vendredi 13 avril 2018

La scène des souvenirs -Kate Morton

Par Daphné



















Auteur : Kate Morton
Titre : La scène des souvenirs
Genre : roman
Langue d’origine : anglais (Australie)
Traducteur : Anne-Sylvie Homassel
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 696
Date de parution : 2014



Présentation de l’éditeur :

Suffolk, 2011. La célèbre actrice Laurel Nicolson se rend au chevet de sa mère mourante. Alors qu’elles parcourent ensemble un album de famille, une photo s’en échappe – un instantané que Laurel n’a jamais vu. L’une des deux jeunes femmes est bien sa mère, Dorothy, mais l’autre ? Sans s’en douter, Laurel vient d’ouvrir la boîte de Pandore, libérant les secrets, et les souvenirs. Ceux de Dorothy, qui dorment sous les décombres des bombardements londoniens de 1941, mais aussi les siens – ce terrible et brûlant été de son enfance…

Mon avis :

Encore un livre de Kate Morton ! Oui, oui, il semblerait qu'Ariane et moi sommes parties pour tous les lire. Même si le premier que j'ai lu Le jardin des secrets reste mon préféré et qu'après voir refermé chaque autre livre de Kate Morton, je ne peux m'empêcher de ressentir une pointe de déception à côté de celui-ci, il n'en reste pas moins que j’apprécie cette auteur.

Je crois que ce que j'aime le plus dans les romans de cette auteur est la manière dont ils sont construits avec une alternance entre les époques et les histoires des personnages. 

Nous faisons ici la connaissance de Laurel, une actrice célèbre, qui lorsqu'elle se rend au chevet de sa mère, mourante, se souvient d'une scène terrible à laquelle elle a assisté des années plus tôt et décide alors de percer les secrets de sa mère.

Malgré quelques longueurs et le fait d'avoir compris la fin un peu trop tôt à mon goût, j'ai bien aimé ce roman qui nous plonge en plein blitz au milieu de personnages pas toujours sympathiques mais dont la psychologie est intéressante. 

Comme dans ses autres livres, Kate Morton s'attache ici aux secrets  du passé, à la manière dont ceux-ci altèrent le présent, aux relations entre les différents membres d'une famille.

Une lecture plaisante mais je crois malheureusement qu'il ne me reste pas d’autres livres de cette auteur à découvrir. J'attends donc sa prochaine publication!



Extrait :

"Curieuse sensation que de se retrouver dans ce refuge si riche de souvenirs d'enfance, d'y croiser le regard de son visage adulte et creusé de rides. Comme Alice tombant dans le terrier du lapin - ou plutôt, y retombant, cinquante ans plus tard, et se rendant compte qu'elle était la seule à avoir changé."


lundi 9 avril 2018

La muette - Chahdortt Djavann

Par Daphné















Résumé de l'éditeur :

L'amour fusionnel d'une adolescente pour sa tante muette, l'amour passionné de celle-ci pour un homme tournent au carnage dans l'Iran des mollahs. Chahdortt Djavann fait un récit court, incisif et dénué de tout artifice. Écrite dans un cahier, par une adolescente de 15 ans en prison, La Muette est une histoire qu' on n'oublie pas.

Mon avis :


Voici un livre qui se lit très rapidement mais avec une grande intensité. Dénonçant la condition de vie des femmes aux prises du fanatisme religieux en Iran, ce livre m'a fait penser à Bilqiss, ouvrage que j'avais beaucoup apprécié. Comme dans Bilqiss,  la voix d'une adolescente condamnée à mort écrivant son journal, peut représenter les voix étouffées de milliers de femmes opprimées à travers le monde. 

Histoire d'oppression mais aussi de rébellion à travers le personnage de la muette, la tante de la jeune Fatameh. Sans jamais prononcer un mot, celle-ci pousse pourtant un remarquable cri de révolte mais aussi d'amour. 

Porté par la voix blessée, écorchée et bouleversante d'une adolescente qui n'a plus que quelques jours à vivre, ce livre est beau, poignant et n'a pu que me faire frémir devant tant d'horreurs commises contre ces femmes dont le quotidien n'est qu'oppression et in justice.


Un livre particulièrement marquant, très dur mais à lire. 

Extrait :

"Tout est silence dans cette cellule et je n’entends que les battements de mon cœur, les démons du passé s’élancent sur moi, j’ai peur, j’étouffe, je ne veux pas mourir avec cette haine qui me transperce et me ravage, je ne veux pas être pendue avec cette souffrance secrète que j’ai dû supporter. Je ne veux pas l’emporter avec moi dans la tombe, je veux mourir en paix, délivrée, je dois épuiser ma souffrance dans cette cellule, je dois enregistrer ma haine dans ce cahier. "








samedi 7 avril 2018

Churchill m'a menti - Caroline Grimm


Par Ariane

Auteur : Caroline Grimm
Titre : Churchill m’a menti
Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : Flammarion
Nombre de pages : 276p
Date de parution : octobre 2014

Présentation de l’éditeur :
Churchill m’a menti c’est une histoire vraie et oubliée. Celle de l’île de Jersey, abandonnée par Churchill en juin 1940, envahie par les Allemands deux mois plus tard. Comment vont survivre les habitants de l’île livrés à l’ennemi ? Pour qui les nazis font-ils construire les seuls camps de concentration de l’Europe de l’Ouest ? Des centaines de Français y seront déportés. Pourquoi Churchill n’en a-t-il jamais parlé ? Ces années de lutte, Caroline Grimm les raconte en suivant le quotidien palpitant de personnages qui n’ont eu d’autre choix que de collaborer avec l’ennemi ou de résister. Un roman passionnant et bouleversant sur un chapitre ignoré de la Seconde Guerre mondiale.

Mon avis :
J’ai découvert une facette moins reluisante de Churchill avec la lecture de La salle de bal d’Anna Hope. C’est Nicole qui m’a suggéré de lire Churchill m’a menti, roman racontant la vie sur l’île de Jersey pendant la Seconde Guerre Mondiale et le total abandon dans lequel Churchill a laissé les habitants des îles.
Je suis étonnée de voir que malgré tout ce qui a été écrit, filmé et dit sur cette période, il reste encore des zones d’ombre. J’ai été très intéressée par ce que j’ai appris sur l’occupation des îles, les camps de concentration qui  y ont été installés et le sacrifice délibéré des habitants. Churchill a fait le choix d’abandonner les îles pour mieux se concentrer sur la défense de l’Angleterre. Choix réaliste peut-être, mais ô combien douloureux pour les habitants de Jersey !
Outre l’Histoire il y a aussi les histoires, celles des femmes, des hommes et des enfants de l’île. Cette période sera pour certains d’entre eux l’occasion de se révéler, en bien ou en mal. D’autres ne pourront jamais se défaire de l’image qui leur a été attribuée à tort parfois, du rôle que l’on croit qu’ils ont joué et qui est parfois bien loin de la réalité. Caroline Grimm donne vie à ces personnages fictifs mais très réalistes, tout en s’inscrivant elle-même dans l’histoire par ses recherches et son histoire familiale.
Un roman agréable à lire et instructif, cela fait passer un bon moment ! Je vous le recommande donc.

Extrait :
« Et le pire, c'est qu'il ne vient à l'idée de personne de résister. Il faut être fort pour désobéir, il faut pouvoir compter sur tous ses muscles, tous ses sens, il faut pouvoir réfléchir. Personne ne peut s'évader, personne n'y songe, même. »

«J’enrage de notre impuissance.
Il est vrai aussi que, comme tout militaire de carrière, j’ai appris qu’il vaut mieux sacrifier cent hommes pour en sauver mille. Facile à dire quand on est du bon côté. »

L'avis de Nicole

vendredi 6 avril 2018

Une forêt d'arbres creux - Antoine Choplin

Par Daphné




















Auteur : Antoine Choplin
Titre : Une forêt d'arbres creux
Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : la fosse aux ours

Résumé de l'éditeur :

Terezin, République Tchèque, décembre 1941.
Bedrich arrive dans la ville-ghetto avec femme et enfant. Il intègre le bureau des dessins.
Il faut essayer de trouver chaque matin un peu de satisfaction en attrapant un crayon, jouir de la lumière sur sa table à dessin, pour enfin s'échapper du dortoir étouffant, oublier la faim, la fatigue et l'angoisse.
Chaque jour se succèdent commandes obligatoires, plans, aménagements de bâtiments.
Chaque nuit, le groupe se retrouve, crayon en main, mais en cachette cette fois. Il s'agit de représenter la réalité de Terezin sans consigne d'aucune sorte.
Et alors surgissent sur les feuilles visages hallucinés, caricatures. Tout est capté et mémorisé la nuit puis dissimulé précieusement derrière cette latte de bois du bureau des dessins. 


Mon avis :

Antoine Choplin est un auteur que j'apprécie réellement. Ces livres se lisent très rapidement et possèdent cependant une grande intensité. Celui-ci ne fait pas exception à la règle.

En 1941, Bedrich est emprisonné avec sa femme et son fils dans le ghetto de Terezin en république Tchèque. Dessinateur, il est contraint le jour de dessiner les plans de crématorium ou de camps de travail mais la nuit, lui et les autres dessinateurs se retrouvent, dessinant tout ce qu'on voudrait leur faire taire, la souffrance et la faim, la violence et la maladie mais aussi, parfois,  un rayon de soleil ou de poésie. 

Le crayon de Bedrich est porteur de mort le jour mais d'espoir la nuit car l'espoir perdure dans le ghetto et il se dessine. Ici, la rébellion passe par l'art. Art porteur de terreur, art dénonciateur, art capable aussi de déceler la moindre lueur d'espoir ou de beauté. comme Lina dans Ceux qu'ils n'ont pas pu nous prendre, livre que j'ai découvert il y a peu, Bedrich se sert de son crayon pour témoigner mais aussi pour apprendre à son fils que la bonté existe malgré la haine et la violence.

C'est avec une grande délicatesse qu’Antoine Choplin nous d'un endroit pourtant atroce et de ce que les gens qui y étaient enfermés ont vécu. Comme dans chacun de ses livres, il donne voix à des gens humbles avec une grande humanité et fait preuve de pudeur et de poésie. 

Un livre et un auteur à ne pas manquer.


Extrait :

"Dans ce parcours doux et débridé du crayon sur la feuille matinale, et par ce regard tendre épousant le trait à la suite de la main à l’œuvre, il y a comme un contentement pour Bedrich, et c'est peu dire. Une joie presque, secrète et immobile, surplombant les parois du ghetto, réduisant à néant, le temps d'une seconde, les tragédies. Tiens, comme ce soleil de maintenant peut-être, touchant au front ; que l'on sait pourtant partagé par les autres et qui ne saurait donc, aussi bien que le trait du crayon, nous en tenir a l'écart."

mercredi 4 avril 2018

Mercredi, c'est le jour des petits -Promenons nous dans les bois, Balthazar et les sons de la nature - Marie-Hélène Place et Caroline fontaine Riquier

Par Daphné


















Auteur : Marie-Hélène Place
Illustrateur :  Caroline fontaine-Riquier
Titre : Promenons nous dans les bois, Balthazar et les sons de la nature
Éditeur : Hatier Jeunesse

Résumé :

Promenons-nous dans les bois,
Pendant que l'yéti n'y est pas.
Si l'yéti y était,
Il nous mangerait...
Yéti y es-tu ?


Mon avis :

Voici un nouveau livre de Balthazar, découvert il y a peu et qui, comme toujours, suscite un grand succès chez nous! 

Un jour d'automne, Balthazar décide d'aller ramasser des châtaignes avec son ours Pépin. Accompagnés par le chien Chocolat, ils partent en promenade, écoutant les sons de la nature : les feuilles mortes qui crissent sous les pas, les cris des animaux, le souffle du vent... 

Quelle belle promenade dans la campagne automnale accompagnés par le chant des deux amis : en effet, tout au long de l'histoire, Balthazar et Pépin chantent "pendant que le yéti n'y est pas" (variante de "pendant que le loup n'y est pas" : eh oui, Pépin a peur du loup!). La joyeuse comptine donne un rythme à l'histoire et mes filles apprécient beaucoup de la reprendre en cœur avec moi toutes les deux ou trois pages ! Vous pouvez essayer de chanter la variante du yéti, vous verrez, cela rend très bien phonétiquement et change la célèbre chanson!

Ce livre me fait penser à La chasse à l'ours, livre qui a beaucoup été lu chez nous et qui permet lui aussi de jouer avec les sons. Cela fait de cet album une lecture amusante et rythmée et peut donner naissance à des jeux sur les différents bruits lors de réelles promenades. 

Comme toujours dans les livres de Balthazar, les dialogues sont présentés de manière particulièrement intéressante pour l'enfant car l'image du personnage qui parle (ou chante!) précède chacune de ses répliques.

Un seul petit bémol pour moi : mais où sont les couleurs de l'automne? Cet album a les couleurs de la pluie ce qui correspond parfaitement à l'histoire puisqu'elle se termine par un orage mais j'ai un peu regretté que l'illustratrice n'ai pas joué sur les si jolies teintes de roux, de jaune et de rouge qui caractérisent cette saison. 

Je suis cette fois un peu décalée dans les saisons (aïe, un livre s'inspirant de Montessori que je présente au printemps alors qu'il se passe en automne!) mais j'ai bondi dessus quand je l'ai vu dans une librairie car je le cherchais depuis longtemps sans jamais l'avoir trouvé! Je suis un peu déçue de ne l'avoir trouvé qu'en petit format car il détonne parmi nos autres livres de Balthazar mais c'est mieux que rien. 

Et puis, après tout, tant pis pour la saison, tant pis pour le format, tant pis pour les couleurs, ce qui compte, c'est que mes filles et moi prenions vraiment du plaisir à le lire et à chanter ensemble la comptine du yéti ! Encore une fois, Balthazar nous a conquises!

mardi 3 avril 2018

Les brumes de Riverton - Kate Morton

Par Ariane


Auteur : Kate Morton

Titre : Les brumes de Riverton

Genre : roman

Langue d’origine : anglais (Australie)

Traducteur : Hélène Collon

Editeur : Pocket

Nombre de pages : 740p

Date de parution : novembre 2011

Présentation de l’éditeur :

Été 1924, dans la propriété de Riverton. L’étoile montante de la poésie anglaise, lord Robert Hunter, se donne la mort au bord d’un lac, au cours d’une soirée. Dès lors, les soeurs Emmeline et Hannah Hartford, seuls témoins de ce drame, ne se sont plus adressé la parole. Selon la rumeur, l’une était sa fiancée et l’autre son amante…
1999. Une jeune réalisatrice décide de faire un film autour de ce scandale et s’adresse au dernier témoin vivant, Grace Bradley, à l’époque domestique au château. Grace s’est toujours efforcée d’oublier cette nuit-là. Mais les fantômes du passé ne demandent qu’à se réveiller…



Mon avis :

Ma co-blogueuse a eu la charmante idée de m’envoyer un colis surprise, dans lequel j’ai pu trouver plusieurs livres dont celui-ci. Merci Daphné ! Ayant compris mon engouement pour les romans de Kate Morton, elle m’a envoyé celui qui me manquait. Je me souviens qu’elle l’avait mentionné comme celui qu’elle avait le moins aimé, et malheureusement je partage son avis.

Grace entre au service de la famille Hartford en 1914. A tout juste 14 ans, la jeune fille est vite fascinée par les petits-enfants de la maison, Hannah, Emmeline et David. Dévouée corps et âme à Hannah, Grace la servira avec dévouement jusqu’en 1924, après le suicide de Robbie Hunter, ami de la famille en présence des deux sœurs.

En 1999, Grace est une dame âgée qui se replonge dans ses souvenirs lorsqu’elle reçoit une lettre d’Ursula, une jeune réalisatrice américaine, qui s’apprête à faire un film sur les évènements de 1924.

Comme dans les autres romans de Kate Morton, on trouve dans celui-ci des secrets de famille, une vieille dame confrontée à ses souvenirs et à ses regrets, une jeune femme qui s’intéresse au passé, un château, une famille en apparence idéale,… Egalement, cette alternance entre passé et présent, surtout qu’ici, Grace est la seule narratrice. Et si j’apprécie en général l’alternance des narrateurs, j’ai aimé suivre la jeune domestique tout autant que la dame âgée. Grace est un personnage touchant et attachant, même si le secret de sa naissance n’est pas vraiment difficile à percer.

J’ai vraiment apprécié de voir les évènements à travers les yeux de Grace. Avec elle, nous ne suivons pas uniquement les personnages d’en haut, mais aussi ceux d’en-bas. L’univers de Grace c’est aussi les autres domestiques. J’ai été très touchée par tous ces personnages, Mr Hamilton le maître d’hôtel, sévère mais généreux, Mme Townsend la chaleureuse cuisinière et Alfred le charmant valet. L’histoire d’amour entre celui-ci et Grace est particulièrement touchante, tout comme le destin de ce jeune homme insouciant et charmant, jusqu’à son départ à la guerre, dont il reviendra indemne en apparence mais hanté.

J’ai apprécié l’ambiance du roman, très « Downton Abbey », les relations entre la famille et les domestiques, la vie quotidienne d’une grande maison, les changements provoqués par la guerre puis par les années folles.

En revanche, je ne me suis pas intéressée à l’histoire centrale du roman, l’énigme du mystérieux suicide de Robbie Hunter et de la rupture entre les sœurs Hartford. D’ailleurs, ces personnages ne m’ont pas vraiment intéressée. Je ne me suis attachée à aucun d’entre eux, si bien que leur destin m’a laissée complètement indifférente.

J’ai également trouvé que de nombreux détails sans intérêts venaient alourdir le récit. Comme par exemple, l’identité du père de Grace, la vie personnelle de son petit-fils ou celle de la réalisatrice. J’ai trouvé le destin de Grace assez peu crédible : ayant reçu une instruction minimale, elle devient femme de chambre à 14 ans et le reste plus de 10 ans, ensuite elle travaille comme couturière ou serveuse, avant de se marier et d’avoir un enfant peu avant la seconde guerre mondiale, et quelques années après, elle deviendra archéologue ??? Une femme sans instruction devenir archéologue à plus de 40 ans dans les années 40 ? Je veux bien, mais je suis très sceptique.

Un autre détail m’a déplu. Si Grace est la narratrice de l’histoire, Kate Morton a choisi de faire parler Hannah pour une partie de l’intrigue. Cela intervient tardivement dans le récit et ne concerne qu’une partie des évènements dont Grace ne pouvait avoir connaissance, cela sonne donc assez faux et trop facile.

Une semi déception donc, mais qui ne m’empêchera pas de lire le dernier roman de Kate Morton que je n’ai pas encore lu, et comme c’est le préféré de Daphné, j’espère me régaler !



Extrait :

« Un enfant, ça vous prend un bout de votre cœur et ça le traite ou le maltraite comme ça lui chante ; avec les petits-enfants, c'est différent. La culpabilité, la responsabilité qui pèsent sur la relation mère-fils ou mère-fille sont absentes. La voie de l'amour est libre. »


« Alors que les mites ont dévoré des pans entiers de mes souvenirs récents, je découvre que le passé lointain, lui, est clair et net. Ils ont tendance à revenir souvent me rendre visite, ces spectres du passé, et je constate avec étonnement qu'ils ne me dérangent pas outre mesure. En tout cas, pas autant que je l'aurais cru. Au contraire, les fantômes que j'ai fuis toute ma vie m'apportent un certain réconfort; je les accueille volontiers. J'avais oublié, je crois qu'il n'y avait des souvenirs lumineux au milieu de toute cette noirceur. »