lundi 25 avril 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? (17)

Le lundi on retrouve le rendez-vous hebdomadaire organisé par Galleane. Il suffit de répondre à 3 questions :

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ? 

Ariane 

Qu'ai-je lu la semaine dernière ?

J'ai lu  Une terre d'ombre de Ron Rash, Mr Brown et N ou M ? d'Agatha Christie.

Que lis-je en ce moment 


Je lis Danser les ombres de Laurent Gaudé .

Que lirai-je ensuite ?

Je lirai Fragiles serments de Molly Keane.

Daphné

Qu'ai-je lu la semaine dernière




J'ai lu Scintillation de John Burnside et Intrépide Marie Chaussette de Marie-Pierre Blanchet

Que lis-je en ce moment ?







Je lis Des cailloux dans le ventre de Jon Bauer

Que lirai-je ensuite ?


Je ne sais pas encore ce que je lirai ensuite...

Et vous que lirez-vous cette semaine ?

dimanche 24 avril 2016

Une terre d'ombre - Ron Rash (Lecture commune 8)


Auteur : Ron Rash
Titre : Un pied au paradis
Genre : roman
Langue d’origine : américain
Traducteur : Isabelle Reinharez
Editeur : Seuil
Nombre de pages : 252p
Date de parution : janvier 2014

Résumé de l'éditeur:
Laurel Shelton est vouée à une vie isolée avec son frère — revenu de la Première Guerre mondiale amputé d’une main —, dans la ferme héritée de leurs parents, au fond d’un vallon encaissé que les habitants de la ville considèrent comme maudit : rien n’y pousse et les malheurs s’y accumulent. Marquée par ce lieu, et par une tache de naissance qui oblitère sa beauté, la jeune femme est considérée par tous comme rien moins qu’une sorcière. Sa vie bascule lorsqu’elle rencontre au bord de la rivière un mystérieux inconnu, muet, qui joue divinement d’une flûte en argent. L’action va inexorablement glisser de l’émerveillement de la rencontre au drame, imputable exclusivement à l’ignorance et à la peur d’une population nourrie de préjugés et ébranlée par les échos de la guerre.
La splendeur de la nature, le silence et la musique apportent un contrepoint sensible à l’intolérance, à la xénophobie et à un patriotisme buté qui tourne à la violence aveugle.
Après Le Monde à l’endroit , Une terre d’ombre prolonge une réflexion engagée par l’auteur sur la folie guerrière des hommes, tout en développant pour la première fois dans son œuvre romanesque une histoire d’amour tragique qui donne à ce récit poignant sa dimension universelle.

L'avis de Daphné:

Cela faisait longtemps que je souhaitais découvrir l'univers de Ron Rash, ayant lu de très bonnes critiques sur ses livres. L'occasion m'en a été donné lors d'une lecture commune avec Ariane. Et je ne le regrette pas!

Laurel vit avec son frère, Hank, dans un vallon plongé dans l'ombre d'une falaise. Sombre et humide, l'endroit est considéré comme maudit par les gens des alentours. Laurel, assimilée à une sorcière par ces mêmes gens à cause d'une tâche de naissance, vit alors dans la solitude.  Mais un jour, un homme fait son apparition dans le vallon. Il ne parle pas mais enchante Laurel avec la musique de sa flûte et fait renaît en elle un peu d'espoir. Avec cette rencontre, une autre vie serait elle possible pour elle?

Voici une histoire aussi sombre que l'endroit dans lequel elle se passe. Le vallon, terre d'ombre soumis, comme ses habitants, à la superstition et au malheur, fait office de personne à part entière. terre d'ombre cependant traversée, rarement, par quelques rayons de soleil, tout comme l'histoire. En effet, la vie de Laurel connaîtra elle aussi quelques rayons avec l'arrivée du mystérieux joueur de flûte. et si l'ombre atteindra de nouveau le vallon et ses habitants, nous ne pourrons qu'être émus par ses doux rayons qui éclaireront, pour quelques temps, l'existence de Laurel.

Roman sur les préjugés et la cruauté  des hommes, Une terre d'ombre est un livre bouleversant et particulièrement prenant. On glisse de l'ombre à la lumière, puis de nouveau à l'ombre, avec une grande finesse. Ombre et lumière d'un vallon, certes, mais également ombre et lumière du monde, de la vie des hommes. glissement de la solitude à l'espoir, de l'espoir au drame. 

Cette lecture sombre, parsemée cependant de tâches de lumière et de couleurs m'a beaucoup touchée.

Extrait choisi par Daphné:

"La falaise la dominait de toute sa hauteur, et elle avait beau avoir les yeux baissés, elle sentait sa présence. Même dans la maison elle la sentait, comme si son ombre était tellement dense qu’elle s’infiltrait dans le bois. Une terre d’ombre et rien d’autre, lui avait dit sa mère, qui soutenait qu’il n’y avait pas d’endroit plus lugubre dans toute la chaine des Blue Ridge. Un lieu maudit, aussi, pensait la plupart des habitants du comté, maudit bien avant que le père de Laurel n’achète ces terres. "



L'avis d'Ariane:

C’est à l’occasion d’une lecture commune avec Daphné que j’ai eu l’occasion de découvrir ce roman de Ron Rash que je n’avais pas encore lu. Il y a peu de temps que j’ai commencé à lire l’œuvre de Ron Rash, mais cet auteur est très vite devenu pour moi un incontournable. Je suis toujours enthousiaste lorsque j’ouvre un roman de cet auteur. Alors, cette lecture a-t-elle tenu ses promesses ?
La terre d’ombre c’est ce vallon isolé dans lequel vivent Laurel et son frère Hank. Dans ce lieu considéré comme maudit, tous deux sont à l’écart du monde. Et si Hank, revenu en héros de la guerre commence à gagner l’estime des habitants de Mars Hill, ce n’est pas le cas de Laurel. A cause d’une tâche de naissance, la jeune femme est considérée comme une sorcière et rejetée par tous. Sa vie est morne et solitaire, jusqu’à sa rencontre avec un jeune musicien muet perdu dans la forêt. Celui-ci s’installe rapidement chez Laurel et Hank et avec son arrivée, c’est l’espoir en l’avenir et l’amour qui entrent dans la vie de Laurel. Mais Walter cache bien des secrets et n’est pas forcément celui qu’il paraît.

Encore une fois, Ron Rash nous offre de magnifiques personnages. Laurel et Walter, sont des personnages véritablement attachants et passionnants. On assiste avec joie à la renaissance de Laurel. En dehors de ces personnages principaux, l’auteur nous présente une galerie de personnages, incarnant pour certains des stéréotypes.

Ce qui fait tout le charme de l’écriture de Ron Rash c’est le subtil équilibre qu’il crée entre l’espoir et le désespoir, l’ombre et la lumière. Car si la lumière atteint pour un temps les habitants du vallon, l’ombre n’est jamais bien loin et le prologue ne laisse planer aucun mystère, le malheur va rattraper le vallon maudit.

Car l’intrigue se déroule en 1918, au cours des mois précédant la fin de la guerre. Les esprits sont échauffés par la propagande, l’inaction et la colère. Plus que l’ombre du vallon, c’est donc bien la part d’ombre de l’âme humaine qui est une malédiction. L’horreur de la guerre, les préjugés et la haine de l’autre, s’opposent à la beauté de la nature, à celle de la musique et à l’amour.

J’ai une nouvelle fois été séduite par l’univers, la plume et les personnages de Ron Rash. Encore une fois Ron Rash ne me déçoit pas ! 

Extrait choisi par Ariane:

"Le vallon avait apposé sa marque sur elle pour montrer qu'elle lui appartenait."

jeudi 21 avril 2016

Ce si joli trouble - Cora Carmack

Par Roxane
Auteur : Cora Carmack
Titre : Ce si joli trouble
Genre : roman New Adult
Langue d'origine : anglais
Traducteur : Sophie Troubac
Editeur : La Martinière jeunesse
Date de parution : 288p
Nombre de pages : mai 2014

Présentation de l'éditeur :
Ce soir, veille de sa rentrée en cursus théâtre à l’Université, Bliss Edward, toujours vierge, a décidé de passer à l'acte.
La chance semble être de son côté puisque, dans un bar, elle fait la connaissance du très séduisant Garrick. Entre eux, le courant passe aussitôt. Sensible et attentionné, Garrick semble être le candidat idéal pour une première fois.
Mais au dernier moment, Bliss est prise de panique et s'enfuit.
L'histoire aurait pu rester sans suite, et l'humiliation vite oubliée, si le lendemain, Bliss n'était retombée sur lui, qui n'est autre que son nouveau prof de comédie…
Manifestement, Bliss devra attendre un peu avant sa première fois…

Mon avis :
Je m'attendais à tellement plus, ce livre fut une petite déception. Autant commencer par les points négatifs.
Tout d'abord, je n'ai vraiment pas aimé Bliss, le personnage principal. Elle m'insupportait au plus haut point.
C'est une romance, new adulte, on s’attend à ce qu'il se passe certaines choses, c'est dommage qu'ils ne fassent qu'en parler durant tout le livre sans jamais le faire ! Car Bliss passe son temps à dire « j'ai envie de Garrick, je ne veux plus être vierge, mais je ne veux pas le faire. » Et ce genre de réflexions a le don de m'énerver.
Ce livre est le premier qui me fait m'interroger sur la traduction, car je ne sais pas si cela vient de l'auteur ou de la traductrice mais j'avais vraiment l'impression que c’était mal écrit et pas naturel. Par exemple, je sentais bien que certains passages étais censés être drôles mais je ne sais pas, je n'arrivais pas à rentrer dedans et à me prendre au jeu. Aussi les dialogues sonnaient faux.
Passons maintenant aux points positifs. J'ai adoré l'épilogue, qui se passe du point de vue de Garrik. Je l'ai trouvé bien plus intéressant et romantique que le reste du livre.
Mais j'ai surtout aimé la description du monde du théâtre. Ces étudiants savent dans quoi ils s'engagent, ils savent que leur vie va être jalonnée de périodes de chômage et d'autres de travail. Leurs parents ont du mal à accepter, mais ils veulent vivre à fond leur passion, ils étudient ce métier, et passent de nombreuses auditions en espérant être sélectionnés. Nous apprenons les nombreux codes, implicites pour la plupart, qui régissent le monde du théâtre.
Malgré tout, le tome 2 qui est en fait un tome compagnon me tente quand même, mais j'ai un peu peur que Cade passe son temps à se plaindre.
Comme vous l'avez sans doute compris, je suis très partagée sur ce livre, qui pour moi avait plus de points négatifs que positifs. Il est vrai que la romance n'est vraiment pas mon registre préféré, et je sais que ma copine qui raffole de ce genre a adoré.

Citation :
« Je ne supporte pas de faire attention à tout ce que je fais ou dis avec toi, de me demander si c'est bien, si je ne franchis pas une limite, ou si je ne suis pas en train de te faire souffrir »


mercredi 20 avril 2016

Mercredi, c'est le jour des petits - Le mystère de la lune - florence Guiraud

Par Daphné












Auteur: florence Guiraud
titre: le mystère de la lune
Edition: La martinière jeunesse


Résumé:

 Avez-vous remarqué que la lune change de formes tous les soirs, dit l'écureuil au cochon, au paon, au chat et au singe. C'est bizarre, n'est-ce pas... J'aimerais bien savoir pourquoi, pas vous ? Et voilà les cinq amis qui décident de grimper tout là-haut dans le ciel pour découvrir ce mystère.



Mon avis:

Mais pourquoi la lune change t-elle de forme tous les soirs? chacun des cinq animaux héros de cette histoire a sa théorie. Afin de résoudre ce mystère, ils décident de monter jusqu'à la lune. Mais là, que découvrent ils?

L'enfant soulève des volets de plus en plus grands, puis de plus en plus petits, suivant ainsi le cycle de la lune et s'amuse des explications fournies par les animaux...et de la chute finale!

Cet album tout en poésie nous donne une bien jolie version du changement de quartier de lune. 





Mercredi, c'est le jour des petits : Ne m'appelez plus chouchou -

Par Ariane


Auteur : Sean Taylor
Illustrateur : Kate Hindley
Titre : Ne m'appelez plus chouchou
Editeur : Little urban

Présentation de l'éditeur :
Il est peut-être petit. Mais ce n’est pas un de ces chiens stupides ! Il aimerait qu’on le traite comme un chien digne de ce nom… Un album chouchou, cocasse, qui aide à affronter le regard des autres et à avoir une belle image de soi.

Mon avis :
Attention, gros coup de cœur ! 
Chouchou est un petit chien. Enfin, Chouchou n'est pas son vrai nom. Mais c'est ainsi que sa maîtresse l'appelle. Elle prend plaisir à chouchouter ce petit chien, à lui donner des noms doux, lui donner des bains parfumés, l'affubler d'un petit nœud rose ou le promener dans son sac à mai. Bien qu'il soit petit, Chouchou en a assez d'être traité ainsi et rêve d'être traité comme un vrai chien.
Alors, quel bonheur pour lui lorsque d'autres chiens l'invitent à jouer avec eux lors d'une sortie au parc. Le bonheur de courir, grogner et se rouler dans la boue. Jusqu'à ce que sa maîtresse l'appelle. La honte ! Mais Chouchou va découvrir qu'il n'est pas le seul à devoir supporter les démonstrations d'affection, et que ses compagnons eux aussi ont hérité de noms doux ridicules. 
On prend beaucoup de plaisir à découvrir ce petit chien en bute aux mièvreries de sa maîtresse. Son regard courroucé et sa mauvaise humeur prêtent à sourire. On rit de bon cœur tant devant les illustrations qu'en lisant le texte. 
Une vraie perle que cet album qui est très vite devenu notre ... chouchou ! (désolée, impossible de résister !)




lundi 18 avril 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? (16)

Le lundi on retrouve le rendez-vous hebdomadaire organisé par Galleane. Il suffit de répondre à 3 questions :

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ? 

Ariane 

Qu'ai-je lu la semaine dernière ?

J'ai commencé à lire  Une terre d'ombre de Ron Rash.

Que lis-je en ce moment 

J'espère bientôt finir Une terre d'ombre de Ron Rash.

Que lirai-je ensuite ?



Je lirai Danser les ombres de Laurent Gaudé.

Daphné

Qu'ai-je lu la semaine dernière




J'ai lu L'embellie de Audur Ava Olafsdottir

Que lis-je en ce moment ?






Je lis Scintillation de John Burnside



Que lirai-je ensuite ?



Je pense lire ensuite Intrépide Marie Chaussette de Marie-Pierre Blanchet

Et vous que lirez-vous cette semaine ?

samedi 16 avril 2016

L'embellie - Audur Ava Olafsdottir

Par Daphné














Auteur : Audur Ava Olafsdottir
Titre : rosa Candida
Genre : roman
Langue d’origine :islandais
traducteur: Catherine Eyjolfsson

Résumé de l'éditeur:

En ce ténébreux mois de novembre, la narratrice voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie lui confier son fils de quatre ans. Qu'à cela ne tienne, elle partira pour un tour de son île noire, seule avec Tumi, étrange petit bonhomme, presque sourd, avec de grosses loupes en guise de lunettes.


Avec un humour fantasque et une drôlerie décapante, l’Embellie ne cesse de nous enchanter par cette relation cocasse, de plus en plus attentive, émouvante entre la voyageuse et son minuscule passager. Ainsi que par sa façon incroyablement libre et allègre de prendre les fugaces, burlesques et parfois dramatiques péripéties de la vie, et de la vie amoureuse, sur fond de blessure originelle. Et l’on se glisse dans l’Embellie avec le même bonheur immense que dans Rosa candida, en une sorte d’exultation complice qui ne nous quitte plus.



Mon avis:

J'avais beaucoup aimé Rosa Candida, c'est donc avec plaisir que je me suis plongée dans un autre livre de cette auteur. 

Un mari qui la quitte, un petit garçon qui lui est confié, un coup de chance au loto, et voici la narratrice partie dans un périple en voiture à rouler sur les routes islandaises.

Rencontres improbables, apprivoisement d'une jeune femme et d'un enfant, voici un livre étrange, un peu déroutant. La vie semble glisser sans heurt sur l'héroïne. Celle ci regarde sa vie passer avec un certain détachement. Tout cela semble glisser avec indifférence sur les épaules de la jeune femme qui regarde les événements avec un certain intérêt mêlé cependant d'un étrange détachement. Mais cette légèreté n'est sans doute qu'une façade, une manière de dissimuler les blessures. En sillonnant les routes d'Islande, la narratrice partira à la recherche d'elle même et de son passé.

Ce roman est un livre fait de cercles: cercle de l'unique route, autour de l'île, cercle des événements ( Son amant la quitte car elle ne veut pas quitter son mari, son mari la quitte parce qu'elle ne veut pas d'enfant et qu'il en attend un d'une autre femme, sa meilleure amie lui confie alors son enfant de quatre ans...). Cercle des émotions également, cette histoire mêlant merveilleusement bien l'humour et la douceur.

Avec la narratrice et le petit Tumi, nous nous retrouvons en plein cœur de l'Islande, de la lave et de la pluie. en même temps qu'eux, le lecteur sillonne les routes et découvre les rudes paysages islandais. 

La plume de l'auteur est pleine d'humour. De nombreuses citations m'ont paru de véritables perles. Une écriture également pleine de tendresse, une réflexion à la fois sensible et drôle sur la vie. 

J'ai refermé ce livre aux allures de conte initiatique avec le sourire aux lèvres.


Extrait:

Même si je connais beaucoup de langues, peut-être trop, je n'ai jamais su spécialement me servir des mots, en tête à tête face à un homme. Bien consciente qu'une phrase demande ordinairement un sujet, un verbe et un complément, et qu'il faudra au moins trois conjonctions pour lui donner toute sa complexité, ma maîtrise des mots ne va pas si loin, je n'arrive pas à les trouver, à dire le mot juste, celui qui compte. Je n’arrive même pas à dire à un homme les paroles indispensables telles que "prends garde à toi" et "je t'aime". Dans cet ordre.