mercredi 16 décembre 2015

Mercredi, c'est le jour des petits - La mare aux aveux - Jihade Darwiche et Christian Voltz

Par Daphné















Auteur : Jihade Darwiche
illustrateur: Christian VoltzTitre :  La mare aux aveux 
Editeur : Didier jeunesse


Résumé


La petite poule a semé les grains de blé, mais pendant la nuit on les lui a volés… Est-ce l’âne, le pigeon, le canard ou le coq ? Elle saura bien la vérité. Drôle comme tout !



Mon avis:

Voici une version très réussie d'un conte oriental connu dans beaucoup de pays. 

Un jour, une petite poule trouve quelques grains de blé et décide de les semer mais aucun de ses amis n'accepte de l'aider: voilà un début très proche de la petite poule rousse et j'ai d'abord pensé que cette histoire en était une des nombreuses versions...mais non!  Dans ce conte là, une mauvaise surprise attend notre petite poule: pas le temps de faire un gâteau, les épis de blé ont été mangé avant! Mais par qui? La mare aux aveux l'aidera à connaître la vérité!

L'histoire est amusante et la ritournelle sans cesse répétée de la mare aux aveux attire l'attention de l'enfant. Le conte aborde l'effort du travail, la gourmandise et le mensonge avec humour et simplicité. Les illustrations, faits de divers matériaux, particulièrement de la pâte à modeler pour les personnages, sont très réussies. 

Encore une jolie découverte!












mardi 15 décembre 2015

Une disparition inquiétante - Dror Mishani

Par Ariane

Auteur : Dror Mishani
Titre : Une disparition inquiétante

Genre : roman policier

Langue d’origine : israélien

Traducteur : Laurence Sendrowicz

Editeur : Points

Nombre de pages : 380p

Date de parution : mars 2015

Présentation de l’éditeur : 
Un adolescent ne disparaît pas comme ça. Il fugue quelques heures, un jour, deux tout au plus, puis réapparaît. Avraham Avraham, commandant de police de la banlieue de Tel-Aviv, le sait. Les crimes spectaculaires, c'est bon pour la série New York Police District. Pourtant Ofer Sharabi, seize ans, ne rentre pas. Ni le lendemain, ni le jour d'après. Et si Avraham s'était trompé depuis le début ?

Mon avis :
Disons le franchement je n’ai vraiment pas été emballée par ce roman.

Son principal défaut tient à son rythme très, très mou. Aussi mou que l’inspecteur qui dirige l’enquête. Pourtant, choisir comme héros un flic qui n’est ni torturé par ses démons, ni alcoolique, mais un simple flic qui fait son boulot cela change un peu. Mais malheureusement le résultat est un homme totalement inintéressant. Et un policier incompétent qui plus est. J’ai également trouvé les personnages secondaires peu fouillés et plutôt inintéressants.

J’espérais également un certain dépaysement, puisque le roman se déroule en Israël mais ça n’a pas vraiment été le cas. L’histoire aurait pu se dérouler en Angleterre, en France ou n’importe où ailleurs.

Il s’agit du premier tome d’une série mais je n’irai pas plus loin. 

Lu dans le cadre du challenge Tour du monde pour Israël

D'autres avis chez Micmelo, Eva, Brize,

lundi 14 décembre 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? (49)

Le lundi on retrouve le rendez-vous hebdomadaire organisé par Galleane. Il suffit de répondre à 3 questions :

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ? 

Ariane 

Qu'ai-je lu la semaine dernière ?


La semaine dernière j'ai lu La neige noire, le magnifique roman de Paul Lynch.
  
Que lis-je en ce moment 




Je lis D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds de Jon Kalman Stefansson.
 
Que lirai-je ensuite ?


Je n'ai pas encore décidé de ma prochaine lecture.


Daphné

Qu'ai-je lu la semaine dernière




J'ai lu
Le plaisir ne saurait attendre de Tishani Doshi 

 



Que lis-je en ce moment ?




Je lis Un homme meilleur de Anita Nair

Que lirai-je ensuite ?




Je pense lire ensuite Le cercle des femmes de Sophie Brocas





Et vous que lirez-vous cette semaine ?

vendredi 11 décembre 2015

Melville Street - Xavier Deville

Par Daphné














 Auteur : Xavier Deville
Titre :Melville Street
Genre : témoignage ou roman? Un peu des deux?
Editeur :Sulliver
Nombre de pages :177
Date de parution :2015
 Résumé de l'éditeur:

Là-bas, aux antipodes, certaines personnes handicapées habitent en colocation de quatre ou cinq des maisons dispersées en ville, où des assistants se relaient pour les aider à appréhender la vie quotidienne. À Dunedin, Nouvelle-Zélande, nous partageons avec le narrateur un Français les jours et les nuits de Melville Street et de ses habitants: Tommy-dans-son-fauteuil et Tommy-debout, Chesley, Jon, Carolyn. Au rythme des rites journaliers et des péripéties déconcertantes, aux frontières de « normalité » et d « anormalité », des vies se croisent, se chevauchent ou se heurtent, et tentent de s accommoder de l hypocrisie persistante de la société. Un humour tendre, ou plus corrosif, imprègne ce peu commun journal de bord de son parfum doux-amer. Et le cheminement du narrateur, qui découvre la complexité et parfois la violence de ses propres réactions, nous aide à décrypter le regard que nous portons sur la différence.

Mon avis:

 Je me suis dis dés les premières lignes que ce livre allait "me parler"! et cela a effectivement été le cas. 

Le narrateur travaille en Nouvelle-Zélande dans une maison où vivent en colocation cinq personnes porteuses d'un handicap plus ou moins sévère. Avec une tendresse mêlée d'ironie, le narrateur nous parle ici de son métier (l'équivalent des auxiliaires de vie en France), de son quotidien auprès des "handis" comme il les appelle. Il dresse ainsi les portraits plein de délicatesse et de questionnements de Chesley, Tommy-Debout, Tommy-dans-son-fauteuil, Jon et Carolyn. 

Les cinq habitants de Melville Street ne sont pas tout à fait comme tout le monde: ils sont différents, et cette différence, le narrateur essaye de la comprendre et même de l'apprécier. Au début de son travail, plein de motivation,  il tentera par tous les moyens de communiquer avec les "handis", de leur apporter ce qu'il pense être le mieux. Puis viendra le moment où, découragé, il verra les petits actes et pensées de malveillance s'emparer de lui. Il découvrira en lui une violence qu'il n'avait jamais perçue jusqu'alors. Une violence due à quoi? Est elle vraiment due à la frustration de ne pouvoir communiquer et apporter davantage à ceux qu'il aurait voulu aider? Ou est elle due à son métier? Un métier où l'on est seul face à ses doutes et à la complexité des relations. Un métier aux horaires décalés et où les cahiers de liaison tiennent lieu de témoins? Un métier où les relations enter collègues se résument souvent à une bataille d'heures en plus ou en moins sur un planning? Un métier non reconnu et dont les conditions sont telles que nul ne peut l'exercer bien longtemps...Et pourtant...pourtant, la solitude de ce travail peut elle excuser tous ces petits actes de maltraitance qui se forment peu à peu? 

Voici un livre que je qualifierais d'authentique et qui nous monte à quel point nos relations à l'autre et à la différence peuvent être complexes. Un livre sur l'ambivalence des sentiments face à cette différence. Un livre sur l'échange et la communication également. Un livre qui nous interroge sur nos propres limites...et sur notre propre différence...
 

Extrait:

"De désœuvrement en désœuvrement, je me décidai à parler. Parler à un homme absolument fait de silence, parler à un autre fait d’incompréhension. Parler comment et pour dire quoi?
Aid Service, pour nous aider, avait mis en place un système qu’ils avaient appelé le langage total. C'était une méthode qui devait permettre à tout le monde de s’exprimer et de comprendre. Dans un classeur, ils expliquaient leur démarche et disaient en mots bien alignés : «Parlez, faites parler, échangez, que chacun trouve sa place et ses mots.»
Mais ce que je voyais, c’était la solitude des employés face à leur travail, pour seule aide quelques feuilles rédigées et un langage total que personne n’avait jamais eu l’idée, la patience ou le temps d’utiliser.
Wayne et Khim, mes partenaires alternés de week-end, parlaient peu. Tous les deux dans leur bulle audiovisuelle, ils levaient un œil de temps en temps puis replongeaient, tandis que Chesley leur tournait autour pour voir ce qu’ils faisaient, une curiosité généralement sans réponse.
La parole était ailleurs."


La neige noire - Paul Lynch

Par Ariane



Auteur : Paul Lynch

Titre : La neige noire

Genre : roman

Langue d’origine : anglais (Irlande)

Traducteur : Marina Boraso

Editeur : Albin Michel

Nombre de pages : 320p

Date de parution : août 2015

Présentation de l’éditeur :

L’âpreté lyrique du premier roman de Paul Lynch, Un ciel rouge, le matin, métamorphosait le paysage irlandais en un vaste territoire à l’horizon sans limites, au fil d’une impitoyable chasse à l’homme qui poussait inéluctablement un jeune métayer vers l’exil américain, dans un récit visuel fracassant.

Son nouveau roman raconte le retour d’un émigré irlandais au pays. Après des années passées à New York, Barnabas Kane retrouve le Donegal en 1945 et s’installe sur une ferme avec sa femme et son fils. Mais l’incendie, accidentel ou criminel, qui ravage son étable, tuant un ouvrier et décimant son bétail, met un frein à ce nouveau départ. Confronté à l’hostilité et à la rancœur d’une communauté qui l’accuse d’avoir tué l’un des leurs, il devient un étranger sur son propre sol. Confiné sur cette terre ingrate où l’inflexibilité des hommes le dispute à celle de la nature, Barnabas Kane va devoir choisir à quel monde il appartient.



Mon avis :

Pourquoi ai-je mis si longtemps à lire ce roman alors que j’en ai aimé chaque ligne ? Je ne me l’explique pas. J’ai été littéralement envoûtée par les personnages, par l’histoire, par cette Irlande si belle que j’aimerais tant admirer un jour, par la magnifique écriture de Paul Lynch. Où peut-être étais-je justement si envoûtée que je me perdais dans les mots !

Après quelques années passées aux Etats-Unis à travailler sur les chantiers de construction des buildings, Barnabas Krane rentre au pays avec Eskra, sa femme américaine et son fils, Billy. Ils mènent une vie paisible dans leur ferme jusqu’à ce jour fatidique où un incendie détruit l’étable tuant tout leur cheptel ainsi que Matthew leur ouvrier. Dès lors, la famille se trouve confrontée à l’hostilité jusqu’alors larvée des habitants. Les souvenirs de l’incendie, de Matthew et du troupeau hantent Barnabas, Eskra et Billy.

La situation financière de la famille s’écroule, la cellule familiale s’effrite, la tension s’installe au sein du foyer. Chacun s’éloigne, se replie sur lui-même avec ses secrets et ses doutes, et même ses soupçons quant au responsable de l’incendie.

Le rythme est lent et s’accorde à ces gens qui vivent au rythme de la terre, de la nature et des animaux. Une vie de labeur. Un temps qui semble figé, la guerre faut rage en Europe, mais dans ces villages du fin fond de l’Irlande rien ne semble avoir changé en un siècle. Seuls les passages dans lesquels Billy, le fils, prend la parole vibrent de l’énergie et de la rébellion de la jeunesse.  
Sous la plume de Paul Lynch on découvre une Irlande à la beauté rude et sauvage, et des habitants tout aussi rudes et sauvages. C’est aussi une écriture magnifique, une poésie âpre et brute contenant une violence contenue.

Décidément j'enchaîne les coups de cœur en ce moment !



Extrait :

« La nature de cette journée, ceux qui en parleraient plus tard seraient bien en peine de la définir. On oublie aisément un crépuscule tiède à la lumière jaune, où la pluie ne tombe pas. Le feu a forgé un temps à son image, la violence d’un vent noirâtre dont le tourbillon évoquait, au dire d’une des femmes, une bande démons déchaînés. »


Lu dans le cadre du challenge petit bac (couleur)
 Les avis de Mimi, Micmelo,

jeudi 10 décembre 2015

13 petites enveloppes bleues - Maureen Johnson

Par Roxane
Auteur :Maureen Johnson
Titre : 13 petites enveloppes bleues
Langue d'origine :
Traducteur : Julie Lopez
Editeur : Gallimard Jeunesse
Nombre de pages : 336p

Présentation de l'éditeur :
«Règle n° 1 : tu ne peux emporter que ce qui tiendra dans ton sac à dos.
Règle n° 2 : tu ne dois emporter ni guides de voyage ou de conversation, ni aucune aide pour les langues étrangères.
Règle n° 3 : tu ne peux pas prendre d'argent en plus, ni de carte de crédit, de chèques de voyage, etc.
Règle n° 4 : pas d'expédients électroniques. Ce qui signifie pas d'ordinateur portable, de téléphone portable, de musique, d'appareil photo.
C'est tout ce que tu as besoin de savoir pour l'instant. Rendez-vous à la Quatrième Nouille.»

Lorsqu'elle découvre ce message de Peg, sa tante adorée qui vient de mourir, Ginny est loin d'imaginer qu'elle en recevra treize au total et que ces petites enveloppes bleues l'emmèneront loin, bien loin, pour un incroyable voyage à travers l'Europe. Et transformeront à jamais sa vie de jeune fille rangée, timide et sage...
Un véritable parcours initiatique qui en apprendra autant à Ginny sur la personnalité de sa tante que sur elle-même.

Une vision intéressante de plusieurs pays d’Europe par une jeune Américaine. Une histoire originale qui aborde le deuil d’une façon étonnante et constructive. Comme une course au trésor, ce roman nous happe et nous entraîne de rencontres en découvertes, de mésaventures en petites victoires, pour une folle virée pleine d'humour et de charme.

Mon avis : 
J'ai plutôt bien aimé ce petit voyage en Europe d'une américaine, où les paysages atypiques et les belles rencontres sont nombreux. On découvre des lieux, des gens, des coutumes très différents. Avec une pointe d'humour, quelques lettres rythment le récit. C'est une lecture légère, un petit roman qui se lit très vite.

Mon avis sur ce livre reste quand même mitigé, tout simplement car Ginny, l’héroïne m’ennuyait à un point… Elle est fade, commune et triste et on ne peut s’empêcher de la comparer à sa tante qui est vraiment l’image qu'on se fait d'une artiste excentrique, alors que Ginny est une petite fille toute sage. Mais le fait qu'elle soit aussi banale permet de faire abstraction d'elle et de nous projeter dans ce tourbillons de trains, de voitures et autres moyens de locomotion.

Si tous les voyages non organisés, sans but se passaient aussi bien il y aurait plus d'ado sur les routes tout l'été, avec des parents super heureux de s'en débarrasser pendant les vacances !

Ce livre reste une invitation au voyage, frais et plaisant. Ce roman pour moi se suffit à lui même car j'ai vu qu'une suite était sortie mais elle ne me tente pas plus que ça comparé à tant de livres qui me font envie en ce moment !



Citation :

« Les gens ne changent pas, dit-il. Il faut les prendre comme ils sont. »

mercredi 9 décembre 2015

Mercredi, c'est le jour des petits - Graine d'amour - Pascal Teulade et Jean-Charles Sarrazin

Par Daphné
















 Résumé:

Une femme, c'est tout un monde. Un homme, c'est tout un monde. Au centre de la femme, il y a un sexe. C'est une petite caverne toute douce. Au centre de l'homme, il y a un sexe, c'est un petit tuyau avec deux poches en dessous. Et c'est là que vit P'tit bout. Et c'est là que commence cette extraordinaire histoire...





Mon avis: 


"Mais j'étais où quand tu étais petite?", "Et pourquoi j'étais dans ton ventre?", "Mais comment il arrive le bébé?": voici quelques questions posées par ma fille ces derniers temps. Graine d'amour est un livre qui y répond plutôt bien!

P'tit Bout vit avec toute sa tribu dans une caverne, jusqu'au jour où un tremblement de terre l’emmènera à la rencontre de Fève. Commencera alors une belle aventure...

Ce livre est l'histoire d'une rencontre: la rencontre de P'tit Bout le spermatozoïde et de Fève l'ovule. 

Sous une forme amusante et  bien adaptée aux plus jeunes, ce livre nous raconte le tout début de la vie: la conception, l'évolution du fœtus, la voix de ses parents qu'il entend, la naissance...

Avec clarté, tendresse et sans tabou, cet album répond à la fameuse question: "Mais comment on fait les bébés?". Les illustrations sont jolies, l'histoire, tout en douceur, est clairement adaptée aux enfants.

Cet album a beaucoup plu à ma fille qui m'a demandé de le relire à peine terminé. Nous en sommes maintenant à notre énième lecture en quatre jours: en voilà encore un  que nous aurons du mal à rendre à la bibliothèque!