mardi 7 mai 2019

En finir avec le plastique - William McCallum

Par Ariane


Auteur : William McCallum

Titre : En finir avec le plastique

Genre : essai

Editeur : Marabout

Nombre de pages : 216p

Date de parution : janvier 2019



Présentation de l’éditeur :

Le plastique fait des ravages dans nos océans : 12,7 millions de tonnes de plastique sont déversées dans nos océans chaque année, tuant 1 million d'oiseaux marins et 100 000 mammifères marins. D'ici 2050 il y aura plus de plastique que de poissons dans nos océans si nous ne changeons rien. Le guide essentiel pour apprendre ce que l'on peut faire au quotidien pour réduire notre usage du plastique à la maison, au bureau, etc. De l'astuce basique d'utiliser une tasse et non un gobelet en plastique pour votre café du matin, au conseil moins connu de fixer un filtre sur votre machine à laver le linge pour réduire le rejet de micro fibres de nos habits (les micro fibres sont responsables de 30 % du plastique dans les océans). L'auteur vous plonge dans un récit passionnant qui présente nt les dernières recherches, des conseils pratiques et des anecdotes de scientifiques et liste ainsi ldes actions positives à travers le monde qui ont porté leurs fruits à travers le monde. Un livre d'initiatives positives qui nous encouragent à changer nos habitudes pour en finir avec notre dépendance au plastique.



Mon avis :

William mCcallum travaille pour Greenpeace depuis des années, aussi est-il particulièrement sensibilisé aux questions environnementales et aux conséquences désastreuses du plastique sur notre planète.

Dans cet ouvrage il commence par un état des lieux de la situation actuelle Et bien que déjà sensibilisée moi-même au sujet, j’ai appris beaucoup de choses. Le moins qu’on puisse dire c’est que la situation est particulièrement inquiétante. Après cela, il évoque différentes pistes pour changer nos habitudes au quotidien. Cette partie-là ne m’a pas appris grand-chose, je dois l’avouer, ayant déjà pas mal lu sur le sujet. Pour terminer, il évoque les possibilités d’actions à plus grandes envergure et un engagement plus politisé. Plusieurs entretiens ponctuent les différents chapitres. Will McCallum y interroge des personnes impliquées dans la protection environnementale et le mouvement zéro déchets. J’ai particulièrement apprécié l’interview d’un représentant d’une association de personnes handicapées, qui mettait en avant l’aspect indispensable de certains objets (comme les pailles).

J’ai trouvé que c’était un excellent livre sur le sujet. Clair dans son exposé, il ne se montre ni moralisateur ni pessimiste. Au contraire, McCallum fait preuve d’un optimisme et d’une foi en l’humanité que l’on rencontre peu chez les militants !

Alors que vous soyez déjà investi dans le zéro déchets, que vous vous posez des questions sur le mouvement ou par simple curiosité, n’hésitez pas à découvrir ce livre bien intéressant. 

Extrait :
"Certes, réduire votre empreinte plastique au rythme d'une bouteille par-ci, un gobelet par-là, ce n'est peut-être qu'une goutte d'eau dans l'océan, cependant le message envoyé est extrêmement puissant... et, d'ailleurs, l'océan n'est lui-même qu'une somme d'innombrables gouttes d'eau."
 


mouvement ou par simple curiosité, n’hésitez pas à découvrir ce livre bien intéressant.

lundi 6 mai 2019

Ce que je peux te dire d'elles - Anne Icart

Par Daphné















Auteur :  Anne Icart
Titre : Ce que je peux te dire d'elles
Genre : roman
Langue d’origine : français
Éditeur : Robert Laffont
Nombre de pages : 318
Date d'édition : 2013

Résumé de l'éditeur :

Nous avons toutes attendu nos mères, vivantes ou mortes. Nous les avons toutes cherchées, en nous ou ailleurs. Nous les attendons et nous les cherchons encore. N’est-ce pas, Violette ?” Un matin, très tôt. Le téléphone sonne. Violette a accouché dans la nuit d’un petit garçon. Blanche est bouleversée : elle ne savait même pas que sa fille était enceinte. Et puis un garçon, le premier au bout de cette lignée de filles, quelle histoire… Dans le train qui la mène de Toulouse vers Paris, Blanche relit les carnets de moleskine destinés à Violette où, remontant le fil du temps, elle a essayé de se souvenir de tout, tout ce qu’elle peut lui dire d’elles… Elles : cette tribu de femmes, de sœurs, de mères …

Mon avis :

A la naissance de son petit-fils, premier garçon d'une lignée de femmes, Blanche prend le train pour aller le voir et se réconcilier avec sa fille, Violette, à qui elle raconte l'histoire de sa famille. 

L'histoire de quatre générations, de trois filles élevées ensemble que la vie ne séparera pas et qui élèveront ensemble l'enfant de l’une d'entre elles. L'histoire de la vie, de la mort, des deuils et des chagrins. L'histoire des liens familiaux, de l’évolution des conditions de vie de la femme. L'histoire de la dépression, des espoirs déçus et de ceux qui permettent de s'élever au delà ce que l'on aurait pu croire. L'histoire de la transmission intergénérationnelle, des erreurs que l'on répète malgré soi. L'histoire d’une famille un peu cabossée par la vie, par la mort surtout mais d'une famille qui s'aime... malgré tout.

Ce que je peux te dire d'elles est un livre sur les femmes, un livre où les hommes ne trouvent pas leur place... jusqu'à une naissance du moins. La naissance de celui par qui à la fois tout change et tout recommence. 

En apparence très simple, ce livre soulève des questions profondes : la question des non-dit, la question des liens qui se tissent entre les gens, la question de ce qui aurait pu être et ce qui n'est pas, la question de la manière dont on construit sa vie, vaille que vaille, malgré tout ce qui fait mal.

Un livre agréable, une histoire de femmes. 



Extrait :

"A ce qu’elle ont commencé à me dire d’elles et de nous. De leur vie ici. Avant les hauts et les bas. Et c'est ici précisément que je sens le plus tout ces femmes m'ont donné. Un sens de la terre. Des odeurs. Des couleurs. Une certaine idée de l'espoir. Le sens des racines. Savoir d'où l'on vient. Pour savoir où l'on va. Laisser le temps s'écouler tranquillement. Doucement. Ne pas trop regretter. Aimer la vie. Coûte que coûte. Malgré les attentes interminables, les désirs inassouvis et les espoirs enfuis."

samedi 4 mai 2019

Lecture commune - A la mesure de l'univers - Jon Kalman Stefansson

















Auteur : Jon Kalman Stefansson
Titre : D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds
Genre : roman
Langue d’origine : islandais
Traducteur : Eric Boury
Editeur : Gallimard


Résumé de l'éditeur :

«Et maintenant, il est trop tard, répond Ari, pétri de remords. Anna esquisse un sourire, elle lui caresse à nouveau la main et lui dit, quelle sottise, il n’est jamais trop tard tant qu’on est en vie. Aussi longtemps que quelqu’un est vivant.» 

Après plusieurs années d'absence, Ari rentre en Islande. Il est devenu éditeur et a récemment quitté sa femme. À Keflavík, la neige recouvre tout mais les souvenirs affleurent. Dans ce village de pêcheurs interdits d’océan, marqué par la présence d’une base militaire américaine, Ari retrouve de vieilles connaissances. Lâchetés, trahisons et amours du passé resurgissent alors que le père d’Ari se meurt. Poursuivant le diptyque commencé avec D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds, Jón Kalman Stefánsson entremêle les destins singuliers des habitants de cette île immuable et mélancolique. 


L'avis de Daphné :

Quoi de mieux que commencer le mois par un livre de Stefansson ? Ce livre a donc été le premier que j'ai ouvert ce mois-ci... et bien entendu, je ne le regrette pas !

Ouvrir un livre de Stefansson est pour moi comme ouvrir une boîte de friandises : cela se déguste, à petites touches, parfois avec lenteur, d'autres fois avec voracité. Ouvrir un livre de Stefansson, c'est partir au pays des mots, collectionner des citations toutes plus belles que les autres. 

Suite de 
D'ailleurs les poissons n'ont pas de pied, A la mesure de l'univers nous permet de retrouver Ari et sa famille. Oscillant entre jadis et aujourd'hui, il nous conte une saga familiale à la fois belle et violente, où la mort et la mélancolie omniprésentes offrent au roman un côté nostalgique qui ne peut que s'accorder avec la description âpre et glacée de l'Islande. 

Que de poésie dans cette écriture et que de réflexions belles et profondes sur l’existence...  La mort, l'amour et le temps qui passe nous sont décrits là avec une si grande beauté qu'il est difficile de parler de ce livre sans avoir peur de l'égratigner. 

Encore un grand livre porté par une écriture toujours plus belle!

Extraits choisis par Daphné:

"C'est ainsi, l'histoire de l'humanité va dans un sens et celle de l'individu prend une tout autre direction, voilà pourquoi il existe sans doute au minimum deux versions tout aussi valides l'une que l'autre de l'histoire du monde. "

"La mort traverse tous les êtres, elle emporte tout, elle efface tout le monde, l’unique résistance qu’on puisse lui opposer, c’est de vivre et de raconter. De consigner l’énergie vitale dans les mots. Cela ne permet sans soute pas d’en triompher, mais cela empêche peut-être la mort de triompher de la vie. "

"Les poèmes sont bien utiles, ils peuvent vous servir de couverture quand le froid enserre le monde, ils peuvent être des grottes à l’écart du temps, des grottes dont les parois sont ornées d’étranges symboles, mais ils sont une piètre consolation quand vos os sont éreintés, quand la vie vous a éconduit ou quand, le soir, votre tasse de café est la seule chose qui vous réchauffe les mains."



Mon avis :

Dans ce roman faisant suite à Les poissons n’ont pas de pieds, nous retrouvons Ari, de retour à Keflavik après des années d’absence. Alors qu’il traverse une période compliquée, il s’apprête à retrouver son père avec qui il entretient une relation tendue. Le narrateur est son cousin, observateur discret des drames de la vie d’Ari. Il raconte leur passé et quelques événements qui ont bouleversé leurs vies. Parallèlement, Stefansson revient en arrière, pour nous parler de Margret, la grand-mère d’Ari alors jeune mère de famille.

Comme à son ordinaire donc, Stefansson promène son lecteur d’une époque à l’autre, le destin des uns influant sur celui de leurs descendants des décennies plus tard. C’est ce qui fait son charme, tout autant que cette plume incomparable. Car Stefansson c’est avant tout une écriture, une atmosphère. Il nous raconte un pays rude et austère où la vie l’est plus encore. Et pourtant il y a de la lumière, de la beauté, de l’espoir et de l’amour. Chez Stefansson, les marins taiseux et les femmes au foyer cachent des trésors de sensibilité. Et la poésie est partout pour qui sait la voir.

Chaque lecture est un véritable bonheur !



Extrait :
« Donc, en fin de compte, l’amour n’a rien à voir avec ces je t’aime à mourir, ces you’ll always be my endless love, ces tu seras toujours mon amour infini – mais avec cet instant où quelqu’un sort dans le froid avec une couverture et un bonnet pour qu’une autre personne puisse continuer à contempler les étoiles… »


« Le matin se lève sur le monde. Il se lève toujours, quelque part, la lumière ne meurt jamais, mais certains restent dans les ténèbres, ils y disparaissent, et plus rien ne rappelle leur souvenir quand la clarté du jour arrive, si ce n'est la douleur de leur absence. »


« ... à quoi servent les poètes s'ils ne sont pas capables de nous aider à vivre ? »


« C'est étrange de voir qu'une main peut être à la fois une paume et un poing. Une chose qui procure à la fois chaleur, caresses et consolations, et qui peut aussi n'être que dureté, blesser ou commettre l'impardonnable. Le poing, mon frère dans la boisson. »


« Les poèmes sont bien utiles, ils peuvent vous servir de couverture quand le froid enserre le monde, ils peuvent être des grottes à l’écart du temps, des grottes dont les parois sont ornées d’étranges symboles, mais ils sont une piètre consolation quand vos os sont éreintés, quand la vie vous a éconduit ou quand, le soir, votre tasse de café est la seule chose qui vous réchauffe les mains. »


vendredi 3 mai 2019

Bilan d'avril (Daphné)

Par Daphné

Pas un seul roman lu ce mois-ci : voilà qui ne m'étais pas arrivée depuis longtemps! Pas de roman donc mais plusieurs lectures toutes plus intéressantes les unes que les autres. J'ai fais un petite plongée dans le monde celtique et j'ai beaucoup aimé cela ! J'ai également lu avec beaucoup d’intérêt les livres de Peter Wohlleben qui m'ont appris beaucoup de choses. 




  
Et en mai, que vais-je lire?

 

Et vous, qu'avez-vous lu en avril? Quelles seront vos prochaines lectures ? 

mercredi 1 mai 2019

Mecredi, c'est le jour des petits : Le village aux mille roses

Par Ariane
Auteur : Philippe Nessmann
Illustrateur : Romain Dumas
Titre : Le village aux mille roses
Editeur : Flammarion

Présentation de l'éditeur :
«En ce temps-là, dans le Village aux Mille Roses, fleurissaient des roses de toutes les couleurs : roses, bien sûr, mais aussi rouges, orange, jaunes et blanches. Un jour, un vieux jardinier fabriqua une rose tout à fait nouvelle, noire et mystérieuse comme la nuit...»

Mon avis :
A la manière d'une fable, l'auteur nous parle du racisme, de la tyrannie de la terreur et de la résistance à l'oppression. Un texte à la portée universelle né à la suite des attentats du 13 novembre. A la fois poétique et réaliste, ce court roman peut ouvrir à la discussion sur des sujets bien graves et parfois difficiles à aborder avec des enfants, pourtant curieux de comprendre ce qui se passe dans le monde.

L'avis de Sophia :
L'histoire se passe dans un village. Dans ce village il y a plein de roses. Un monsieur invente une autre sorte de rose mais le chef ordonne de piétiner les autres roses. Réussiront-ils à les protéger ?
J'ai bien aimé. Il n'y avait pas beaucoup d'images mais je les trouvais belles. Je trouvais dommage que le chef du village décide de ne garder que les roses noires. Les jardins devaient être moins jolis, des fleurs de toutes les couleurs c'est mieux !