Par Daphné
L'année dernière, j'avais préparé une petite liste de livres à lire dans l'année. Sur 17, j'en ai lu 13. Voici ma nouvelle liste pour 2020 :
- Forêt Furieuse, de S. Pattieu
- Civilizacions, de L. Binet
- Par les routes, de S.Prudhomme
- Le grand royaume des ombres, de A. Geiger
- Sauveur & fils, saison 5, de M.M. Murail
- Le berger de l'Avent, de G. Gunnarsson
- De pierres et d'os, de B. Cournut
- La prisonnière du temps, de K. Morton
- La mémoire de Babel (troisième tome de La passe-miroir), de C. Dabos
- Le souffle des feuilles et des promesses , de S. Mc Coy
- Le musée du silence de Y. Ogawa
- L'annulaire de Y.Ogawa
- Et au milieu coule une rivière, de N. Maclean
- Sonate pour Haya, de L. Valente
- Le dernier amour de Baba Dounia, de A. Bronsky
- Tout ce qui est solide se dissout dans l'air, de D. McKeon
- I am, I am, I am : dix-sept rencontres avec la mort, de M. O'Farrell
- Zoli, de C. McCan
Avez-vous lu certains de ces livres ? Quelqu'un serait-il tenté par une lecture commune?
jeudi 23 janvier 2020
mercredi 22 janvier 2020
Le livre extraordinaire des créatures fantastiques - Tom Jackson et Val Walerczuk
Par Ariane
Auteur : Tom Jackson
Illustrateur : Val Walerczuk
Titre : Le livre extraordinaire des créatures fantastiques
Traducteur : Emmanuel Gros
Editeur : Little urban
Pages : 80p
Mon avis :
Un livre extraordinaire qui nous présente une trentaine de créatures fantastiques plus ou moins connues. Sirène, phénix, vampire ou gorgone, on les connaît bien. Mais connaissez-vous le bunyip, le mannegishi, le kelpie ou Jorogumo ?
En très grand format, une double page est consacrée à chaque créature. En quelques courtes phrases clés, on nous livre des informations sur les croyances liées à la créature, les légendes, des éléments historiques et culturels. Une grande illustration détaillée vient à l'appui du texte.
Mes filles et moi avons beaucoup aimé ce livre. Nous avons appris des choses que nous ignorions sur des créatures bien connues ou découvert des créatures inconnues. Une mine d'information, qui ouvre à la curiosité. Je pense avoir plus aimé les illustrations que mes filles. Très détaillées et réalistes, elles me semblent correspondre plus à un public adulte. L'une d'entre elles, les a même terrifiées ! C'est vrai qu'elle fait peur la goule !
La collection compte plusieurs tomes sur des thèmes différents (les animaux, les animaux dangereux, les animaux préhistoriques, les animaux des océans, les reptiles et amphibiens). Nul doute que nous les découvrirons rapidement !
Auteur : Tom Jackson
Illustrateur : Val Walerczuk
Titre : Le livre extraordinaire des créatures fantastiques
Traducteur : Emmanuel Gros
Editeur : Little urban
Pages : 80p
Mon avis :
Un livre extraordinaire qui nous présente une trentaine de créatures fantastiques plus ou moins connues. Sirène, phénix, vampire ou gorgone, on les connaît bien. Mais connaissez-vous le bunyip, le mannegishi, le kelpie ou Jorogumo ?
En très grand format, une double page est consacrée à chaque créature. En quelques courtes phrases clés, on nous livre des informations sur les croyances liées à la créature, les légendes, des éléments historiques et culturels. Une grande illustration détaillée vient à l'appui du texte.
Mes filles et moi avons beaucoup aimé ce livre. Nous avons appris des choses que nous ignorions sur des créatures bien connues ou découvert des créatures inconnues. Une mine d'information, qui ouvre à la curiosité. Je pense avoir plus aimé les illustrations que mes filles. Très détaillées et réalistes, elles me semblent correspondre plus à un public adulte. L'une d'entre elles, les a même terrifiées ! C'est vrai qu'elle fait peur la goule !
La collection compte plusieurs tomes sur des thèmes différents (les animaux, les animaux dangereux, les animaux préhistoriques, les animaux des océans, les reptiles et amphibiens). Nul doute que nous les découvrirons rapidement !
mardi 21 janvier 2020
Le répondeur - Luc Blanvillain
Par Ariane
Auteur :
Luc Blanvillain
Titre :
Le répondeur
Genre :
roman
Langue
d’origine : français
Editeur :
Quidam
Nombre de
pages : 260p
Date de
parution : janvier 2020
Mon avis :
Luc Blanvillain, prolifique auteur jeunesse, signe avec ce
roman jubilatoire sa deuxième incursion dans la littérature adulte. Il nous
raconte l’histoire de Baptiste, jeune imitateur qui se produit chaque soir
devant une salle clairsemée et qui se voit un jour proposer une offre
singulière : devenir la voix de Pierre Chozène, célèbre écrivain sans
cesse dérangé par de multiples appels téléphoniques. Muni du portable du grand
homme et de la bible, sorte de répertoire personnalisé dans lequel l’auteur a
réuni tous les détails sur les membres de son entourage, Baptiste doit se glisser
dans la peau de Chozène.
L’histoire imaginée par Luc Blanvillain tient du vaudeville
avec son lot de quiproqos et de situations comiques. Car évidemment, les
réactions et réponses de Baptiste sont différentes de celles qu’auraient eu
Chozène. Son attitude provoque souvent la surprise chez ses interlocuteurs, l’incompréhension
ou la colère. Il prend des initiatives qui vont parfois placer l’écrivain dans
des situations compliquées et modifier ses relations avec ses proches.
On trouve toute une galerie de personnages : la fille,
l’ex, la maîtresse, l’ami cocu, l’ami profiteur, l’éditeur, le traducteur, le
journaliste, le jeune écrivain,… A ces personnages, on pourrait reprocher de
manquer de caractère. Mais je n’ai pas vu ces personnages comme des personnages
au sens propre, mais plutôt comme des caricatures, comme c’est en général le
cas dans la comédie ou les imitations.
Pourtant, sous les ressorts comiques de son intrigue, Luc
Blanvillain aborde des thèmes plus sérieux : telles l’identité ou les
relations familiales. Il dresse également un portrait acide du milieu
artistique et notamment de la sphère littéraire. Il nous parle également de
tous ces artistes méconnus qui courent le cachet et s’ils n’ont pas gagné la
célébrité, n’en ont pas moins de talent que ceux qui ont eu la chance d’être
reconnus.
C’est donc un petit roman à la fois drôle et intelligent,
que l’on imagine sans peine être rapidement adapté au théâtre ou au cinéma. Mais
quand même, il me faut bien le dire : je déteste les imitations !
Extrait :
« Il y avait eu une époque, déjà terriblement
lointaine, son enfance ou celle de ses parents, au cours de laquelle elle était
perçue comme la récompense publique d’un mérite, d’un talent. Il y avait eu des
scientifiques célèbres, des écrivains célèbres, puis des acteurs, des
chanteurs, des mannequins célèbres.
Ensuite, progressivement, étaient apparues les célébrités. »
Catégorie objet
samedi 18 janvier 2020
Tous, sauf moi - Francesca Melandri
Par Ariane
Auteur :
Francesca Melandri
Titre :
Tous, sauf moi
Genre :
roman
Langue
d’origine : italien
Traductrice :
Danièle Valin
Editeur :
Gallimard
Nombre de
pages : 576p
Date de
parution : mars 2019
Présentation de l’éditeur :
2010, Rome. Ilaria, la quarantaine, trouve sur le seuil de
sa porte un jeune Éthiopien qui dit être à la recherche de son grand-père,
Attilio Profeti. Or c’est le père d’Ilaria. À quatre-vingt-quinze ans, le
patriarche de la famille Profeti est un homme à qui la chance a toujours souri
: deux mariages, quatre enfants, une réussite sociale éclatante. Troublée par
sa rencontre avec ce migrant qui déclare être son neveu, Ilaria commence à
creuser dans le passé de son père.
À travers l’enquête d’Ilaria qui découvre un à un les secrets sur la jeunesse de son père, Francesca Melandri met en lumière tout un pan occulté de l’histoire italienne : la conquête et la colonisation de l’Éthiopie par les chemises noires de Mussolini, de 1936 à 1941 – la violence, les massacres, le sort tragique des populations et, parfois, les liens qu’elles tissent avec certains colons italiens, comme le fut Attilio Profeti.
Dans ce roman historique où l’intime se mêle au collectif, Francesca Melandri apporte un éclairage nouveau sur l’Italie actuelle et celle des années Berlusconi, dans ses rapports complexes avec la période fasciste. Naviguant habilement d’une époque à l’autre, l’auteur nous fait partager l’épopée d’une famille sur trois générations et révèle de façon bouleversante les traces laissées par la colonisation dans nos sociétés contemporaines.
À travers l’enquête d’Ilaria qui découvre un à un les secrets sur la jeunesse de son père, Francesca Melandri met en lumière tout un pan occulté de l’histoire italienne : la conquête et la colonisation de l’Éthiopie par les chemises noires de Mussolini, de 1936 à 1941 – la violence, les massacres, le sort tragique des populations et, parfois, les liens qu’elles tissent avec certains colons italiens, comme le fut Attilio Profeti.
Dans ce roman historique où l’intime se mêle au collectif, Francesca Melandri apporte un éclairage nouveau sur l’Italie actuelle et celle des années Berlusconi, dans ses rapports complexes avec la période fasciste. Naviguant habilement d’une époque à l’autre, l’auteur nous fait partager l’épopée d’une famille sur trois générations et révèle de façon bouleversante les traces laissées par la colonisation dans nos sociétés contemporaines.
Mon avis :
Ma première rencontre avec Francesca Melandri date déjà de
quelques années, pourtant je me souviens bien de Plus haut que la mer, roman
dans lequel elle abordait avec subtilité une période sombre de l’histoire de
son pays. Elle s’attaque à nouveau à ce sujet épineux avec Tous, sauf moi, à la
fois fresque familiale et historique de l’Italie du XXème siècle.
Tous, sauf moi est le mantra d’Attilio Profeti. Père de
quatre enfants, auréolé du prestige de sa réussite professionnelle, il est
désormais un vieil homme dont ses proches croient connaitre tous les secrets.
Jusqu’au jour où sa fille Ilaria découvre devant sa porte un jeune africain qui
prétend être le petit-fils d’Attilio. Intriguée, Ilaria cherche à en savoir
plus et peu à peu, découvre le passé méconnu de son père et de son pays.
Il y a dans cette histoire deux niveaux de lecture, le
romanesque et l’historique, que Francesca Melandri mêle habilement. Sur le plan
strictement romanesque, Francesca nous raconte l’histoire de la famille Profeti
partant de la mort d’Attilio Profeti jusqu’aux premières années de mariage de
ses parents. Ce faisant elle nous offre une saga familiale riche et
passionnante, des personnages marquants même lorsqu’ils n’ont qu’un rôle
secondaire dans l’intrigue (je pense notamment à Ottelo, le frère aîné mais
éternel second). Je suis loin d’être une romantique, pourtant j’ai accroché à
l’histoire d’amour complexe entre Ilaria, enseignante et socialiste, avec son
ami d’enfance Piero, député de Silvio Berlusconi. Ce n’est que l’un des points
d’accroche entre l’histoire de la famille et l’histoire de l’Italie, car toute
l’intrigue imaginée par Francesca Melandri est indissociable de l’histoire
contemporaine de son pays.
A travers les destins de ses personnages, Francesca Melandri
nous parle de l’Italie. Elle nous raconte les guerres, le fascisme, l’Ethiopie.
Elle raconte les violences, la propagande, les théories racistes. Elle ancre
également ses personnages dans l’Italie actuelle, parlant d’une classe
politique gangrénée par la corruption ou d’immigration. Elle nous livre là un
travail ambitieux, basé sur un solide travail de recherche, mais qui, dans le
cadre d’un roman pourrait dérouter, voire rebuter, certains lecteurs. J’avoue
avoir par moments été perdue, car mes connaissances sur l’histoire italienne
sont pour le moins superficielles. Pourtant, raconter ces événements en les
mêlant à un roman, permet de les faire connaître à un plus large public. On sent
en effet la révolte de l’autrice face aux événements passés mais également
devant les événements actuels. C’est un cri d’indignation face à l’hypocrisie
et à l’aveuglement généralisés.
A découvrir absolument !
Extrait :
« ... les définitions définissent celui qui définit,
non pas celui qui est défini. »
«Migrer est un geste total mais aussi très simple : quand un
être vivant ne peut survivre dans un endroit, ou il meurt ou il s'en va.
Hommes, thons, cigognes, gnous au galop dans la savane: les migrations sont
comme les marées, les vents, les orbites des planètes et l'accouchement, tous
des phénomènes qu'il n'est pas donné d'arrêter. Et sûrement pas par la
violence, même si cette illusion est répandue. »
« Tu as raison. Dans ce pays, les mots ne comptent
plus. L'histoire ne compte plus. Ce n'est qu'une bouillie informe, résistants
et fascistes, tous pareils, tous victimes, aucune responsabilité, pas même
Mussolini qui au fond n'était pas si mal, qui a fait lui aussi tant de bonnes
choses. Et si tu essaies de dire qu'en réalité ça ne s'est pas vraiment passé
comme ça, on te traite d'emmerdeuse. »
« Il ne se rendait pas compte que la photo qu'il avait
entre les mains - celle d'une jeune fille noire avec un collier pour tout
vêtement, les seins en forme de pyramide qui pointaient au-dessus de son ventre
bombé - n'était pas de la pornographie. C'était de la propagande de guerre. »
Les avis de Krol, Nicole, Papillon,
Les avis de Krol, Nicole, Papillon,
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