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lundi 19 avril 2021

La prisonnière du temps - Kate Morton

 Par Daphné








Auteur : Kate Morton
Titre :La prisonnière du temps

Genre : roman

Langue d’origine : anglais (Australie)
Traducteur : Anne-Sylvie Homassel
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 616
Date de parution : 2019

Résumé de l'éditeur :

À l'été 1862, un groupe de jeunes peintres proche des Préraphaélites, menés par le talentueux Edward Radcliffe, s'installe au Birchwood Manor, sur les rives de la Tamise. Là, inspiré par sa muse, la sulfureuse Lily avec qui il vit une passion ravageuse, Edward peint des toiles qui marqueront l'histoire de l'art. Mais à la fin de sa retraite, une femme a été tuée, une autre a disparu, un inestimable diamant a été dérobé, et la vie d'Edward Radcliffe est brisée.

Plus d'un siècle plus tard, Elodie Winslow, jeune archiviste à Londres fiancée à un golden-boy qui l'ennuie, découvre dans une vieille sacoche deux objets sans lien apparent : le portrait sépia d'une femme à la beauté saisissante en tenue victorienne, et un cahier de croquis contenant le dessin d'une demeure au bord de l'eau. Pourquoi le Birchwood Manor semble-t-il si familier à Elodie ? L'inconnue de la photo pourra-t-elle enfin livrer tous ses secrets ? Et si, en l'entraînant sur les traces d'une passion d'un autre siècle, son enquête l'aider à percer le mystère de ses propres origines et à enfin mener la vie qu'elle désire ?

Mon avis :

Généralement, je passe toujours un bon moment avec les livres de Kate Morton. Ce sont des lectures agréables, toujours construites sur le même schéma mais sans que cela ne soit dérangeant. Au contraire, si la construction est toujours la même et que les personnages ont souvent de nombreux points communs, je prends toujours plaisir à suivre ses histoires qui nous entraînent dans des va-et-vient entre passé et présent. Pourtant, cette fois-ci, mon avis est un peu plus mitigé.

Comme dans les romans précédents, une jeune femme, de nos jours, tente de démêler les fils du passé. On alterne donc passé et présent et la jeune femme profite de cette enquête pour s'épanouir : le schéma classique de l'autrice, lequel fonctionne toujours, je me suis laissée prendre aux questionnements et aux alternances entre les époques. mais cette fois, j'ai eu un peu de mal à relier le tout. 

L'idée de départ m'a beaucoup plu car l'un des points de vue du récit est particulièrement original puisqu'il s'agit de celui... d'un fantôme! J'ai beaucoup aimé cette idée, le fait de laisser la parole à un personnage mort depuis des années, personnage qui hante les lieux et voit défiler au fil des années de nombreux visiteurs. Oui, mais voilà : des visiteurs, il y en a beaucoup, sans doute un peu trop pour moi. A peine commençais-je à m'intéresser à l'histoire de l'un d'eux que cette histoire était remplacée par celle d'un autre personnage, à une autre époque. Ce n'est qu'à la fin que l'on comprend réellement les liens entre eux (si ce n'est bien sûr qu'il sont vécus au même endroit sous les yeux du fameux fantôme) et donc leur place réelle dans toute cette histoire. C'est plutôt bien construit et bien pensé... mais j'ai failli me perdre en route, notamment parce que j'ai trouvé toutes ces histoires un peu inégales. Certaine sont retenu mon attention et j'ai ensuite été déçue de ne pas les voir davantage approfondies alors que d'autres m'ont plutôt ennuyée. Et comme ce livre ne compte pas moins de 616 pages, quand on s'ennuie, cela peut paraître long. Cependant, le fil conducteur de l'histoire, ce fameux fantôme qui voit défiler tant de monde dans le lieu qu'il occupe, reste pour moi une idée qui m'a beaucoup plu et c'est donc cela que je retiendrais le plus.


Extrait :

"Le temps ne connaît qu'une direction. Le temps ne s'arrête jamais. Il coule, fleuve inlassable, et ne laisse à personne le temps de réfléchir. La seule manière de le remonter est de se souvenir."

mardi 21 avril 2020

A la recherche d'Alice Love - Liane Moriarty

Ariane


Auteur : Liane Moriarty
Titre : A la recherche d’Alice Love
Genre : roman
Langue d’origine : anglais (Australie)
Traductrice : Béatrice Taupeau
Editeur : Albin Michel
Nombre de pages : 464p
Date de parution : janvier 2019

Présentation de l’éditeur :
Il a suffi d’une chute de quelques secondes pour qu’Alice Love efface dix années de sa vie : lorsqu’elle se relève, avec une grosse bosse sur la tête, Alice est convaincue d’avoir vingt-neuf ans, d’être enceinte de son premier enfant, au comble du bonheur avec son mari, Nick, dont elle est folle amoureuse.
Or, Alice a trente-neuf ans, trois enfants et s’apprête à divorcer.
Que s’est-il passé ? Comment a-t-elle pu devenir cette femme autoritaire et obsédée par le sport (elle déteste ça !) ? Comment elle et Nick, son amour de toujours, en sont-ils arrivés là ? Pourquoi est-elle en froid avec sa sœur adorée ? En s’efforçant de reconstituer le puzzle de cette décennie oubliée, Alice découvrira si son amnésie est une malédiction ou une bénédiction…

Mon avis :
Je me demande bien ce qui me pousse à choisir parfois ce genre de romans ? Car ce n’est pas du tout le genre de livre qui m’attire et pourtant, régulièrement je me laisse avoir par ce type de lecture.
Ainsi donc, Alice Love a effacé de sa mémoire les dix dernières années de sa vie. Le miroir lui renvoie l’image d’une femme qu’elle ne connait pas, ses enfants sont de parfaits inconnus et elle ne peut pas trouver de réconfort auprès de son mari qui semble maintenant la détester. Alice ne comprend pas ce qui a pu se passer pendant ces années, ce qui l’a éloignée de ses proches, l’a séparée de son mari et poussée à devenir une femme si différente de celle qu’elle était.
Bon… On ne peut pas dire que c’est mauvais. L’histoire, bien que totalement tirée par les cheveux, est plutôt bien construite, l’écriture est efficace et il n’y a pas de temps morts. Mais cette efficacité est aussi révélatrice d’une absence totale de personnalité. Impossible dès lors de s'attacher aux personnages. D'autant plus qu'on voit venir la plupart des rebondissements à des kilomètres...
A la rigueur pour un voyage en train…

mardi 24 mars 2020

Le mystère Sammy Went - Christian White

Par Ariane


Auteur : Christian White
Titre : Le mystère Sammy Went
Genre : roman policier
Langue d’origine : anglais (Australie)
Traduction : Pierre Ménard
Editeur : Denoël
Nombre de pages : 416p
Date de parution : septembre 2019

Mon avis :
Quel point commun entre Sammy Went, une fillette américaine disparue en 1990, et Kim, photographe vivant en Australie près de 30 ans plus tard ? Aucun a priori. Et pourtant, elles sont une seule et même personne. C’est ce qu’annonce un inconnu à Kim. Si au début elle réfute totalement l’idée, elle se pose tout de même des questions, fait quelques recherches et découvre qu’il n’y a aucune photo d’elle avant l’âge de deux ans. Puis il faut bien reconnaître que la petite Sammy lui ressemble énormément… Rapidement le doute n’est plus permis. Impossible d’interroger sa mère décédée quelques années plus tôt, Kim n’a d’autre choix que d’aller au-devant de son passé et d’une famille dont elle ne se souvient pas.
Le mystère Sammy Went n’est pas celui de son identité, on découvre dès les premières pages que Kim est Sammy. Le mystère c’est celui de sa disparition. Comment ? Qui ? Pourquoi ? Les chapitres alternent entre passé et présent. Dans le passé nous découvrons les secrets qui se cachent derrière de vernis de perfection de la famille Went. Dans le présent, Kim va les faire éclater au grand jour.
C’est plutôt bien mené, on ne s’ennuie pas et certains personnages secondaires sont intéressants. Pourtant une fois de plus, je ne me suis pas passionnée pour cette lecture. Comme souvent avec les romans policiers, j’ai assez rapidement deviné pas mal de faits (mais pas tous), j’ai trouvé les personnages principaux assez plats (la passivité avec laquelle Kim/Sammy accepte la situation est assez déconcertante) et le tout m’a souvent semblé un peu morne.
Toutefois, c’est une lecture détente plutôt sympathique, parfaite pour les vacances par exemple. 

 Catégorie prénom

mardi 27 août 2019

Le secret du mari - Liane Moriarty


Par Ariane

Auteur : Liane Moriarty
Titre : Le secret du mari
Genre : roman
Langue d’origine : anglais
Traductrice : Béatrice Taupeau
Editeur : Albin Michel
Nombre de pages : 416p
Date de parution : avril 2015

Présentation de l’éditeur :
Jamais Cecilia n’aurait dû trouver cette lettre dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « A n’ouvrir qu’après ma mort ». Quelle décision prendre ? Respecter le vœu de John-Paul, qui est bien vivant ? Ou céder à la curiosité et découvrir un secret qui risque de bouleverser sa vie ?

Mon avis :
« Numéro 1 sur la liste des best-sellers… ». En général, voilà qui me fait plutôt fuir. Mais mes collègues, Daphné et d’autres blogueuses ayant plutôt apprécié le livre, j’ai cédé à la curiosité.
Cecilia est une femme au foyer professionnelle. Mère et épouse comblée, ménagère efficace, cuisinière accomplie, reine de l’organisation, déléguée des parents d’élèves de l’école St Angela et vendeuse de tupperwares, elle gère tout d’une main de maître. Jusqu’à ce qu’un grain de sable vienne enrayer son train-train si parfaitement huilé. Ce grain de sable c’est une lettre de son mari, trouvée par hasard au grenier et portant la mention « à n’ouvrir qu’après ma mort ». Rachel, la soixantaine triste, vit dans le souvenir de sa fille Janie, assassinée à l’âge de 17 ans. Secrétaire de l’école St Angela, son seul bonheur est de passer du temps avec son petit-fils. Tout son univers s’effondre lorsque son fils et sa belle-fille lui annoncent leur prochaine installation à New York. Pour Tess aussi la vie bascule du jour au lendemain. Son mari et Felicity, sa cousine dont elle est si proche depuis toujours, sont tombés amoureux. Elle décide alors de retourner chez sa mère et d’inscrire son fils à l’école St Angela, où elle-même fut élève.
Liane Moriarty nous parle donc de trois femmes qui voient leur vie chamboulée de manière inattendue, trois femmes n’ayant pas grand-chose à voir les unes avec les autres, mais qui vont se croiser. La lectrice (oui, pas sûre qu’il y ait beaucoup de lecteurs) peut se reconnaître dans ces personnages, s’interroger sur les choix possibles dans telle ou telle situation. On se doute que Cecilia va lire la lettre (pas d’histoire sinon !), on imagine facilement ce qu’elle contient, mais reste à savoir ce qu’elle va en faire. C’est là que j’aurai aimé des surprises, mais Cecilia agit exactement comme on pourrait l’imaginer. Rachel et Tess ne nous surprennent pas plus. J’ai vraiment regretté que les trois personnages de l’histoire manquent à ce point de nuances et soient si prévisibles.
Pourtant, même s’il n’y a pas vraiment de suspense, l’intrigue suit un cours plutôt agréable à lire. Le rythme se tient bien, sans temps mort, c’est efficace et l’on ne s’ennuie pas. Un peu comme une série à l’américaine finalement !  
C’est un livre qui se lit vite et bien, idéal pour l’été, mais de ceux que l’on oublie très vite.

Extrait :
« Dire que les gens s'imaginent qu'après une tragédie on devient plus sage, plus spirituel. Foutaises. C'était tout le contraire. Une tragédie, ça rend mesquin et malveillant. On n'en sort ni plus lucide ni plus avisé. »

« Si être mère de famille était un sport, Cécilia serait championne olympique. »

« Les mille autres chemins que nos vies auraient pu, et peut-être dû, prendre nous restent à jamais inconnus. C'est probablement pour le meilleur. »