mercredi 6 janvier 2016

Mercredi, c'est le jour des petits - Balthazar et les couleurs - Marie-Hélène Place et Caroline Fontaine-Riquier

Par Daphné


















Auteur : Marie-Hélène Place
Illustrateur :  Caroline fontaine-Riquier
Titre : Balthazar et les couleurs
Éditeur : Hatier Jeunesse




Résumé:


Bleu comme les bleuets,
Bleu comme mon bonnet,
Rouge comme les coquelicots,
Rouge comme mon poisson Pedro...
- Tu as remarqué, Pépin, que certaines couleurs ne sont pas dans l'arc-en-ciel ?
Ce livre poétique et délicat, aborde les couleurs selon les principes de la pédagogie Montessori. En observant la nature, Balthazar et Pépin découvrent les couleurs qui font partie de notre univers.



Mon avis:


Chez nous, on aime beaucoup la collection des livres de Balthazar! Entre Noël et l'anniversaire de ma fille aînée peu avant, quatre nouveaux livres de cette collection ont trouvé place dans notre bibliothèque...dont celui là!

Ce livre, inspiré de la pédagogie Montessori, est un véritable trésor pour partir à la découverte des couleurs! Balthazar et son doudou Pépin, cueillent des fleurs lorsqu'un nuage, passant devant le soleil, provoque une averse qui donne naissance à...un arc-en -ciel! C'est alors l'occasion pour Balthazar et Pépin de découvrir les couleurs. Chaque double page nous présente une couleur: d'abord les couleurs primaires, puis les couleurs secondaires que l'enfant découvre en superposant des disques de couleurs entre eux. 

Bien d'autres surprises accompagnent cette découverte, telles que des volets à soulever, des languettes à tirer...sans oublier, à la fin, la roue des couleurs: l’enfant, en tournant la grande roue, fait apparaître un animal ou un végétal et tourne alors une roue, plus petite, pour trouver la couleur correspondante.

En plus des très belles illustrations, le texte, jouant sur les rimes, est plein de charme et de poésie.

Seul petit bémol: je trouve dommage d'avoir mis du rose et non du rouge dans les disques de couleurs pour obtenir le violet et le orange: du rouge et du jaune, ça fait aussi du orange et cela m'aurait paru plus logique de mélanger deux couleurs primaires pour obtenir les secondaires.

Si au départ, ce livre a été offert à ma fille de 23 mois, dans le but de lui faire découvrir les couleurs, sa grande sœur de 4 ans l'apprécie également beaucoup. Elle aime particulièrement manipuler les disques de couleurs à mélanger!

Un très beau livre qui nous a enchanté mes filles et moi!



Extrait:

Noir pour la nuit, noir comme ma cape de chauve-souris, qui, quand j'en ai envie, s'ouvre 
sur toutes les couleurs qui colorent la vie....et les rêves aussi.

Mercredi, c'est le jour des petits : Les quatre géants - Aline Bureau et Zemanel

Par Ariane

Auteur : Zemanel
Illustrateur : Aline Bureau
Titre : Les quatre géants
Editeur : Flammarion

Présentation de l'éditeur : 
Là-bas, à l'horizon, marchent trois géants. De leurs longues enjambées, ils rythment les saisons. Été, automne, hiver ; rien ne semble pouvoir perturber ces trois-là. Pourtant, leurs regards sont inquiets : sans le quatrième géant, leur marche s'arrête... Les rejoindra-t-il à temps ?



Mon avis : 
Quelle bonne idée a eu le Père Noël en déposant ce livre sublime au pied du sapin.
Dans cet album, nous découvrons trois géants personnifiant les saisons. L'éte, l'automne, l'hiver chaque géant étend son manteau sur la terre assurant ainsi le cycle des saisons. Mais il en manque un. Que fait le printemps ? Et c'est un jeune géant espiègle que l'on retrouve enfin. 
Les illustrations sont absolument magnifiques, douces et colorées, mes filles et moi avons été totalement séduites ! Le texte poétique et rythmé s'accorde parfaitement à celles-ci. Les enfants prennent plaisir à découvrir les saisons et à suivre ces doux géants dans leur marche. 
Je pense que mes filles sont encore un peu jeunes pour savourer pleinement cet album, le texte est un peu difficile à suivre pour elles, mais elles prennent plaisir à admirer les illustrations, à en chercher les détails et à répéter les phrases récurrentes. 
Magnifique ! 


 

mardi 5 janvier 2016

D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds - Jon Kalman Stefansson

Par Ariane


Auteur : Jon Kalman Stefansson

Titre : D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds

Genre : roman

Langue d’origine : islandais

Traducteur : Eric Boury

Editeur : Gallimard

Nombre de pages : 442p

Date de parution : août 2015

Présentation de l’éditeur :

«Elle est plus belle que tout ce qu’il a pu voir et rêver jusque-là, à cet instant, il ne se souvient de rien qui puisse soutenir la comparaison, sans doute devrait-il couper court à tout ça, faire preuve d’un peu de courage et de virilité, pourtant il ne fait rien, comme s’il se débattait avec un ennemi plus grand que lui, plus fort aussi, c’est insupportable, il serre à nouveau les poings, récitant inconsciemment son poème d’amour. Elle s’en rend compte et lui dit, si je dénoue mes cheveux, alors tu sauras que je suis nue sous ma robe, alors tu sauras que je t'aime.»
Ari regarde le diplôme d’honneur décerné à son grand-père, le célèbre capitaine et armateur Oddur, alors que son avion entame sa descente vers l’aéroport de Keflavík. Son père lui a fait parvenir un colis plein de souvenirs qui le poussent à quitter sa maison d'édition danoise pour rentrer en Islande. Mais s’il ne le sait pas encore, c’est vers sa mémoire qu’Ari se dirige, la mémoire de ses grands-parents et de leur vie de pêcheurs du Norðfjörður, de son enfance à Keflavík, dans cette ville «qui n’existe pas», et vers le souvenir de sa mère décédée.
Jón Kalman Stefánsson entremêle trois époques et trois générations qui condensent un siècle d’histoire islandaise. Lorsque Ari atterrit, il foule la terre de ses ancêtres mais aussi de ses propres enfants, une terre que Stefánsson peuple de personnages merveilleux, de figures marquées par le sel marin autant que par la lyre. Ari l’ancien poète bien sûr, mais aussi sa grand-mère Margrét, que certains déclareront démente au moment où d’autres céderont devant ses cheveux dénoués. Et c’est précisément à ce croisement de la folie et de l’érotisme que la plume de Jón Kalman Stefánsson nous saisit, avec simplicité, de toute sa beauté.



Mon avis :

Finir l’année sur un coup de cœur, que demander de mieux ? J’avais adoré Entre ciel et terre et j’ai donc repéré le nouveau roman de Stefansson lors de sa parution. Je l’ai sélectionné dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire Price Minister et j’ai eu la chance de le recevoir. J’ai un peu tardé à en commencer la lecture mais une fois ouvert il a été impossible de le lâcher.

Jon Kalman Stefansson entremêle trois époques, trois histoires dans la petite ville de Keflavik. Dans les années 20, Oddur et Margret qui se connaissent depuis l’enfance s’aiment et se marient, dans les années 80 leur petit-fils Ari revient vivre à Keflavik avec son père et sa belle-mère, à l’époque actuelle Ari revient une nouvelle fois à Keflavik retrouver son père mourant.

A travers ces trois histoires, avec ces personnages principaux et tous ceux qu’ils croisent, Stefansson évoque le temps qui passe et la nostalgie qui en découle, les rêves de jeunesse qui s’éloignent et disparaissent devant les réalités de l’existence, les questions existentielles sur la vie, l’amour, la mort,… Mais aussi des sujets beaucoup plus terre à terre touchant à la situation économique et politique de l’Islande.

Tout le récit est empreint d’une tristesse nostalgique touchante. Et comme dans son précédent j’ai été totalement captivée par l’écriture de Jon Kalman Stefansson. Quelle beauté ! Chaque phrase se savoure et même le quotidien le plus trivial est magnifié par ces mots emplis de beauté et de poésie. Car ce n’est pas une Islande de carte postale que nous découvrons ici. Mais une Islande âpre et rude, une nature hostile que l’homme doit affronter pour survivre, une mer qui est à la fois amie et ennemie. Pourtant, il révèle plus qu’aucun autre la beauté sauvage de son pays et fait éprouver à son lecteur la nostalgie d’un monde perdu où l’homme vivait par et pour la mer.  

Cela a été un grand plaisir de lecture et désormais je n’attendrais pas si longtemps pour continuer à découvrir l’œuvre de Jon Kalman Stefansson.



Extrait :

« Il regarde son père à travers le mur de silence qui les sépare, brusquement envahi par le désir irrépressible de dire tout haut le prénom de cette femme, celle qui, âgée d’à peine trente ans, a laissé derrière elle un enfant, un monde, un univers de possibles, de livres non lus, des chansons qu’elle n’a pas chantées, des villes qu’elle n’a pas vues. Ce prénom repose sur le bout de sa langue, à la fois léger comme une plume et d’une lourdeur de plomb, il voudrait tant le cracher à la figure de son père comme un châtiment, une exhortation, un pont, une larme, un poing, un désespoir. »

Lu dans le cadre du challenge Un pavé par mois et Petit bac (catégorie ponctuation)
 

L'avis de Jérôme

lundi 4 janvier 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? (1)

Le lundi on retrouve le rendez-vous hebdomadaire organisé par Galleane. Il suffit de répondre à 3 questions :

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ? 

Ariane 

Qu'ai-je lu la semaine dernière ?



Je me suis précipitée sur la nouvelle édition de Rebecca de Daphné du Maurier qui m'attendait sous le sapin.


  
Que lis-je en ce moment 

Je n'ai pas fini ma lecture de Rebecca de Daphné du Maurier que je savoure avec délectation.
 
Que lirai-je ensuite ?


Je lirai Le violoniste de Mechtild Borrmann.

Daphné

Qu'ai-je lu la semaine dernière






J'ai lu Le cercle des femmes de Sophie Brocas

Que lis-je en ce moment ?




J'essaie en ce moment de lire Les prépondérants de Hèddi Kaddour mais sans réellement parvenir à entrer dans ce livre.

Que lirai-je ensuite ?


Je ne le sais pas encore! 




Et vous que lirez-vous cette semaine ?

dimanche 3 janvier 2016

Le plaisir ne saurait attendre - Tishani Dosh

Par Daphné


















 Auteur : Tishani Dosh
Titre : Le plaisir ne saurait attendre
Genre : roman
Editeur :Buchet Chastel
Langue d'origine: anglais (Inde)
Traducteur: Karine Lalechere
Nombre de pages : 344
Date de parution :2011

Résumé de l'éditeur:

Madras. Août 1968. 
Avec ses dents éclatantes et ses cheveux bouclés, Babo est le fils aîné de la famille Patel, et le premier à prendre l’avion. Mais il décolle pour Londres, afin d’y compléter ses études, accablé d’interdits par ses parents jains : ni femme, ni alcool, ni viande. 
Trois mois après son arrivée, ses résolutions sont balayées, en un coup de foudre, par la minijupe blanche et le ruban rouge dans la chevelure auburn de Sian Jones, une libre et saisissante Galloise. Balayé aussi son mariage arrangé par ses parents en Inde avec Falguni… 
Des larmes, des plaisirs et des années plus tard, Bean et Mayuri, les filles de Sian et Babo, jouent en riant derrière le portail orange et noir de leur maison de Madras. Et tandis que les Beatles composent Hey Jude, que le prince Charles et Diana s’aiment puis se déchirent, qu’Indira Gandhi tombe sous les balles de la vengeance sikhe et que Madras devient Chennai, une famille indo-galloise joue la partition tour à tour tendre et tragique d’une vie métissée en Inde. 
Inspirée par l’histoire d’amour de ses parents, Tishani Doshi nous invite avec lyrisme et poésie à suivre le destin attachant d’un clan chamarré qui reste heureusement guidé par Ba, la sage et philosophe aïeule entourée de plumes de paon et de lézards rouges…



Mon avis:

Un peu déçue par ce roman. S'il n'est pas un mauvais livre, il n'est cependant pas ce à quoi je m'attendais.

Au vu du résumé, je m'attendais à une réflexion sur la différence de culture entre les couples mixtes et  une petite plongée dans l'histoire de l'Inde. Mais ces deux sujets ne sont que rapidement survolés, tout comme d'ailleurs n'importe quel autre thème abordé dans ce livre. Les années défilent, les faits s’enchaînent les uns à la suite des autres, sans véritable lien entre eux et on saute parfois plusieurs années d'un coup. Sans doute le but de l'auteur était il de montrer à quel point la vie passe vite mais cela a pour résultat que rien n'est approfondi: ni les thèmes abordés ni les personnages. Je n'ai guère réussi à m'attacher aux personnages de ce livre ni à leur histoire. J'aurais préféré voir moins de moments relatés mais que ceux qui restent soient davantage approfondis.

J'ai cependant apprécié le personnage de Ba et la sagesse dont elle fait preuve ainsi que plusieurs belles citations que j'ai relevé au fil des pages: "Peut-on se libérer du temps ?
Peut-on véritablement savoir quoi que ce soit quand on ne cesse de réfléchir et de se lamenter ?
Regardez ce coucher de soleil. Si beau qu'on voudrait l'emprisonner et le mettre en boîte pour plus tard.
Mais ne pouvez-vous pas en profiter maintenant ? Apprécier ses couleurs, sa beauté éphémère ? Puis lâcher prise.
Le chagrin et le plaisir proviennent du même endroit.
Pour comprendre le chagrin, il faut l'affronter, se mesurer à lui, et non tenter de le fuir."


Je suis cependant resté sur ma faim. Comme une impression de rendez-vous manqué...


Extrait:

"Est-ce que tu aimais Bapa ? lui demanda Babo un soir, pendant la grève des postes britanniques, alors qu'il n'avait pas eu de nouvelles de Sian depuis dix jours. Quand il est mort, est-ce que tu as eu l'impression que tu allais le suivre ? Est-ce qu'il te manquait à ce point ?


- Ce n'était pas ainsi entre nous, Babo. Il y a bien des manières d'aimer.
Dans notre cas, c'était un sentiment très doux, sans commune mesure avec ce que tu éprouves aujourd'hui.

Nous l'appelons l'ekam. On ne le rencontre qu'une fois au cours de son existence, ou jamais.
Certains disent que c'est une caverne obscure qui n'a ni début, ni fin.
D'autres le comparent à un feu très lent qui consume le cœur.
Quand on connaît l'ekam, on croit être capable d'éradiquer toute la culpabilité du monde, toute la pollution et le malheur.

- Est-ce que tu as éprouvé cela avec quelqu'un d'autre ?
- Non, répondit Ba avec une certaine mélancolie.
C'est une chose que je découvrirai dans une prochaine vie."


samedi 2 janvier 2016

Dans la hotte du Père Noël

Par Ariane

Le Père Noël nous connaît bien et cette année encore il a déposé beaucoup de livres au pied du sapin pour mes filles et moi.

Je trépigne d'impatience devant cette sélection de romans ou recueils de nouvelles que j'ai envie de lire depuis longtemps : 




Il a également choisi de beaux livres pour les filles : 




De belles lectures en perspective !