samedi 10 octobre 2020
Erika Sattler - Hervé Bel
vendredi 9 octobre 2020
Grande section - Hadia Decharrière
Par Daphné
Genre : roman autobiographique
Langue d’origine : français
Editeur : J.C.Lattès
Nombre de pages : 250
Date d'édition : 2017
Résumé de l’éditeur :
« Ma fille n’aura pas la même grande section que moi. Pour elle la grande section sera ce qu’elle est supposée être, la récré avant le CP, l’inspiration avant le plongeon, le calme avant la tempête. »
Septembre 2014, une mère accompagne sa fille le jour de sa rentrée. Subitement, ses 6 ans se rappellent à elle : de septembre à juin, elle revit ces quelques mois entre la Syrie et les États-Unis, ses souvenirs de France, ces instants où tout a basculé.
Que reste-t-il de l’enfance ?
Mon avis :
Voici un livre plein de nostalgie. L'entrée de sa fille en grande section de maternelle ramène l'auteure à sa propre enfance, sa propre grande section.
Née à Koweil de père syrien et de mère libanaise, l'enfance de l'auteure a été marquée par les changements : ainsi, elle vivra à Cannes, à Damas, à San Diego, à Paris. Ayant perdu son père à six ans et ayant vu son enfance bouleversée par ce décès. Alors qu'elle a enchaîné les déménagements et rythmes de vie dans on enfance et s'est vue déracinée non par ces changements de lieu mais par la mort de son père, la dépression de sa mère, la trahison familiale, sa fille, elle, vit une toute autre enfance. Le livre entier est construit sur ce parallèle où se mêlent les souvenirs à l'instant présent, où le quotidien d'une enfant fait écho celui d'une autre.
Il y a beaucoup d'émotion et de sincérité dans ce livre teinté de la culture des années 80. Il est intéressant de découvrir ou re-découvrir celle-ci à travers les souvenirs d'une petite fille. Déroulant ses souvenirs, l'auteure ainsi, redonne un peu de vie à son père disparu et c'est là un bel hommage, ainsi qu'un très joli cri d'amour à sa fille. Il est intéressant aussi de constater à quel point certaines périodes de la vie de nos enfants font écho à la nôtre, plus que d'autres, et d'en chercher les raisons. Que transmet on de notre propre enfance ?
Un livre qui se lit avec émotion, avec nostalgie et que j'ai pris plaisir à découvrir.
Extrait :
"Même pour qui le cafard de la rentrée est un concept abstrait sentent naître la peur et l'insécurité au moment de franchir la porte de l'école. C'est sans doute pour cela que l'on demande aux parents d’être présents le jour de la rentrée, pas pour soutenir leurs enfants, non, non, c'est bien plus sournois que cela : toute cette mascarade est l'arme qui nous martèle que l'enfance fait partie de nous et, qu'on le veuille ou non ne nous quittera jamais."
mercredi 7 octobre 2020
Mercredi, c'est le jour des petits - C'est mon arbre - Olivier Tallec
Par Daphné
Auteure : Olivier Tallec
Titre : C'est mon arbre
Editeur : L'école des loisirs
Résumé:
J'adore cet arbre. C'est MON arbre, dit le bel écureuil roux. J'adore manger MES pommes de pin à l'ombre de MON arbre. C'est MON arbre et ce sont MES pommes de pin. Tout le monde doit savoir que ce sont MES pommes de pin et que c'est MON arbre. Que faudrait-il faire pour le protéger des autres ?
Mon avis :
Voici un album bien sympathique qui a beaucoup plu à ma fille de six ans. il est bien d'actualité avec ses tons automnaux et les couleurs nous ont charmé autant que l'histoire! L'histoire d'un petit écureuil qui aime grignoter SES pommes de pin à l'ombre de SON arbre! Son arbre à lui qu'il ne partagera sous aucun prétexte. Oui mais... n'est-il pas un peu excessif ce goût si prononcé pour la propriété ?
Un album plein d'humour sur le partage qui parlera aux enfants mais aussi aux adultes car on ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec certains murs...
L'absurdité du désir de possession si bien ancré chez l'écureuil (et chez les hommes mais chut... nul trace humaine dans cet album mais on le reconnaît en lisant au travers des lignes bien le fameux bipède si possessif!) est particulièrement bien traité. La chute et les expressions de l'écureuil sont irrésistibles. Un album à ne pas manquer!
mardi 6 octobre 2020
Les déracinés - Catherine Bardon
Auteur : Catherine Bardon
Titre : Les déracinés
Genre : roman
lundi 5 octobre 2020
Eloges des mangeurs d'hommes : loups, ours, requins... sauvons les - Yves Paccalet
Par Daphné
Résumé de l'éditeur :
Vivent les mangeurs d'hommes ! Requins, loups, ours, lions, crocodiles, piranhas? ces créatures à la fois haïes et admirées, belles ou étonnantes, parfois dangereuses pour l'homme sont pour la plupart en voie d'extinction. Notre espèce ? qui a dépassé les sept milliards ? se juge « menacée » par le tigre (moins de trois mille sujets) ou le requin blanc (à peine plus)? Et pourtant, l'ennemi du berger en France n'est pas le loup, mais l'éleveur de moutons d'Australie ou de Nouvelle-Zélande : trop facile, pour le politicien, d'accuser le prédateur. Le requin, réputé mangeur d'hommes, tue moins de dix humains chaque année, quand les hommes pêchent dans le même temps, cent millions de squales...Dans cet essai teinté d'humour noir, Yves Paccalet ne milite pas seulement pour ces créatures magnifiques mais aussi pour la préservation des mythes et des légendes qu'elles ont inspirés. En perdant ces espèces, nous perdrions, en vérité, des pans entiers de notre histoire et de notre culture, c'est-à-dire de notre humanité même?
Mon avis :
Voici un livre très intéressant, cynique à souhait mais qui ne manque pas de faire réfléchir. Balayant les croyances selon lesquelles, ours, requins et grands méchants loups se délectent de notre chair humaine, l'auteur défend ici les grands prédateurs, rétablissant certaines vérités, rappelant leur importance dans la chaîne alimentaire et indiquant les manières de les protéger.
Il rappelle ainsi qu'en dépit des célèbres croyances faisant des loups des dévoreurs d'enfants, des ours et requins des monstres sanguinaires, il n'en reste pas moins que la plupart des attaques de ces animaux envers les humains sont en réalité de bêtes accidents. S'acharner contre ces prédateurs les a mener à se retrouver en voie de disparition et cela à cause de l'homme... qui lui, est loin, mais alors très loin, d’être en voie de disparition lui aussi.
Avec une grande intelligence et une bonne dose d'humour noir, il nous rappelle l'urgence et l'importance de protéger ces espèces si mal aimés et victimes des croyances qui les entourent. Une lecture importante, à ne pas négliger.
Extrait :
" J'ai le regret de constater que nous penchons vers vers le pire. De mauvais esprits ont calculé qu'en se faisant la guerre, de "der des der" en "der des der", les homo sapiens ont occis, depuis l'Antiquité, plus de 600 millions de leurs semblables. Une performance digne d'éloges! Le problème est que nous tuons, désormais, le même nomùbre d'animaux, non pas en cinq mille ans : tous les cinq jours!"
samedi 3 octobre 2020
Bilan de septembre (Ariane)
Par Ariane
L'automne est là et bien là, terminé les lectures dans le jardin ensoleillé, place au plaid et au thé bien chaud (si seulement j'avais une cheminée!). Ce mois-ci je me suis principalement consacrée à la rentrée littéraire avec quelques jolies découvertes.
David le Bailly propose dans L'autre Rimbaud un portrait de Frédéric de frère aîné d'Arthur, à travers son regard nous découvrons un autre visage du poète, assez différent de la légende qui s'est créée autour de lui.
La mélancolie du maknine de Sahem Boutata, explore les rapports singuliers de l'homme algérien avec le maknine, petit oiseau chanteur qui incarne à lui seul l'âme, les forces et les faiblesses d'un peuple.
J'ai découvert la plume d'Angélique Villeneuve avec son dernier roman La belle lumière. J'en suis restée époustouflée ! Une vraie merveille !
Récompensé par le prix Pullitzer, Nickel boys de Colson Whitehead, inspiré d'une histoire vraie terrifiante, dénonce un système qui broie les jeunes au lieu de les guider sur la bonne voie sur fond de discrimination raciale.
Hervé Le Tellier, auteur que je découvre également avec L'anomalie, son dernier roman. Une lecture singulière, passionnante et déconcertante.
J'ai pris plaisir à retrouver Miguel Bonnefoy, dont les précédents livres m'avaient conquise, avec Héritage, une saga familiale aux accents de réalisme magique, qui traverse les guerres du 20ème siècle.
Enfin, j'ai suivi Leïla Slimani au Maroc avec Le pays des autres.
En ce moment je lis
Une fois de plus ma PAL est bien remplie avec les parutions de la rentrée littéraire, la sélection d'octobre du Prix des lectrices de Elle et les plus anciens qui me font de l'oeil.
Et vous, qu'avez-vous lu ?
vendredi 2 octobre 2020
Bilan d'octobre (Daphné)
Par Daphné
En arrêt depuis 15 jours, je pensais en profiter pour lire... en réalité, j'ai lu moins que d'habitude! Deux gros pavés cependant avec Les prisonniers de la liberté et La maladie de Sachs, deux livres très différents mais tout aussi passionnants l'un que l'autre! J'ai découvert aussi Grande section et Éloge des mangeurs d'Hommes, deux livres lus avec beaucoup de plaisir.


















