vendredi 8 mai 2020

Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban - J.K.Rowling

Par Daphné

















Auteur : J.K.Rowling
Titre : Harry Potter et e prisonnier d'Azkaban
Editeur : Gallimard Jeunesse
Langue d'origine : anglais
Traducteur: Jean-François Ménard
Nombre de pages : 349
Date d'édition : 2000


Résumé de l'éditeur :

Le monde des gens ordinaires, les Moldus, comme celui des sorciers, est en émoi : aux dernières nouvelles, Sirius Black, un dangereux criminel proche de Voldemort, s'est échappé de la prison d'Azkaban. Les redoutables gardiens de la prison assureront la sécurité du collège Poudlard, car le prisonnier évadé recherche Harry Potter, responsable de l'élimination de son maître. C'est donc sous bonne garde que l'apprenti sorcier fait sa troisième rentrée. Au programme : des cours de divination, la fabrication d'une potion de ratatinage, le dressage des hippogriffes... Mais Harry est-il vraiment à l'abri du danger qui le menace?

Mon avis :

Oh, comme je l'aime ce tome là! Je me souviens l'avoir dévoré en une après-midi la première fois que je l'ai lu. Et je ne m'en lasse pas, je le lis toujours avec autant d'enthousiasme!

Il s'en passe des choses dans ce tome. On en apprend davantage sur la mort des parents de Harry et sur l'entourage et l'adolescence de son père. et ses révélations ne sont pas anodines. Evidemment, comme je l'avais lu plusieurs fois, l'effet de surprise n'était pas présent mais je me souviens, la première fois avoir été bluffée par la fin que je n'avais pas vu venir du tout. J.K. Rowling a le don de savoir mener une intrigue et de surprendre le lecteur. 

On découvre le village de Pré-au-Lard, village entièrement sorcier, ses boutiques, sa cabane hurlante. On découvre également les cours de divination et leur fameuse enseignante qui a la fâcheuse manie de prédire sans cesse sa mort à Harry et ceux de soins aux créatures magiques, le magicobus, le nouveau professeur de défenses contre les forces du mal, Remus Lupin qui a son rôle à jouer, et plusieurs détails qui prendront leur importance par la suite. Et bien sûr, on découvre Azkaban la prison des sorciers et ses effroyables Détraqueurs. Si ces créatures donnent froid dans le dos, je les trouve remarquablement bien "inventées". Elles sont l’essence même de la peur et du désespoir, de ce qu'il y a de plus sombre.

Harry, Ron et Hermione ont grandi. Entre eux, tout n'est pas toujours simple mais l'amitié demeure plus forte que tout. Sans doute vivent-ils dans ce tome leurs derniers moments d'enfance véritable. L'ambiance qui se dégage de ce livre est particulière, pas encore aussi sombre qu'elle ne pourra l’être par la suite mais moins innocente que les deux premiers. Des liens se tissent, des révélations s'installent. Sous fond de magie, sont dénoncées certaine choses : les erreurs judiciaires, l'intolérance. Le sens de la justice et l'amitié sont mises à l'honneur. L'intrigue est bien ficelée, les personnages prennent de la profondeur et les émotions sont au rendez-vous. 

Ce tome marque une certaine évolution dans la saga et je m'y laisse toujours prendre avec autant de plaisir.

Extrait :

"On peut continuer à exister sans son âme, tant que le cœur et le cerveau fonctionnent. Mais on n'a plus aucune conscience de soi, plus de mémoire, plus... rien. Et plus aucune chance de guérison. On existe, c'est tout. Comme une coquille vide."

mardi 5 mai 2020

Rédemption - Vanessa Ronan

Par Ariane


Auteur : Vanessa Ronan
Titre : Rédemption
Genre : roman
Langue d’origine : anglais (Etats-Unis)
Traducteur : Alexandre Lasalle
Editeur : Payot
Nombre de pages : 329p
Date de parution : mars 2017

Mon avis :
Avec la fermeture de la médiathèque, je me retourne vers ma PAL bien fournie et pioche au hasard un livre qui m’y attend depuis plusieurs années. Bonne pioche !
Vanessa Ronan nous y raconte l’histoire de Jasper Curtis, libéré pour bonne conduite après 10 ans de prison. Du crime qu’il a commis on ne connaît pas les détails, mais on comprend qu’il impliquait une femme et que Jasper n’éprouve aucun remords. Jasper est accueilli par sa sœur Lizzie, dans la maison de leur enfance, où elle vit avec ses deux filles, Katie et Joanne. Mais son retour est vu d’un très mauvais œil par les habitants de leur petite ville.
Le récit de Vanessa Ronan s’articule autour de ces quatre personnages principaux : Jaser, Lizzie, Katie et Joanne. L’histoire, passée et présente, nous est racontée à travers leurs regards successifs. Avec eux, elle va explorer les relations fraternelles (les duos Jasper/Lizzie et Katie/Joanne), parentales (Lizzie et ses filles ; Jasper, Lizzie et leurs parents décédés),…
La relation la plus touchante et la plus surprenante est celle qui lie Jasper à sa nièce Joanne. Jasper est un personnage assez ambigu. Il y a une vraie noirceur en lui, une rage et une haine profonde, une violence sourde, une cruauté qu’il peine à contrôler. Difficile d’éprouver de l’affection pour lui, pourtant il suscite une certaine empathie car on connaît également la tristesse qui l’accable, le dégoût de lui-même et l’absence totale d’espoir en l’avenir. Il se répète comme un mantra qu’il ne veut pas d’ennuis, pourtant il n’y croit pas, il sait qu’il n’a aucune chance. Mais Joanne, dans son innocence d’enfant, lui offre son amitié et son affection sans conditions. Elle porte sur lui un regard dépourvu de méfiance et de jugement. Plus que tout, Jasper voudrait préserver son innocence et conserver sa confiance, Il souhaiterait la protéger de l’âge adulte et de toutes les déceptions qui l’accompagnent. Là encore, il sait que le combat est perdu d’avance.
Au-delà des relations intrafamiliales, se pose la question du pardon et de la réinsertion. Jasper a purgé sa peine, mais pour autant personne n’a l’intention de lui laisser une seconde chance, encore moins d’oublier son crime. La tension est palpable, aussi étouffante que la chaleur qui accable ce coin du Texas en plein été et aussi sûrement que l’orage va éclater, on sait que la situation va exploser.
Pour son premier roman, Vanessa Ronan parvient à nous offrir une histoire et des personnages complexes, portés par une écriture puissante. Un roman noir, sombre et magnifique.

lundi 4 mai 2020

Bilan d'avril (Daphné)

Par Daphné

Avril a été l'occasion pour moi de me replonger dans les tomes d'Harry Potter. Je les avait découvert à l'âge de quinze ans, et les avait souvent relu. Cela faisait un moment que j'avais envie de retourner aux aventures de mon sorcier préféré et je peux dire que j'aime toujours autant cette lecture!

J'ai également découvert Tobie Lolness, grâce à ma fille, un livre jeunesse auquel j'ai trouvé de grande qualités.

Une lecture très intéressante, enfin, avec L'enfant est l'avenir de l'homme de Maria Montessori 


 



Et en mai ?

En mai, je compte bien continuer la saga d'Harry Potter. Et ensuite... on verra bien !

  


Et vous, qu'avez vous lu récemment ? quelles seront vos prochaines lectures ?






samedi 2 mai 2020

Bilan d'avril (Ariane)

Par Ariane

Avril est terminé, c'est le moment de faire le bilan de mes lectures. Malgré le temps passé à la maison, je n'ai lu que 6 livres mais parmi ceux-ci plusieurs très belles lectures.
Tout d'abord j'ai suivi Jack London sur les mers du sud avec La croisière du Snark.
J'ai retrouvé un autre auteur chouchou, Bill Bryson qui dans Une histoire du monde sans sortir de chez moi, au titre particulièrement d'actualité, m'a de nouveau appris beaucoup de choses.
Anaïs Llobet m'avait offert un grand moment de lecture avec son second roman, j'ai adoré découvrir le premier, Les mains lâchées.
Autre excellent premier roman, Rédemption, roman noir de Vanessa Ronan méritait le détour. 
Encore un premier roman, Soeur d'Abel Quentin.
Pour finir, Margaret Atwood s'intéresse à un fait divers du 19ème siècle dans Captive.


En ce moment je lis 


Pas de prévision de lecture, je vais piocher dans ma PAL, en attendant de, peut-être, retrouver bientôt la bibliothèque.

Et vous, avez-vous profité de votre confinement pour lire ? 

vendredi 1 mai 2020

Harry Potter et la chambre des secrets - J.K.Rowling

Par Daphné














Auteur : J.K.Rowling
Titre : Harry Potter et la chambre des secrets
Editeur : Gallimard Jeunesse
Langue d'origine : anglais
Traducteur: Jean-François Ménard
Nombre de pages : 271
Date d'édition : 2000


Résumé de l'éditeur :

Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s'abat sur les élèves, cette deuxième année à l'école des sorciers ne s'annonce pas de tout repos ! Entre les cours de potions magiques, les matchs de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry et ses amis Ron et Hermione trouveront-ils le temps de percer le mystère de la Chambre des Secrets ?

Mon avis :

Le deuxième tome de Harry Potter n'a jamais été mon préféré (bien que ce soit tout de même un coup de cœur, je l'ai toujours aimé un peu moins que les autres livres). En le relisant cependant, j'ai bien aimé retrouver toutes les petits détails qui prendront leur importance par la suite. On voit que J.K. Rowling ne laissait rien au hasard en écrivant et qu'elle savait exactement comment se déroulerait la suite des aventures de Harry : elle a semé des indices tout au long de ce tome!

On retrouve ici Harry le jour de son anniversaire, sur le point d'entrer en deuxième année d'étude à Poudlard. Cependant, si les anniversaires de Harry n'ont jamais été formidables, celui-ci est particulièrement raté, notamment à cause de l'intervention désastreuse d'un elfe de maison sur son existence! Mais il est bien sympathique cet elfe de maison (et moi, je l'aime beaucoup!) : de manière toujours un peu maladroite, il tente de sauver Harry des terribles événements prévus à Poudlard cette année-là... car une fois de plus, le danger rôde...

On découvre dans ce tome de plus en plus de détails sur le monde magique : la vie de famille des sorciers, les fêtes d’anniversaire de mort des fantômes, la manière dont sont traités les elfes de maison... mais on en apprend aussi davantage sur les fondateurs de Poudlard et sur une certaine chambre secrète. 

Le danger rôde, oui, et le spectre de Voldemort se fait de plus en plus menaçant. Mais il demeure ici un savant mélange d'humour, de légèreté et de noirceur : on commence par exemple à comprendre les côtés sombres du monde des sorciers avec le rejet de certaines familles sorcières face aux sorciers issus de famille moldue ou la manière dont Voldemort savait envoûter les gens. Mais on sourit souvent aussi, l'humour étant toujours bien présent.

Le deuxième tome de Harry Potter n'est peut-être pas mon préféré mais j'ai quand même pris beaucoup de plaisir à le relire!

Extrait :

-Il m'a envoyé à Gryffondor parce que j'ai demandé à ne pas aller chez les Serpentards, répondit Harry d'une voix défaite.
-Exactement, dit Dumbledore avec un grand sourire. Ce qui te rend très différent de Tom Jedusor. Ce sont nos choix, Harry, qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes.

mardi 28 avril 2020

Les mains lâchées - Anaïs Llobet

Par Ariane


Auteur : Anaïs Llobet
Titre : Les mains lâchées
Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : Plon
Nombre de pages : 160p
Date de parution : août 2016

Mon avis :
C’est avec son second roman, Des hommes couleur de ciel, que j’ai découvert Anaïs Llobet. Une lecture qui m’avait interpelée, bousculée. La lecture de son premier roman aura eu un effet similaire.
En 2013, les Philippines sont frappées par le typhon Haiyan (aussi appelé Yolanda). La ville de Tacloban est dévastée, des milliers de morts, de disparus, de blessés. Les survivants errent dans une ville en ruine, sans eau ni nourriture. Parmi eux, Anaïs Llobet imagine Madel, journaliste française installée aux Philippines, à la recherche de son amant et du petit garçon dont elle a lâché la main. Son rédacteur en chef la pousse à présenter des directs, ce qu’elle accepte dans l’espoir que ça l’aide à retrouver Jan. Ainsi, elle part à la rencontre des survivants, secouristes et médecins. Elle voit, elle écoute, elle ressent, à la fois journaliste et victime.
Anaïs Llobet était elle-même journaliste et présente aux Philippines lors du passage du typhon Haiyan. Elle nous raconte les jours d’après sans voyeurisme, avec une émotion sincère, une profonde empathie, de la pudeur. Anaïs Llobet a su trouver le ton juste, l’équilibre entre l’histoire de Madel et celle des habitants de Tacloban.
Incontestablement, une autrice à suivre.

Extrait :
« Un train à toute vitesse est lancé contre nous, il frôle les murs, part puis revient, nous chahute. Yolanda joue avec la maison comme un chat avec une souris et, un instant, je pense que ça y est, nous nous sommes envolés, nous tournons dans l’œil du typhon. »

« -Pas d'eau, rien à manger, mais du wifi : bienvenue dans une catastrophe à l’ère moderne. »

« Je ne propose pas à Irène de supprimer ces images révoltantes. Nous avons besoin d'elles. Yolanda, avec ses sept mille morts, a tout d'une star médiatique. Pendant encore quelques jours elle saura défier le principe de "mort kilométrique", cette loi tacite du journalisme, selon laquelle la mort soudaine par intoxication alimentaire de notre voisin de cantine nous intéresse davantage que les deux cents noyés d'un lointain paquebot indonésien. »

L'avis de Nicole