjà apporté une renommée internationale – et il fait la bouleversante synthèse des quinze années qui ont vu sa vie basculer.
Mon avis :
Roman en grande partie autobiographique, l'auteur s'inspirant de sa propre histoire pour décrire celle du jeune Ruben, ce livre a un ton décalé assez étrange. Ruben, tout comme son auteur a connu l'enfer du ghetto et de la persécution pendant la seconde guerre mondiale, l'exil et la séparation avec ceux qu'il aime, la recherche d'une nouvelle vie avec son arrivée en Palestine.
La partie historique nous est racontée dans toute son horreur et pourtant sur un ton cynique et décalé qui fait toute l'originalité de ce livre. Comme il est étrange d'aborder cette partie de l'Histoire avec la légèreté et l'humour (humour grinçant mais humour tout de même!) de la plume d'Edgar Hilsenrath ! Le contraste entre le ton employé et le sujet est absolument saisissant et sans doute est ce la raison pour laquelle cet auteur a été controversé à plusieurs reprises.
Ce livre m'a paru assez déroutant. Je ne suis pas sûre de pouvoir affirmer qu'il m'ait plu tout comme je ne peux pas dire non plus qu'il m'ait déplu, mais une chose est sûre : il a su m'intriguer. Je lirais bien d'autres écrits de cet auteur afin de m'en faire une idée plus précise.
Extrait :
" Moguilev-Podolski... un
gigantesque champ de ruines, image de la dévastation. nous avons pris peur en
arrivant sur l'autre rive du Dniestr. C'était donc ici, au milieu de
ruines, que nous allions vivre. le premier jour, nous avons campé en
rase campagne, le lendemain, on nous a entassé dans le cinéma russe. L'immense
salle était pleine à craquer mais nous avons fini par trouver une place parmi
les déportés [...] Le jour suivant, nous sommes partis pour le ghetto, secteur
isolé réservé aux Juifs. au début, on pouvait passer d'une partie de la ville à
l'autre, ensuite on nous a interdit de sortir du ghetto sous peine de
mort."
jeudi 21 décembre 2017
Grand Prix des blogueurs 2017
Par Ariane
En début de mois, je vous parlais de ce prix littéraire organisé par Agathe du blog Agathe the book et sa petite équipe. Et le gagnant est Bakhita de Véronique Olmi !
Je n'ai pas encore lu ce roman mais il me tarde de le découvrir.
J'avais voté pour Et soudain, la liberté de Caroline Laurent qui est arrivé en seconde position, suivi par Le jour d'avant de Sorj Chalandon.
En début de mois, je vous parlais de ce prix littéraire organisé par Agathe du blog Agathe the book et sa petite équipe. Et le gagnant est Bakhita de Véronique Olmi !
Je n'ai pas encore lu ce roman mais il me tarde de le découvrir.
J'avais voté pour Et soudain, la liberté de Caroline Laurent qui est arrivé en seconde position, suivi par Le jour d'avant de Sorj Chalandon.
mercredi 20 décembre 2017
Mercredi, c'est le jour des petits - Le bonhomme et l'oiseau - Alice Brière-Haquet et Clotilde Perrin
Par Daphné
Auteur : Anne Brière-Haquet
Illustrateur : Clothilde Perrin
Titre : Le bonhomme et l'oiseau
Editeur : Père Castor Flammarion
Résumé :
Mon avis :
Voici un bien joli livre qui nous raconte une histoire d'amitié entre un bonhomme de neige et un petit oiseau.
Tout en rimes et en douceur, le texte s'accorde parfaitement avec les illustrations. L'écharpe du bonhomme de neige donne une touche colorée au blanc hivernal et c'est particulièrement réussi!
Cette petite histoire tendre et poétique est une jolie manière d'aborder l' amitié et le cycle des saisons. Tous les bonhommes de neige finissent par fondre un jour et à laisser leur place aux couleurs du printemps mais l'espoir est là et l'hiver reviendra!
Auteur : Anne Brière-Haquet
Illustrateur : Clothilde Perrin
Titre : Le bonhomme et l'oiseau
Editeur : Père Castor Flammarion
Résumé :
Au cœur d’un paysage de blanc et de glace, un bonhomme de neige trônait comme un roi. Une nuit, un petit oiseau tomba dans ses bras. Le bonhomme hésita, le glissa dans son écharpe… Ensemble, l’hiver serait désormais moins froid.
Mon avis :
Voici un bien joli livre qui nous raconte une histoire d'amitié entre un bonhomme de neige et un petit oiseau.
Tout en rimes et en douceur, le texte s'accorde parfaitement avec les illustrations. L'écharpe du bonhomme de neige donne une touche colorée au blanc hivernal et c'est particulièrement réussi!
Cette petite histoire tendre et poétique est une jolie manière d'aborder l' amitié et le cycle des saisons. Tous les bonhommes de neige finissent par fondre un jour et à laisser leur place aux couleurs du printemps mais l'espoir est là et l'hiver reviendra!
mardi 19 décembre 2017
Les vrais héros ne portent pas de slip rouge - Axel Sénéquier
Par Ariane
Auteur :
Axel Sénéquier
Titre :
Les vrais héros ne portent pas de slip rouge
Genre :
nouvelles
Langue
d’origine : français
Editeur :
Quadrature
Nombre de
pages : 132p
Date de
parution : septembre 2014
Présentation de l’éditeur :
Les sacs commencèrent alors à circuler dans les rangées. On
entendait les cœurs battre. Tout le monde ne pensait qu’à une chose : sauver sa
peau et sortir de ce traquenard au plus vite. Surtout, ne pas mourir pour
quelques euros.
Il n’y avait que Jean-Claude qui trépignait sur son siège.
Dans son supermarché du quinzième arrondissement, il n’arrêtait que des
garnements qui volaient des bonbons ou des clochards qui piquaient leur litron
de rouge pour la journée. Jamais encore il n’avait pu montrer ce qu’il avait
réellement dans le ventre, et là, l’occasion s’offrait enfin à lui. À sa place,
Steven, Chuck ou Arnold n’auraient pas hésité une seconde. C’étaient des héros,
des vrais, il ne pouvait pas les décevoir après tout ce qu’ils lui avaient
apporté…
Mon avis :
Il y a un peu plus d’un an maintenant, Daphné et moi avons
reçu un message nous proposant de découvrir ce recueil de nouvelles d’Axel
Sénéquier. Et pour tout dire je n’étais pas vraiment partante. Déjà le titre
m’inquiétait. J’ai beaucoup de mal avec les titres bizarres et très longs. Un
préjugé, mais on retrouve souvent des titres de ce genre dans les romans feel
good et c’est un genre que je n’apprécie pas. Et puis, je ne suis pas vraiment
à l’aise lorsque je reçois un livre directement d’un éditeur ou encore pire,
d’un auteur. Si j’aime, je me demande si ce ne sera pas perçu comme de
l’hypocrisie et si je n’aime pas, je n’ose pas vraiment le dire de peur de
vexer. Bref, Daphné était partante et ça m’arrangeait bien. Mais après son
billet très enthousiaste et d’autres qui l’étaient tout autant, je me suis dit
que j’avais peut-être eu tort. Daphné a eu la gentillesse de me l’envoyer mais
je l’ai encore fait patienter longtemps dans ma pile avant de me décider,
enfin, à l’en sortir pour clôturer ma dernière ligne du petit bac 2017. Et…
pourquoi ne l’ai-je pas lu plus tôt !!!
C’est une merveille, une vraie pépite d’humanité, des
nouvelles tour à tour amusantes ou émouvantes, qui m’ont parfois rappelé ma
référence ultime en matière de nouvelles : Maupassant. Oui, rien que
ça ! A l’instar du maître de la nouvelle, Axel Sénéquier réussit à
construire une histoire, des personnages. Et ils sont touchants ces
personnages, ces héros ordinaires !
Mention particulière pour Avant-première, Les toiles
filantes et La source et l’estuaire.
Sans oublier La biche qui m’a fait penser
à La parure, lue pour la première fois quand j'avais une dizaine d'années et qui m'a particulièrement marquée.
Extrait :
« Sur l’écran, la sincérité de Charlot fit mouche ;
derrière son piano, Roger s’en donna à cœur joie ; dans l’obscurité, on
gloussa, on se laissa aller à la nostalgie. Et pendant ce temps-là, dans le
fond de la salle, mais en réalité loin, très loin de cette maison de retraite,
juste à côté d’un projecteur ronflant, un enfant riait aux larmes des pitreries
de son papa. »
Inscription à :
Articles (Atom)