vendredi 18 janvier 2019

La voie des Oracles, Thya - Estelle Faye

Par Daphné














Auteur : Estelle Faye
Titre : La voie des Oracles, Thya
Genre : roman
Langue d’origine : français
Editeur : Scrinéo
Nombre de pages : 337
Date  d'édition : 2014

Résumé de l'éditeur :

La Gaule, au début du cinquième siècle après Jésus-Christ. 
Cerné par les barbares, minés par les intrigues internes et les jeux malsains du pouvoir, l'Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement. 
Dans une villa d'Aquitania, perdue au milieu des forêts, vit Thya, seize ans, fille du général romain Gnaeus Sertor. À cinq ans, elle a manifesté pour la première fois des dons de devin. Mais dans l'Empire chrétien, il ne fait plus bon être oracle, et à cause de ce secret qu'elle doit garder, Thya est devenue une adolescente solitaire, à l'avenir incertain. 
Lors d'une des visites en Aquitania, Gnaeus tombe sous les coups d'assassins à la solde de son fils Aedon qui souhaite s'emparer de son siège au sénat. Il est ramené à la villa entre la vie et la mort et Thya cherche dans ses visions un moyen de le sauver. Son don lui permet d'apercevoir la forteresse de Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a obtenu sa plus grande victoire contre les Vandales. Elle comprend alors qu'elle doit s'y rendre et s'enfuit dans la nuit. 
Sa route sera pavée de rencontres, Enoch, un jeune et séduisant barbare, ou encore un faune, un être surnaturel issu du monde païen, et Thya va évoluer et découvrir un monde en mutation qui n'est pas exactement celui que lui décrivait son père. 


Mon avis :

Voici un livre qui m'a un peu fait penser aux Dames du lac  de Marion Zimmer Bradley, une saga que j'ai souvent lu et relu. Contrairement aux livres de Marion Zimmer Bradley, on ne trouve pas trace ici des légendes arthuriennes mais on y retrouve le côté du monde païen et de la magie happés par le christianisme. L'époque et le contexte sont donc les mêmes et c'est cela qui m'a incitée à lire ce livre.

Mêlant l'historique et le fantastique, ce livre nous emporte dans les aventures de Thya, une jeune oracle qui tente de gagner les montagnes du nord après l'agression de son père. J'ai beaucoup aimé que le côté historique du livre se mêle aussi bien à la magie et au fantastique. Bien qu'il y ait là une grosse part d'imaginaire, on sent que le contexte historique est travaillé et réaliste dans ses descriptions de la Gaule et de  l'empire romain, de la montée du christianisme et de la disparition des anciennes religions. Les décors sont finement travaillés et on se retrouve véritablement plongés dans l'époque.

Par ailleurs, on retrouve de nombreux clins d’œil à la mythologie, qu'elle soit celtique, grecque ou romaine, qui n'ont pas manqué de me plaire! L'auteure a sur habilement mêler la fantasy à la mythologie, ce qui est est un véritable point positif à mes yeux!

Les personnages sont intéressants dans leur évolution et leur psychologie et l'histoire est bien menée bien qu'un peu prévisible à certains moments (mais pas au point de me gâcher le plaisir de la lecture!). C'est donc avec plaisir et curiosité que je lirai le deuxième tome !



Extrait :


"Le faune avait vu, enfin, les soldats quitter sa forêt, retourner dans leurs garnisons. Cependant, pour lui, la paix n’apportait ni soulagement, ni repos.
Car son monde à lui continuait de mourir. L’ancienne religion s’éteignait lentement. Les dieux païens, ses dieux, avaient été mis au ban de l’Empire. A Rome même, depuis près d’un siècle, les empereurs étaient chrétiens. Le faune se souvenait avec nostalgie des temps anciens, où des prêtres-loups les priaient en grand pompe, lui et ses semblables, à chaque fin d’hiver. Depuis, il avait vu les sylvains, les naïades, les centaures… tout son peuple surnaturel reculer au fond des forêts, dans les recoins obscurs des cavernes et des combes. Ils avaient laissé les chrétiens prendre le pas sur eux, pénétrer dans les clairières interdites, piétiner les cercles des fées, arracher les arbres et briser les branches des buissons… Des moines en haillons répandaient la nouvelle foi dans tout l’Empire, prônaient un monde sans magie, en prêchant sous les yeux de bronze des statues de Cybèle et Diane."

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