lundi 14 mai 2018

Née contente à Oraibi - Bérengère Cournut

Par Daphné














Auteur :  Bérengère Cournut
Titre : Née contente à Oraibi
Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : La Tripode
Nombre de pages :  304
Date de parution : 2017

 

Résumé de l'éditeur :

 NÉE CONTENTE À ORAIBI conte le destin d'une jeune Amérindienne d'Arizona. Le peuple hopi vit depuis des siècles sur un plateau aride, dans des conditions de dénuement extrême. Soumis aux contraintes d'une région désertique, il a développé une cosmogonie extraordinaire et des croyances qui font communier la vie et la mort, la lumière et la nuit, les esprits, les animaux et les hommes. À travers la quête d'une jeune orpheline qui salue le Soleil en riant, c'est la beauté de ce monde aux antipodes du nôtre qui se révèle, et demeure.

Mon avis :

Voilà un livre que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire. Tayatitaawa, dont le nom signifie 
"Celle-qui-salue-le Soleil-en-riant", est une jeune indienne Hopi qui nous raconte sa vie au sein de son peuple. Elle nous fait ainsi part des coutumes, des traditions, des rites, du quotidien de son clan. a travers l'histoire de Tayatitaawa, le lecteur découvre la vie des Hopi, une vie très proche de la nature, rythmée par par les saisons et les cérémonies rituelles. 

Ce livre est narré un peu à la manière d'un conte tout en regorgeant d'informations. On sent qu'il est extrêmement bien documenté mais sans pour autant perdre de vue le côté imaginaire du récit. On ne peut que s'attacher à Tayatitaawa, personnage qui a un côté lumineux et à prendre plaisir à découvrir son histoire. 

L'écriture, à la fois poétique et très respectueuse, nous plonge au cœur de l'univers de Tayatitaawa et des siens et donne au à ce livre un côté aussi lumineux que son personnage principal!

Un beau livre, un livre qui fait du bien!


Extrait :

"Je suis née contente à Oraibi, ancien village hopi perché sur un haut plateau d'Arizona. Je dis née contente car, à l'âge de vingt jours, quand les femmes m'ont présenté au soleil levant, il parait que j'ai poussé des cris qui ressemblaient plus à des éclats de rire qu'aux pleurs ordinaires d'un enfant."



 

vendredi 11 mai 2018

Le ministère du bonheur suprême - Arundhati Roy

Par Daphné
















Auteur :Arundhati Roy
Titre : Le ministère du bonheur suprême
Genre : roman
Langue d’origine : anglais (Inde)
Traductrice : Irène Margit
Editeur : gallimard
Nombre de pages : 524
Date de parution : 2017


Résumé de l'éditeur :

 "Le Ministère du Bonheur Suprême" nous emporte dans un voyage au long cours, des quartiers surpeuplés du Vieux Delhi vers la nouvelle métropole en plein essor et, au-delà, vers la Vallée du Cachemire et les forêts de l’Inde centrale, où guerre et paix sont interchangeables et où, de temps à autre, le retour à «l’ordre» est déclaré.
Anjum, qui fut d’abord Aftab, déroule un tapis élimé dans un cimetière de la ville dont elle a fait son foyer. Un bébé apparaît soudain un peu après minuit sur un trottoir, couché dans un berceau de détritus. L’énigmatique S. Tilottama est une absence autant qu’une présence dans la vie des trois hommes qui l’aiment.
Cette histoire d’amour poignante et irréductible se raconte dans un murmure, dans un cri, dans les larmes et, parfois, dans un rire. Ses héros sont des êtres brisés par le monde dans lequel ils vivent, puis sauvés, réparés par l’amour et l’espoir. Aussi inflexibles que fragiles, ils ne se rendent jamais.
Ce livre magnifique et ravageur repousse les limites du roman dans sa définition et dans sa portée. Vingt ans après Le Dieu des Petits Riens, Arundhati Roy effectue un retour époustouflant à la fiction.

Mon avis : 

 Ayant beaucoup aimé Le dieu des petits riens et admirant l'engagement d'Arundhati Roy, j'avais vraiment hâte de découvrir son nouveau roman sorti vingt ans après le précédent. J'étais presque certaine de passer un excellent moment avec ce livre... bon... ce n'est pas que j'ai passé un mauvais moment, pas du tout, mais... qu'est-ce que c'était long! Sincèrement, s'il s'était s'agit du livre d'un autre auteur, je pense que je l'aurais abandonné en cours de route. 

J'ai bien compris que le but du livre était de nous décrire l'Inde dans tout ce qu'elle a de plus contrastée, dans sa culture, sa politique, ses conflits religieux, ses problèmes écologiques. Il en résulte une véritable mine d'informations sur l'Inde, une abondance de détails sur ce pays et son histoire et cela est très intéressant... mais c'est long, très long et l'on se perd totalement dans des histoires qui s'imbriquent les unes dans les autres sans que l'on en comprenne la véritable trame. 

Ce livre est engagé et dénonce une multitude de choses ce qui le rend intéressant à bien des égards. Par ailleurs, la qualité d'écriture est indéniable. Mais pour ce qui est du côté romanesque, j'ai eu beaucoup de mal. Peut-être aurait-il mieux valu des essais plutôt qu'un roman ? Je me suis perdue à plusieurs reprises dans les personnages, les lieux et les époques. A peine commençais-je à éprouver de l’intérêt pour un personnage ou une histoire que l'on passait à un autre et il me fallait à chaque fois du temps pour comprendre le lien entre tout ce petit monde. De plus, ne connaissant pas assez l'Inde et son histoire pour tout comprendre, il m'a fallu plusieurs fois interrompre ma lecture pour me renseigner sur ce que je lisais. Je crains donc qu'un certain nombre de choses m'ait échappé lors de cette lecture...

Un livre qu'il m'a donc été difficile de lire même si j'en suis ressortie un peu plus cultivée qu'avant...



Extrait :

"Elle vivait dans le cimetière à la façon d'un arbre. a l'aube, elle assistait au départ des corbeaux et accueillait le retour des chauve-souris. Au crépuscule, c'était l'inverse. Entre leurs allées et venues, elle s'entretenait avec les fantômes des vautours qui hantaient ses branches hautes. L'accroche délicate de leurs serres lui causait la douleur légère que reçoit un membre amputé. Elle en déduisait qu'ils n'étaient pas vraiment fâchés d'avoir pris congé, de s'être absentés de l'histoire."

 

mercredi 9 mai 2018

Mercredi, c'est le jour des petits - Le loup qui apprivoisait ses émotions - Orianne Lallemand et eleonore Thuillier

Par Daphné












Résumé :

 Il était une fois un gentil loup qui vivait dans une belle forêt, entouré de tous ses amis. Il s’appelait Loup. Mais ce loup avait un souci : il était trop émotif. Joyeux, fâché, triste, excité, il changeait d’humeur à cent à l’heure ! Heureusement, ses amis avaient un plan pour lui apprendre à maîtriser ses émotions et à reprendre le contrôle de lui…

Mon avis :

Les albums du loup rencontrent toujours un grand succès auprès de mes filles et ils me plaisent beaucoup également! Ici, Loup, qui se laisse souvent emporter par ses émotions, essaye d'apprendre à les identifier et les maîtriser.

Dans la même veine que La couleur des émotions ou Au fil des émotions, cet album est un bon support pour parler des émotions avec l'enfant, lui permettre de les reconnaître et de les nommer.  a travers l’histoire de Loup, on rencontre ainsi, la peur, la jalousie, la colère, la joie, la fierté... L'aide des amis de Loup est précieuse pour montrer  différentes techniques pour ne pas se laisser déborder par ses émotions telles que le yoga, la respiration, les câlins, la créativité... et bien sûr le fait que l'on peut toujours compter sur ses amis!

Encore un chouette album du Loup!

 

lundi 7 mai 2018

La baleine du lac d'Annecy - Jean-Marie Gourio

Par Daphné















Auteur : Jean-Marie Gourio
Titre : La baleine du lac d'Annecy
Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : Julliard
Nombre de pages : 152
Date de parution : 2018

Résumé de l'éditeur :

Si l'on vous disait qu'un mammifère marin se cache au fond du lac d'Annecy, le croiriez-vous ? Un beau matin, accoudé à la Buvette de la Plage, Murray Haig a aperçu un cétacé d'une taille phénoménale onduler à la surface de l'eau, et il est formel, c'est bien d'une baleine qu'il s'agit. Ses rares amis, Joaquim, le barman, et Ingrid, journaliste au Dauphiné libéré, pencheraient plutôt pour un délire d'ivrogne. Après mille et une vies passées au bord des grands lacs européens, Murray est prêt à tout pour leur prouver l'existence de cette créature. Dans les pas du docteur Wilson, qui photographia le monstre du Loch Ness en 1934, Murray, accompagné de sa fidèle barque, Mrs Dalloway, se lance alors à la poursuite d'une preuve irréfutable.
Dans ce nouvel opus de la collection " Papillon ", truffé de clins d'oeil littéraires, Jean-Marie Gourio met en scène la rencontre d'une nature indomptable et du pouvoir infini de l'imaginaire. Doux rêveur et poète à ses heures, Murray est un marginal qui voit ce que personne ne prend plus le temps de regarder. À l'instar de son antihéros, Jean-Marie Gourio nous invite, le temps d'une lecture contemplative, à saisir la beauté du monde qui nous entoure.


Mon avis :

J'avais beaucoup aimé L'arbre qui donna le bois dont on fit Pinocchio du même auteur. Aussi est ce avec enthousiasme que j'ai ouvert ce livre... et je n'ai pas été déçue!

La baleine du lac d'Annecy, c'est un peu de douceur, de rêve et de poésie à chaque page. L'auteur revisite ici à sa manière le mythe du monstre du Loch Ness en la personne de Jessie, une baleine que Murray Haig, le héros du livre pense avoir vu dans le lac d'Annecy. pourquoi est il le seul à avoir vu Jessie? Comment prouver son existence? Avec sa barque, Mrs Dalloway, son nounours d'enfance, Oliver,  et son exemplaire du "Vieil homme et la mer", Murray part à la recherche de Jessie, convaincu de pouvoir pêcher la baleine. 

Il y a beaucoup de tendresse dans ce petit livre, parsemé de jolies aquarelles, comme une invitation à rêver et à se laisser emporter par son imagination. L'obstination de Murray frôle l'absurde mais nous montre surtout à quel point il est beau de croire en ses rêves et de contempler les eaux d'un lac en espérant y voir surgir une baleine. Après tout, l'aventure a t-elle vraiment besoin d'être censé pour être belle ? 

Un petit livre qui fait du bien, dont  chaque mot se savoure, juste parce que, parfois, il est bon de se laisser aller au rêve...

Extrait :

" Longtemps, je me suis trompé de bonne heure. A l'âge de cinq ans déjà, je regardais dans un nuage et voyais dans le ciel passer un cheval. Et puis, j'ai trouvé des rubis dans des fleurs. Des perles dans les cheveux des filles. Un jour, j'ai trouvé des danseurs dans le vin. Des planètes dans l'alcool. Je continue à me tromper encore. Je crois que j'ai vu hier une baleine dans le lac d'Annecy."

 

samedi 5 mai 2018

Le couple d'à côté - Shari Lapena

Par Ariane


Auteur : Shari Lapena

Titre : Le couple d’à côté

Genre : roman policier

Langue d’origine : anglais

Traducteur : Valérie Le Plouhinec

Editeur : Presses de la cité

Date de parution : août 2017

Présentation de l’éditeur :

Anne et Marco sont invités à dîner chez leurs voisins. Au dernier moment, la baby-sitter leur fait faux bond. Qu’à cela ne tienne : ils emportent avec eux le babyphone et passeront toutes les demi-heures surveiller le bébé. La soirée s’étire. La dernière fois qu’ils sont allés la voir, Cora dormait à poings fermés. Mais de retour tard dans la nuit, l’impensable s’est produit : le berceau est vide.



Mon avis :

J’avais envie d’un roman policier et d’essayer la boîte à livres installée dans ma petite ville, et je me suis retrouvée avec ce livre que je n’aurai jamais lu sans cela, et ça n’aurait pas été plus mal !

Je ne vais pas faire de résumé de l’intrigue, la présentation de l’éditeur suffit. J’aurai du me douter, en lisant ces quelques lignes, qu’il n’y avait rien à attendre de plus de l’histoire. C’est le vide absolu… Personnages, rebondissements, dialogues, écriture, tout est plat et sans surprise. Du vu et revu sans aucun intérêt.

Dommage d’avoir perdu quelques heures à ça.

vendredi 4 mai 2018

Sous la même étoile - Dorit Rabinyan

Par Daphné












Auteur : dorit Rabinyan Titre : Sous la même étoile Genre : roman
Langue d’origine : hébreu
Traducteur : Laurent Cohen
Editeur : Les escales
Nombre de pages : 391
Date de parution : 2017



Résumé de l'éditeur :

 Tout commence par le froid glacial d'un hiver à New York et tout se termine sur le sable brûlant des plages de Jaffa. Le hasard a fait se rencontrer et s'aimer une femme et un homme qui ne se seraient jamais adressé la parole dans d'autres circonstances. La femme, c'est Liat, une Israélienne dévorée par une nostalgie profonde de Tel Aviv. L'homme, c'est 'Hilmi, un peintre palestinien originaire de Ramallah. À New York, espace neutre hors du temps et de la politique, Liat et 'Hilmi décident de s'immerger, le temps d'un hiver, dans un amour impossible. Commence alors une vie commune dont la date d'expiration se rapproche chaque jour un peu plus. Dans cet univers clos qu'ils se sont créé, Liat et 'Hilmi ont décidé d'ignorer les à-côtés, les différences et les fissures. Mais la réalité finit toujours par s'imposer. Après s'être retrouvé au cœur d'une controverse en Israël, Sous la même étoile a connu un immense succès populaire et a été salué par les plus grands. Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature, a notamment écrit : « La haine ne nous sauvera pas. La haine n'engendre que la haine, alors que l'amour est sans limites. Je suis avec Dorit Rabinyan. »
 
Mon avis :

Voici un livre que j'avais envie de lire depuis longtemps et dans lequel j'ai pourtant eu du mal à me plonger.

Liat et Hilmi se rencontrent à New-York. L'une est Israélienne,  l'autre Palestinien. Comment vivre leur amour malgré le conflit qui sépare leurs deux peuples? 

Ce livre, que l'on pourrait presque considérer comme une sorte de  Roméo et Juliette contemporain m'attirait beaucoup. et pourtant, j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire.Les longues scènes descriptives de ce roman ont failli m'en faire abandonner la lecture et j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages, surtout à Liat que j'ai trouvé presque "clinique" dans sa manière d'être, ce qui m'a un peu dérangé. J'ai préféré le personnage de Himli que j'ai trouvé plus sincère que Liat. 

Par ailleurs, j'ai trouvé un peu dommage le fait que l'on ait, tout au long du roman uniquement le point de vue de Liat. Une alternance de points de vue des personnages aurait pu être intéressante.

Il m'a fallu attendre les cent dernières pages pour véritablement entrer dans l'histoire... et me retrouver finalement déroutée et attristée par la fin à laquelle je ne m'attendais vraiment pas. 

J'ai aimé le sujet du livre, la volonté de s'accrocher à l'amour en dépit de la haine et de la guerre et pourtant, il m'a été difficile de pleinement apprécier ce livre, sans doute trop contemplatif à mon goût. Il m'en reste une impression de rendez-vous manqué...

Extrait :

" Mais le mois prochain, en été, ‘Hilmi sera à Ramallah, et moi, demain, je serai en Israël, à Tel Aviv. Seuls soixante-dix kilomètres et quelque nous sépareront, un voyage d’une heure et demie en tout. Pourtant, c’est à peine si nous en parlions, car nous savions qu’en dépit de cette proximité, nous ne pourrions pas nous retrouver là-bas. Nous savions qu’entre les deux points où nous nous tiendrions, ce n’était pas une simple ligne de démarcation qui passerait, mais une voie semée d’obstacles, dangereuse pour moi, infranchissable pour lui. Or c’était comme si ce savoir muet, l’acceptation d’un tel état de fait et la légèreté avec laquelle nous évitions le sujet prouvaient que ces futurs barrages se dressaient d’ores et déjà, ici, entre nous."

jeudi 3 mai 2018

bilan d'avril (Daphné)

Par Daphné

Je n'ai pas beaucoup lu ce mois-ci et le bilan est un peu mitigé. J'ai été un peu déçue par Le ministère du bonheur suprême, sous la même étoile et L'amour scientifié. Ce sont trois lectures très différentes mais que j'attendais de lire avec impatience et qui pourtant, ne m'ont pas plu autant que je l'espérais. ils ont pourtant trous trois de bons côtés... Je n'ai pas appris grand chose avec  Les 101 règles d'or de la green attitude dans lequel j'espérais piocher de nouvelles idées écologiques mais des piqures de rappel à certains propos ne font jamais de mal. Une relecture agréable avec Le jardin des secrets (que j'élis définitivement comme étant mon préféré de Kate Morton!) et de très bons moments emprunts de douceur avec La baleine du lac d'Annecy et Née contente à Oraibi.

Et vous, quelles ont été vos lectures du mois d'avril?  Que comptez vous lire en mai ?