lundi 20 juillet 2020

Les contes de Beedle le barde - J.K.Rowling

Par Daphné













Auteur : J.K.Rowling
Titre : Les contes de Beedle le barde
Editeur : Gallimard Jeunesse
Langue d'origine : anglais
Traducteur: Jean-François Ménard
Nombre de pages : 128
Date d'édition : 2008


Résumé de l'éditeur :

Les contes de Beedle le Barde sont les cinq contes de fées qui bercent l'enfance des jeunes sorciers. Chacun de ces contes a sa magie particulière qui enchantera les lecteurs et les fera tour à tour rire ou frissonner.

Les commentaires passionnants et malicieux du professeur Albus Dumbledore qui accompagnent chaque récit seront appréciés des sorciers comme des Moldus. Le professeur y donne de nombreuses clefs et y dévoile, par la même occasion, maint détail de la vie à Poudlard.

Un ouvrage magique à garder comme un trésor, enrichi des illustrations originales de JK Rowling.


Mon avis :

Un petit retour dans l'univers de Harry Potter avec Les contes de Beedle le barde. Si vous avez lu le septième tome de Harry, vous en connaissez déjà au moins un, celui des trois frères, qui a une certaine importance dans les aventures de Harry, Ron et Hermione. 

Il ne s'agit pas ici de Harry mais on reste dans le même univers puisque ce sont les contes que les parents sorciers racontent à leurs enfants (un peu l'équivalent des contes de Grimm chez les moldus!). Une petite pensée pour la stupéfaction de Ron devant l'ignorance de Harry et Hermione concernant ces contes... eh oui, eux ont été élevés par des moldus et ont plutôt été habitués à Cendrillon ! J'aime bien ce passage un peu humoristique du 7ème tome!

On retrouve ici le professeur Dumbledore à travers les annotations qu'il laisse à la fin de chaque conte. J'ai beaucoup aimé retrouver le monde de la sorcellerie dans ce petit livre que J.K.Rowling a sans doute pris plaisir et amusement à écrire. Chacun d'entre eux est écrit en suivant la structure d'un conte traditionnel... mis à part qu'ils sont vus du point de vue des sorciers. Alors forcément, si on aime à la fois Harry Potter et les contes en général, on passe un bon moment!

Les cinq histoires sont toutes bien distinctes les unes des autres, ne sont pas forcément innocentes (ce qui est d'ailleurs le cas des contes traditionnels moldus si on y réfléchit : leur version de Cendrillon n'a ainsi rien à voir avec la version plutôt oie blanche de Perrault et Walt Disney!).

Encore une fois, on se laisse emporter par la plume de J.K.Rowling et je ne peux à nouveau qu'admirer son imagination, son sens du détail et la maîtrise qu'elle a de son univers!

Un grand plaisir donc, de retrouver Harry à travers ce petit recueil de contes!


Extrait :

"Les efforts humains pour fuir ou vaincre la mort sont toujours condamnés à la désillusion."

samedi 18 juillet 2020

Un pays à l'aube - Dennis Lehane

Par Ariane


Auteur : Dennis Lehane

Titre : Un pays à l’aube

Genre : roman

Langue d’origine : anglai (Etats-Unis)

Editeur : rivages

Nombre de pages : 755p

Mon avis :

A un certain moment j’ai beaucoup lu Dennis Lehane (Kenzie &Gennaro, Shutter Island, Mystic River…). J’aimais l’univers, le style de l’auteur. Puis d’autres envies sont arrivées et je l’ai mis de côté. Mais un récent article de Violette m’a donné envie de le retrouver. Alors merci Violette !

A travers deux personnages principaux, Dennis Lehane nous raconte une année d’histoire américaine.

Danny Coughlin est un flic. Il aime son métier malgré les conditions de vie difficiles des agents de la ville de Boston : sous-payés, mal considérés, obligés de travailler dans des locaux insalubres et en plus ils doivent payer de leur poche leur uniforme ! Même si le quotidien de Danny est semblable à celui de ses collègues, il est mieux loti qu’eux. Son père est un  haut gradé de la police, son parrain un lieutenant respecté, son avenir est donc tout tracé. Mais Danny est de ceux qui veulent faire leur chemin seuls et il s’implique de plus en plus dans les mouvements syndicaux.

Luther Laurence est noir, qu’importe qu’il soit un habile artisan, un excellent joueur de base-ball ou qu’il ait du cœur, sa couleur de peau passe avant tout dans l’Amérique du début du siècle. Luther Laurence a vécu de mauvais moments et a été obligé de fuir la ville alors que sa femme est enceinte. Arrivé à Boston, il entre au service de la famille Coughlin et s’engage, par hasard plus que par choix, auprès de la branche bostonienne de l’association nationale pour la promotion des gens de couleur (NAACP).

Ainsi donc, il est question d’une épidémie qui fait des ravages obligeant les gens à porter un masque, de violences raciales, du malaise des policiers, de conflits sociaux,… Plus d’actualité c’est impossible ! Le lendemain du meeting polémique de Trump à Tulsa, ville où des émeutes raciales firent plusieurs centaines de morts en 1921 dans le quartier afro-américain de Greenwood, je lisais les chapitres où Luther Laurence s’installait pour un nouveau départ à… Greenwood !

Hormis ces coïncidences surprenantes entre ce qui s’est passé en 1919 et ce qui se passe actuellement, je me suis passionnée pour cette histoire. Déjà parce que Lehane sait raconter une histoire, il sait donner vie à ses personnages, il sait créer une ambiance. Alors forcément, on embarque et les pages de ce  petit pavé de 700 et quelques pages défilent sans qu’on s’en rende compte.

Alors, certes il y a quelques longueurs et je ne me suis pas vraiment intéressée aux courts chapitres consacrés à Babe Ruth, célèbre joueur de base-ball, servant de fil rouge à l’histoire, mais j’ai lu ce roman de Dennis Lehane avec beaucoup de plaisir. Plaisir qui se renouvellera sans doute rapidement puisqu’apparemment c’est le premier d’une trilogie (les suivants mettant en scène Joe, le plus jeune frère de Danny Coughlin) !



Extrait :

« La langue des hommes se met à fourcher dès leur naissance. Il en a toujours été ainsi. L’oiseau ne peut  pas mentir. Le lion est un chasseur, certes redoutable mais fidèle à sa nature. L’arbre et la pierre sont authentiques eux aussi ; ce sont juste un arbre et une pierre. Rien de plus, rien de moins. O l’homme, la seule créature douée de parole, utilise ce cadeau magnifique pour trahir la vérité, pour se trahir, pour trahir la nature et Dieu. »



vendredi 17 juillet 2020

La passe miroir, La mémoire de Babel, Christelle Dabos

Par Daphné













Auteur : christelle Dabos
Titre : La passe miroir, La mémoire de Babel
Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : Gallimard jeunesse

Résumé de l'éditeur :

Deux ans et sept mois qu’Ophélie se morfond sur son arche d’Anima. Aujourd’hui il lui faut agir, exploiter ce qu’elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d’informations divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d’adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ?

Mon avis :

Le tome 3 de La passe-miroir n'a rien à envier aux tomes précédents! On y retrouve Ophélie, sans nouvelle de Thorn depuis bientôt trois ans, détentrice d'un secret dangereux, toujours aussi maladroite et attachante. Elle se retrouve à enquêter sur l'arche de Babel, à la recherche de son mari. Une arche bien différente du Pôle ou d'Anima, une arche où l'ordre apparent dissimule un régime bel et bien totalitaire. 

Ce qui est formidable avec cette saga, c'est l’imagination de son auteure, la manière dont elle parvient à créer de toute pièce non un seul monde, mais plusieurs, représentés sous la forme d'arches et de personnages tous plus différents les uns que les autres. L'arche de Babel est bien différentes de celles que l'on connaissait déjà et pourtant tout aussi intéressante à explorer (mais détestable il faut le reconnaître!). Je trouve cela admirable de pouvoir ainsi créer de nouveaux mondes dans ceux qui sont déjà écrits. Cela me donne un peu l'impression d'ouvrir une poupée russe et de se demander combien d'autres on va en trouver à l'intérieur !

On en découvre un peu plus sur cet univers étrange, ce "nouveau monde" éclaté, mais pas trop toutefois, juste assez pour éveiller davantage notre curiosité. Les personnages sont toujours aussi bien travaillés et il est difficile d'identifier au premier abord quels sont les véritables amis ou ennemis d'Ophélie. 

L'intrigue est bien ficelée et, une fois de plus, je me suis laissée prendre au jeu, dévorant les pages avec une curiosité grandissante! Me voilà maintenant bien ennuyée de ne pas avoir le quatrième tome entre les mains!

Extrait :

"Ophélie ne savait pas quelle perspective était la plus effrayante. Un monde gouverné par Dieu ou un monde gouverné par des hommes se prenant pour Dieu."

mercredi 15 juillet 2020

Tape dans ma patte! - Dorothée Copel et Marie Novion

Par Daphné














Auteur : Dorothée Copel
Illustrateur : Marie Novion
Titre : Tape dans ma patte!
Editeur : Didier Jeunesse

Résumé :

Papa Ours est bien embêté : dès qu'il a le dos tourné ses deux oursons ne tiennent pas en place ! C’est décidé, il faut trouver quelqu’un pour les garder

Mon avis :

La collection "A petits petons", qui met en scène des contes de différents pays, rencontre toujours du succès chez nous. Cette histoire là est tirée d'un conte russe : on y découvre un papa ours qui cherche quelqu'un pour garder ses deux oursons un peu turbulents. Mais il est bien dur de trouver quelqu'un de confiance...

Présenté sous forme de conte randonnée, Tape dans ma patte a un coté amusant pour les enfants qui aiment entendre sans cesse les mêmes ritournelles dans une histoire.  Celle-ci est rythmée par les "Poum, papoum, papoum, font les grosses pattes de Papa Ours. Pim, papim, papim, papim, font les petites pattes des oursons. » 

En même temps que papa ours, on découvre chaque candidat à se proposer pour garder les oursons... et on voit combien il n'est pas simple pour un papa de confier ses enfants ! Un tel candidat crie, un autre monter les dents.... mais où est celui qui se montrera suffisamment bienveillant avec les oursons pour que papa ours lui accorde sa confiance ?

Un conte bien sympathique qui rappellera sans doute  certains parents les moments où pour la première fois ils ont cherché quelqu'un à qui confier leurs enfants... et qui ravira ces derniers pour son côté rythmé et amusant!

mardi 14 juillet 2020

Mes lectures de l'été

Par Ariane

Je fais partie de ces gens qui aiment planifier, prévoir, organiser, faire des listes et établir des programmes... Même si la plupart du temps, j'ai du mal à les respecter... Et parmi toutes mes listes et programmes, les livres tiennent une place importante. Il y a ma PAL bien sûr (bien remplie), ma liste de livres à lire (très longue), les idées de lectures pour les challenges et ma liste de lecture de l'été. Dans laquelle j'ajoute régulièrement des livres que je me réserve pour mes vacances. Quand arrive l'été, cette PAL est donc en général bien chargée.


PAL d'autant plus chargée que cette année, je participe au Grand Prix des Lectrices de Elle. Après des années à tourner autour, à suivre les blogueuses sélectionnées pour être jurée et après quelques échanges avec Nicole (jurée pour le prix 2020) je me suis enfin décidée à proposer ma candidature. La réponse positive est arrivée mi-juin. Je suis ravie et très enthousiaste de participer pour la première fois à un jury littéraire. Ce sera l'occasion de découvrir des livres que je n'aurais pas forcément choisi de moi-même et donc de sortir de ma zone de confort, d'échanger avec d'autres lectrices. En plus j'ai la chance de faire partie du jury de septembre, avec les vacances d'été il devrait m'être plus facile de lire les 7 livres sélectionnés.
Les romans : Sublime royaume de Yaa Gyasi, L'autre moitié de soi de Brit Bennett et Betty de Tiffany MacDaniel.
Les documents : Ensemble, on aboie en silence de Gringe et Faiseurs d'histoires de Dina Nayeri
Les policiers : La proie de Deon Meyer et Entre fauves de Colin Niel

Comme je le disais au début de cet article, il y a donc dans cette PAL un certain nombre de livres repérés tout au long de l'année ou depuis longtemps sur ma liste d'envie, gardés spécialement pour cette période : Les déracinés de Catherine Bardon, Un mariage américain de Tayari Jones, Rivière tremblante de Andrée Michaud... 

Il y a aussi des repérages récents pour lesquels je n'ai pas eu envie d'attendre : La fracture de Nina Allen ou Dévorer les ténèbres de Richard Loyd Parry. Des livres depuis longtemps en attente dans ma PAL : Rendez-vous à Positano de Goliarda Sapienza, Esprit d'hiver de Laura Kasischke, Un seul parmi les vivants de John Sealy ou Les impliqués de Zygmunt Milszewski.

Et encore il en manque ! Ne figurent pas sur la photo des livres réservés à la bibliothèque que j'attends encore : Les oubliés de la lande de Fabienne Juhel ou Le silence d'Isra de Etaf Rum. Sans oublier ceux qui vont peut-être grossir ma PAL dans quelques jours pour mon anniversaire... Probablement Le garçon sauvage de Paolo Cognetti ou Du bout des doigts de Sarah Waters...

En plus de tous ces romans, il y a aussi quelques documents : L'Europe réensauvagée de Gilbert Cochet ou Monstres fabuleux d'Alberto Manguel.

L'été dure jusqu'au 22 septembre, c'est donc un été de lecture qui m'attend !




samedi 11 juillet 2020

L'homme et la nature - Peter Wohlleben

Par Daphné















Auteur : Peter Wohlleben
Titre : L'homme et la nature
Genre : document
Langue d’origine : allemand
Traducteur : Lise Deschamps
Éditeur : Les Arènes

Résumé de l'éditeur :

A partir des dernières découvertes scientifiques et de ses propres observations, le forestier le plus célèbre du monde nous ouvre les yeux sur les interactions secrètes entre l’homme et la nature.
Les plantes réagissent positivement au toucher humain et sont capables d’entendre. Les arbres dorment, ressentent la douleur et ont comme un cœur qui bat. Notre tension artérielle se normalise à leur voisinage et la couleur verte nous apaise.
En conteur incomparable, Peter Wohlleben nous révèle un cosmos merveilleux où l’homme n’est pas un être supérieur mais fait partie d’un tout, à l’égal de chaque plante, de chaque animal. Il nous donne des conseils pratiques pour transformer nos promenades en aventures et aiguiser nos sens. Il nous fait prendre conscience que respecter la nature, c’est nous protéger.


Mon avis :

Merci tout d'abord à "Babelio" et aux éditions Les Arènes pour l'envoi de ce livre. Est-il vraiment utile de dire qu'il m'a tout autant captivée que les autres livres de cet auteur ? 

Cette fois, Peter Wohlleben nous parle du rapport entre l’homme et la nature, la manière dont nous sommes en lien avec elle, même sans forcément s'en apercevoir. Savez-vous par exemple pour quelle raison l'homme perçoit-il le vert des arbres à l'inverse de nombreux animaux ? Quel est l'impact sur notre santé lors d'une promenade en forêt ? Comment les arbres e protègent-ils ?

Ce livre donne à méditer : l'homme a sans aucun doute besoin de cette nature qu'il s'obstine à détruire. La nature, elle, existait bien avant l'arrivée de l'homme... et pourtant quel est sur elle l'impact de ce dernier ? A quoi cela mène-t-il de vouloir contrôler la nature et pourquoi en est-on arrivé là ? Comment en revenir aux forêts primaires ?

Ce livre nous alerte sur de nombreuses choses mais vise aussi à nous faire découvrir la beauté du monde qui nous entoure et à nous faire prendre conscience que nous en faisons parti. Ni supérieurs ni inférieurs aux autres être vivants mais simplement là avec eux. Et nous sommes plus proches de la nature que nous ne le pensons.

Alors comment renouer avec la nature ce lien qui fut pourtant si fort et que l'homme a tendance à perdre de plus en plus ? Comme toujours avec Peter Wohlleben, ce livre fourmillant de détails tous plus intéressants les uns que les autres, est à lire ! Absolument !


Extrait :

"Suivre les saisons, respecter le temps est essentiel pour la forêt. L'intemporalité lui irait bien, elle qui par nature ne change qu'à l'aune des millénaires. l'homme gestionnaire, quant à lui, vit moins longtemps et soumet l'écosystème à ses préférences du moment. Celles-ci sont encore visibles des dizaines d'années plus tard du fait de la longévité des arbres. C'est ainsi que les forêts reflètent aussi notre passé culturel."

vendredi 10 juillet 2020

Contes carnivores - Bernard Quiriny

Par Ariane


Auteur : Bernard Quiriny

Titre : Contes carnivores

Genre : nouvelles

Langue d’origine : français

Editeur : éditions du Seuil

Nombre de pages : 252p

Date de parution : mars 2008

Mon avis :

Parmi la longue liste d’auteurs dont j’ai souvent croisé le nom sans avoir eu l’occasion de les découvrir, Bernard Quiriny figure en bonne place. Je me suis lancée après une récente chronique de Keisha sur ce recueil de nouvelles. N’étant donc pas familière de l’auteur, je me demande si ces nouvelles étranges et déroutantes sont représentatives de son œuvre. Pourtant, en général je ne suis pas une grande adepte du genre. Mais la singularité des histoires imaginées par Bernard Quiriny, portées par une écriture vive et imagée, m’ont largement conquise. J’ai parfois pensé à Poe ou à Vian, pas les références les lus honteuses !

Ainsi on rencontre une jeune femme pelée comme une orange, un homme qui entend tout ce que les autres disent de lui, un évêque qui a plusieurs corps, une société de secrète d’amoureux des marées noires, une tribu au langage incompréhensible, un séducteur qui mélange ses conquêtes, un célèbre artiste qui ne peint que sur des œufs dont l’un est très particulier, un botaniste qui voue une passion féroce à une dangereuse plante carnivore,… et toujours le fameux Pierre Gould.

C’est étrange, original, sarcastique, poétique et macabre. Oui tout ça à la fois ! Alors forcément, on en redemande.



Extrait :

« Pierre Gould écrivit un roman intitulé" Histoire d'un dormeur" qui était selon lui le lipogramme le plus contraignant du monde : il s'était interdit toutes les lettres de l'alphabet, sauf le z. Cela donnait : "Zzzzz, zzzz,zzzz" et ainsi de suite sur trois cents pages »



« Un puissant parfum d'orange envahit la pièce. Parfois, elle avait un geignement langoureux ; je pense qu'elle prenait plaisir à cette mise à nu et que la sensation de sa seconde peau se décollant de la première la transportait. »