lundi 11 octobre 2021

Là où tout se tait - Jean Hatzfeld

 Par Daphné








Auteur :Jean Hatzfeld
Titre :Là où tout se tait 
Genre : témoignages 

Langue d’origine : français
Editeur : Gallimard
Date de parution : 2021

Nombre de pages : 244

Résumé de l'éditeur :

Sur les collines de Nyamata, Jean Hatzfeld part cette fois à la recherche des très rares Hutus qui ont résisté à la folie génocidaire au péril de leur vie. Au Rwanda, on les appelle abarinzi w’igihango, les gardiens du pacte de sang, ou parfois les Justes. Mais vingt-cinq ans après, ils restent des personnages silencieux, entourés de méfiance ; parce que aux yeux des Hutus ils incarnent la trahison, ou leur renvoient l’image de ce qu’ils auraient pu être, tandis que les Tutsis portent sur eux d’irréductibles soupçons et le plus souvent refusent d’admettre qu’il y ait eu des Hutus méritants.
Beaucoup de sauveteurs ont été abattus par les tueurs, sans laisser de trace. Certains de ceux qui ont survécu racontent ici leurs histoires extraordinaires. Chacun trouve les mots pour relater ce chaos dans une langue étrange, familière et nourrie de métaphores, reconnaissable entre toutes pour ceux qui ont lu les précédents livres de l’auteur.

Mon avis :

Voilà une lecture qui n'est pas facile mais nécessaire. Nécessaire pour l'importance de ne pas oublier qu'au milieu de l'horreur, il y a  ceux qui ont risqué leur vie pour sauver celle d'une autre personne. Nécessaire aussi pour ne pas oublier toute cette horreur là, celle d'un génocide, ici celui ayant eu lieu au Rwanda en 1994. 

Dans ce livre, Jean Hatzfeld réunit des témoignages, ceux de personnes ayant sauvé et ayant été sauvées.  Or, contrairement à ce que l'on pourrait penser, ceux que l'on nomme les Justes, les Hutus qui sont venus au secours de leurs voisins Tutsis, ont encore aujourd'hui, une place difficile. Considérés comme des traîtres par les Hutus et avec méfiance par les Tutsis, ils sont invisibles, n'ont pas eu une grande reconnaissance. C'est à eux que l'auteur de ce livre veut rendre hommage au travers de ces témoignages. 

Un livre pour hommage donc mais aussi un livre pour dénoncer l'horreur du génocide. Comment ne pas frémir à la lecture de ces phrases où l'on prend conscience que "couper" quelqu'un à la machette ait pu sembler aussi naturel ? Certains passages de ces témoignages sont à la limite du supportable et pourtant il est tellement important de les lire...

Extrait :

« Quel mensonge donne la force d’accepter de tuer n’importe qui de passage, les enfants, les vieilles mamans ? »

samedi 9 octobre 2021

Mamma Roma - Luca di Fulvio

Par Ariane


Auteur : Luca di Fulvio

Titre : Mamma Roma

Genre : roman

Langue d’origine : français

Editeur : Slatkine

Nombre de pages : 688p

Date de parution : septembre 2021

 

Mon avis :

Je ne l’avais pas repéré parmi les nouveautés de septembre, mais quand j’ai remarqué le dernier roman de Luca di Fulvio sur l’une des tables de ma librairie préférée en sortant d’une présentation sur la rentrée littéraire, je n’ai pas hésité. Pourtant j’avais noté plusieurs titres mis en avant par les libraires… J’aurais peut-être mieux fait de suivre leurs avis…

Non pas que je n’ai pas aimé ce roman. Ce n’est pas le problème. Le problème c’est que ce roman je l’avais déjà lu.

Pietro et Marta sont jeunes et beaux, ils sont bons et talentueux, ils ont de la force et du caractère et ils s’aiment. Lui a grandi dans un orphelinat et elle dans un cirque ambulant. Ils se rencontrent à Rome, alors en pleine effervescence politique, et ensemble affronteront de terribles épreuves et de cruels personnages, fort heureusement entourés de fidèles amis et de parents (adoptifs) aimants.

Si vous avez déjà lu les précédents romans de l’auteur alors vous voyez le problème… Le contexte est différent, mais l’histoire est la même, les personnages sont les mêmes… Donc mon avis sera le même que pour les autres romans : les personnages sont sympathiques et attachants mais manquent de substance, les méchants sont très méchants mais cachent tout de même pas mal de blessures, il y a pas mal de longueurs et beaucoup de clichés. C’est agréable à lire, mais après avoir lu les quatre romans précédents c’est un peu ennuyeux.

Mais par contre, j’avais déjà remarqué que l’auteur prend pas mal de libertés historiques mais alors là ! Pietro se prend de passion pour la photo et se lance dans la photographie de terrain. Il photographie les rues de Rome, le petit peuple des quartiers populaires et un peu plus tard la prise de Rome. Mais bien sûr ! Luca di Fulvio précise dans ses notes qu’il a pris cette liberté au nom de la créativité… Bon.

Alors c’est une assez bonne lecture, si vous n’avez pas lu les autres romans de l’auteur (ou pas tous).

vendredi 8 octobre 2021

La consolation de l'ange - Frédéric Lenoir

Par Daphné








Auteur : Frédéric Lenoir
Titre :La consolation de l'ange
Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : Le livre dr poche
Date de parution : 2021

Nombre de pages :0216

Résumé de l'éditeur :

Après une tentative de suicide, Hugo, 20 ans, est réanimé et placé dans la même chambre d’hôpital que Blanche, une vieille dame au crépuscule de son existence. Entre ce jeune homme qui n’attend rien et cette femme qui mesure le prix de chaque instant, un dialogue se noue autour des grandes questions de la vie et de la mort, de Dieu, du destin et de la liberté, du bonheur, de l’amour… Ce qui aidera peut-être Hugo à trouver un sens à son existence. Surtout lorsque Blanche lui fera part de l’incroyable expérience qu’elle a vécue à l’âge de 17 ans, et qui a transformé sa vie.

Mon avis :

Cela ne m'arrive pas souvent mais voilà un livre sur lequel je ne sais pas vraiment quoi dire... Je l'ai lu très rapidement et il est probable que je l'oublie tout aussi vite. Ce n'est pas qu'il ne m'ai pas plu. Il se lit très bien, est pétri de bonne intentions, a très probablement comme intentions celles de mettre un peu de baume au cœur  et de réfléchir au sens de la vie. 

C'est l'histoire d'une rencontre entre la vie et la mort, entre la vieillesse et la jeunesse, l'amour de la vie et la volonté de la quitter. C'est l'histoire d'une conversation entre un jeune homme qui a fait une tentative de suicide et d'une vieille dame en fin de vie, l'histoire d'une amitié,. Oui, c'est une histoire qui aurait pu me toucher, qui aurait pu me plaire... sauf qu'elle est tellement improbable, que tout se fait, se dit, avec tant de facilité, que je n'y ai pas cru du tout. Vous allez me dire que la crédibilité n'était probablement pas l'intention première de l'auteur et que ce livre est au final une belle leçon de vie, qu'un peu de philosophie et d'optimisme ne font pas de mal. Et c'est vrai mais tout ici m'a semblé manquer de naturel et être trop convenu. Peut-être un essai ou de simples citations m'auraient parues plus appropriés qu'un roman auquel je ne suis pas parvenue à croire...

Extrait :

"Deux personnes peuvent avoir exactement la même existence, faire les mêmes rencontres, vivre les mêmes événements. L'une donnera du sens à ce qui lui arrive, aimera la vie et en verra toute la beauté, malgré la douleur et les obstacles. L'autre peut n'y voir que les difficultés, être écrasée par elles, trouver la vie absurde et détestable. Tout réside dans notre regard. Tout réside dans la représentation que nous nous faisons du monde. Tout réside dans notre liberté à consentir à ce qui est ou refuser ce qui est."

mardi 5 octobre 2021

Seule en sa demeure - Cécile Coulon

Par Ariane


Auteur : Cécile Coulon

Titre : Seule en sa demeure

Genre : roman

Langue d’origine : français

Editeur : L’iconoclaste

Nombre de pages : 334p

Date de parution : août 2021

 

Mon avis :

Il y avait trois auteurs que j’étais particulièrement impatiente de retrouver lors de mes repérages des sorties de la rentrée littéraire : Jean-Baptiste Del Amo, Guillaume Sire et Cécile Coulon. Ma première rencontre littéraire avec Cécile Coulon date de 2015 et depuis j’ai lu la plupart de ses livres, même si je n’ai pas encore lu ses recueils de poésie, ni son premier roman, il va falloir remédier à cette lacune !

Aimée, jeune fille de dix-huit ans, devient maîtresse du domaine de Marchère en épousant Candre. Tandis que celui-ci gère le domaine, Henria, la gouvernante qui l’a élevé, dirige la maison. Aimée s’ennuie et l’atmosphère pesante de la maison l’oppresse de plus en plus. Des cours de musique la distrairont peut-être de son obsession pour la première épouse de Candre décédée peu après le mariage ?

Seule en sa demeure… c’est ce qui arrive à Aimée qui se retrouve isolée dans cette grande maison qui n’est pas la sienne. Une maison imposante et silencieuse, impressionnante et froide. A l’image de son maître. Aimée au contraire est vibrante d’émotions et de sentiments contradictoires et incompréhensibles pour elle.

Si un mystère se cache dans cette grande maison cachée dans la forêt jurassienne, il est avant tout dans le cœur des humains qui l’habitent et dans leurs actes. Reprenant les codes du roman gothique, Cécile Coulon s’en inspire et en joue dans cette histoire bien moins classique qu’il n’y paraît, pour nous parler des femmes, de la liberté et du désir, des choix que l’on fait ou que l’on subit.

Décidément Cécile Coulon a le don de nous emmener là où on ne l’attend pas !

 

Extrait :

« En descendant l’escalier sans qu’une seule marche ne grince, elle comprit qu’à présent, se déplaçant sans bruit dans un lieu si sensible aux vivants, elle faisait partie du domaine, au même titre que les meubles et les fantômes. » 

 

 

samedi 2 octobre 2021

Bilan de septembre (Ariane)

Par Ariane

L'été indien aura été de courte durée... La pluie, le vent et le froid sont déjà de retour. Je vais peut-être pouvoir en profiter pour lire un peu plus ! 

Cinq livres lus seulement ce mois-ci. Mais quel bonheur de retrouver Cécile Coulon, Guillaume Sire et Luca Di Fulvio ! 

Les contreforts, dernier roman de Guillaume Sire est aux antipodes de son précédent, mais tout aussi magnifique et éblouissant.

Cécile Coulon m'a prise par surprise avec Seule en sa demeure, un roman aux accents gothiques.

Luca di Fulvio en revanche ne sort pas de ses habitudes et  avec Mamma Roma j'ai eu l'impression de lire le même roman que la dernière fois, et que la fois d'avant, et que celle d'avant encore...


J'ai également découvert de nouveaux auteurs. 

Que sur toi se lamente le Tigre d'Emilienne Malfatto est un roman court mais extrêmement puissant. 

Je suis un peu plus dubitative pour le roman de Camille Zabka, Ne crains pas l'ombre ni les chiens errants


En ce moment je lis 

 


Comme d'habitude mon programme de lecture n'est pas fixé. Beaucoup de livres attendent dans ma PAL et la semaine prochaine les nouveautés de la rentrée littéraire débarqueront à la médiathèque et ma liste d'envies est longue ! 


vendredi 1 octobre 2021

Bilan de septembre (Daphné)

 Par Daphné

Après avoir passé un été quasiment sans lecture, je m'y suis remise un peu plus en septembre (même si le rythme reste assez lent! J'ai commencé le mois avec La consolation de l'ange que j'oublierai je pense aussi vite que je l'ai lu. J'avais hâte de découvrir Pour l'amour d'Elena mais finalement ce livre s'est révélé trop sombre pour moi. Une découverte inattendue avec les deux tomes de La fille des templiers que je n'avais pas prévu de lire mais qui s'est révélé être une très bonne lecture et une mine d'informations historiques. Enfin, un livre dont on ne sort pas indemne avec Là où tout se tait.






 
Et vous, quelles ont été vos dernières lectures ?