Par Ariane
Le mois anglais est de retour ! Durant un mois les blogs se mettent à l'heure anglaise. Lectures bien sûr d'auteurs anglais ou de romans se déroulant en Angleterre, mais aussi films ou séries, recettes de cuisine, musique,... Bref tout est permis du moment que c'est anglais. Je vais participer pour la première fois. J'ai préparé un programme puisqu'il faut bien s'y prendre à l'avance pour être dans les starting-blocks dès le 1er juin. Pour les inscriptions c'est par ici.
Voici les lectures communes auxquelles je prévois de participer :
- journée du polar anglais le 4 juin probablement avec Anne Perry
- autour de Jane Austen le 16 juin avec Mansfield Park
- journée autour des écrivaines anglaises du 20ème siècle le 18 juin avec Les oiseaux et autres nouvelles de Daphné Du Maurier
Je vais en profiter pour vider un peu ma PAL :
- Will Self, Le livre de Dave
- Jo Baker, Une saison à Longbourn
- John Lanchester, Chers voisins
Parmi ma looooongue liste de souhaits de lecture, plusieurs peuvent correspondre mais j'en sélectionne deux qui ont été achetés par la médiathèque :
- Kate Atkinson, Une vie après l'autre
- Robert Goddard, Le retour
Cela me fait déjà un bon planning ! Bien sûr, il ne s'agit que d'un programme personnel que je vais essayer de respecter au mieux.
dimanche 10 mai 2015
samedi 9 mai 2015
Une place à prendre - J.K. Rowling
Par Ariane
Auteur : J.K. Rowling
Auteur : J.K. Rowling
Titre :
Une place à prendre
Genre :
roman
Langue
d’origine : anglais
Traducteur :
Pierre Demarty
Editeur :
Grasset
Nombre de
pages : 682p
Date de
parution : septembre 2012
Présentation de l’éditeur :
Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique.
Un notable meurt. Sa place est à prendre...
Comédie de mœurs, tragédie teintée d’humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.
Comédie de mœurs, tragédie teintée d’humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.
Mon avis :
J.K. Rowling nous offre ici 682 pages d’ennui mortel. C’est
long, très, très long. J’ai fini par survoler de nombreux passages.
Des personnages ennuyeux, une intrigue ennuyeuse et une
écriture ennuyeuse. Dans la série Harry Potter, l’écriture, si elle n’était pas
exceptionnelle sur le plan littéraire, était pêchue et pleine d’humour. Nulle
trace de dynamisme ni d’humour ici.
L’objectif j’imagine,
était de dresser le portrait d’une petite ville qui pourrait être la notre ou
celle d’à côté. Sauf qu’à force de vouloir être « partout » j’ai eu
le sentiment de n’arriver nulle part (je ne sais pas si c’est très clair !).
De même que les personnages sont censés être représentatifs, chacun doit pouvoir s'y reconnaître. Mais là encore, j'ai trouvé que cela frôlait bien souvent la caricature. Seuls certains d'entre eux, en particulier les adolescents Andrew, Sukhvinder et Krystal sont plutôt intéressants et même attachants dans leur détresse et leur révolte.
Je suis totalement passée à côté de ce livre qui n’a à aucun
moment suscité mon intérêt. Ah si ! Un intérêt à cette lecture tout de
même il me permet de participer à mon challenge un pavé par mois.
Extrait :
« La grande
erreur commise par quatre-vingt-dix pour cent des êtres humains, selon Fats,
était d'avoir honte de ce qu'ils étaient ; de mentir, de vouloir à tout prix
être quelqu’un d'autre. L'honnêteté était la devise de Fats, son arme de choix
et son principal moyen de défense. L'honnêteté faisait peur aux gens ; elle les
choquait. »
Lu dans le cadre du challenge un pavé par mois.
L'avis de Jostein,
vendredi 8 mai 2015
Le cercle des menteurs - Jean-Claude Carrière
Par Daphné
Auteur : Jean-claude Carrière
Titre : Le cercle des menteurs
Genre : contes
Langue d’origine : français
Éditeur : Plon
Nombre de pages : 445
Résumé de l'éditeur:
Auteur : Jean-claude Carrière
Titre : Le cercle des menteurs
Genre : contes
Langue d’origine : français
Éditeur : Plon
Nombre de pages : 445
Résumé de l'éditeur:
Ce sont des contes, ils sont philosophiques et ils viennent du monde entier. Ils sont zen ou soufi, chinois ou juifs, indiens ou africains. Ils sont européens aussi, américains, contemporains. Ils sont souvent drôles, ou bien graves, ou même les deux à la fois. Ils sont parfois ambigus, et même inquiétants. Ils nous ressemblent.
Jean-Claude Carrière les a écrits et ordonnés comme s'il s'agissait d'un manuel de philosophie. C'est la philosophie par les contes, un manuel où le chemin vers la sagesse serait hasardeux et plaisant, uniquement constitué des meilleures histoires du monde.
Ces contes, qui traversent le temps, se rapportent à toutes les questions qui, un jour ou l'autre, nous ont agités. Et ils nous disent ce que seuls les contes peuvent nous dire.
Mon avis:
Moi qui apprécie tant les contes et les légendes, on peut dire que j'ai été servie avec ce livre! quelle merveille que ce recueil! Venus du monde entier, ces contes, tirés de la tradition orale nous amène à réfléchir, à sourire et à s'interroger.
La plupart de ces contes sont très courts, de quelques lignes à quelques pages, mais qu'ils en disent long sur le monde! Sagesse, logique enfantine, bons mots...J'aime les contes pour ce qu'ils nous enseignent...car chaque conte a sa propre signification. Peut être n'est elle pas la même pour tout le monde mais chacun y trouve à penser. On peut lire ou écouter des contes pour se distraire, pour la musicalité des mots, pour philosopher...La tradition orale a, pour moi, quelque chose de magique, qui tient à la fois du réel et de l'imaginaire. On dit que dans tout conte, toute légende, il existe une part de vérité et c'est quelque chose dont je reste persuadée.
Ici, Jean-Claude Carrière a réuni ces contes sous forme d'un manuel de philosophie. Et sans doute a t il raison. Sans doute les histoires que l'on se raconte à travers le monde, à travers les cultures, sont elles particulièrement révélatrices de l'être humain. Sans doute que raconter et même écouter -ou lire!- ces histoires, c'est philosopher.
Les contes, pour peu que l'on y réfléchisse, nous apporte parfois des réponses à de grandes questions...et laissent d'autres questions sans réponse : "Un homme rêve qu'il est un papillon. Il voltige légèrement de fleur en fleur, ouvrant et refermant ses ailes, sans le plus léger souvenir de sa nature humaine.
Quand il se réveille, il s'aperçoit avec étonnement qu'il est un homme. Mais est-il un homme qui vient de rêver qu'il était un papillon ? Ou un papillon en train de rêver qu'il est un homme ?
On dit qu'il ne put jamais répondre à cette question."
C'est ce qui en fait toute la beauté et toute la magie.
Je ne peux que saluer l'immense travail de Jean-Claude Carrière qui a répertorié tant de contes dans autant de pays différents et les a immortaliser sur le papier.
Extrait:
"Un sculpteur se fait livrer un gros bloc de pierre et se met au travail. Quelques mois plus tard, il achève de sculpter un cheval.
Un enfant, qui l'a regardé travailler, lui demande alors :
- Comment savais-tu qu'il y avait un cheval dans la pierre ?"
Lu dans le cadre du challenge petit bac 2015 (catégorie "gros mot")
Le coeur du pélican - Cécile Coulon
Par Ariane
Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : Viviane Hamy
Nombre de pages : 240p
Date de parution : janvier 2015
Présentation de l’éditeur :
Anthime, un adolescent inséparable de sa sœur Helena, vient d’emménager dans une banlieue de province avec toute sa famille. Il craint de ne pas s’intégrer dans cette nouvelle communauté où personne ne l’attend. Pourtant, il va vite trouver le moyen de se distinguer et de se faire connaître. Lors d’une kermesse, il s’illustre par sa rapidité au jeu de quilles. Il n’en faut pas plus à Brice, un entraîneur obèse et bonhomme, pour l’enrôler dans la course à pied. Anthime, surnommé le Pélican, excelle dans cette discipline et devient un exemple et un symbole pour toute la région. Sa voisine Joanna l’adule mais le coureur n’a d’yeux que pour Béatrice, une camarade de classe, belle et charnelle, et qui ne reste pas, elle non plus, insensible à son charme… La veille d’une course déterminante, ils échangent un baiser qui scellera leur relation devenue désormais impossible à cause de la chute d’Anthime, qui s’effondre aux portes de la gloire… Vingt ans plus tard, alors qu’il a tout abandonné, désormais bedonnant, et qu’il vit un amour médiocre avec Joanna, Anthime reçoit un électrochoc. Il sort de sa torpeur lorsque ses anciens camarades de classe lui lancent le défi de traverser le pays en courant. Le Pélican retrouvera-t-il en lui la force de redevenir un champion et combler, par la même occasion, son orgueil ? Porté par une extrême émotion, Le Cœur du Pélican nous parle de la gloire et de sa fragilité, du sport et de sa souffrance. Il raconte le courage et la destinée à la fois banale et extraordinaire d’un homme qui réussit, connaît le succès, tombe et se relève. Cécile Coulon parvient formidablement à incarner ses personnages aux prises avec leurs désirs et aveuglés par les non-dits.
Mon avis :
Waouh !
Waouh !
Waouh !
Il va falloir que je développe un peu plus mais « waouh ! » résume parfaitement mon avis sur ce livre.
Lorsque j’ai lu Le roi n’a pas sommeil, j’ai pensé que Cécile Coulon faisait preuve d’un talent exceptionnel qui ne pourrait que s’affirmer avec le temps. Il ne s’est écoulé que 3 ans entre la publication de ces deux romans, mais l’évolution de l’auteur est impressionnante. Quand je pense qu’elle n’a que 25 ans ! Je suis impatiente de découvrir ce qu’elle nous réserve dans l’avenir.
Le cœur du pélican est un roman passionnant, de ceux qu’on ne lâche pas et que l’on n’oublie pas. A 18 ans, Anthime, jeune athlète prometteur surnommé le pélican, voit ses rêves s’écrouler à cause d’une simple chute. Plus d’espoir, plus d’avenir, plus de rêves. A 40 ans, Anthime s’est englué dans la banalité du quotidien auprès d’une femme qu’il n’aime pas. Mais le pélican se réveille et revient à la vie.
Cécile Coulon a écrit une histoire passionnante, particulièrement bien écrite, avec des personnages extrêmement bien construits. Elle mêle la révolte de la jeunesse et le cynisme des plus vieux. Un ton incisif, mordant, percutant. Je crois bien que je peux ajouter un nouvel auteur à ma liste des incontournables !
Extrait :
« Pendant que les autres fument leurs cigarettes derrière les containers, toi tu cours. Pendant que les autres embrassent des filles pleines d’acné, toi tu cours. Tu n’as pas le droit de fumer, pas le droit de boire ta première bière, pas le droit de te coucher tard, tu n’as pas le droit de regarder un film porno chez ton pote parce que tu dois te lever le lendemain. Pendant que les autres mangent des sandwiches à la mayonnaise en reluquant des gonzesses qui sortent du gymnase, le short collé à leurs cuisses, tu fais des pomes, des séries d’abdominaux, tu cours autour d’une piste qui te donne la gerbe à force de tourner, tourner, tu ressembles à un bousier poussant une chiure de chaton. Pendant que les autres regardent des séries américaines, visitent des zoos, des usines désaffectées, jouent aux cartes, au bowling, ru comptes les dixièmes de seconde sur le chronomètre géant, tu dors à côté de ton coach qui ronfle comme un tracteur. Pendant que les autres vivent, tu survis, pour être le champion, pour voir ton visage sur grand écran, au-dessus d’une table de restaurant où tous ces autres se marrent à te regarder suer tes protéines sur une piste. »
Lu dans le cadre du challenge petit bac catégorie animal
Auteur :
Cécile Coulon
Titre :
Le cœur du pélicanGenre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : Viviane Hamy
Nombre de pages : 240p
Date de parution : janvier 2015
Présentation de l’éditeur :
Anthime, un adolescent inséparable de sa sœur Helena, vient d’emménager dans une banlieue de province avec toute sa famille. Il craint de ne pas s’intégrer dans cette nouvelle communauté où personne ne l’attend. Pourtant, il va vite trouver le moyen de se distinguer et de se faire connaître. Lors d’une kermesse, il s’illustre par sa rapidité au jeu de quilles. Il n’en faut pas plus à Brice, un entraîneur obèse et bonhomme, pour l’enrôler dans la course à pied. Anthime, surnommé le Pélican, excelle dans cette discipline et devient un exemple et un symbole pour toute la région. Sa voisine Joanna l’adule mais le coureur n’a d’yeux que pour Béatrice, une camarade de classe, belle et charnelle, et qui ne reste pas, elle non plus, insensible à son charme… La veille d’une course déterminante, ils échangent un baiser qui scellera leur relation devenue désormais impossible à cause de la chute d’Anthime, qui s’effondre aux portes de la gloire… Vingt ans plus tard, alors qu’il a tout abandonné, désormais bedonnant, et qu’il vit un amour médiocre avec Joanna, Anthime reçoit un électrochoc. Il sort de sa torpeur lorsque ses anciens camarades de classe lui lancent le défi de traverser le pays en courant. Le Pélican retrouvera-t-il en lui la force de redevenir un champion et combler, par la même occasion, son orgueil ? Porté par une extrême émotion, Le Cœur du Pélican nous parle de la gloire et de sa fragilité, du sport et de sa souffrance. Il raconte le courage et la destinée à la fois banale et extraordinaire d’un homme qui réussit, connaît le succès, tombe et se relève. Cécile Coulon parvient formidablement à incarner ses personnages aux prises avec leurs désirs et aveuglés par les non-dits.
Mon avis :
Waouh !
Waouh !
Il va falloir que je développe un peu plus mais « waouh ! » résume parfaitement mon avis sur ce livre.
Lorsque j’ai lu Le roi n’a pas sommeil, j’ai pensé que Cécile Coulon faisait preuve d’un talent exceptionnel qui ne pourrait que s’affirmer avec le temps. Il ne s’est écoulé que 3 ans entre la publication de ces deux romans, mais l’évolution de l’auteur est impressionnante. Quand je pense qu’elle n’a que 25 ans ! Je suis impatiente de découvrir ce qu’elle nous réserve dans l’avenir.
Le cœur du pélican est un roman passionnant, de ceux qu’on ne lâche pas et que l’on n’oublie pas. A 18 ans, Anthime, jeune athlète prometteur surnommé le pélican, voit ses rêves s’écrouler à cause d’une simple chute. Plus d’espoir, plus d’avenir, plus de rêves. A 40 ans, Anthime s’est englué dans la banalité du quotidien auprès d’une femme qu’il n’aime pas. Mais le pélican se réveille et revient à la vie.
Cécile Coulon a écrit une histoire passionnante, particulièrement bien écrite, avec des personnages extrêmement bien construits. Elle mêle la révolte de la jeunesse et le cynisme des plus vieux. Un ton incisif, mordant, percutant. Je crois bien que je peux ajouter un nouvel auteur à ma liste des incontournables !
Extrait :
« Pendant que les autres fument leurs cigarettes derrière les containers, toi tu cours. Pendant que les autres embrassent des filles pleines d’acné, toi tu cours. Tu n’as pas le droit de fumer, pas le droit de boire ta première bière, pas le droit de te coucher tard, tu n’as pas le droit de regarder un film porno chez ton pote parce que tu dois te lever le lendemain. Pendant que les autres mangent des sandwiches à la mayonnaise en reluquant des gonzesses qui sortent du gymnase, le short collé à leurs cuisses, tu fais des pomes, des séries d’abdominaux, tu cours autour d’une piste qui te donne la gerbe à force de tourner, tourner, tu ressembles à un bousier poussant une chiure de chaton. Pendant que les autres regardent des séries américaines, visitent des zoos, des usines désaffectées, jouent aux cartes, au bowling, ru comptes les dixièmes de seconde sur le chronomètre géant, tu dors à côté de ton coach qui ronfle comme un tracteur. Pendant que les autres vivent, tu survis, pour être le champion, pour voir ton visage sur grand écran, au-dessus d’une table de restaurant où tous ces autres se marrent à te regarder suer tes protéines sur une piste. »
Lu dans le cadre du challenge petit bac catégorie animal
jeudi 7 mai 2015
La porte des Enfers - Laurent Gaudé
Par Ariane
Auteur : Laurent Gaudé
Titre : La porte des enfers
Genre : romanLangue d’origine : français
Editeur : Babel
Nombre de pages : 272p
Date de parution : juin 2010
Présentation de
l’éditeur :
Au lendemain d'une fusillade à
Naples, Matteo voit s'effondrer toute raison d'être : son petit garçon est
mort. Nuit après nuit, à bord de son taxi vide, il s'enfonce dans la solitude
et parcourt au hasard les rues de la ville. Un soir, dans un minuscule café, il
fait la connaissance du patron, Garibaldo, de l'impénitent curé don Mazerotti,
et surtout du professeur Provolone, personnage haut en couleur, aussi érudit
que sulfureux, qui tient d'étranges discours sur la réalité des Enfers. Et qui
prétend qu'on peut y descendre... Ceux qui meurent emmènent dans l'Au-Delà un
peu de notre vie, et nous désespérons de la recouvrer, tant pour eux-mêmes que
pour apaiser notre douleur. C'est dans la conscience de tous les deuils - les
siens, les nôtres - que Laurent Gaudé oppose à la mort un des mythes les plus
forts de l'histoire de l'humanité. Solaire et ténébreux, captivant et haletant,
La Porte des Enfers nous emporte dans un "voyage" où le temps et le
destin sont détournés par la volonté d'arracher un être au néant.
Mon avis :
2002. Dans un café de Naples un
serveur agresse et enlève un client.Mon avis :
1980. Pippo, 6 ans, meurt sous les
yeux de son père, victime d’une balle perdue.
Quel point commun entre ces deux
histoires ? Laurent Gaudé alterne passé et présent, revient aux sources de
l’histoire et nous convie à une descente aux Enfers, au sens propre comme au
figuré. Il revisite avec brio et poésie le mythe des enfers, ancrant le tout
dans un univers à la fois réaliste et fantastique.
Voir mourir son enfant, peut-on
imaginer pire souffrance ? Cette descente aux enfers, cette plongée dans l’indicible
tristesse c’est ce que vivent Matteo et Giuliana.
Giuliana est colère et rage « que les prêtres qui ne disent que des
inepties apaisantes se taisent ou qu’ils parlent vrai et qu’ils évoquent la
révolte de nos cœurs face à la pourriture d’un enfant, la révolte de mon ventre
de mère face au regard crevé de celui qui m’a tété le sein. Je suis pliée en
deux sur cette dalle de marbre et je bave de rage. Maudite soit-elle, cette
pierre que je n’ai pas choisie et qui recouvre désormais mon enfant pour l’éternité. ».
La mère qui a donné la vie refuse cette mort et maudit la terre entière.
Matteo à bord de son taxi, erre la
nuit dans la ville revivant sans cesse cette dernière journée, sans but, sans
espoir. Lorsque son chemin croise celui de Grace le travesti, de Garibaldo le
cafetier, de Provolone le professeur et de Don Mazerotti le curé. Avec eux,
Matteo trouve un certain apaisement. Mais avec eux il envisage l’impossible, l’impensable.
Tel Orphée à la recherche d’Eurydice,
Matteo descend aux enfers afin de rechercher l’enfant. Et comme Dante fut guidé
par Virgile, un guide fait visiter les enfers à Matteo et lui explique le sort
des âmes.
Un grand et beau moment de
lecture.
Extrait :
Extrait :
« En disparaissant, les morts emportent un peu de nous-mêmes. Chaque
deuil nous tue. Nous en avons tous fait l'expérience. Il y a une joie, une
fraicheur qui s'estompe au fur et à mesure que les deuils s'accumulent... Nous
mourons chaque fois un peu plus en perdant ceux qui nous entourent... »
Lu dans le cadre du challenge petit bac catégorie mort
L'avis de Papillon,
mercredi 6 mai 2015
Mercredi, c'est le jour des petits : A poil(s) - Michaël Escoffier et Kris Di Giacomo
Par Ariane
auteur : Michaël Escoffier
illustrateur : Kris Di Giacomo
titre : A poil(s)
éditeur : kaléidoscope
nombre de pages : 32p
Présentation de l'éditeur :
Depuis plusieurs jours, il fait exceptionnellement chaud dans la savane. Plus une goutte d’eau, les lacs sont
aussi secs que le désert et les plantes sont prêtes à s’embraser à la moindre étincelle. Alors, le lion décide
de faire quelque chose qu’il ne fait jamais : il enlève son costume. Oh ! là ! là ! Que n’a-t-il pas fait là ?!
Mon avis :
Un livre très sympathique qui a beaucoup amusé mes filles.
Dans la jungle, le lion souffre atrocement de la chaleur, il décide d'enlever son costume pour être plus à l'aise. Un zèbre qui passe par là voit l'occasion de manger tranquillement sans risquer de se faire dévorer par les lions. Il ôte alors son costume et le voilà déguisé en lion. Tour à tour autruche, hyène, babouin se succèdent et chacun change de costume.
Le concept des animaux qui se déguisent amuse beaucoup les enfants et cela peut aussi être l'occasion d'aborder des sujets plus sérieux : ne pas se fier aux apparences et ne pas juger les autres sur leur apparence. Un message de prévention également puisque si sous le costume de lion se cache en réalité un zèbre, sous celui de l'antilope se cache un crocodile.
auteur : Michaël Escoffier
illustrateur : Kris Di Giacomo
titre : A poil(s)
éditeur : kaléidoscope
nombre de pages : 32p
Présentation de l'éditeur :
Depuis plusieurs jours, il fait exceptionnellement chaud dans la savane. Plus une goutte d’eau, les lacs sont
aussi secs que le désert et les plantes sont prêtes à s’embraser à la moindre étincelle. Alors, le lion décide
de faire quelque chose qu’il ne fait jamais : il enlève son costume. Oh ! là ! là ! Que n’a-t-il pas fait là ?!
Mon avis :
Un livre très sympathique qui a beaucoup amusé mes filles.
Dans la jungle, le lion souffre atrocement de la chaleur, il décide d'enlever son costume pour être plus à l'aise. Un zèbre qui passe par là voit l'occasion de manger tranquillement sans risquer de se faire dévorer par les lions. Il ôte alors son costume et le voilà déguisé en lion. Tour à tour autruche, hyène, babouin se succèdent et chacun change de costume.
Le concept des animaux qui se déguisent amuse beaucoup les enfants et cela peut aussi être l'occasion d'aborder des sujets plus sérieux : ne pas se fier aux apparences et ne pas juger les autres sur leur apparence. Un message de prévention également puisque si sous le costume de lion se cache en réalité un zèbre, sous celui de l'antilope se cache un crocodile.
Mercredi, c'est le jour des petits - La chasse à l'ours - Michael Rosen et Helen Oxenbury
Par Daphné
Auteurs : Michael Rosen
Illustrateur: Helen Oxenbury
Titre : La chasse à l'ours
Éditeur : Ecole des loisirs
Résumé de l'éditeur:
Il suffit parfois d'un rien pour que l'on se réveille avec l'irrésistible envie d'aller chasser l'ours en famille : un ciel radieux, des enfants audacieux... La journée fleure bon l'aventure et surmonter les obstacles devient un jeu d'enfant. Seulement voilà : qui chasse l'ours finit par le trouver et c'est là que les choses se gâtent !
Mon avis
Quiconque a passé son stage BAFA et fait de l'animation connait la fameuse chanson "La chasse à l'ours" (ou sa variante "La chasse au tigre"!) J'ai mis longtemps à découvrir que cette chanson qui faisait tant rire mes loustics du centre aéré était en réalité tirée d'un album pour enfants (ou peut être est ce le contraire?).
Cet album nous conte l'histoire d'une famille, qui, comme le titre l'indique, décide de partir un jour à la chasse à l'ours. Pour cela, ils devront franchir plein d'obstacles (la prairie, la rivière, la boue, la neige...) jusqu'à enfin arriver devant la grotte de l'ours. Et là, rien ne se passe comme prévu!
La petite phrase du départ (: "Nous allons à la chasse à l'ours. Nous allons en prendre un très gros. La vie est belle! Nous n'avons peur de rien.") revient avant chaque chaque nouvel obstacle à franchir, créant ainsi une petite ritournelle agréable à l'oreille que l'enfant prendra plaisir à répéter. Les phrases répétitives et les onomatopées accompagnant chaque nouvel endroit ("Flou flou", "plaf plouf"...) rend le texte vivant, musical et facile à mimer. Et c'est l'occasion de découvrir plein de paysages différents.
Les illustrations sont sympathiques, alternant les pages en couleurs et en noir et blanc.
Ma fille de trois ans aime beaucoup ce livre, appréciant particulièrement le moment où je lis la fin à toute vitesse, au rythme des pas de courses de la famille. C'est chez nous une lecture particulièrement joyeuse et rythmée!
Extrait:
"Oh, une prairie!
On dirait la mer.
On ne peut pas passer dessus.
On ne peut pas passer dessous.
Allons y!
Il n'y a plus qu'à la traverser!"
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