mardi 12 décembre 2017

Nos richesses - Kaouther Adimi

Par Ariane


Auteur : Kaouther Adimi

Titre : Nos richesses

Genre : roman

Langue d’origine : français

Editeur : Seuil

Nombre de pages : 224p

Date de parution : août 2017

Présentation de l’éditeur :

En 1935, Edmond Charlot a vingt ans et il rentre à Alger avec une seule idée en tête, prendre exemple sur Adrienne Monnier et sa librairie parisienne. Charlot le sait, sa vocation est d'accoucher, de choisir de jeunes écrivains de la Méditerranée, sans distinction de langue ou de religion. Placée sous l'égide de Giono, sa minuscule librairie est baptisée Les Vraies Richesses. Et pour inaugurer son catalogue, il publie le premier texte d'un inconnu : Albert Camus. Charlot exulte, ignorant encore que vouer sa vie aux livres, c'est aussi la sacrifier aux aléas de l'infortune. Et à ceux de l'Histoire. Car la révolte gronde en Algérie en cette veille de Seconde Guerre mondiale.

En 2017, Ryad a le même âge que Charlot à ses débuts. Mais lui n'éprouve qu'indifférence pour la littérature. Étudiant à Paris, il est de passage à Alger avec la charge de repeindre une librairie poussiéreuse, où les livres céderont bientôt la place à des beignets. Pourtant, vider ces lieux se révèle étrangement compliqué par la surveillance du vieil Abdallah, le gardien du temple.



Mon avis :

J’avais tellement envie en commençant ce roman d’avoir un coup de cœur… En septembre, j’ai assisté à une rencontre organisée par ma librairie préférée avec Caroline Laurent, Alice Zeniter et Kaouther Adimi. Cette rencontre m’avait donné envie de lire ces trois romans et  les romans des deux premières ont été de grands et beaux coups de cœur. Alors sur le principe du « jamais deux sans trois », j’espérais qu’il en serait de même pour le dernier.

A Alger en 1936, Edmond Charlot ouvre la librairie Les vraies richesses, nom choisi en hommage à Giono. Dans ce minuscule local, Charlot sera à la fois libraire, éditeur et bibliothécaire. Il publiera de nombreux auteurs parmi les plus grands noms de la littérature française, Camus en tête. En 2017, la librairie devenue une succursale de la bibliothèque d’Alger est vendue à un investisseur qui décide d’en faire une boutique de beignets. Ryad un jeune étudiant est chargé de vider les lieux, ce qu’il fait sans grand intérêt ni pour sa tâche ni pour le lieu, sous le regard d’Abdallah, le dernier gardien des lieux.

Il y a dans ce roman de nombreux éléments très intéressants : l’histoire d’Edmond Charlot, celle de l’Algérie en toile de fond, le rapport à la librairie et ce que Kaouther Adimi imagine autour du devenir de la librairie, la rencontre d’Abdallah et de Ryad. Toutefois j’ai trouvé que l’ensemble ne prenait pas, le tout m’a semblé trop peu approfondi. Et je n’ai pas du tout adhéré aux choix de l’auteur d’imaginer les carnets d’Edmond Charlot. J’ai trouvé que cela cassait le rythme du roman.

J’ai vraiment aimé découvrir Edmond Charlot, cet homme passionné et passionnant, totalement dévoué à son métier malgré tous les aléas rencontrés. Et ce qui ressort c’est la générosité d’un homme amoureux de la littérature, amoureux de son pays, ami fidèle. Une biographie n’aurait sans doute pas rencontré un grand succès, et c’est dommage car l’homme gagne sans doute à être connu.

C’est dommage, j’espérais un coup de cœur, mais je reste un peu sur ma faim.



Extrait :

« Au dîner, ma grand-mère m’a tendu un papier qu’elle a trouvé en faisant du tri. Elle avait un petit sourire espiègle. C’était un mot d’un ancien professeur de l’école des jésuites. Elève difficile et la tête dans les nuages. Un commentaire qui me conforte dans le projet de ne pas rentrer à l’université pour mieux me consacrer à la littérature. »

D'autres avis chez Mimi, Kathel, Eva, Jostein,Violette

12 commentaires:

  1. Je te comprends, le sujet est tellement riche de possibilités qu'on s'attend un peu à autre chose... Je suivrai néanmoins cette auteure dans ses prochains romans !

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    1. C'est vrai, tant de choses m'ont semblé trop peu développées. Mais à suivre en effet.

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  2. On verra si je reste sur ma faim...

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  3. Les avis sont variés sur ce roman, je le lirai, sans en attendre trop.

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  4. Dommage en effet. Je vais sagement attendre sa sortie en poche je crois.

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  5. Tous les billets que je lis sur ce roman me laissent à penser que je ne vais pas l'aimer suffisamment.

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  6. J'ai eu le même ressenti que toi : je suis restée sur ma faim.

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    1. J'ai l'impression que le sentiment est assez général.

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