Par Daphné
Auteur : Luca di Fulvio
Titre : Mamma Roma
Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : Slatkine
Nombre de pages : 688
Date de parution : 2021
Résumé de l'éditeur :
Après New York, Venise ou Buenos Aires, Luca Di Fulvio a choisi Rome pour décor, sa ville natale, l’endroit où il écrit tous ses livres. L’action se passe en 1870, l’année où est née l’Italie. Dans cette ville-monde encore occupée par les troupes françaises, où s’affrontent monarchistes et républicains, trois personnages se croisent, se perdent et se retrouvent. Il y a Pietro, qui veut changer la vie avec un appareil photo, Marta, l’enfant de la balle, et Nella, l’improbable comtesse républicaine. Pietro et Nella sont orphelins. Rome va les adopter.
Mon avis :
J'avais hâte de découvrir ce nouveau livre de Luca Di Fulvio, auteur que j'aime beaucoup. J'ai donc commencé avec beaucoup d'enthousiasme cette histoire, celle de trois personnages, tous trois orphelins, qui évoluent à Rome, année où est née l'Italie.
Comme toujours c'est une histoire prenante et j'ai aimé en découvrir le contexte historique. En revanche, je ne sais trop comment tourner ce billet sans répéter exactement ce que j'ai écrit pour les livres précédents de l'auteur... car hormis l'époque et le lieu, on se retrouve plongé exactement dans la même histoire avec les mêmes personnages (les deux jeunes amoureux, la figure maternelle, le très très méchant...) et les mêmes thèmes (la violence, l'oppression, l'injustice, la quête de liberté, l'amour...). Des ingrédients qui fonctionnent bien car on se laisse prendre malgré tout par l'histoire.
Aimant bien les romans historiques, je suis toujours contente de découvrir une nouvelle époque et un nouveau lieu dans les livres de l'auteur... bien qu'il ne faille pas tout prendre pour argent comptant car il a souvent tendance à prendre quelques libertés historiques (ce qui n'est absolument pas dérangeant dans la mesure où il le précise et qu'après tout, il s'agit avant tout d'un roman et non d'un livre d'Histoire.)
Mais tout de même... cette fois, j'ai bien failli me lasser avant la fin. Un petit effet de surprise sur son prochain livre ne serait pas pour me déplaire !
Extrait :
"Rome était une ville répugnante, quand on la regardait comme ça. Et pourtant, tous les jours, le soleil se levait sur cette ville répugnante. Alors les rues boueuses, les ruines dévorées par les plantes grimpantes, les tricheries, les excréments, les mensonges, tout disparaissait. En fait, tout scintillait. Séduisant chaque jour Romains et étrangers. Les ensorcelant. Ainsi jour après jour, malgré elle, Rome recommençait à se faire pardonner. Et à se faire aimer."

